Plusieurs minutes s'écoulent, après être revenu à son bureau, Tony regarde ses collègues s'engouffrer dans l'ascenseur pour une nouvelle affaire. Il se retrouve de nouveau seul et se dirige à son tour vers celui-ci.

Les portes s'ouvrent ensuite et il en sort, pour pénétrer dans le laboratoire d'Abby. Il fait un tour d'horizon du regard et avance doucement dans la pièce envahie par une musique à un volume sonore élevé.

- Abby ?

Il regarde sur la table et fait la grimace en voyant une substance verdâtre et gluante dans une coupelle. Il se penche pour la sentir et sursaute en sentant deux mains se poser sur ses hanches.

- Bouh !

Il se retourne sur Abby qui a un grand sourire, contente de l'avoir surpris.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Rien ! Je me baladais dans les locaux et j'ai décidé de venir te faire un p'tit coucou.

- Sans caf-pow ?

- Ah, euh ouais, désolé.

- Bon, ça va pour cette fois.

Abby se dirige vers son ordinateur et s'assoit sur sa chaise. Tony fait quelques pas dans le laboratoire en regardant autour de lui et baisse le son de la musique au passage. Abby ne réagit pas et reste face à son ordinateur à pianoter.

- Abby, je peux te parler ?

Abby se tourne en faisant tourner sa chaise.

- Bien sûr, qu'est-ce qui y a ?

- C'est par rapport à l'autre jour. Tu sais quand . . .

Abby sans un mot se remet face à son ordinateur et fait mine d'écrire sur son ordinateur mais appuie toujours sur la même touche.

Tony la regarde gêné par ce comportement et s'avance d'elle doucement.

- Abby, s'il te plaît !

Tony s'accroupit puis tourne la chaise d'Abby pour qu'elle soit face à lui et fait des yeux doux.

- Tu m'aimes plus !

Abby se jette dans ses bras pour l'étreindre et Tony attrape le rebord du bureau pour éviter de tomber à la renverse. Abby se détache de lui et lui frappe l'épaule de son poing avant de se lever pour faire les cents pas dans le laboratoire en faisant de grands signes.

- Tu n'es qu'un idiot.

Tony se lève à son tour sans un mot en baissant les yeux.

- Croire que je ne t'aime plus, c'est ridicule. Mais tu sais ce qui est le plus ridicule ? C'est d'avoir agi comme tu l'as fait alors que tu sais que nous sommes tous là pour toi. Oui, enfin pas tous je ne pense pas que Vance, . . . quoique.

Tony lève le regard vers elle en souriant doucement.

- On est une équipe soudée non ? T'aurais pu aller voir Ducky, Ziva, ou même Jimmy, mais non Monsieur se bat sur un ring avec Gibbs et ne me dis pas que c'est lui qui l'a demandé. Vous êtes tous les deux fautifs. Mais le pire vient après. Je parie que tout le monde te dit que ce n'est pas grave, il te trouve une excuse, qu'il faut oublier, mais ce, . . . ce n'est pas possible.

Abby s'arrête d'un coup à quelques pas de Tony et se tourne les larmes aux yeux face à lui.

- Tony, ce n'est pas possible d'oublier. Je . . . je ne peux pas.

Tony fait un pas vers Abby mais elle l'évite en faisant un pas en arrière.

- Non. Moi, je t'en veux ! Je t'en veux d'avoir été égoïste. D'avoir voulu nous laisser, me laisser.

- Abby !

- Qu'est-ce que je serais devenue si t'avais tiré, t'as pensé à moi ? Qu'est-ce que je serais devenue ?

Tony refait un pas vers elle et s'approche d'elle alors qu'elle ferme les yeux laissant échapper une larme sur sa joue. Il lui pose le revers de sa main dessus et l'essuie doucement, puis la lui caresse lentement. Elle rouvre les yeux.

- Je suis désolé Abby, vraiment désolé.

- J'ai déjà perdu Kate, Tony, je ne pourrais pas supporter de te perdre.

Il l'enlace de son bras et s'avance encore un peu. Elle pose sa tête sur son épaule et il finit de l'enlacer avec son autre bras pour la serrer fort contre lui. Elle ferme les yeux de nouveau.

- Jamais tu ne me perdras Abby, jamais. Tu entends ? Jamais.

Elle se blottit encore plus contre Tony, et il lui embrasse le dessus de la tête en fermant à son tour ses yeux.

- Je te le promets. Je t'aime trop pour que ça arrive.

- Je t'aime aussi Tony.

Tony rouvre ses yeux remplis de larmes en soupirant pour éviter qu'elles ne coulent et l'étreint légèrement plus fort en la berçant.


Pas trop . . . enfin, pas trop quoi ?