Vite, vite la suite !
Bonne lecture :)
Crédits : Tom ne m'appartiens pas, Hell et la trame sont mon entière propriété.
Partie Deux : Prémices
J'ai du mal a comprendre tout ce qu'il se passe en moi. Je suis pris entre deux feu. Celui de ma conscience qui me hurle de partir en courant. Mon instinct lui aussi se met a se rebiffer et a gronder. Mais je n'y fait pas attention. Les yeux de Hell me font perdre le sens des réalité. Ses yeux beaucoup trop bleus me déchirent le ventre. Je n'ai jamais ressenti ça. Je boit une gorgée d'alcool, le liquide de feu me brulent la trachée. J'ai du mal a me souvenir de ce que je doit faire dans ces cas là. Son corps ondulent devant moi, je ne peut pas enlever mes yeux de ses hanches. Et cette foutue robe ! Qu'est ce que j'aimerai lui arracher séance tenante. Elle couvre beaucoup trop de chair. J'imagine sans mal le grain de sa peau, l'arrondi de ses seins, peut être même qu'elle possède un tatouage. Je compte bien le découvrir.
Je ne tiens plus. Je sais ce que je doit faire. J'ai bridé mon instinct qui me poussait a fuir et mis en route celui qui fait de moi ce que je suis. C'est a dire un tombeur. Mes réflexes reviennent au galop ce qui me rassure amplement. Je ne suis pas entrain de tomber amoureux ou une autre connerie dans le genre. Mon moment d'égarement n'était surement que passager, pas de quoi s'inquiéter.
Je m'approche tout doucement d'elle et la sert contre moi. Elle se cambre un peu et ses mouvements deviennent plus lents. Tout s'échauffe autour de nous, tout deviens sulfureux et ma vision se réduit a nous deux, corps encastrés l'un dans l'autre.
Moins d'une heure plus tard nous sommes en route vers mon hôtel, le corps et l'esprit en ébullition j'ai du mal a conduire, elle le sent. Elle se retiens de rire et se contente de garder son sourire ironique accroché a ses lèvre tentatrices. Je passe une vitesse et accélère. L'hôtel n'est plus loin. La proie sera bientôt mienne.
Moi qui aime le luxe je suis servie. Cette chambre est tout bonnement magnifique, je doit avouer que tu as bon goût dans ce domaine. Peut être vais-je prolonger la soirée juste histoire de pouvoir profiter de cette sublime suite et de tout ce qu'elle recèle. Qui sait? Tu aura peut être un sursis. Tu pourra peut être t'enfuir. Je t'en prie fait le. Non! Reste. Je veut ma vengeance. Cette voix dans ma tète ne doit pas me faire oublier mon objectif principal.
Tu reviens enfin dans le salon une bouteille de manzana dans une main et une coupe de fruit dans l'autre. Merde tu fait les choses en grand espèce d'abruti. Comment peut tu savoir que la pomme et les cerises sont mes fruits favoris? Tu me propose un verre que je ne refuse pas. Je me promène dans la pièce pendant que tu nous sert. Je sent ton regard se posé sur moi. La vraie partie de chasse commence enfin. Tout ce qu'il s'est passé avant n'était qu'un échauffement.
Je sais que tes yeux ne lâchent pas mon dos. J'en profite donc pour passer ma main dans mes cheveux et en retirer doucement l'élastique. Mes cheveux d'un rouge sang dévale mon dos et s'arrête un peu avant mes reins. Leur couleur et leur longueur ondulée doit déjà te mettre en appétit. J'ai bien étudié le sujet, vous êtes beaucoup plus sensible au rouge vous les hommes, c'est donc tout naturellement que je me suis teint les cheveux. Et je ne vais pas le nier, j'aime cette couleur, tous ses reflets. Je me retourne et le flamboiement que j'aperçois dans ton regard me conforte dans mon idée. Le rouge est vraiment ma couleur.
