Bonjour à tous. Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour les fautes d'orthographe (merci Askadelya ) . Ce chapitre est dans la continuité des deux précédents.
Merci à Askadelya et à Alyceis pour leurs reviews.
PS : Je vous encourage à prendre la plume, dans le cas présent un ordinateur et une page Word.
Merlin
Le retour de l'île des Bénis leur avait prit deux jours. Gaius était encore faible après ce qu'il avait vécu. Il avait failli mourir après tout. Merlin avait vaincu Nimueh, il n'en revenait toujours pas. Était-il aussi puissant? Il ne se sentait pas particulièrement fort pourtant. Qui aurait cru qu'avec son corps maigre et ses grandes oreilles il tuerait l'une des plus redoutable sorcières de ce siècle. Certainement pas lui. A vrai dire, il ne pensait pas survivre à cet affrontement. Dieu soit loué, il était enfin débarrassé d'elle. Après tout ce qu'elle leur avait fait subir, ce n'était que justice. Un poids en moins pour ses épaules.
Malheureusement, un autre poids prit la place vacante : Arthur. Merlin avait été odieux avec le jeune homme. Avec le recule, il en avait honte. Le stresse et la peur l'avaient fait réagir de manière démesuré. Certes, il le méritait mais le prince n'avait pas foncièrement été plus insupportable que les autres jours au final. Arthur s'inquiétait juste pour lui, il le savait. Ces derniers temps, le prince était plus attentif envers lui. Pas de manière consciente, non, il faisait juste attention à sa manière de lui parler. A l'occasion, il lui demandait même conseil. Cela ne l'empêchait pas de lui confier les pires corvées du château mais au moins il y mettait la forme.
La première fois, cela avait surprit le sorcier. Ils rentraient à peine du labyrinthe de Gedref où Arthur avait faillit trépasser. En tout cas, c'est ce que Merlin avait cru. Il avait eu la peur de sa vie. Parfois, dans ses cauchemars, il revoyait le prince s'écrouler sur les rochers. Arthur n'était peut-être pas mort ce jour là mais Merlin considérait cet événement comme un échec personnel. Il avait échoué à le protéger. Cela ne devait plus jamais se produire quitte à assommer Arthur et à prendre sa place.
Le retour à Camelot s'était passé dans le calme. Arthur répondait à ses questions mais n'alimentait pas la conversation de lui-même. Merlin avait mis ça sur le compte du somnifère et n'y prêta pas particulièrement attention sur le moment. Pourtant, le soir même, Arthur l'avait convoqué dans sa chambre pour lui demander si ça le dérangeait de l'accompagner à la chasse le lendemain matin. Merlin avait ouvert des yeux grands comme des meules de foin. Depuis ce jour là, Arthur prenait en compte son opinion, pas pour tout, bien sur….. Malencontreusement mais il y avait une amélioration notable. C'était un petit rien qui donnait de l'espoir à Merlin, qui lui prouvait qu'Arthur avait de la considération pour son avis, même si cela ne concernait que la couleur de sa chemise ou sa manière de se coiffer.
La nuit tombée, ils s'étaient arrêtés dans un petit village. L'auberge était vétuste mais ça leur avait permit de ne pas dormir à la belle étoile. Pas que cela le dérangeait d'accoutumé mais Gaius se faisait vieux. Il ne l'imaginait pas dormir à même un sol remplit de branches et de cailloux. Il ne l'aurait pas toléré de toute manière.
Ils avaient reprit la route au petit matin. Gaius en profitait pour lui faire un cours sur les différents arbres qu'ils croisèrent sur leur chemin. Merlin ne l'écouta que d'une oreille.
-Tu me parais bien songeur, lui avait dit Gaius.
Il avait nié, juré qu'il était juste fatigué pourtant c'était vrai. Merlin redoutait son retour au château. Arthur pouvait être si rancunier par moments. Il allait devoir s'excuser platement s'il souhaitait rester serviteur du prince Arthur. Plus Camelot se rapprochait, plus Merlin avait envie de faire demi tour. Il doutait qu'Arthur lui pardonne si facilement cet éclat de voix. Il ne lui restait plus qu'a prier pour que le prince soit magnanime. Hélas, Merlin était loin de se douter que ce ne serait pas le cas.
