Disclaimer : L'univers de Kuroko no Basket que vous reconnaitrez aisément appartient à Tadatoshi Fujimaki. L'auteur ne retire aucun profit de son utilisation si ce n'est le plaisir d'écrire et d'être lue.
Note de l'auteur : je ne connais que l'animé. Le dernier match contre Yosen qui voit la victoire de Seirin ne nous dit pas encore qui sera le vainqueur de la Winter Cup. Pourtant, mon histoire se situe après la fin de cette compétition à laquelle je ne fais absolument pas allusion puisque j'en ignore tout du terme. Il y a également quelques spéculations de ma part notées en fin de chapitres parce que je n'ai trouvé aucune précision sur le sujet.
J'espère que cela vous plaira malgré tout et n'hésitez à me le dire. Bonne Lecture.
Réponses aux Guest
Nomie : Merci de continuer à suivre cette histoire. Ce chapitre est le dernier. Je ne maitrise pas assez l'univers de KnB pour faire des fics de trente chapitres. Il n'y a que sur Saint Seiya que j'y arrive. Aomine et Kagami changent au contact l'un de l'autre, en dehors du monde du basket. Ils apprennent à se connaitre. Ça me fait très plaisir que tu ne veuilles pas que ça se termine (j'ai parfois aussi cette impression sur certaines histoires) mais malheureusement, la fin est là. Et j'espère que ce troisième chapitre te plaira. Encore merci.
Retour à la réalité
Le lendemain fut une journée assez comique. Comment faire rentrer dans les valises un volume supérieur à celui qu'elles avaient à l'arrivée ? Eh bien en insistant un peu au risque d'écraser quelques emballages – ce qui n'était pas bien grave tant que le contenu restait intact – ils parvinrent à refaire leurs bagages. En milieu d'après-midi, la sonnerie de l'entrée retentit. Alex alla ouvrir et accueillit des amis à elle. Sa copine Sharon et deux couples.
- Vous ne pouvez pas rentrer au Japon sans avoir au moins joué au poker, déclara l'ancienne basketteuse.
- Alex ! On a plus un rond ! protesta Kagami.
- Qui t'a dit qu'on jouerait de l'argent ? Liam tu as la mallette de jetons ?
-Elle est là, répondit le jeune homme en soulevant l'objet à la vue de tout monde.
- Y a juste un problème, fit Aomine en se grattant la tête. Je ne sais pas jouer.
- Quoi ? Tu sais pas jouer au poker ! rit Kagami.
- J'ai joué au basket toute ma vie crétin ! Quand est-ce que j'aurais pu apprendre ?
- N'importe quand ! Ça prend un quart d'heure !
- Eh ben pendant ce quart d'heure, je jouais au basket !
- Ils sont mignons quand ils se disputent, sourit Jason, le compagnon de Liam.
- Ils sont souvent comment ça, commenta Alex en débarrassant la table basse des magazines qui la recouvrait. Un vrai p'tit couple !
- Quoi ? s'écrièrent les deux adolescents.
- Ben quoi, vous n'êtes pas ensemble ? demanda Candice.
- Non ! hurlèrent-ils.
- Pourtant, on dirait bien, rit Alan, le mari de la jeune femme.
- Soyez gentils avec eux. Ils n'ont que seize ans. Bon allez, on s'installe ! fit la maitresse de maison.
Tout le monde s'assit par terre autour de la table et Liam commença à répartir les jetons pendant que Jason mélangeait les cartes.
- Je vais jouer avec Aomine pour lui apprendre, proposa Kagami. T'es d'accord ?
- Mouais… Mais t'as pas intérêt à me faire perdre…
- C'est du Texas Holdem, expliqua Kagami sans relever la pique, une fois de plus. On va te donner deux cartes et cinq seront retournées sur la table. Le but c'est de faire la meilleure combinaison de cinq cartes.
- Et les jetons ?
- Chacun en a le même nombre et ils ont des valeurs différentes. C'est pour miser, je t'expliquerai au fur et à mesure.
- Bon, je suis donneur, déclara Jason. La grosse blind et de dix, la petite de cinq.
- La blind est une mise en aveugle, commença à expliquer Taiga. A chaque tour, deux joueurs misent sans connaitre leurs cartes alors que les autres peuvent les regarder avant de miser. Fais voir les tiennes.
Aomine dévoila un dix de pique et un as de carreau.
- Pas mal, fit Kagami à l'oreille de Daiki surpris par le frisson qui le parcourut sous le souffle chaud. Maintenant on va retourner trois cartes, le flop.
Apparurent un dix de cœur, un roi de trèfle et un six de trèfle.
- Maintenant, si tu veux entrer dans le jeu, en fonction de ce que tu es capable de faire avec tes cartes, tu mises un jeton de dix au minimum.
- Et comment je sais si ce que j'ai est bon ?
- Là tu as une paire, c'est le minimum. Mais il reste encore deux cartes à découvrir.
