Bonjour à toutes!
Voici un nouveau chapitre!
Merci aux revieweuses :
Siam-chan, bellaagain, 1christelle1, Galswinthe, kimpa2007, Lilia84 et Baby07.
Bonne Lecture!
RioTousse.
POV Alice
Environ une heure après que nous fûmes rentrés, Bella redescendit encore trempée, enroulée dans une serviette propre. Les boucles de ses cheveux bruns entouraient son visage, et elle avait l'air très fraîche. Plus tard, j'appris qu'elle avait utilisé tout le gel douche pour se laver, car elle voulait se débarrasser de son ancienne vie. Elle allait même me demander si elle pourrait m'emprunter quelques vêtements et brûler ses vieux, en me disant qu'elle me rembourserait lorsqu'elle aurait un boulot.
La pièce entière se tendit dès qu'elle entra dans la pièce, car son odeur était beaucoup plus présente après sa douche. La mâchoire et les poings d'Edward se serrèrent à côté de moi et je lui marmonnai :
« Va chasser, Edward », trop bas pour que Bella puisse m'entendre. Elle ne savait pas la maîtrise dont il avait dû faire preuve pour ignorer son sang.
Il chuchota rapidement dans mon dos, et j'entendis le mouvement de ses dents en même temps qu'il parlait : « Je vais bien. » Sa voix était tendue et il se retenait évidemment avec un immense effort.
« Honnêtement, mec, dit Emmett, je n'aurais jamais pensé dire ça un jour, mais écoute Alice. Elle sait de quoi elle parle. »
Carlisle confirma d'un chuchotement les dires d'Emmett à côté d'Edward, dont le corps entier s'était raidi. Il détestait que tout le monde s'oppose à lui, surtout lorsqu'il était le sujet de la discussion.
« Prouve-le, que tu es parfait, alors ! »Dit Rosalie et dès que j'entendis sa phrase, je lui donnai un coup de pied mentalement. Très très violent.
Rosalie provoquait toujours un problème et cette suggestion était bête et dangereuse. Je savais qu'Edward allait la réaliser. Et je savais aussi qu'il risquait la vie de Bella en le faisant. Mais les hommes ont leur fierté.
« Edward, arrête ! » L'interpella rapidement Esmée, voyant Edward se lever et se diriger vers Bella, qui n'avait rien entendu de l'échange. Celui-ci ignora Esmée, et continua de marcher vers Bella. Il s'arrêta à moins d'un mètre d'elle puis se tourna vers nous.
« Et voilà Rosalie » dit Edward, et il embrassa Bella sur les lèvres.
Bella se figea, puis après quelques secondes poussa le torse d'Edward. Il ne bougea pas, et vu qu'il était plus fort, l'ignora. Il combla le vide qui les séparait et parsema le cou de Bella de baisers, se dirigeant vers sa clavicule. Bella frissonna et essaya de reculer, mais Edward la retint.
« Edward, siffla Carlisle, maintenant, arrête ! »
Le concerné ne l'écouta pas, et plaça une ligne de baisers de l'autre côté du cou de Bella. Il ouvrit alors sa bouche et frotta ses crochets venimeux contre la peau fine de sa gorge.
Ce fut de trop.
Cinq d'entre nous -Carlisle, Esmée, Jasper, Emmett et moi- nous levâmes du sofa et accourûmes auprès d'Edward. Rosalie resta assise et regarda la scène, semblant trouver cela amusant.
J'arrivai à hauteur d'Edward la première, et saisit son épaule, essayant de l'éloigner de Bella. Carlisle empoigna son bras gauche et Emmett son droit, et nous le tirâmes vers l'arrière. Il se tourna vers nous, un profond et malfaisant grondement sortant de sa gorge. Ses yeux s'étaient assombris comme jamais je n'en avais été témoin jusque là, et son visage changeait d'aspect à cause de cela. Il n'était plus lui-même -son côté vampire avait repris le dessus.