Arthur était posté devant la fenêtre à droite de son lit comme à son habitude. Il adorait cette vue. La ville s'étendait sous ses pieds, grouillante d'animations. Pourtant, Arthur était loin de partager leurs préoccupations. Merlin avait disparu. Malgré leur dispute, il s'était attendu à le voir s'excuser le lendemain matin. Il s'était trompé. Merlin n'était jamais venu. La boule dans sa gorge avait immédiatement refait son apparition. Il n'avait pas fallu attendre qu'on lui dise que son serviteur était introuvable pour cela. Où était-il ? Avec la robe rouge ? Arthur soupira lourdement. Il était pitoyable. Il n'avait pas quitté cette vue de la journée, ni n'avait pas touché à la nourriture qu'on lui avait apporté, trop anxieux pour avaler quoique ce fut. Il avait même éconduit son père lorsque celui-ci lui avait proposé de dîner en sa compagnie. Il restait juste là, les yeux dans le vague. Il n'avait envie de rien. Ou plutôt si. Il voulait qu'on lui rende Merlin. Gwen était venue lui dire que Gaius avait tout autant disparu. Se pourrait-il qu'il se soit lancé à la poursuite de son disciple ? Il l'espérait de tout cœur. Si une personne pouvait raisonner Merlin, c'était bien lui.
Gwen avait changé son bandage dans l'après-midi faute de médecin disponible. Ils n'avaient plus abordé la conversation de la veille. A quoi bon de toute façon. Elle avait essayé de lui remonter le moral. Paine perdue. Rien ne put le dérider de la journée.
Au matin, Arthur en était venu à une conclusion. Il devait aller le chercher. S'il n'avait été blessé, il serait déjà parti depuis belle lurette. Gaius n'avait pas son talent pour traquer une proie. Lui arriverait à le retrouver et à le ramener. Il était prêt à tout pour cela. Il avait à peine fermé l'œil de la nuit et son épaule lui faisait encore mal mais il irait. Il finissait péniblement de sangler son épée autour de sa taille, assis sur son lit, lorsque la porte claqua contre le mur. Son père entra d'un pas volontaire. Selon son expérience, cela n'augurait rien de bon pour lui. Uther ne lui laissa pas le temps ne fusse que de se lever.
-As-tu décidé de me tuer ?
Arthur ne comprit pas du tout de quoi il parlait dans un premier temps.
-Comment cela père ?
-On m'a rapporté que tu n'as rien mangé de la journée hier. Dois-je te rappeler que tu as été blessé. On t'a cru condamné et toi tu refuse de t'alimenter.
Arthur sourit.
-Je n'ai tout simplement pas faim.
Ce n'était pas la stricte vérité. Il sentait la faim en lui mais dans son état il n'aurait rien pu avaler, il le savait d'avance. A quoi bon tenter l'expérience.
-Force-toi dans ce cas. Je vais faire apporter un plateau sur le champ.
-Ce n'est pas la peine père, je ne reste pas….
C'était sorti tout seul. Il était un homme mort tout compte fait. Uther le dévisagea un instant, analysant ce que son fils venait de lui dire. Comment ça il ne restait pas ? Il était en convalescence. Il était hors de question qu'il sorte, ne fusse que dans la ville. Le regard du Roi se posa sur l'épée à sa ceinture. C'est décidé, Arthur était mort et enterré.
-Et où comptes-tu te rendre, je te prie ?
Oulà. Son père était en colère. Comment lui expliquer qu'il partait à la recherche de son serviteur sans le contrarier d'avantage ? Euh….
-Je….
-Tu ?
Vite, quelque chose. N'importe quoi.
-Je me rends chasser avec Sir Léon. Il m'a demandé tout à l'heure de l'accompagner traquer le sanglier. Je comptais profiter du beau temps pour…..
-Et la vérité ? J'ai envoyé Sir Léon hier porter la nouvelle de ton rétablissement à nos vassaux.
Arthur soupira. Il était grillé. Tant pis. Il était au pied du mur. Son père voulait la vérité, il allait l'avoir. Toute fois, Arthur doutait qu'il l'apprécie. Il répondit au Roi d'une petite voix.
-Je me rendais à la recherche de Gaius. Il a disparus depuis hier.
Après tout, il ne mentait pas. Il lui cachait juste une partie des faits.