Sans s'en rendre compte, Aomine s'était appuyé contre Kagami assis derrière lui pour mieux entendre ses explications même si Alex était la seule à comprendre le japonais. Il misa dix. La quatrième carte appelée "turn" se révéla être un six de cœur.
- Intéressant, entendit Daiki contre son oreille.
- Ça me fait deux paires.
- C'est ça. Et si la dernière est encore un dix ou un six tu auras un full. Combinaison très forte. Mais contente-toi de suivre les mises sans relancer pour l'instant.
Le pot n'était pas énorme. Les joueurs conscients de l'inexpérience d'Aomine ne forçaient pas trop. La cinquième carte, la "river" fur retournée et il s'agissait d'un six de pique.
- Joli pour une première, fit Kagami.
- Ah ?
- Tu te payes un full au six par les dix. Là je te conseille de relancer. Avec ce qu'il y a sur la table, ils vont penser que tu as un full ou un carré. Ils vont se coucher et tu vas ramasser le pot.
Aomine suivit le conseil et effectivement tout le monde se coucha. La chance du débutant.
- Tu vois quand tu veux, tu peux me faire gagner, fit Aomine en montrant ses nouvelles cartes à Taiga.
- J'ai rien fait, c'est le hasard du tirage.
Un nouveau tour commença, et Aomine eut un deux de cœur et un sept de trèfle.
- Couche-toi, murmura Kagami.
- J'aimerais bien mais t'es pas très confortable, railla Daiki.
- Idiot, sors du jeu, rends tes cartes. En matière de probabilités, elles ne valent pas que tu investisses des jetons dessus.
- Merci, j'avais compris, rétorqua-t-il avec un petit rire. Mets-toi un peu plus par là. Ah… Voilà, c'est mieux.
Aomine était carrément assis entre les jambes de Kagami et de temps en temps, il s'appuyait contre son torse sans même s'en rendre compte. Et Taiga, à chaque fois, respirait l'odeur de son ami. Il aimait ce parfum. Il le reconnaitrait entre mille. Il imprégnait le lit où ils dormaient, ses vêtements. C'était son odeur…
Au bout de quelques tours, Kagami estima que Daiki avait compris et qu'il était capable jouer seul. Ainsi il put à son tour entrer dans la partie. Le livreur de pizza arriva à point nommé et les heures passèrent entre fous rires et crises de rage lorsqu'on ratait une bonne combinaison, cris de joie du vainqueur du pot et râles du perdant. Vers onze heures, il fut temps de mettre un terme à cette bien sympathique soirée.
- Si j'ai bien retenu, disait Aomine alors qu'ils étaient couchés, c'est une paire, deux paires, un brelan, une quinte, une couleur, un full, un carré, une quinte flush et une quinte flush royale.
- C'est ça. Mais après t'as un autre truc comme le bluff, poursuivit Kagami en se tournant vers son compagnon.
- Et ça consiste en quoi ?
- A faire croire aux autres joueurs que tu as un bon jeu en misant gros ou en relançant alors que tu n'as rien. Mais c'est dangereux. C'est de là je crois que vient l'expression "faire un coup de poker". Ça passe ou ça casse. Tu peux prendre gros comme tu peux perdre gros.
- Je vois… C'est assez stratégique quand même… Le bluff ça a l'air intéressant…
- Commence par apprendre à jouer normalement, le bluff on verra plus tard.
- Tu me prends pour un nul ? répondit l'as de Touou d'un ton menaçant.
- Ben…
- Fais gaffe à ta réponse !
- On y rejouera si tu veux…, sourit Taiga
Aomine regarda son ami plusieurs secondes, puis baissa les yeux. Il semblait vouloir lui dire quelque chose mais sans trouver ses mots.
- C'est étrange, non ? finit-il par dire.
- Quoi donc ?
- Y a encore quelques semaines, on ne se supportait pas et maintenant… on se supporte un peu mieux…
- On a appris à se connaitre, c'est tout. On a plus de points communs que de choses qui nous séparent. Mais on s'engueule toujours autant, finit-il en souriant.
- Moins qu'avant quand même. Avant, la moindre différence d'opinion et ça tournait à l'affrontement. Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on s'écoute davantage parler avant de crier.
- Mmh… mais on finit toujours par gueuler, répéta Kagami avec un petit rire.
- J'ai pas envie de rentrer…
- Moi non plus, mais toutes les meilleures choses ont une fin.
- Tu donnes dans la philosophie maintenant, dit Aomine.
- Philosophie ? Non. Un peu de fatalisme, peut-être. On n'a pas le choix. Allez, faut qu'on dorme…
- Je peux rester comme ça… sur ton bras, demanda Daiki d'une voix hésitante.
