"Rien..." soupira Ralof, "Vous pouvez voir si les deux portes là-bas sont ouvertes ?". Je le levai alors pour avancer vers les deux embouchures que m'indiquait le Sombrage, il faut dire que leur armure était plutôt confortable puisque je ne la sentais pas. Je tentai de pousser et de tirer la porte, mais il semblerait que la porte était close, et je n'avais rien sur moi pour la crocheter. Quant à la grille, je ne cherchai même pas à la soulever.

"Attention !" me lança alors le blond, "Des soldats impériaux." Il se baissa alors en se plaçant derrière le mur pour pouvoir les prendre par surprise. Je m'attardai alors sur leurs tenues : une femme était en armure lourde et était suivie par un soldat avec une cotte légère. La femme devait sans nul doute être celle qui m'avait envoyée au bloc, malgré ma non-présence sur les listes. Ils ouvrirent alors la herse et Ralof se jeta de suite sur la capitaine. Je décidai alors de m'occuper du soldat à sa droite. Il ouvrit directement en combat en me frappant de son épée, je parai son coup de ma hache, mais il avait une telle force que je sentis que mon arme allait se briser si je ne faisais pas quelque chose. Je donnai alors un coup de pied dans son genou, ce qui eut pour effet de le mettre à terre. Bien qu'il se tordait de douleur, il tenta d'attraper ma jambe, mais j'avais déjà sauté en arrière. Je pris ma hache et lui coupa la jugulaire, ce qui m'aspergea du sang du soldat. Je me tournai vers Ralof : il se battait avec le capitaine aux poings, leurs armes étant tombées par terre. Je me faufila derrière l'impériale et avec l'épée de mon ancien adversaire, lui trancha la gorge. Elle mourut instantanément.

Le Sombrage reprit son épée au sol et après avoir regardé, me questionna : "Qu'est-ce qu'il vous est arrivé ?". Je déchirai un tissu rouge d'un impérial mort et essuyai mon visage : "Ce soldat a cru que je devais prendre une douche." Ralof rigola et me dit que j'aurais dû garder sur mon visage. Je fronçai alors les sourcils et lui jeta l'étoffe ensanglantée dessus. Avec un geste de dégoût, il jeta le chiffon au loin avant de me déclarer de fouiller les soldats qui je ne pouvais pas trouver quelque chose d'intéressant. En attendant, il était parti ouvrir la porte dans notre dos. Je décidai de retourner les corps sans vie. Je gardai l'épée du soldat, puisque je préférai naturellement les lames. Le reste avait peu d'utilité à mes yeux, je pris une dizaine de piécettes et une clé, que j'imaginais être la clé du donjon.

"Mince, la porte ne veut pas s'ouvrir !" s'exclama Ralof, "Vous avez quelque chose qui pourrait nous aider ?" me demanda-t-il. Je lui répondit que j'avais trouvé une clé, je m'approchai de la serrure et déverrouilla la porte. "Bien, dépêchons-nous, le dragon ne perdra pas de temps sur des portes lui." dis-je. Il passa en premier et je le suivis à travers la porte. Nous avons descendu quelques marches et atteint un couloir, quand tout à coup, le dragon se mit à trembler. "Reculez" cria le blond. Il saisit mon armure et me tira en arrière. Le toit s'était effondré, mais heureusement, il nous restait la porte à sa gauche. "Merde, on dirait que le dragon ne renonce pas aussi facilement." souffla Ralof. "Nous pourrions passer par ici." dis-je en montrant la porte.
Le Sombrage posa un doigt sur sa bouche et me dit, en collant son oreille à la porte : "Deux hommes... Sûrement en train de fabriquer des potions." Je m'accroupis et ouvrit la porte avec précaution. Je pouvais en avoir un par surprise. Je me glissai silencieusement derrière un impérial, lui couvrit sa bouche et l'empalai avec ma nouvelle arme. Il mourut dans un gargouillis que son camarade avait remarqué. Mais Ralof était là et fit fendre sa hache dans la poitrine de l'ennemi qui n'eut même pas le temps de dégainer son épée.