-Cela est fâcheux compte tenu de ton état mais ne t'inquiète pas, je suis sur qu'il finira par rentrer tôt ou tard.
Il n'y avait aucun doute que le médecin rentrerait. La question qui préoccupait le prince était : allait-il être accompagné de son serviteur ou serait-il seul ?
Uther rebroussait déjà chemin lorsqu'Arthur intervint à nouveau.
-Merlin a disparu.
-Ton serviteur ?
-Oui. Il est introuvable depuis hier, comme Gaius.
-Voilà qui est inadmissible, s'offusqua Uther en se tournant vers son fils.
En quoi l'absence de Merlin était-elle plus intolérable que celle de Gaius qui était sensé le soigner ? Il devait calmer son père à tout prix avant que celui-ci décide de faire pendre le jeune homme.
-C'est de ma faute. Nous nous sommes disputés il y a deux jours. Il n'est pas revenu depuis lors.
-Et bien voilà une bonne chose.
Une bonne chose ? Comment la disparition de Merlin pourrait-elle être une bonne chose ?
-Cela te permettra d'en changer. Tu mérite mieux qu'un serviteur qui se permet de donner son opinion et qui quitte son poste sans prévenir alors que tu as le plus besoin de lui.
Oh, oui. Il avait besoin de lui mais pas parce qu'il était blessé.
-Vous ne comprenez pas, père. Je ne veux pas d'un autre serviteur.
Le Roi le dévisagea à nouveau, les yeux pénétrants. Arthur détourna les yeux, mal à l'aise. Que voulait dire ce regard appuyé ?
-Il me semble que tu es fort proche de ce jeune homme. Je me trompe ?
Son père savait. Oh mon dieu. Il avait comprit qu'il avait besoin de lui. Il fallait qu'il réagisse rapidement et calmement.
-Non, pas vraiment. Merlin est juste compétant dans ce qu'il fait. C'est assez rare de nos jours pour que je veuille le garder.
Mensonges. Il venait de mentir à son père pour Merlin. A vrai dire, non. Il venait de mentir pour lui-même, pour pouvoir garder son serviteur à ses côtés.
-Il vaut mieux que ce soit le cas. Je serais désolé de devoir le bannir du royaume pour un comportement ou des gestes déplacés.
-Je vous garantis que ce n'est pas le cas. Sans cela, je l'aurais renvoyé moi-même.
Uther sortit de la chambre de son fils, non sans lui lancer un dernier regard septique. Mensonges ! Il n'avait fait que cela lors de cette conversation. C'était le contraire en réalité. Arthur recherchait constamment l'avis de son serviteur. D'ailleurs, il n'avait rien à faire pour cela. Merlin ne se privait pas pour lui dire ce qu'il pensait vraiment. Bien sur, il arrondissait les angles, le déguisant sous forme de conseils qu'Arthur s'empressait de ne pas suivre.
Cela ne changeait rien à la situation. Son père savait ce qu'il ressentait. Il allait devoir se montrer prudent lorsque Merlin serait de retour. Sans cela, Merlin serait exilé. Arthur allait devoir instaurer une certaine distance entre eux, au moins le temps que son père soit rassuré. C'était la meilleure chose à faire pour tout le monde, pour lui.
Arthur serra la mâchoire, menton en avant. C'était bien beau tout ça mais il se retrouvait à nouveau coincé dans sa chambre à devoir attendre. Dieu, ce qu'Arthur haïssait être prince parfois. Aujourd'hui en était l'exemple parfait.
Voilà, ils étaient arrivés. Merlin aida Gaius à descendre de cheval. Il l'accompagna ensuite jusqu'à ses quartiers. Il avait besoin de se reposer.
Gwen les y attendait. La jeune femme se jeta immédiatement à leurs cous.
-Du calme Guenièvre. Tu m'étouffe, se plaignit Gaius en essayant de la faire lâcher prise.
-Dieu merci, vous êtes enfin rentrés.
-Pourquoi ? Que se passe-t-il ? le questionna Merlin, alarmé par l'attitude de la jeune fille..
Était-il arrivé quelque chose à Arthur durant son absence ? Il avait pourtant quelques jours de répits d'ordinaire entre chaque monstre s'attaquant au prince.
