Second chapitre au prix de longs efforts! C'est vrai que j'ai mis au moins un mois a le poster mais... D'un autre coté je ne m'étais pas avancée du tout... C'est toujours le cas en fait... Mais bon il faut rester positif alors, place a la lecture! Je précise qu'une review ou deux me motiverait grandement! J'aimerai beaucoup avoir l'avis des lecteurs! Apres tout je ne suis qu'une novice!


Je flotte, mes souvenirs défilent.

Trop vite. Des visages passent. Attendez-moi! Ils ne m'entendent pas. Plus personne ne m'entend.

Je suis seule.

Il faut que je me souvienne de la suite. Que c'est-il passé? Comment ai-je pu en arriver là?

Ou ça là? Je ne sais même pas où je suis. C'est Pathétique.

Sur qui doit-on rejeter la faute? Sur qui? Quelle faute? Trop de questions sans réponses.

J'ai l'impression d'être dans un théâtre géant, personne ne m'entend, personne ne veux m'écouter, pourquoi?

Suis-la seule actrice qui reste? Ou bien les autres ont-ils continué à jouer sans moi?

Il faut chercher, je dois chercher des indices, peut-être me permettront-ils de connaître enfin la vérité?

Est-ce seulement possible?

Je déteste le train, ce bruit infernal des roues claquant sur les rails, sans parler de mon perpétuel sentiment à être la seule personne saine d'esprit de ce compartiment. Car oui, comme je suis montée la dernière après l'annonce de Marina, tout le monde s'est précipité vers elle pour obtenir des détails croustillants de sa petite entrevue avec son "prince charmant". N'ayant plus de place pour m'asseoir, j'ai du migrer vers la partie du train que je hais le plus, le repère des Gryffondors.

Alors je suis là, à fixer un point invisible à travers la vitre, en compagnie des pires Gryffondors de cette satanée école, les beaux Maraudeurs pour les filles faciles, les imbéciles de Maraudeurs pour ma Maison.

Heureusement j'ai ce que l'on pourrait appeler un allié, Lana Evertone, visiblement la nouvelle petite amie de Sirius et qui travaillait avec moi pour un devoir d'arithmancie l'année dernière.

Je la trouve un peu mièvre et guimauve sur les bords. Mais ce n'est pas la plus horrible des pimbêches Poufsouffle, tant qu'elle me laisse tranquille.

Quand j'y pense, je me demande si Marina sait que son âme soeur a trouvé mieux, je ne voudrai pas être celle qui le lui annoncera, car il y a de quoi finir découpée en morceaux, non pas que j'ai peur d'une adolescente dans sa période "garçons".

Spécialement, ce genre de choses me passent au dessus de la tête et je ne cherche même plus à les comprendre, trop de temps à se triturer les méninges, pour rien.

Remus me fixe, dieu seul sait pourquoi.

Je le trouve étrange comme garçon, mes amies disent qu'il est intelligent mais qu'il ne s'intéresse pas trop aux filles. Pour l'instant, le banc de poissons aux sourires prédateurs préfèrent la figure du Bad Boy, Sirius, ou encore le sportif romantique, James. Bien que celui-ci coure après Evans depuis ce qui me paraît des siècles.

Les dindes pensent qu'il se lassera, moi je suis persuadée du contraire, il semble plus épris de sa dulcinée à chaque rentrée, ce que je trouve foncièrement stupide. L'amour de sa vie n'est pas encore prête à succomber, du moins c'est ce que j'ai pu observer au cours de mes balades en solitaire.

Lily Evans ignore royalement le sujet Potter lors de ses conversations avec ses copines, je pense qu'elle se voile la face, un abruti de Maraudeur n'abandonne pas si facilement.

De toute façon il ne me reste plus qu'une année, après je serai libre de toutes ces intrigues amoureuses, les ragots et les sombres secrets des autres seront pour moi de l'histoire ancienne.

Je viens de remarquer la présence d'un cinquième élève, Pettigrew est tellement effacé que j'ai failli l'oublier. Toute l'école se demande ce qu'il fait avec le "trio d'or", il parait si ordinaire que moi même je suis curieuse de connaître la raison qui a poussé le trio des idiots à l'adopter. Amis d'enfance?