"Va fouiller les environs à la recherche de potions" me dit le blond en rangeant sa hache, "Elles nous seront sûrement utiles plus tard." Je me dirigeai vers le tonneau auprès duquel se tenait l'impérial juste avant. Je fouillai l'intérieur et au milieu d'outils plus inutiles les uns que les autres, je trouvai trois potions de vie, dans leur sempiternel flacon rouge. Ralof, quant à lui, fouilla le tonneau juste à ma droite. Il en sortit deux sacs et m'en tendit un, pas trop petit, mais pas trop grand non plus. "Prenez ce sac et mettez les affaires dont vous aurez besoin dedans" déclara-t-il tandis qu'il remplissait déjà le sien, "Il sera plus facile de se battre, si nous ne tenons pas d'objets en même temps.". Je donnai une potion à Ralof et mis les deux autres dans mon sac, ainsi que les Septims que j'avais glanés auparavant. "Cet or me sera sûrement utile à l'extérieur... si toutefois nous atteignons la sortie." pensai-je, un fin sourire en coin. Je fouillai donc la salle plus en détail pour finir avec un total de vingt-cinq pièces d'or. Je pris également les quinze flèches de fer de l'impérial et me demandant si j'allais trouver un arc plus tard.

Nous sommes sortis de l'entrepôt et avons continué à travers le couloir qui se tordait et devenait plus étroit, en prenant une style de grotte plus marqué, mais cela ne me dérangeait pas, le dragon ne pourrait pas nous attraper. Nous sommes arrivés dans une salle de torture, où une Sombrage se battait contre le tortionnaire et son assistant. Elle tua l'assistant d'un coup d'épée dans le cou, mais s'effondra, sans force. Le bourreau allait l'achevé, mais Ralof lui fonça dessus, ce qui le déconcerta. Notre ennemi prit un bouclier pour se protéger, mais je fis apparaître des flammes dans ma main gauche et une pluie de feu s'abattit sur lui, ce qui fit voler en éclats son écu. Ralof se plaça derrière lui pour lui enfoncer sa hache dans le dos.

Pendant que le blond parlait avec la Sombrage, je pris les crochets dans un sac et commençai à crocheter la cage centrale. Un mage mort se trouvait à l'intérieur, des potions l'entourant. Je pris tout d'abord les Septims à côté de son corps avant de m'emparer de ses potions. Je fis ensuite la dure tâche de le déshabiller pour nouer sa robe noire autour de ma taille. Il avait tout de même la décence de porter des sous-vêtements. Peut-être que la robe serait agréable à porter, mais je n'avais pas envie de perdre à nouveau mon temps à me changer. La Sombrage décida de faire route avec nous.

Nous quittions la chambre de torture, et avons passé quelques cellules creusées à même la pierre. Nous arrivions enfin dans une grand salle parcourue par un cours d'eau en contre-bas, quand un Impérial, qui nous avait vu presque sur le champ, tira son épée avant de crier : "A mort les Sombrages !", ce qui eut pour effet d'alerter tous ses compagnons. Je sortis ma lame et glissai sous son épée bâtarde avant de lui fendre le ventre avec la mienne. Ralof se précipita sur le second, mais je lui criai de reculer. Il comprit alors que j'avais l'intention de brûler l'huile sous les pieds de notre ennemi. Le feu dans la main, je fis exploser le liquide : le soldat ennemi s'avança lentement vers nous en tendant la main, avant de s'écouler, la chair complètement calcinée. Je pris l'arc qui tombait de sa main et, le plus vite possible, j'encochai une flèche qui atteint une Impériale à l'épaule. Elle recula et eut le temps de me viser avec son propre arc. Instinctivement, je baissai la tête, je me retournai pour voir où elle était allée. La Sombrage qui nous accompagnait se l'avait prise dans l'œil. Horrible. Je tendis mon arc pour la seconde fois et tirai. La flèche avait transpercé la cou de l'Impériale. Je pillai alors ses flèches, tandis que Ralof décapita un Impérial et envoya un autre dans le ruisseau.

Ralof rangea sa hache, tandis que je testais la corde de mon nouvel arc. Le nordique prit quelques flèches et les glissa dans mon carquois. Nous avancions, mais un pont-levis relevé nous empêchait de passer. Ralof essaya de tirer sur le levis, mais celui-ci semblait bien rouillé. Je l'aidai, et quand le mécanisme s'enclencha, je tombai à la renverse sur lui, ce qui lui arracha un gémissement. "Désolé." lui dis-je en l'aidant à se relever.
Nous passâmes le pont, Ralof toujours en tête. Alors que je posai mon pied sur la terre ferme, le pont s'écroula. Plus moyen de revenir en arrière. J'entendis Ralof sortir sa hache : "Qui êtes-vous ?" demanda-t-il, presque en criant. Je me tournai vers l'interpelé. Un homme juste en sous-vêtements. Ce dernier lui dit alors : "Oh ! Bonsoir, je suis Bob Lennon ! Ah, ah !".