-C'est Arthur. Il refuse de manger. Il passe son temps à contempler l'horizon dans sa chambre. Je ne sais plus quoi faire. Personne ne sait ce qu'il a. Je vous en prie Gaius, faite quelque chose.
-Ne t'en fais pas Gwen. Tout va s'arranger.
-Mais….
-Je te le promets. Retourne travailler et ne te préoccupe plus de rien.
Pourquoi Merlin était-il le seul à douter que la situation s'arrange ?
Gwen sortit, mi figue mi raisin. Gaius se tourna directement vers lui.
-Que s'est-il passé avec Arthur ? Que lui as-tu dit pour le mettre dans cet état ?
-Quoi ? Mais rien. Pourquoi serait ce de ma faute ?
-Parce que c'est souvent le cas lorsqu'il s'agit d'Arthur. Maintenant, va lui chercher de quoi manger et excuse toi !
-Gaius…
-C'est un ordre, Merlin. Et change de chemise si tu ne veux pas l'alarmer.
Le jeune homme soupira lourdement. Ca ne servait à rien de discuter. Merlin alla se changer. Il fit ensuite un crochait aux cuisines avant de prendre la direction de la chambre princière. Sur le trajet, le jeune sorcier décida qu'il valait mieux faire profile bas avec le prince. Il toqua à la porte mais personne ne lui répondit. Curieux. Gwen leur avait pourtant affirmé qu'Arthur s'y trouvait.
Merlin poussa précautionneusement la porte, le plateau en équilibre sur un bras. Effectivement, Arthur se trouvait là, tel que Gwen l'avait décrit. Que pouvait-il bien regarder de si fascinant ?
Merlin s'approcha de la table. C'était le moment ou jamais pour entamer la conversation.
-Arthur, à table. Votre dîner est prêt.
Arthur se retourna directement. Ces yeux. Merlin fut choqué par le regard du prince. Il n'arrivait pas à en comprendre le sens. Il n'en eut pas l'occasion. Merlin eut tout juste le temps de déposer le plateau sur la table qu'Arthur était déjà à ses côtés. Le prince entoura le jeune homme de son bras valide et le serra contre lui. Dire que Merlin fut surpris est un euphémisme. Lui qui s'attendait à devoir batailler contre la colère d'Arthur, se retrouvait avec celui-ci contre lui. Ce dernier, loin de le libérer, nicha sa tête dans son cou. Merlin était perdu. Qu'était-il sensé faire ? Il fit la seule chose qui lui vint à l'esprit : il serra Arthur contre lui à son tour. Merlin se sentit bien, tout à coup. Il n'aurait pas à s'excuser de sa crise. Arthur ne lui en voulait pas. C'était inespéré.
Il sentit plus qu'il ne vit Arthur soupirer d'aise. Son soufle dans sa nuque lui hérissa tous les poils du corps. Quelle sensation étrange. Arthur du le sentir parce qu'il s'écarta vivement de lui.
Le prince fit quelques pas dans la pièce pour s'écarter de son serviteur. Son regard le fuyait.
-Depuis quand es-tu rentré ?
A la grande surprise de Merlin, Arthur ne l'interrogea pas sur son absence.
-A l'instant. J'ai escorté Gaius dans ses quartiers et je suis venu.
-Bien.
-Arthur ? Puis-je vous demander pourquoi vous vous laissez mourir de faim ?
-Tu peux mais je ne suis pas sur de te répondre.
Merlin sourit. Arthur ne changerait jamais. Il était rassuré. Le prince irait mieux à présent, il le savait.
-Dois-je vous couper votre dîner en petits morceaux ?
-Ca ira, Merlin. Tu peux disposer.
-Bien Sire, répondit le jeune homme avant de se diriger vers la porte.
-Oh, Merlin ?
-Oui ?
-Ne me refais plus jamais ça. Maintenant va te reposer. Je te veux en forme demain matin à la première heure.
Merlin lui sourit et sortit sans répondre. Qu'y avait-il à rajouter ? Merlin avait eu raison, Arthur s'était inquiété pour lui. Sa réaction était quand même un peu démesuré, non ? Quoiqu'il en soit, il était soulagé. Tout était redevenu comme avant. Tout irait bien.