De toute façon je n'ai plus qu'une année pour le savoir, contrairement aux Maraudeurs et à Evans qui seront encore là pour la prochaine rentrée.

Je n'ai pas l'impression d'être plus vieille qu'eux du haut de mes dix-sept ans, et pourtant c'est bel et bien le cas, je deviens adulte, et autour de moi, je ressens un profond malaise. Suis-je la seule à grandir si vite? À voir la vraie nature de ce monde? Je me le demande.

Revenons à Remus qui ne me quitte pas des yeux, je trouve son comportement à mon égard étrange, a-t-il peur que je m'en prenne à ses compagnons? Que j'essaye de tous les égorger pour le bruit affreux qu'ils font dans la cabine? À éclater de rire, tousser, se taper les épaules/la banquette, se faire des câlins (pour les amoureux).

Ce brouhaha, cette cacophonie résonne dans mes tympans, il faut que je sorte d'ici, je déteste cette atmosphère de légèreté, elle m'oppresse.

Je me lève et les voix s'arrêtent, enfin un peu de calme.

Peut-être que Remus attendait juste le moment où je craquerai? Il l'a eu.

Lana m'envoie un sourire compatissant, ai-je l'air à ce point perturbée?

" Tu compte revenir?

De dos, je reconnais pourtant la voix de Black, on sent le poids de son orgueil sur chacune de ses syllabes.

-Malheureusement oui Black, et ce fait ne me réjouit pas plus que toi, si seulement tu étais polygame, j'aurai pu obtenir la place de Marina dans un compartiment de ma Maison. Mais bien sur il fallait que tu suives les règles de la bienséance!

J'espère avoir heurté son ego. Et puis je suis curieuse de savoir si les autres sont au courant, surtout Lana.

-De quoi elle parle Sir'? C'est qui Marina?

On dirait que Lana a déjà trouvé un petit nom à son cher et tendre, je me demande depuis combien de temps ils sont ensemble.

-Une fille avec qui j'ai dîné deux ou trois fois, une idée de mes parents. Elle croit qu'on sort ensemble mais c'est pas vrai, j'ai juste fait semblant pour énerver Reg', il avait des vues sur elle. Tu sais très bien qu'il n'y a que toi. N'écoute pas le venin des Serpentards, tu sais qu'il est empoisonné.

-Belle métaphore Black, maintenant si tu permets, je compte m'éclipser, je n'aimerai surtout pas gâcher votre première journée de classe, bien que j'en meure d'envie.

J'arbore un sourire triomphant, pourtant je n'ai rien gagné mais, ce genre de mimique déstabilise les garçons.

Le plus amusant est de voir le si sérieux Remus se mettre à rougir, on dirait qu'il pense que cela lui était destiné.

Intéressant.

Je sors enfin, ma migraine ne semblant pas plus encline à s'estomper, je claque la porte sans me retourner. Au diable les Maraudeurs!

Je compte bien me trouver un endroit où séjourner le temps que l'on arrive à bon port, hors de question d'y retourner pour plus de dix minutes. La pendaison me paraîtra bien douce comparée aux regards noirs des Gryffons.


Je marche à travers les wagons sans but précis, mes pieds me guident et ma tête suit.

Mon cou se tend à chaque nouvelle image de colline défilant sous mes yeux, j'en aperçois une particulièrement belle, alors avant qu'elle ne disparaisse, mon nez se colle contre la glace froide afin de profiter des ces quelques secondes d'émerveillement. Une buée se forme et je souris, on dirait de la barbe à papa, le genre de friandises dont mon petit frère Elliott raffole. Cela me rappelle que je n'ai pas pu aller à la fête foraine avec lui cet été, j'étais trop occupée à faire autre chose.

Laissant de côté un futur projet de sortie en famille, je m'écarte du froid et recule.

Des cris, je ne sais pas de quel côté maison je me trouve, ma seule certitude est qu'un première année est en train de passer un sale quart d'heure. On peut dire que sa rentrée scolaire commence bien.