- Bien sûr…
Commencer par vouloir presque se tuer et en arriver à dormir ensemble. La vie est curieuse parfois…
Alex les conduisit à l'aéroport et faillit leur faire rater l'avion tant elle n'en finissait plus de les serrer dans ses bras. Finalement, ils purent embarquer. A bord, ils s'endormirent. La tête de Kagami roula sur l'épaule d'Aomine qui appuya la sienne dessus. A leur réveil, ils avaient changé de position et par le hublot, ils virent la baie de Tokyo.
- Combien de jours avant la rentrée ? demanda Daiki.
- Quatre. Tu restes à Touou ?
- Oui. Et toi à Seirin.
- On se retrouvera sur le parquet d'un terrain de basket.
- Allez ! C'est à nous. Oh non !
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Kagami devant la mine défaite de son ami qui regardait son téléphone.
- Ma famille vient me chercher.
- Tu crois pas que c'est normal ? Tu leur as manqué.
- Mouais… sûrement…
- J'ai pas reçu de sms d'Alex, songea soudain Kagami. Tu crois qu'elle trouvera son cadeau ?
- Mais oui, t'inquiète pas…
Après avoir récupéré leurs bagages, ils se dirigèrent vers la sortie.
- Daiki !
Deux enfants couraient vers lui et il les attrapa dans ses bras en se baissant pour éviter qu'ils ne le fassent tomber.
- Grand frère ! Tu nous as manqué ! fit le petit garçon.
- C'est vrai ! Alors c'est comment l'Amérique ? demanda la jeune fille.
- Les enfants, laissez-le respirer, fit un homme qui avait les yeux de Daiki. Vous devez être Kagami Taiga ?
- Bonjour monsieur Aomine. Madame.
- Bonjour mon garçon. J'espère que vous avez fait un bon voyage.
- On a dormi presque tout le long, avoua Daiki.
- C'est vraiment très gentil d'avoir proposé ce voyage à notre fils, dit madame Aomine.
- Je vous en prie, ça m'a fait plaisir.
- Quelqu'un vient vous chercher ? demanda le père d'Aomine à Taiga.
- Non mais je vais prendre le train et le métro.
- Si j'avais su, nous aurions laissé les enfants à la maison et nous vous aurions raccompagné.
- Non, non, je vous en prie. Ne vous inquiétez pas, ça ira.
- Papa, mets mes bagages dans la voiture s'il te plait. Je vais accompagner Kagami pour l'aider à porter ses valises.
- Bonne idée, Daiki. Mais ne rentre pas trop tard, nous avons plein de questions à te poser, approuva sa mère en souriant.
- Je t'assure, c'est pas nécessaire, refusa Taiga.
- La ferme ! lui glissa-t-il discrètement. Bon on y va, à plus tard ! fit-il à sa famille en entrainant Kagami vers la gare.
- Mais enfin ! Qu'est-ce qui t'arrive Aomine ?
- Tu m'as permis de faire ce voyage génial, je peux bien t'aider à ramener tes bagages, non ? s'énerva Daiki.
- C'est pas ton genre, alors je suis surpris.
- C'est ça ! Dis que je sais pas rendre service !
- Non, je dis juste que t'es un foutu égoïste et que c'est pas dans tes habitudes !
Et voilà ! A peine avaient-ils posé un pied sur le sol japonais qu'ils s'engueulaient à nouveau.
Dans le train autant que le métro, ils ne pipèrent pas un mot. Ni l'un ni l'autre ne voulaient se faire remarquer. Durant tout le trajet la tension ne fit que monter entre eux. Parfois leurs regards se croisaient, incendiaires. Arrivés à la station proche de chez Kagami ils remontèrent à la surface. Taiga avait son sac à dos et tirait une valise à roulette tandis qu'Aomine tirait l'autre, plus petite.
- Tu vas te décider à m'expliquer ? s'écria Kagami en s'arrêtant.
Aomine fit demi-tour, lâcha la valise et projeta Taiga contre le grillage d'un terrain de tennis qu'ils longeaient. Il crocheta ses doigts dans les croisillons par-dessus une épaule et maintenait l'autre plaquée contre la ferraille.
- Qu'est-ce que tu veux que je t'explique ? cria Daiki. T'es satisfait de la façon dont ça se termine ? On rentre chacun chez soi et salut ? On se revoit pour les championnats ?
Aomine respirait vite et faisait visiblement de gros efforts pour se contrôler. Kagami ressentait la même chose, mais qu'y avait-il d'autre à faire ? Il voyait la colère dans les yeux très proches de son compagnon, mais il y décela aussi de la tristesse. Il avait l'impression que Daiki allait se mettre à pleurer de rage et qu'il se retenait de toutes ses forces. Il lui mit doucement la main sur la bouche pour qu'il arrête de crier et se calme.
- Moi non plus je ne suis pas content que ce soit fini, dit-il d'une voix apaisante, mais qu'est-ce qu'on peut faire ? Tu as une solution ?