Arthur
Arthur n'y croyait plus. C'était la fin. Merlin ne rentrerait plus. Deux jours que Merlin était parti, deux jours horribles. Arthur avait envie de pleurer toutes les larmes de son corps. Il n'arrivait pas à concevoir un futur sans Merlin à ses côtés. Lorsqu'il serait rétabli, il partirait à sa recherche. Il devait s'excuser pour son attitude. Bien sur, il était loin d'être en état d'entamer un tel voyage. Il n'avait pas mangé depuis deux jours et encore moins dormi. Et puis, qui sait où Merlin se terrait. Arthur ne comprenait pas pourquoi il réagissait de la sorte. Il ne voulait pas comprendre. Il se contentait de rester debout, appuyé contre l'encadrement de sa fenêtre à contempler le paysage.
Quelqu'un toqua à sa porte. Une énième personne cherchant à le dérider, à le faire, manger, à le faire sortir de cette pièce. A quoi bon ? Il ne répondit pas. Ils allaient bien finir par se lasser avec le temps. Le gêneur entra en silence. En voilà au moins un qui le laissait tranquille.
-Arthur, à table. Votre dîner est prêt.
Cette voix ! Il connaissait cette voix. Il avait prié pour l'entendre à nouveau. Arthur se retourna vivement. Personne n'avait réussi à l'écarter de là depuis deux jours et ces quelques mots suffirent à l'en déloger. Arthur n'en croyait pas ses yeux. Merlin était devant lui, un plateau à la main comme si de rien n'était. C'était trop beau pour être vrai. C'était une illusion. Il fallait qu'il vérifie s'il était réel ou le fruit de son imagination. Arthur s'avança vers lui. Il aurait couru s'il en avait eu la force. Il fallait qu'il le touche, il en ressentait le besoin. C'était viscéral.
Arthur envoya son orgueil baladé. Il saisit Merlin par le cou et le serra aussi fort qu'il le put. Dieu que c'était bon de le sentir contre lui. Il nicha sa tête tout contre celle de Merlin. Arthur en profita pour respirer l'odeur du jeune homme. Une senteur indéfinissable mais tellement enivrante. Oui, il était bien là. Le cœur d'Arthur manqua un battement lorsque son serviteur l'entoura de ses bras. Merlin ressentait-il la même chose que lui à cet instant ? Il ne peut s'empêcher de soupirer d'aise.
Oh non ! Arthur sentit son corps réagir contre celui du jeune homme. Il fallait qu'il s'écarte au plus vite. C'était embarrassant comme situation. Arthur lâcha Merlin et s'éloigna à l'autre bout de la pièce. Il avait honte de sa réaction. Jamais il n'avait imaginé que cela puisse se produire. Bien sur, comme tout jeune homme, cela s'était déjà produit. Dans son lit, en rêvant d'une charmante demoiselle. Pas contre un autre garçon. C'était anormal. Arthur n'avait au grand jamais entendu parler de ce genre de réaction. Il devait faire quelque chose pour ne pas éveiller les soupçons de son serviteur. Merlin était toujours dans la pièce après tout.
-Depuis quand es-tu rentré ?
Cette question fut la première qu'Arthur s'était posé dès qu'il réalisa que son serviteur était bien de retour.
-A l'instant. J'ai escorté Gaius dans ses quartiers et je suis venu directement.
-Bien.
-Arthur ? Puis-je vous demander pourquoi vous vous laissez mourir de faim ?
-Tu peux mais je ne suis pas sur de te répondre.
Comment lui expliquer ce qu'il ne comprenait pas lui-même ? Il en était incapable. Arthur fondit devant le sourire de Merlin.
-Dois-je vous couper votre dîner en petits morceaux ?
Alors comme ça il se permettait de le taquiner ?
-Ca ira, Merlin. Tu peux disposer.
-Bien Sire, répondit le jeune homme avant de se diriger vers la porte.
-Oh, Merlin ?
-Oui ?
-Ne me refais plus jamais ça. Maintenant va te reposer. Je te veux en forme demain matin à la première heure.
Son serviteur était sortit. Arthur s'était assit et avait commencé à manger, son appétit ayant mystérieusement fait sa réapparition. Il ne savait pas ce qu'il lui avait prit, tant l'accolade que….le reste. Il l'avait vu là, en face de lui, après l'avoir tant souhaité. Il n'avait pas pu s'en empêcher. Et le résultat avait été déstabilisant. Plus jamais cela ne devrait se produire. Jamais.
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