Hey !

Comme je l'avais déjà dit, les chapitres sont plus courts alors je posterai plus vite ;)

Réponse aux reviews (je n'ai pas beaucoup de temps alors cette fois ce sera seulement ceux à qui je n'ai encore jamais répondu) :

Miss Devil : Merci beaucoup ! Oui, au fond Krys est une gamine hein... faut pas se mentir x) J'ai écouté la chanson ! Et je t'avoue que j'ai été vraiment surprise. Ça ressemble tellement aux sentiments de Krys dans Under the iron, lorsque Law mentait, la trahissait... Wow. Splendide. Merci !

x-lilix-x : En 3 heures ?! Mais tu l'as dévoré :O C'est pas si grave, tu te rattrapes maintenant. Puis j'avoue que moi aussi, avant de commencer à poster des fics, je laissais pas un seul commentaire, et pourtant des histoires sur le site j'en lisais des tonnes ! Bref, tu as bien raison de te demander comment va se développer sa haine ^^ En amour, peut-être ? Qui sait... .

Sur ce, bonne lecture et laissez-moi un petit commentaire à la fin s'il vous plaît !


Do you wanna sleep with me, little lion ?


Exactement deux heures après que la nuit fut tombée, elle se coucha sur son lit. La musique pouvait encore résonner dans son esprit et d'ailleurs, elle n'oubliait rien de cette soirée de débauche. Une fête immonde. Mais en voyant leurs sourires, elle avait compris que c'était cette exhibition qu'ils aimaient. Alors elle avait tourné les yeux vers son maître, par curiosité, uniquement pour voir s'il était aussi friand que ces hommes de toucher les corps qui s'offraient librement à leurs mains. Mais il restait confortablement installé sur le divan, un verre d'alcool entre les doigts, les jambes écartées. Krys s'était alors assise à côté de lui. Il n'avait rien dit. Et elle était restée sous son bras toute la soirée.

La jeune fille ferma ses paupières. Elle regrettait de s'être assoupie durant la fête car maintenant elle ne trouvait plus le sommeil, et avait beau se retourner encore et encore dans ses couvertures, les foutus gémissements de ces porcs et de leurs putains lui emplissaient la tête. Elle se cacha sous un oreiller en priant pour que ça cesse. Elle ne saurait l'expliquer, mais tout à coup, elle se mit à penser au flamant, ou plutôt à ses appartements. Avec un peu de chance, les murs y étaient plus épais.

Elle quitta discrètement son lit, puis sa chambre. Son pied gauche, nu sur le sol froid, la faisait frissonner. Elle se cala contre le mur en arrivant près de la porte de son maître et ouvrit tout doucement la poignée. La pénombre ne lui permit pas de tout voir, mais elle pouvait distinguer sa longue silhouette musclée sous la couverture, et entendait également des râles de plaisir. Krys referma la porte sans plus se questionner sur ces sons aigus. Elle s'approcha du lit, et une femme à demi-nue surgit de sous la couette. Elle se mit à crier.

-Mais qu'est-ce que tu fais là toi ?

-Euh... je...

-Tu vois pas que tu nous déranges ? vociféra-t-elle.

La cyborg releva les yeux vers Doflamingo, pas plus vêtu que cette femme. Il esquissa un bref sourire.

-Rhabille-toi et dégage.

-Tu es sourde ? Il t'a dit de partir ! ricana la harpie.

Krys se retournait déjà vers la sortie quand une lumière jaune et chaude illumina ce coin de la pièce : c'était une bougie sur la table de chevet, que le blond avait faite allumer par la nuiteuse.

-Doffy ! Mais pourquoi tu me contrôles ?

Il lui indiqua sans ménagement la sortie du menton. Par crainte de l'avoir mis en colère, elle récupéra ses affaires et quitta la chambre, en lançant néanmoins un regard jaloux et courroucé à la petite brune. Cette dernière répliqua par un grognement lorsqu'elle lui passa devant. Mais dès que cette femme eut fermé la porte, elle contempla le sol au lieu de s'expliquer, comme intimidée par le géant.

-On peut savoir ce que tu fabriques à cette heure ?

-Je me suis perdue...

-Mensonge, contredit-il d'une voix amusée.

Elle gonfla ses joues, n'ayant pas du tout envie de dire la vérité.

-Je faisais des cauchemars...

-Hm, toujours pas.

-Les bruits me dérangent ! Ils ne s'arrêtent jamais ! cria-t-elle en serrant les dents.

-Voilà qui est plus crédible. Et donc tu avais l'intention de t'infiltrer dans ma chambre.

-N-Non... Je passais par hasard.

-Mais oui. (Il passa une main dans ses cheveux.) Je t'avais bien dit que tu viendrais de toi-même dans mes appartements.

Il n'avait pas tout à fait tort. Cependant, elle affronta son regard et fit claquer sa langue contre son palais.

-Je ne suis pas là pour remplacer votre...

Elle toussa derrière sa main, les joues un peu plus chaudes.

-Hum ! Bref, je ne vous dérangerai pas.

Il acquiesça, et la cyborg prit un coussin, qu'elle déposa au pied du lit, sur le sol, avant de s'y allonger. Doflamingo attendit de la voir fermer ses paupières pour se rendre compte que ce n'était pas une plaisanterie. Et quand il lui proposa de venir sur le matelas, la fatigue avait déjà pris le dessus. Elle dormait à poings fermés et ne se réveillerait pas avant le matin. Il esquissa un petit sourire en la comparant à un animal de compagnie un peu sauvage. Il fallait tout de même être spéciale pour s'endormir si facilement en sa présence, tout en sachant qui il était. Il déposa le petit lion sous les couvertures. Ce surnom lui allait bien.

La main longiligne de Doflamingo parcourut chaque recoin de son visage, chaque courbure de son corps. Sa petite taille, accentuée par la sienne, gigantesque, la faisait paraître vraiment minuscule. En approchant son nez de celui de la jeune fille, il put sentir une odeur de fer très prenante. Elle avait encore mangé de la viande crue, songea-t-il. Mais rien dans ce côté carnivore et indomptable chez elle ne le mettait en colère, bien au contraire, il appréciait la vue d'un être si naturel, et appréciait tout autant avoir le contrôle sur les gens. La tristesse et le crime rendent parfois les personnes uniques, elle en est la preuve. Il aimait ça. Il aimait cette transformation, car il se doutait bien qu'elle n'avait pas toujours été cette créature dont on ignorait tout, et qui se fondait dans l'humanité sans pour autant vouloir lui ressembler. Le petit lion était unique.

Il entoura ses hanches d'un bras protecteur. Le petit lion était à lui.