- Alors on arrête de se voir ? Je ne viens plus passer mes week-ends chez toi pour que tu me donnes des cours d'anglais ?
- Tu n'en as plus besoin.
- Si je ne pratique pas, je vais oublier…
- Inutile d'avoir une excuse pour venir chez moi. Viens quand tu veux. Aussi souvent que tu veux.
- Vraiment ?
- Vraiment.
Leurs visages étaient si proches que chacun sentait le souffle de l'autre sur sa peau. Ils savaient qu'ils devaient continuer leur route et en même temps, ils ne voulaient pas bouger. Quelque chose était en train de se passer entre eux et ils en avaient une conscience aiguë. Mais quoi faire ? Se laisser porter par leurs émotions et voir ce qui allait se produire ? Ou bien se maitriser parce qu'ils n'étaient pas encore prêts à accepter ce qui leur arrivait.
- Faut que tu rentres, murmura Aomine.
- Je sais…
Avant de s'éloigner, Daiki posa son front celui de Taiga puis reprit la valise. Ils arrivèrent enfin chez Kagami. Ils mirent les bagages dans la chambre de l'as de Seirin et celui-ci sortit des boissons du frigo. Il lança une canette à Aomine qui l'attrapa au vol.
- Voilà… Fin du rêve, murmura Daiki en envalant une gorgée de jus d'ananas.
- Lorsqu'une chose se termine, une autre commence, fit doctement Taiga.
- Arrête avec ta philosophie de bazar ! On vient de passer dix jours super et j'avoue que le retour sur terre est difficile.
- Je suis comme toi…
- Bon, je crois que j'ai plus qu'à économiser ou à me trouver un petit job pour repartir chez Alex, reprit-il en baissant la tête.
- Ta famille dois t'attendre, mais…
- Oui ?
- Si tu veux revenir chez moi avant la rentrée, un jour ou deux, ça m'gêne pas.
- Ouais ? Ok… Bon j'y vais, on s'appelle.
- Ok…
Kagami regarda la silhouette se diriger vers la porte, l'ouvrir et disparaitre derrière. Le bruit qu'elle fit en se refermant fit comme un son mat à ses oreilles, sans écho. Il le ressentit dans tout son corps comme s'il venait d'être blasté par le souffle d'une explosion. Il s'appuya contre le mur, le poing crispé sur le tissu de son t-shirt contre sa poitrine. Une étrange sensation l'envahit, comme s'il suffoquait. Il sortit sur le balcon avec l'idée que dehors, il respirerait mieux. Un sentiment d'immense solitude le traversa. Il resta de longues minutes sur la terrasse puis finalement, rentra. Il s'occupa de défaire ses bagages et de sortir avant tout les petits souvenirs qu'il avait rapportés pour se changer les idées.
Il prit son ordinateur qu'il rebrancha sur son bureau et regarda ses mails. Rien de spécial, il en envoya un à son père pour lui dire qu'ils étaient bien rentrés. Puis il déchargea les photos de son téléphone. En les regardant, il s'aperçut qu'Aomine était sur la majorité d'entre elles. Pendant qu'il jouait au basket, qu'il buvait, qu'il surfait, qu'il dormait, qu'il souriait. Et son impression de solitude ne faisait que grandir. Quand la vérité se fit jour dans son esprit, il plaqua sa main sur sa bouche pour étouffer une plainte. Une plainte qui aurait pu se transformer en cri. En cri de douleur tant son absence lui pesait. Mais il y avait plus que ça. Il réalisa qu'Aomine lui manquait terriblement tout simplement parce que… parce que… Non ! C'était impossible ! Comment ? Pourquoi ? Alex avait-elle compris ? C'est cela qu'il avait vu dans ses yeux à plusieurs reprises lorsqu'elle les regardait ? Un petit tintement le sortit de ses pensées. Un mail de la jeune femme justement.
"Vous n'êtes que deux idiots ! Il était inutile de me faire un cadeau. Même s'il est magnifique et que ça me touche beaucoup. Merci les garçons. J'espère que vous reviendrez vite, vous me manquez. Je vous embrasse très fort"
Il transféra le mail à Aomine sans rien dire de plus. Allait-il lui répondre ? Peut-être pas immédiatement puisqu'il était certainement accaparé par sa famille. Il termina de ranger ses affaires, mit le linge sale dans le panier et prit une douche. Combien de fois avait-il vu Aomine sortir de salle de bain avec juste une serviette autour des reins ? Il le suivait des yeux, sans même s'en rendre compte, appréciant la couleur de sa peau, sa musculature, sa démarche féline. Là, maintenant, tous ses souvenirs lui revenaient en mémoire avec la délicatesse d'un éléphant qui charge. Il devait être honnête avec lui-même. Il avait toujours été attiré par les filles et voilà qu'il désirait un garçon. Et quel garçon ! Le plus inaccessible qui soit. Le voilà bien l'as de Seirin ! Il ne manquait plus que ça !