Edward se recula contre nous, se retirant de lui-même loin de Bella, qui cria et fuit en haut des escaliers. J'entendis claquer une porte et le bruit d'une serrure , bien que je sache que cela ne serait rien contre un vampire. Nous aurions juste à détruire la porte d'un petit coup de poignet.
« Edward, ARRÊTE ! » cria Esmée, en lui donnant une violente claque sur la joue. Il se tourna vers elle et sortit ses crochets remplis de venin qui tombait goutte à goutte d'eux. Il gronda profondément, l'air effrayant de l'animal qu'il était à ce moment-là.
« ASSEZ ! » hurla Carlisle, qui était furieux du comportement d'Edward envers Esmée, sa femme. Nous cinq réussîmes à traîner Edward vers la porte, bien que cela prit un moment, vu qu'Edward réussit à nous tirer en arrière à mi-chemin avant qu'Emmett ne le plaque et que nous le traînions en arrière. Nous tous étions plus forts lorsque nous libérions notre côté vampire, Edward en particulier.
En dix minutes, nous réussîmes à le mettre dehors et il nous fallut presque une heure pour l'emmener à une quinzaine de mètres avant qu'il n'arrête de résister. Ses yeux étaient d'un noir intense et il ne parla pas, son torse se soulevant de haut en bas à une allure démesurée, même s'il ne respirait pas. Esmée, Carlisle et Emmett retournèrent à la maison pour essayer de sortir Bella de la pièce, afin de tout lui expliquer. Ils auraient pu utiliser la force pour ouvrir, mais ils ne voulaient pas l'effrayer.
Jasper et moi restâmes avec Edward, qui ne parlait pas. Nous allions l'emmener chasser, maintenant, et nous ne le laisserions pas revenir tant qu'il n'aurait pas bu plus qu'il n'ait normalement besoin de boire et qu'il soit redevenu normal.
POV Jasper
La principale émotion parcourant Edward était la colère -profonde, sombre et féroce. J'essayais de lui envoyer des ondes de calme, mais elles se perdaient dans sa colère, c'était donc inutile. J'essayai de la tourner à la culpabilité, mais cela ne changeait rien également. Je renonçai lorsqu'une autre émotion rejoignit sa colère -la faim. Je ne serais pas capable de contrer cela, et Edward la sentait très fortement en cet instant.
Je me tournai vers Alice. « Emmenons-le loin d'ici. »
Elle acquiesça et saisis le bras d'Edward, en commençant à courir à vitesse de vampire. Je saisis son autre bras. Edward ne dit rien et courut juste avec nous.
Chose stupide que d'avoir donné à Rosalie ce qu'elle voulait ! Elle a obtenu son spectacle, aux risques et périls de toi et de Bella,pensai-je fort, essayant de voir si je pourrais recevoir une réponse de la part d'Edward de cette manière-là. Il ne bougea pas, je courus donc plus vite et le traînai, ne me souciant pas de le prendre doucement. Il ne sentait en tout cas pas la douleur et j'étais furieux contre lui.
Comme nous courions, je me demandai ce que Bella ressentait à la maison. J'avais senti la peur lorsqu'Edward l'avait embrassée et ne s'était pas arrêté quand elle l'avait poussé, puis la terreur lorsqu'elle avait vu ses yeux changer de couleur et ses canines venimeuses. Elle avait dû être terrorisée quand elle nous a tous vu le tirant vers nous, et lui, contrant tout aussi durement. Je maudis Edward dans mon souffle, mais me souvins alors comme c'était une dure habitude pour moi lorsque je venais d'avoir été mordu et le compris parfaitement. Edward avait été mordu avant moi, et avait donc normalement plus de contrôle que moi, mais j'en déduisis alors que Bella était sa chanteuse. Son sang devait l'attirer plus que n'importe quel autre sang humain.
Nous atteignîmes une forêt après une heure de course, et nous faufilâmes entre les arbres silencieusement. J'écoutai attentivement, à la recherche d'un quelconque signe de présence de vie, mais n'entendis rien, nous nous enfonçâmes donc plus profondément dans les bois.