Il n'y a pas hésiter à le secourir ou pas, je ne me mêle pas des problèmes des autres, j'en ai assez avec les miens, ce morveux n'avait qu'à rester dans son compartiment.

Je tourne quand même la tête pour savoir qui martyrise le pauvre garçon, des Serpentards, j'aurai dû m'en douter.

L'un d'eux est un Black, Regulus, à croire qu'ils sont partout aujourd'hui.

Il a deux ans de moins que moi mais je le trouve assez grand, les filles n'ayant pas de succès avec l'aîné se rabattent sur le cadet je suppose. L'autre c'est Evan Rosier, je partage quelques cours avec lui, un fauteur de trouble aguerri. On dirait d'ailleurs qu'il a enrôlé de nouvelles recrues, j'aperçois des visages qui me sont inconnus, pourquoi suis-je encore incapable de reconnaître les élèves de cette école? C'est bien la deuxième fois de la journée que cela m'arrive.

-S'il vous plait... Ne me faites pas de mal...

Je m'adosse à une porte de compartiment, feignant de ne pas remarquer Rosier triturant le col blanc du pleurnichard, celui-ci ne cessant d'implorer mon congénère de le laisser partir. Je doute que le choixpeau l'enverra chez nous après cette mésaventure, et puis je dois bien admettre que pour entrer à Gryffondor, il faut un tant soit peu de courage.

Je me mets à fixer les toiles d'araignées du plafond, depuis combien de temps ce train n'a-t-il pas été nettoyé?

Quelqu'un se plante en face de moi et le gamin arrête de geindre comme si on l'envoyait à l'abattoir.

Regulus.

"Tu devrais pas être avec tes deux idiotes de copines Britson?

-Et toi tu devrais pas aider tes acolytes à bâtir la mauvaise réputation de notre Maison Black?

Il vacille sous le coup de ma réplique, on dirait qu'il n'a pas l'habitude qu'on lui réponde, tant mieux, ça lui apprendra.

Je lui jette un regard mauvais, essayer de me faire partir par l'intimidation n'est certainement pas le meilleur moyen pour arriver à ses fins, du moins pas avec moi.

-Serpentard n'est pas Ta Maison sang de bourbe! Estime-toi heureuse que le choixpeau ai commis l'erreur de t'envoyer ici, car si tu étais chez Gryffondor, crois-moi, je t'aurai pas raté.

Cette insulte ne me touche pas, pourtant elle le devrait. Ce ne sont que des mots méprisants désignant les nés moldus, il n'y a que les mauviettes et les gamines qui se mettraient à pleurer pour si peu. Evans est l'une d'elles, moi non.

-Pourquoi ça? Je pensais que les Gryffondors, c'était un peu comme ta famille! Après tout ton frère, c'en est un non?

Je frappe où cela fait mal, il le mérite. Je n'aime pas que les cinquièmes années prétentieux comme lui me manquent de respect.

Sa baguette, il la serre dans sa main, on dirait presque qu'il se retient.

-Dégage Britson.

Black a la mâchoire crispée, je trouve ça mignon.

Mignon?

Pourquoi je dis ça?

Peut-être parce qu'il est plus mignon que son frère, il me fait penser à Walter mon panda en peluche. Enfin si seulement Regulus était aussi muet que mignon, je me mettrais sûrement à lui faire des câlins.

Je n'éprouve pas l'envie ni le besoin de répliquer, le sort du pleurnichard ne me regarde pas et puis... J'ai l'impression que nous allons bientôt arriver, raison de plus pour rebrousser chemin et me trouver un coin tranquille en attendant que le compartiment Maraudeurs se vide, histoire de récupérer mes affaires.

Je reprends alors la direction par laquelle j'étais venue, comme quoi mon escapade fut de courte durée.

Je jette un dernier regard à Black et à ses cheveux noirs ébouriffés, il me rappelle définitivement Walter.

L'inconvénient, c'est qu'il parle.

-N'oublie pas de saluer ta copine Bartov pour moi, j'ai cru comprendre que sa quête du grand amour s'était terminée il y peu. Bonne chance pour la suite Princesse."