- C'est pas vrai, murmura-t-il pour lui-même. Je suis quand même pas gay !
Aomine dina en famille et répondit du mieux qu'il put à toutes les questions qui lui furent posées. Il comprenait leur curiosité ce qui prouvait que chaque membre s'intéressait aux autres. Il leur avait donné les petits souvenirs qu'il avait ramenés et les avait faits rire en leur racontant ses débuts en surf. Il leur avait montré des photos de Rodeo Drive et de Hollywood Boulevard. Mais rapidement, il eut l'impression d'étouffer. Il avait envie d'être seul. Il défit ses bagages et sa mère emporta son linge sale. Soudain, il mit la main sur un t-shirt de Kagami qu'il avait pris par erreur. Il le porta à son visage. Son odeur était encore dessus. Celle de son eau de toilette… et de sa peau. Il ferma les yeux et tout un tas de souvenirs lui revinrent en mémoire. Kagami qui sort de la salle de bain torse nu, Kagami essoufflé et trempé de sueur, Kagami qui dort paisiblement et lui qui le regarde, leurs fous rire, leurs engueulades. Il soupira.
Il alluma son ordinateur et reçut le transfert du message d'Alex parmi toute une foule de mails. Sa lecture le fit sourire. Mais pour l'instant, il se demandait ce que pouvait bien faire Kagami. Il lui envoya un sms.
De : Aomine.
Ça va ? Tu fais quoi ?
De : Kagami. (Quelques minutes plus tard)
Oui. Rien de spécial. Et toi ?
De : Aomine.
Pareil. On dirait que le temps passe pas.
De : Kagami.
Oui c'est long.
De : Aomine.
Je me sens seul.
De : Kagami.
Moi aussi. Mais tu as ta famille.
De : Aomine.
C'est pas pareil. Je parle pas avec eux comme je parle avec toi.
Son téléphone sonna.
- Oui ?
- C'est moi.
- Je sais, y a ton nom qui s'affiche, crétin !
- T'as donné tes petits cadeaux ?
- Oui, ils étaient contents. Merci de m'avoir aidé à choisir.
- Y a pas de quoi. Ça m'a fait plaisir.
Aomine n'arrivait plus à réfléchir. Il ne se reconnaissait plus. Le simple fait d'entendre sa voix au téléphone le rendait fou. Il lui manquait. Il avait envie de le voir. Une envie terrible. Il l'avait compris en prenant sa douche. Tous ces souvenirs qui avaient envahi son esprit l'avaient mis devant une réalité qu'il s'obstinait à nier depuis des semaines. Oui, depuis qu'il avait commencé à prendre ces cours d'anglais, ses sentiments envers Kagami avaient changé progressivement, à mesure qu'il découvrait qui était Taiga. Il s'était voilé la face, comme la plupart des jeunes de son âge lorsqu'ils commencent à se douter qu'ils sont attirés par ceux du même sexe. Et tout ce séjour en Amérique avait été une torture et un véritable rêve éveillé à la fois. Il ne savait plus quoi penser.
- T'es toujours là ?
- Oui, oui. Dis, je sais qu'il est un peu tard, mais je peux…
- … oui… viens !
Aomine bondit de son lit et dévala les escaliers. Il cria à ses parents qu'il allait voir son ami et partit en courant vers l'appartement de Kagami. Il courut comme un dératé pendant près d'une demi-heure sans même penser à prendre le métro. Il n'avait qu'une idée en tête : Taiga. De son côté, l'as de Seirin ne savait plus s'il avait bien fait de parler ainsi. Mais les mots étaient sortis tous seuls. Et maintenant, il marchait de long en large en se demandant ce qu'il devait faire. Rappeler Aomine ? Attendre ? Mais attendre quoi ? Il lui avait dit de venir mais allait-il le faire ? Et s'il venait, qu'allait-il se passer ? Puis il n'eut plus à se poser la question. La sonnerie de l'interphone venait de retentir.
- Oui ?
- C'est moi.
Il appuya sur le bouton d'ouverture et alla à la porte. Là, il fixa l'ascenseur dont les lumières des numéros des étages s'allumaient et s'éteignaient au fur et à mesure jusqu'au sien. Il s'ouvrit et Aomine, essoufflé et en nage, en sortit. Leurs regards s'accrochèrent avec une force incroyable. Kagami recula dans l'appartement alors que Daiki y entrait. Il referma la porte et tourna le verrou. Son souffle était court, il avança lentement, un pas après l'autre sans quitter Kagami des yeux. Taiga s'était arrêté de reculer et la distance entre eux diminuait mais elle lui paraissait encore infiniment grande. D'un mouvement fluide, Daiki ôta sa veste et la laissa tomber au sol.
- Tu… tu veux boire… quelque chose ? demanda le joueur de Seirin, réalisant en même temps la bêtise de sa question.