Tom .. Tu es si faible. Tu reprend contenance mais je sais déjà que ton rythme cardiaque a augmenter. Je sent d'ici ton excitation. Je t'en pries part, Loin. Non et encore non ! Je ne doit pas me laisser avoir moi aussi!
Tu tapote le canapé a côté de toi et de ton autre main met une musique d'ambiance en route. J'essaye de trouver ça ridicule mais au final je trouve ça ridiculement gentil de ta part. Je joue avec une mèche de mes cheveux sans vraiment m'en rendre compte et m'assoie. Je goutte du bout des lèvres la manzana, laissant une trace de rouge à lèvres rose sur le bord. Je me penche vers la coupe de fruit pour me saisir d'une paire de fruit rouge. Je les sépare et t'en tend une. Tu t'abaisse soudain et viens la saisir au creux de ma main, ta bouche caressant doucement ma peau. Je ne peut retenir des frissons. Je doit me contrôler, je ne peut pas me laisser. Je doit me souvenir que tu n'est qu'un connard. Mais ta bouche sur ma chair me donne la tète qui tourne, j'ai une furieuse envie de t'embrasser. Mais je ne doit pas craquer la première. Je doit t'amener a être la proie par toi même, sans que tu t'en rende compte. Je décide pour ça se sortir le grand jeu.
J'approche doucement le fruit de ma bouche et mord dedans du bout des dents. Le jus sucré coule un peu sur mes lèvres que j'essuie du bout de ma langue pointue. Tu ne lâche pas une miette du spectacle. J'engloutis ensuite le fruit avec la queue. Tu boit a son verre. J'ai finit. Je sourit, il arque un sourcils, me demandant silencieusement la raison de mon rictus.
Très lentement j'ouvre la bouche.
Nom de Dieu. Je ne me doutait absolument pas de ça. Je pensait qu'elle allait m'expliquer son sourire un peu trop étiré. Elle à ouvert la bouche. Et en a sortit sa magnifique petite langue pointue. Langue sur laquelle reposait la queue de cerise, un nœud en son centre. Je déglutit sentant une vague de lave prendre possession de mes reins. Presque tous les garçons savent ce que signifie une fille qui fait un nœud dans une queue de cerise. Et en aussi peu de temps. Merde j'ai chaud, j'ai envie de la prendre là, maintenant, tout de suite sans préavis. Mais j'ai peur de tout gâcher. Je ne peut pas connaître ses réactions a l'avance. Il ne faudrait pas qu'elle me file entre les doigts. J'ai envie de grogner de frustration. Elle me nargue avec sa langue toujours sortie, servant d'écrin a cette putain de queue de cerise. Tout le monde sait qu'une queue de cerise nouée par la bouche d'une fille démontre l'habilitée de sa langue et promet des délices encore plus grands.
Je lit dans tes yeux que tu as compris ce que signifiait cette queue de cerise. Je n'en attendait pas moins de toi. Du bout des ongles j'ôte la petite chose de ma bouche et la dépose sur la table basse, bien en vue. Je replie ma jambe sur le cuir, elle viens presque frôler la tienne. Je te sent déjà au bord de la rupture. Je sais que tu ne résistera plus longtemps. Je l'espère, parce que moi non plus je ne tiendrais pas indéfiniment. La tension entre nous est palpable et des plus excitante.
Je sirote mon verre, tu ne détache que très rarement tes yeux de ma bouche. J'ai bientôt fini ma manzana, personne n'a parler. Nous nous épions pour savoir qui craquera en premier.
« Tu viens d'où? »
J'ai envie de te frapper. Arrête d'être gentil, arrête d'essayer. Passons a la vitesse supérieure qu'on en finisse. A ce que j'ai entendu tu n'es pas aussi long a la détente d'habitude. Alors pourquoi faire durer l'attente? Je ne veut pas parler avec toi. Je ne m'en sent pas la force.