Alice se détourna de moi et me fit signe avec ses yeux voilés. Je restai avec Edward, tenant fermement ses bras pour qu'il ne bouge pas, Alice suivant le son qu'elle avait entendu l'instant d'avant, au fond de la forêt. J'entendis un grognement au loin et un craquement, puis le cri angoissé d'un animal. Alice devait avoir attrapé une grosse bête, car le bruit de l'affalement de l'animal avait résonné très fort. Quelques secondes plus tard elle apparut entre les arbres, portant un ours sur son épaule.
« Il n'est pas encore mort, le sang sera donc frais, dit-elle. Je l'ai seulement blessé. »
Je souris à Alice et lui envoyai un baiser. Elle était si réfléchie et belle. Elle me fit un clin d'œil et enfonça l'ours dans les bras d'Edward. Aussitôt, celui-ci commença à boire, aspirant le sang en grandes gorgées. Une fine goutte de sang courut le long de sa gorge pendant qu'il buvait, mais il l'enleva d'un coup de langue.
Bien, Bella ne doit pas voir cela, pensai-je. Elle aurait une crise cardiaque !
Lorsqu'Edward eut fini son repas, et que la carcasse de l'ours vidé de son sang fut sèche, ses yeux étaient toujours noirs, mais un chouïa plus clair. Ils étaient parsemés de tâches d'or, mais pas encore assez pour retourner à la maison. Il était encore peu réceptif quand nous repartîmes dans les arbres. Au bout de 10 minutes, nous trouvâmes par hasard une clairière où environ 20 cerfs broutaient. Cette fois-ci Alice resta avec Edward pendant que j'abattai le plus gros du troupeau et le blessai, le ramenant à Edward. Celui-ci but tout le sang de ce cerf et lorsqu'il eut fini, ses yeux étaient devenus comme éclairés d'une ombre de caramel comme Carlisle. Je n'avais jamais vu personne boire autant de sang, pas même Emmett, qui a un lourd appétit.
POV Edward
Quand je revins à la raison et retrouvai mon état normal, j'étais debout en plein milieu d'une forêt avec une carcasse de cerf gisant à mes pieds. J'avais l'impression que ma colère s'était évaporée, remplacée par un pesant sentiment de culpabilité. Je me retournai et remarquai que je n'étais pas seul -Alice et Jasper étaient avec moi. Jasper avait une lueur de compréhension dans ses yeux tandis que ceux d'Alice n'inspiraient que pitié et inquiétude. Je ne pouvais supporter de regarder l'un d'entre eux.
Que ressent-il maintenant ? Il a mortellement effrayé Bella, et a failli la mordre. S'il l'avait fait, il l'aurait sucée jusqu'à la dernière goutte. Les pensées d'Alice m'atteignirent et mes yeux s'élargirent d'horreur.
J'ai failli mordre Bella ? Je ne pouvais même plus regarder mes pieds. J'étais écœuré de moi et de mon self-control.
« Edward, dit Jasper, cela aurait pu être arrivé à n'importe qui. Tu n'avais pas chassé depuis longtemps. »
Je hochai la tête -ce n'était pas une excuse. Qu'est-ce que Bella pensera de moi dorénavant ?
Je ne pus supporter une seconde de plus d'être aux côtés d'Alice et Jasper; Je me mis à courir, m'éloignant le plus possible d'eux. Je les entendis crier après moi, mais les ignorai, puis ils arrêtèrent de me suivre et partirent.
POV Alice
Je pouvais seulement imaginer comment Edward se sentait en cet instant. Je donne un coup de pied à cet âne de Rosalie dès qu'on rentre !
Jasper se tourna vers moi et pris mon visage entre ses mains.
« Ne sois pas furieuse contre lui, mon amour », dit-il, en parlant d'Edward.