Aomine secoua la tête et marchait toujours. C'est alors que Kagami s'avança à son tour. Il plaqua Aomine contre le mur du couloir, les mains sur ses épaules, les bras tendus.
- Pourquoi t'es venu ? murmura-t-il.
- T'as dis que je pouvais ?
- Je reformule. Pourquoi tu voulais venir ?
- Pour la même raison que tu voulais que je vienne.
- Quelle raison ?
- Y en a pas trente-six, idiot. Je te manquais.
- Ouais… Et je te manquais aussi puisque c'est toi qui as demandé.
- On fait quoi maintenant ? souffla Daiki qui avait posé ses mains sur les avant-bras de Kagami et dont il caressait la peau de ses doigts sans même s'en rendre compte.
- Un poker ? sourit malicieusement Kagami.
- Tapis (1), répondit Aomine sur le même ton.
D'un même mouvement, leurs visages se rapprochèrent, jusqu'à sentir le souffle de l'autre sur leur peau.
- J'ai jamais embrassé un mec, murmura Daiki.
- Moi non plus, avoua Taiga. C'est comment à ton avis ?
- Y a qu'un moyen de le savoir… et j'en crève d'envie…
- Moi aussi…
Tout d'abord, leurs lèvres ne firent que s'effleurer. Etait-ce de la timidité ? Ou bien la crainte d'être dégouté ? Non, juste une approche prudente. Une expérience nouvelle. Embrasser une fille était naturel, mais là c'était un peu différent. Pourtant, leurs lèvres continuèrent à s'effleurer, tout doucement. Ils appréciaient ce premier contact. Kagami prit conscience qu'il tremblait de tout son corps. Et il n'était pas le seul. Il posa une main sur l'arrondi de la joue de Daiki et se rapprocha de lui tandis qu'Aomine enlaçait sa taille.
- C'est pas désagréable, chuchota l'as de Touou.
- Non, au contraire… Je crois même que j'aime ça…
Comme un barrage qui cède et laisse échapper avec une violence inouïe toute l'eau qu'il retenait, le baiser qu'ils échangèrent fut brutal et bien plus profond, déversant dans leurs veines un désir dévastateur. Brulant et incontrôlable. Quand leurs langues s'enroulèrent, ils découvrirent la saveur de l'autre, et cela décupla leur désir. Ils s'étreignirent plus étroitement et leurs mains partirent à la découverte leurs corps. Ils étaient fébriles et l'inconnu leur fit soudainement peur.
- J'adore ce qui se passe, dit Aomine entre deux baisers, mais j'appréhende un peu la suite…
- Moi aussi, mais… j'ai pas envie que ça s'arrête…
- Qui a dit que ça allait s'arrêter ?
Aomine s'écarta et retira son t-shirt et recommença à embrasser Kagami. Lorsqu'il posa ses mains sur la peau nue de Daiki, Taiga eut un gémissement et d'un mouvement brusque ôta son vêtement à son tour. Et là, tout fut beaucoup plus intense. Les sensations de leurs deux corps gravirent un échelon de plus. Kagami abandonna la bouche de son ami pour mordiller son cou et son épaule.
- Nh… Kagami, on peut… on peut pas rester là…
- Viens…
Sans lui donner le choix, Taiga lui prit la main pour l'entrainer dans sa chambre et le jeta sur le lit. Daiki se hissa dans le bon sens et regarda avancer le garçon qu'il désirait plus qu'il n'avait jamais désiré une fille, avec dans les yeux une lueur de désir sauvage. Kagami s'approcha lentement pour prendre appui sur le matelas et surplomber celui qui allait devenir son amant, sans le moindre doute. Ils s'embrassèrent encore, comme des affamés, rendus complètement fous par le plaisir que leur procurait le corps de l'autre. Mais il y avait autre chose qui commençait à les préoccuper. Leurs érections prisonnières de leurs pantalons devenaient douloureuses et les frottements n'arrangeaient rien. Kagami se mit à embrasser et lécher la peau du cou et de la poitrine sous la respiration erratique d'Aomine qui ne s'était jamais retrouvé dans la position de celui qui subit. Mais ça ne lui déplaisait pas. Une plainte lui échappa lorsqu'il sentit une langue mutine se délecter de la chair érigée de son torse.
A nouveau, la peur le prit lorsqu'il sentit la main de Taiga s'insinuer dans son sous-vêtement. Il se crispa et Kagami s'arrêta. Surpris par sa propre audace alors que c'était la première fois qu'il touchait un corps masculin autre que sien, il leva les yeux vers son amant et vit la crainte dans son regard. Il décida pourtant de poursuivre sa caresse avec une infinie délicatesse et Daiki sursauta sous le violent plaisir qu'il éprouva. Encouragé par sa réaction, Taiga finit de lui ôter son vêtement et se débarrassa du sien. Il rampa sur lui pour l'embrasser encore. Le contact de leurs peaux nues fit exploser un feu d'artifice dans leurs corps et leurs têtes.