« Tu pose trop de questions Tom. »
« J'aimerais juste en savoir un peu plus sur toi. »
« Pourquoi? »
La question te cloue sur place. Tu réfléchit un instant, finit ton verre d'une traite et le pose sur la table. Tu frotte tes mains sur ton jean, un geste machinal que j'ai remarqué difficilement. J'ai été surprise que tu n'ai que très peu de manies. Je pensait que avec ton statut tu en aurait bien plus. En fait non, tu as juste la boulimie des filles et de la musique. La manie de jouer avec ton piercing, ta manière bien a toi de froncer les sourcils et puis celle – ci. Celle de frotter doucement tes mains sur ton jean quand tu es perplexe et un peu mal à l'aise.
Pourquoi semble tu si gêné? Maintenant c'est moi qui suit pendue a tes lèvres. Merde j'ai encore cette envie irrésistible de t'embrasser. Répond vite avant que le piège ne se referme.
« Parce que .. Je te trouve plus intéressante que la plupart des autres filles. Je ne sais pas, tu en dit si peu sur toi que j'ai envie d'en connaître beaucoup plus. Les autres sont toujours entrain de parler d'elle, de me complimenter, de se mettre en valeur, ça en deviens insupportable. Tu es tellement différente. Tellement mystérieuse, que j'ai envie d'en savoir plus. Tu m'intéresse Hell. Vraiment. »
Je ferme les yeux. Une terrible force viens enserrer mon ventre, comme un poing qui écraserait mon estomac. Merde Tom, pourquoi a tu réussi a trouver les mots? Pourquoi a-t-il fallu que je te laisse parler? J'ai envie de partir en courant. Je t'en pries arrête de parler.
Je sent tout de suite que quelque chose bouge en toi, comme si un arbre centenaire bien enraciné commençait seulement à s'ébranler. J'ai parler trop vite, sans vraiment réfléchir. Un frisson me parcours. Pour une fois j'ai été complètement honnête avec une fille que je ramène pour la nuit. Ça ne me ressemble pas.
Mais je doit arrêter de me voiler la face. Elle m'intéresse plus que je ne veut me l'avouer. Toutes ces manières, son corps, son sourire, jusqu'au son de sa voix. Tout en elle m'attire et me donne envie de l'avoir pour bien plus longtemps qu'une nuit. Que m'arrive -t-il? Je ne veut pas changer. Pas si vite. Ça m'enlèverai une partie de moi. Je suis fait comme ça. Volage, pas fidèle. Voilà ce que je suis. Un connard qui s'assume. C'est ainsi. Je ne tomberais jamais dans le piège des sentiments.
Et pourtant .. Merde, cette surprise et cet embarras sur ton visage me donne le tournis. Tu ferme les yeux. Je sais que tu caches ta surprise. Je ne sais pas comment j'arrive à le savoir mais je le sais. C'est .. Instinctif. Je sais au simple tremblement de tes doigts que tu réprime autre chose de beaucoup plus puissant qui monte en toi. J'aimerais tellement deviner ce que tu pense.
« Hell? »
Je ne peut m'empêcher de te parler. J'ai l'impression que le fait de te parler nous rapproche un peu plus. Comme si ma voix brisait le mur qui nous sépare encore. Tes épaules ont une légère secousse. Explique moi, Hell, je t'en pries. Ne me laisse pas comme ça, sur le carreau, a attendre une vague approbation de ta part.
Enfin tes yeux se rouvrent. Je tombe dans l'abime bleue de tes pupilles et manque de m'y noyer. Je n'arrive pas à comprendre ce qu'elles essayent de me dire, trop de choses se bousculent dedans. Tout semble voilé dans ton regard.
Tu délie tes épaules, tend le bras vers moi. Ta main se pose sur ma cuisse, tu déplie tout ton corps avec une attitude plus que sensuelle. Je comprend alors ce qu'il y a dans tes yeux. L'instinct animal, le félin a pris le pas sur toi. Ton envie aussi. Je n'en doute pas une seconde.