Je souris et entourai ses épaules de mes bras, l'attirant plus près de moi. « Je ne suis pas en colère contre Edward mais contre Rosalie. Elle a provoqué tout cela. »
Jasper examina mes yeux et s'y plongea, appuyant doucement ses lèvres sur les miennes. Comme toujours, celles-ci étaient froides, mais son contact envoya un frisson jusque dans mon cou.
« Hmmmm », marmonnai-je contre ses lèvres, répondant à son baiser.
Quelques secondes plus tard, il se détacha. «Bien que j'aimerai rester ici pour toujours avec toi... nous devons rentrer à la maison. » Le regret dans sa voix était évident. Je souris lorsque je me rendis compte que j'avais le même effet sur lui que lui avait sur moi.
J'ébouriffai ses cheveux et commençai à sautiller en avant, me demandant comment j'arrivais à être heureuse en cet instant. Je me demandai si le pouvoir de Jasper n'y était pas pour quelque chose, mais haussai les épaules. Quelle importance ? C'est bien d'être heureux.
Jasper apparut à côté de moi et pris ma main, puis nous retournâmes ensemble à Forks.
POV Esmée
Bella n'était pas sortie de la chambre d'Edward depuis qu'elle s'y était enfermée. Nous l'avions laissée pendant une heure, pour qu'elle se calme, puis Carlisle était monté pour tenter de lui expliquer, mais tout ce qu'elle faisait était de crier et crier, ne voulant rien écouter. Je me sentais si fautive ainsi pour elle et mon cœur était déchiré, mais je ne pouvais rien faire et étais forcée d'écouter les échos de ses sanglots résonnant dans la maison. Pendant qu'elle était en haut, la première demi-heure, je marchais en rond à pas lents en bas, mais lorsqu'Emmett me dit d'arrêter car cela le tracassait, je m'interrompis et allai à la cuisine.
Je préparai rapidement une fournée de biscuits pour Bella, puis les laissai refroidir sur le buffet et montai dans le bureau de Carlisle. Lorsque je passai près de la chambre d'Edward, j'entendis un cri étouffé, et soupirai profondément. Si Bella n'écoutait pas Carlisle, alors nous devrions lui laisser plus de temps pour se calmer. Je ne la blâmai pas; elle avait été attaquée par un garçon qui lui était inconnu, dont les yeux avaient tourné de la topaze au noir devant elle et qui étaient anormalement profond. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'il avait essayé de la tuer. Elle devait être terrifiée.
Lorsque j'ouvris la porte du bureau de Carlisle, je le trouvai marchant à pas lents à travers la pièce comme je l'avais fait plus tôt en bas. Il leva les yeux quand il me vit entrer et se tint tranquille. Je m'avançai et me plaçai derrière lui puis commençai à lui masser les épaules. Il se détendit visiblement et gémit doucement.
« Esmée, dit-il calmement.
- Oui ?
- Je ne peux pas persuader, dit-il en marquant une pause, Bella de sortir de la chambre d'Edward.
- Ne t'inquiète pas, dis-je en le tournant pour qu'il me fasse face. Elle sortira quand elle sera prête.
- En es-tu sûre ? Le visage de Carlisle était inquiet et ses yeux caramel m'imploraient.
- Affirmatif, assurai-je et je pris Carlisle dans mes bras. Je ne faisais pas souvent cela; c'était normalement l'inverse. Carlisle semblait être soutenu vu qu'il reposait sa tête sur mon épaule.
- Essayeras-tu Esmée ?
- De sortir Bella ? » Demandai-je.
Carlisle acquiesça.
« Évidemment que j'essaierai, dis-je, mais je crois que nous devrions la laisser encore un peu seule. »
Je relâchai Carlisle et nous descendîmes, puis nous assîmes à côté d'Emmett sur le canapé. Celui-ci faisait obstinément face à Rosalie devant lui et l'ignorait. J'admirai sa force. Rosalie était une personne dure à ignorer, encore plus lorsque vous étiez amoureux d'elle, comme Emmett l'était.