- Sois indulgent… c'est la première fois que je fais ça…
- T'es pas obligé…
- J'en ai envie…
- J'ai confiance en toi…
Kagami recommença ses baisers et ses caresses aussi lentement qu'il le pouvait. Il ne voulait pas que Daiki se crispe à nouveau. Il se reput de la peau brulante et humide d'une sueur salée qu'il trouva délicieuse. Sa joue heurta le sexe dressé où il déposa un baiser arrachant un long gémissement de plaisir à Aomine.
- Putain… Taiga…
Kagami sourit et s'enhardit dans ses caresses pour finir par le prendre totalement en bouche. Daiki se raidit et un râle profond sortit de sa gorge. Machinalement, il enfouit ses mains dans les mèches écarlates. Il fut profondément ému par la douceur dont faisait preuve son amant. Mais après quelques minutes, il sut qu'il ne tiendrait plus très longtemps et il voulait lui aussi se repaitre de ce corps qui lui faisait tellement envie. Il se redressa, passa sa main sous le menton de Kagami et le souleva pour l'embrasser. Il en profita pour le renverser sur le dos et s'allonger sur lui.
- Je n'aurais pas cru que ça puisse être si bon, murmura-t-il entre deux baisers. Encore mieux qu'avec une fille.
- T'en as connu beaucoup ?
- On s'en fout… A mon tour…
Et pour l'empêcher de parler encore, Aomine fit pression avec son bassin. Ils gémirent de concert tandis que Daiki s'employait à torturer délicieusement son amant. Ses doigts brulaient la peau là où ils se posaient, sa langue traçait des rivières de feu et tourna autour du nombril. Kagami devenait fou. C'est vrai que c'était mieux qu'avec une fille. Jamais aucune de celles qu'il avait connues – même si elles n'étaient pas si nombreuses que ça – ne lui avait fait ressentir un tel plaisir. A cet âge, on n'a pas vraiment d'expérience. On fait les choses simplement, d'instinct. Il sentit la joue de Daiki contre son sexe et se redressa sur les coudes. Il voulait se voir disparaitre dans cet écrin chaud et humide. Mais cette vision et la sensation qu'il éprouva faillit avoir raison de sa résistance. Sa respiration s'accéléra, sa gorge s'assécha, son corps se tendit comme un arc mais il ne voulait pas céder.
Il se contorsionna et se plaça tête-bêche avec Daiki. Dans cette position, ils pouvaient se donner du plaisir mutuellement. Ce qu'ils firent longuement et passionnément. Après tout, l'un et l'autre savait ce que son compagnon apprécierait. La chambre s'emplit de plaintes lascives et de gémissement sensuels. Chacun avait plaqué ses mains sur les fesses de l'autre pour mieux maintenir le rythme qui s'accélérait lentement. Mais quand Aomine s'aventura vers son intimité, Kagami se raidit.
- Je… je suis pas encore prêt, murmura-t-il, comme pour s'excuser.
- C'est pas un problème… moi non plus de toute façon…
Ils revinrent dans les bras l'un de l'autre pour s'embrasser et se caresser encore et encore, roulant sur le lit, se repaissant du corps et des cris de l'autre. Soudain, Kagami chevaucha son amant et prit leurs sexes dans sa main. Daiki cria et son corps s'arqua. Il ne s'attendait pas à ça. Il se redressa dans un reflexe et Taiga poursuivit sa caresse. Leur corps-à-corps devenait de plus en plus frénétique. La tête renversée en arrière, Aomine griffa le dos de Taiga de haut en bas et feula son prénom quand le plaisir ultime le dévasta alors que Kagami cogna son front sur son épaule, le souffle bloqué, les muscles tétanisés, les faisant basculer tous les deux sur le matelas.
Lentement, ils se détendirent et reprirent leurs esprits tout en se caressant tendrement. Qui aurait pu croire que ces deux monstres de combativité sur un terrain de basket étaient capables de douceur et de délicatesse ? Et pourtant c'était le cas.
- J'ai toujours aimé les filles aux poitrines généreuses, mais toi tu me fais un effet pas possible, confia Aomine en déposant un baiser sur le front de son amant.
- Toi aussi tu me rends fou. Mais y a un truc auquel on n'a pas pensé.
- Quoi donc ?
- Eh bien… si on poursuit notre relation…
- Tu veux qu'on arrête ? sursauta Daiki.
- Non, non ! Pas du tout ! Laisse-moi finir, le rassura Taiga, surpris par la pointe craintive qu'il avait entendue dans sa voix.
- Vas-y ?
- Si on continue, sur le terrain ça va pas être évident. Il faudra faire la part des choses. Tu t'en sens capable ?
- J'en sais rien… On verra quand on y sera…
- Comment tu peux être aussi insouciant ! C'est important ! Il faut qu'on en discute ! s'énerva Taiga.