Tu pose ta seconde main sur mon seul genoux libre et tout ton corps de chatte se tend vers moi. Mon cœur part dans les tours. Je déglutit. Je n'ai pas l'habitude de me faire mener ainsi. Mais c'est tellement excitant d'être ainsi a ta merci que je ne regrette pas et ne fait surement pas un geste pour reprendre le dessus.
Tu arrête ton visage a moins de quelques centimètres du mien. Ton souffle, tes paumes, tout me rend dingue chez toi. Je t'en pries fait cesser ce supplice. Achève moi.
Et évidemment tu le fait en beauté. Tes lèvres se plaquent sur les miennes avec une force inattendue. J'attrape ta nuque et la serre très fort. Tu es tellement sucrée. Ta langue force l'accès a ma bouche et tout mon corps se détend. J'essaye de reprendre le contrôle. Mes lèvres se font douces et caressantes, puis ensuite pressante et ardentes. Tes ongles s'enfoncent dans ma peau a travers mon jeans. Bon dieu !
Je ne peut plus résister. Je passe ma main sur tes reins érotiquement cambrés et tente de te rapprocher de moi. Tu résiste. Un doute monstrueux remonte en moi, me glaçant toute la colonne vertébrale. J'ai soudain si froid que je ne peut réprimer un tremblement. Je te lâche complètement et recule mon visage du tien comme si tu m'avait mis une claque. Tes yeux me brulent, je réussit a contenir un nouveau tremblement. Merde, non, j'espère que je ne t'ai pas perdue. Les pupilles fouillent les miennes, j'ai envie de partir loin. J'ai peur de t'avoir blessé. Je suis tellement stupide. C'est toi qui m'a embrasser. Mais je m'en moque. Je te veut, mais je te veut toute entière. Je t'en prie dit moi que tu es toujours là.
Je suis perdue. Tu me tue Tom. Littéralement. Tes yeux ont un effet dévastateur sur moi. J'ai l'impression de m'enfoncer dans un océan de chocolat sans rien pouvoir y faire. Je te déteste tellement pour ça. Pour m'enlever ce contrôle que j'ai sur moi. C'est pour ça que je t'ai embrasser la première. Il fallait que tu cesse cette domination sur moi par la parole. Parce que c'est celle qui marche le mieux sur moi. Surtout quand c'est toi qui tente de me dompter. Mais heureusement pour moi tu ne le sais pas. Enfin j'espère que tu n'a pas encore compris cette partie de moi.
Oui je t'ai embrasser la première. Oui j'ai fait de moi la proie pour un minuscule moment. Mais j'ai tout de suite sut comment m'en tirer. En te montrant que malgré cela c'est moi qui allait commander la suite. Enfin c'est ce que j'ai cru au début. Puis il a fallu que tu soit tendre. Que tes lèvres ne me dévorent pas comme je l'aurai voulu. Il a fallu que j'ai l'impression que tu me caresse. J'ai presque eu l'impression que tu avait envie de prendre soin de moi. Foutaises ! Tu ne peut pas, ça ne peut pas être possible. Pas chez toi.
Heureusement tu m'a permis de reprendre le contrôle sur moi en essayant d'aller plus loin en premier. Mais mon répit a été de courte durée.
Et nous voilà ici, a nous regarder droit dans les yeux. Toi qui tremble. A cause de moi. Merde pourquoi tu te met dans un état pareil pour moi Tom? Arrête trembler ! Arrête de me regarder comme ça. S'il te plait arrête de me donner autant d'importance. Arrête de me tuer.
Je viens de remarquer qu'il y a beaucoup d'alternance de point de vue dans cette partie j'espère que ce n'est pas dérangeant!
La suite arrivera en fin d'après midi :)