Pendant que je regardai la TV d'un air ébahi, je me demandais ce qu'Edward ressentait en ce moment. Avait-il retrouvé son état normal, et ramené son côté de vampire sous contrôle ? Je l'espérai.
POV Edward
Pendant que je courais, je me dis, Que puis-je faire maintenant ?
Je ne pouvais pas retourner là-bas.
J'allais devoir vivre ailleurs.
Les arbres me ramenèrent des souvenirs et je reconnus quelque peu le paysage du Parc National Denali. J'avais couru jusqu'en Alaska.
A ce moment-là, mon téléphone sonna. Je le sortis de ma poche, le fit coulisser et répondis d'un ton morne. « Edward à l'appareil.
- Salut.
- Oui Alice ? Dis-je, me demandant pourquoi elle appelait.
- Où es-tu ? Demanda-t-elle.
- En Alaska, dis-je puis je me rendis compte ensuite que je n'aurais pas dû lui dire car elle pourrait partir à ma recherche. Je jurai dans mon souffle.
- Qu'est-ce qui ne va pas Edward ? Dit-elle. Pourquoi as-tu couru ? Et quand reviens-tu ? »
Je ne voulais pas répondre à toutes ses questions et étais sur le point de raccrocher lorsqu'Alice me parla d'un ton brusque.
« Je savais que tu allais le faire. Tu n'allais pas OSER me raccrocher au nez !
- Pourquoi pas ? Murmurai-je, toujours en train de courir.
- Je t'ai posé quelques questions et j'aimerai des réponses ! »
Je raccrochai.
Je naviguai sur les touches du téléphone jusqu'à trouver ce que je souhaitais. Je bloquai le numéro d'Alice, pour qu'elle ne puisse pas me rappeler et rangeai ensuite mon portable dans ma poche arrière. En soupirant profondément, je changeai de direction pour ne pas croiser la famille de vampires vivant à Denali, allant ainsi vers la côte. Le temps était beaucoup plus frais depuis que j'avais quitté Forks, mais je ne sentais pas la différence car je ne le pouvais tout simplement pas.
POV Emmett
Alice claqua son téléphone avec colère et se tourna pour nous regarder fixement.
« Il a bloqué mon numéro ! » Dit-elle, en parlant d'Edward.
Rosalie éclata de rire à côté de moi et dégouté, je me levai et allai m'asseoir à côté de Carlisle. Elle arrêta aussitôt de rire.
« Qu'allons-nous faire ? »Demanda Jasper, se trahissant, n'étant pas calme comme à son habitude dans cette situation. Pourtant, Carlisle était toujours le même, et sa voix était calme et régulière.
« Nous l'appelons d'un autre téléphone.
- Qui va l'appeler ? Demanda Esmée.
- Pas Rosalie, il ne l'écoutera pas », dit Alice d'un ton cassant.
Rosalie la regarda d'un œil mauvais et partit dans la cuisine.
« Je pense que Carlisle devrait le faire, proposai-je, Edward le respecte.
- Bonne idée, Emmett », me sourit Jasper.
Oui ! Pensai-je. 1 POINT !
« D'accord » dit Carlisle, et il alla chercher son porte-documents. Il déplaça plusieurs piles de feuilles et finit par trouver son portable. Il rangea deux ou trois radios dans son sac et vint s'asseoir aux côtés d'Esmée. Elle passa son bras autour de lui.
Carlisle composa le numéro d'Edward et nous fit signe de nous taire.
Nous acquiesçâmes.
Le portable sonnait déjà depuis presqu'une minute lorsque la voix d'Edward retentit dans la pièce. Carlisle avait mis le haut parleur.
« Oui ? »
Il semblait irrité et furieux. Pas son meilleur aspect, je devais le reconnaître.
« Edward ? Dit Carlisle.
- Quoi ? » Dit Edward d'un ton impoli.
La pièce se raidit nettement, mais Carlisle ignora la manière dont Edward avait parlé et continua.
« Bella est dans ta chambre et elle n'en est pas sortie depuis que tu es parti. »
Edward ne dit rien, Carlisle continua donc.