Il a murmuré la dernière phrase à mon oreille, ses "amis" ne l'ont évidemment pas entendu, c'est d'ailleurs lui qui m'a donné ce surnom stupide . Maintenant je me rends compte à quel point je n'aurais jamais du lui parler d'un conte moldu avec une sirène nommée Arielle, qui devient ensuite une sorte de princesse humaine je crois. Bizarrement je n'ai jamais eu l'impression d'être très proche de Regulus, nous sommes tout les deux solitaires mais, depuis que j'ai pris l'initiative de venir lui parler dans le parc de Poudlard il y a trois ans, il me rejoint sur mon banc attitré de temps en temps. Nous discutons de tout et de rien mais évitons le sujet des fréquentations, lui et moi venons de groupes différents. Il est amusant et sa personnalité est tout à fait différente de celle qu'il vient de montrer, ce n'est qu'une façade. Je ne connais pas beaucoup son frère mais, je trouve Regulus bien plus mature, et puis c'est comme mon second petit frère à moi.

Quelques minutes plus tard en repensant à ce qu'il a dit, je ressens encore la chaleur et la douceur de ses paroles.

De la chance? Quelle suite?

Ces mots sonnent dans mon esprit comme un mystère, mais quelque chose me dit que je ne tarderai pas à en comprendre la vraie signification.


Cela doit faire une heure que je poireaute dans un coin près des toilettes, je m'ennuie à en mourir.

À chaque rentrée le trajet me paraît encore plus long que le précédent, je trouve cela foncièrement déprimant.

La seule chose que je peux faire, c'est récapituler ma journée dans l'espoir que les minutes s'écoulent plus vite, et malheureusement, repenser aux évènements des dernières heures n'a guère d'attrait. Au contraire, je dois dire que c'est encore plus sujet à dépression.

Après tout, j'ai du faire une fausse dispute avec un de mes amis et supporter son frère dans le même compartiment, j'ai dû écouter les jérémiades d'un gamin et les propos romantiques abrutissants de Marina, sans parler du fait que je suis encore là, à m'ennuyer comme un rat mort.

La vie d'une adolescente en fin de scolarité est injuste.

Des gens qui chuchotent se rapprochent, je me colle un peu plus contre la parois en métal du train. Les silhouettes se déplacent et je crois entendre des voix féminines et masculines, au nombre de deux.

Des amoureux voulant braver l'interdit dans un train en marche? Fort probable.

Je ne dis pas que je suis fan du guimauve et des films à l'eau de rose mais, dans les WC du Poudlard Express? C'est répugnant.

Mon jugement peut être un peu hâtif certes, les filles faciles sont juste des gamines en manque d'affection qui se jettent sur le premier bellâtre vu. Or je trouve quand même leur comportement répréhensible, un acte d'amour ne doit pas être pris à la légère. J'imagine que dans le fond je suis une incommensurable romantique.

Revenons aux deux inconnus, après tout peut-être qu'ils ne font que discuter, mais j'en doute.

Une chevelure blond-platine entre dans les toilettes, avec un garçon du nom de David...

David comment? Aucune idée.

C'est un Serdaigle dans sa période hippie, il a une queue de cheval et un sourire béa au visage. Sûrement la première fille qu'il voit de si près.

En parlant de proximité, je crois qu'ils viennent de fermer la porte à clé. Dégoûtant.

Des gémissements suspects s'échappent de la cabine, il faut que je décampe avant que mes pancakes du matin ne décident de remonter plus tôt que prévu. Ce serait dommage parce qu'ils étaient délicieux, préparés avec amour par notre cuisinière, Mary, fidèle au poste depuis ma naissance.

Je refuse de les écouter plus longtemps, mes jambes se lèvent et je file en trombe en faisant autant de bruit que possible, dans l'espoir que la jeune fille se désiste et laisse tomber David "queue-de-cheval".

On peut dire que la première journée de ma fin d'année commence bien.

Je suis d'accord avec ce que je pensais en me levant ce matin.

Je déteste la rentrée.


Et voila! Des avis? Pas trop de fautes d'orthographe? Parce que je fais tout mon possible! Et en effet chapitre plus court que le premier...