Tempérance scruta le moindre recoin de la cave dans l'espoir de trouver un éventuel indice, si tenté qu'il en existait bien un. Apparemment, non. Malgré la détermination dont elle faisait preuve, Brennan était loin d'être une idiote et elle savait qu'après quinze heure de recherche intensive dans un endroit clos de huit mètre carré, il y avait peu de chance qu'un détail lui eut échappé, ce qui par la suite se révèlera exacte.
"C'est étrange, lui fit
Camille, habituellement le lieu du crime regorge d'indice. Une idée
sur la question ?
-Je ne sais pas, avoua Temperance, à moins
que...
-A moins que quoi ?
-Je ne suis pas sûr.
-Dites
toujours, au point où l'on en est.
-Il pourrait s'agir d'un
médecin, voire d'un anthropologue.
-Un médecin qui se
reconvertit dans le crime ? Souligna Camille, perplexe.
-Ces
meurtres sont trop parfait et puis n'oublions pas le doigt, riposta
Brennan.
-La recherche prime et parfois certains sacrifices sont
nécessaires...
-Que voulez-vous dire ?
-Connais-tu la faculté
de médecine de Montréal ?
-Bien sûr.
-Ce ne sont que des
rumeurs mais il semblerait que des chercheurs aient mit au point un
système permettant de créer une partie complète du corps humain,
notamment les doigts.
-Alors tu penses que...
-Cela me semble
même évident." Conclût Camille.
Temperance se mordit la lèvre, septique. L'idée n'était pas mauvaise, loin de là, mais elle semblait si irréelle, comme sortit tout droit d'un conte de fée. Si cette supposition s'avérait juste, alors l'enquête serait finit. Cela lui semblait facile. Trop même. Et puis Seeley dans tout cela ? Il était partit enquêter sur un célèbre gang de Los Angeles, Mala Salvatrucha et Brennan avait beau se creuser la tête, elle n'arrivait pas à établir un lien entre la fac de Montréal et ce gang de Los Angeles.
Camille soupira tout en jetant un regard réprobateur à Tempérance qui malgré ledit regard continuait de débiter arguments, menaces et autres semblant de phrases plus ou moins trancriptibles à un agent du FBI qui ne savait plus où se mettre. Les deux anthropologues se trouvaient dans le bureau d'un certain agent McDougal, un quadragénaire à l'haleine de phoque et au caractère facilement irritable. Stéréotype même de l'homme divorcé qui voyait ses gosses deux fois par an et dont l'ex-femme avait ré-épousé un homme riche et séduisant, possédant également toutes les qualités que l'agent ne disposait pas,-comme l'avait judicieusement souligné Tempérance à l'oreille de Camille-, murmurant bien trop fort pour cela échappe à McDougal. Ce-dernier avait gratifié les deux femmes d'un regard noir qui en disait long sur l'amour qu'il portait aux commérages féminins.
"Je
suis désolé mais votre travail s'arrête là ! Répéta-il pour la
énième fois. Sans corps, vous devenez inutile pour l'avancée de
l'enquête.
-Je travaille avec l'agent Booth, répliqua
Tempérance. Je connais sa façon de résonner et mes connaissances
sur le comportement humain vous seront d'une aide précieuse.
-Je
ne vois pas en quoi l'étude du comportement humain aide dans la
recherche de personne disparues car justement, avec sa qualité de
disparu, je doute fort que vous soyez en mesure d'étudier la manière
dont l'agent Booth remue le petit doigt.
-Je ne parlais de pas de
Booth, mais de ces ravisseurs !
-Encore faudrait-il connaître
l'identité de ces dits ravisseurs, rétorqua l'agent.
-Justement
! Présentez-moi les suspects et je pourrais déterminer...
-D'après
Booth, l'interrogatoire n'est pas votre fort, coupa t-il avec une
pointe d'amusement.
-Il a dit ça ? Fit Tempérance à la fois
surprise et indignée. Camille ! Continua t-elle à l'adresse de
cette-dernière avec un semblant de désespoir.
-Compte pas sur
moi" répondit-elle
Brennan grogna et, sans demander son reste, elle quitta le bureau. Finalement, elle allait devoir se débrouiller seule...
Blanc. Je ne distinguais rien d'autre à part ce maudit blanc. Je levai ma main droite et je la postai face à mon visage. Je ne la voyais pas. Un spasme glacé me secoua et mes cheveux s'hérissèrent sur ma nuque. J'étais aveugle. La panique m'envahissait et je commençais à haleter. Bon sang, vieux, ressaisis-toi ! Soudain, un grand fraca résonna à ma droite et des fragements glacés se logèrent dans ma bouche. Machinalement, j'avalai ma salive. Une douleur fulgurante me déchira alors la gorge et du sang envahit ma bouche. C'étaient des éclats de verre et comme un con je les avais avalé...