« Elle crie, et ce depuis deux heures. C'est tout ce que l'on peut entendre. Elle refuse d'ouvrir la porte et de sortir. »
Toujours aucune réponse, mais Carlisle attendit qu'Edward parle.
« Pourquoi devrais-je m'en soucier ? »Répondit Edward, sa voix semblant veloutée, mais remplie de haine. Le venin tombait goutte à goutte des mots qu'il avait dit.
Carlisle haussa les sourcils. « Je sais que tu t'en soucies, Edward. »
Edward ne répondit pas une nouvelle fois, et je crus qu'il allait raccrocher, mais il ne le fit pas.
« Pourquoi te serais-tu arrêter avant de la tuer, si tu ne t'en souciais pas ? » Dit Carlisle.
Tu ne peux pas nier cet argument, Edward. Carlisle a raison et tu le sais, pensai-je.
Lorsqu'Edward répondit, sa voix avait perdu toute sa force et sa méchanceté. Il eut l'air d'un petit enfant et sa voix était emplie de culpabilité et de tristesse.
« Je suis désolé Carlisle.
- C'est bien, Edward.
- Non, ça ne l'est pas. Vous avez été plus que gentils avec moi et c'est ainsi que je vous remercie ? Je ne mérite pas de vivre avec vous.
- Maintenant, reviens Edward. Nous avons tous des moments comme celui-ci.
- Non, ce n'est pas une excuse. Je me suis horriblement mal comporté et je devrais payer pour cela. »
Les voix d'Edward et de Carlisle correspondaient de l'une à l'autre si vite que vous n'auriez pas été capable de les différencier, en omettant le fait que l'on pouvait voir la bouche de Carlisle bouger lorsqu'il parlait. Ils parlaient tous deux d'une manière qui venait de leur époque, la même que les humains quelques siècles auparavant. Ils auraient été comme un poisson dans l'eau dans un jeu Victorian.
« Que vas-tu faire Edward ? Demanda Carlisle. Quand tu seras à la maison ?
- Je ne sais pas, fut la réponse.
- Quoi ? Ne put s'empêcher de dire Esmée. Sa voix tremblait.
- Était-ce Esmée ? Dit Edward.
- Oui, répondit celle-ci.
- Suis-je sur haut parleur ?dit Edward, un grognement sortant du téléphone.
- Euh... oui, dit Carlisle.
- Qui est là ? » La colère montait dans la voix d'Edward.
Carlisle nous regarda et mima « Dehors ! ». Il nous fit signe d'aller dans la pièce d'à côté.
« Tout le monde est là, dit Edward. Je le sais.
- Tout le monde sauf Bella, dit Alice. Elle est dans ta chambre.
- N'ose même pas raccrocher, Edward, dis-je.
- Reviens, tout de suite, ajouta Alice, acquiesçant à ma remarque.
- Je ne peux pas revenir, dit Edward. La colère était de nouveau présente dans sa voix.
- Edward, dit Jasper, si tu ne reviens pas, nous tous viendrons te chercher et te ramènerons. Tu as dit à Alice où tu étais, donc nous te trouverons.
- Je n'aurai qu'à bouger, s'obstina Edward. Je ne suis pas en Alaska, de toute manière.
- Si, tu y es », dit Alice. Elle n'avait rien dit depuis tout à l'heure car elle avait eu une vision. « N'essaye pas de nous mentir, Edward. Chaque fois que tu changeras de direction, je le verrai. Tu ne pourras pas aller quelque part sans que je le sache. »
Edward jura dans son souffle et raccrocha.
Je me tournai vers Carlisle qui refermait son téléphone.
« Est-ce que cela signifie qu'il revient ? Demandai-je.
- Nous devons attendre et voir... dit Carlisle. Donnons-lui jusqu'à demain pour revenir, ou bien nous serons obligés d'aller le chercher. »
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Voilà, long chapitre!
Review?
Merci à vous,
RioTousse.