- Pas maintenant ! C'est pas le moment ! s'écria Aomine en roulant sur son amant. Pour l'instant j'ai autre chose en tête… ajouta-t-il en embrassant Kagami.
Sans encore franchir le cap de l'union charnelle, ils s'aimèrent avec passion et respect une bonne partie de la nuit avant de s'endormir de fatigue. Le lendemain, à leur réveil, Taiga prépara un rapide petit-déjeuner tandis que Daiki appelait ses parents pour les prévenir qu'il passait les derniers jours des vacances chez son ami et qu'il viendrait dans la journée prendre quelques affaires.
- Avec le métro j'en ai pour une heure maximum, dit-il à Taiga.
- Prends ton temps. Je vais aérer la chambre et ranger un peu. Je crois que la femme de ménage passe aujourd'hui.
- On aura qu'à sortir quand elle sera là pour pas la gêner.
- Si tu veux… On ira sur le terrain.
- Ça m'va. J'y vais, à tout à l'heure.
Aomine déposa un baiser gourmand sur les lèvres de Kagami et s'en alla. Une heure plus tard, il était de retour avec un sac. Ils déjeunèrent tranquillement, mais Taiga remit cette histoire de matchs sur le tapis.
- Le championnat commence peu après la rentrée, disait-il.
- Je sais et on risque de se retrouver face à face rapidement.
- Honnêtement, je sais pas comment je vais réagir en face de toi.
- On doit faire la part des choses comme tu l'as dit et je suis d'accord, déclara Aomine. On ne saura si on est capable de le faire que lors de notre premier match. Mais il y a une chose dont je suis sûr.
- Quoi donc ?
- Je ne me retiendrai pas parce que c'est toi. Bien au contraire. J'ai progressé en Amérique et toi aussi. Pas question que je ne mette pas en pratique ce que j'ai appris et je sais que pour toi c'est pareil.
- Bien sûr. Mais le basket doit rester sur le terrain. En dehors de notre relation. Si on veut que ça tienne la route, on ne doit pas le laisser se mettre entre nous.
- Taiga…, commença Aomine d'une voix hésitante qui ne lui ressemblait pas. Je veux que ça marche toi et moi, et je suis sûr que toi aussi. Je ferai tout ce qu'il faut pour ça…
- Tu deviens sentimental ? plaisanta Kagami.
- Ce que j'éprouve pour toi c'est… c'est confus, commença-t-il sans relever la remarque pour la première fois, mais c'est fort… très fort et je ne veux pas laisser passer une chance d'être… heureux. Tu comprends ? Je suis bien avec toi…
Kagami était stupéfait. Si ça, ce n'était pas une déclaration, ça y ressemblait beaucoup. Il se leva, fit le tour du comptoir et prit Daiki dans ses bras.
- Je ressens exactement la même chose, lui souffla-t-il à l'oreille. Moi aussi, je ferai tout ce qu'il faut pour que nous deux ça marche.
Lorsque la femme de ménage arriva, ils lui laissèrent le champ libre et allèrent jouer sur le terrain près de chez Kagami.
- Je peux te demander un truc ? fit Aomine alors qu'ils marchaient.
- Quoi donc ?
- Pourquoi tu m'as proposé ce voyage ? Sérieusement.
- Ben quand j'en ai parlé de tes cours à Kuroko, expliqua Taiga, il m'a dit que je devais trouver quelque chose pour te motiver. C'est l'idée qui m'est venue parce que je savais que tu l'apprécierais à sa juste valeur.
- Tu aurais pu le dire à quelqu'un d'autre.
- Mais c'est à toi que je donnais des cours. Et puis à part toi et moi, tu en connais d'autres qui auraient tenus le coup face à ces gars ? Le street basket c'est pas fait pour les tendres !
-Ouais… c'est juste…
Arrivés sur le terrain, ils se donnèrent à fond, mettant en pratique ce qu'ils avaient appris aux Etats-Unis. Et si Aomine était toujours meilleur que Kagami, l'écart qui les séparait n'était plus aussi grand qu'avant. Surtout lorsqu'ils se rapprochaient pour s'embrasser…
Fin.
(1) "Faire tapis" ou "Etre à tapis" : expression qui signifie qu'un joueur mise la totalité de ses jetons ou de son argent.
Réponses aux Guest après le terme de l'histoire.
Chloroforme : merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette histoire. Je suis contente qu'elle t'ait plu ainsi que mon style. J'espère à bientôt sur d'autres textes. Kiss. Caro.
We are crazy : merci pour ton commentaire. Je suis comme toi lorsque je veux écrire sur un couple, je lis un peu ce qui se fait. Si tu écris sur ces deux-là je serai parmi tes lectrices. Je suis contente que tu aies aimé, vu que c'est ma première fic dans ce fandom. J'espère te lire bientôt à mon tour. Kiss. Caro.
