Hello la compagnie! Je sais que j'avais dis que je ne voulais pas reposter avant un moment mais j'ai changé d'avis. Je vous balance le chapitre 3 aujourd'hui-même :3! (C'est encore un peu plus petit mais j'espère que ça ne vous dérangera pas plus que ça ^^'). La vitesse à laquelle les vues défilent m'étonnera à chaque fois! C'est juste... Incroyable! Et vous êtes... Vous êtes... GENIAUX! Géniaux, adorables et tout et tout! Valà :3

Merci pour tous vos commentaires et toutes vos mises en favoris et tout (je le dis souvent... j'crois que vous l'aviez déjà remarqué :3)! ça me fait vraiment vraiment plaisir de les lire et de m'apercevoir que je ne m'en sort pas trop mal ^^! J'espère ne pas vous décevoir pour la suite (que je posterai bien plus tard, cette fois, je vais arriver en période d'examen dans très peu de temps donc je met tout en pause pour un bon mois minimum).

A très bientôt pour de nouvelles aventures! (et particulièrement, les miennes!) :3


Chapitre 3

Une semaine avait passé depuis lors, toutefois l'humeur de Lovino n'était pas pour autant au beau fixe, et ce, malgré tous les efforts de son frère pour lui changer les idées. Feliciano avait essayé, il l'avait emmené avec lui faire les courses et l'avait même invité à venir manger le soir chez eux, dans une belle maison avec vue sur la mer qu'il partageait avec Ludwig depuis bientôt plus de deux ans. Et Lovino ne l'en remercierait jamais assez, à vrai dire. Ça lui avait fait un bien fou ! Plus qu'il ne l'avait au départ pensé. Il avait même réussi à retrouver un sourire plus ou moins sincère et à se lever le matin sans avoir à se dire qu'il allait passer une sale journée.

Lovino restait la plupart du temps à l'hôpital et était maintenant forcé de rentrer avec Feliciano et Ludwig. Le soir, tous deux le ramenaient en voiture jusqu'à chez lui et venaient le chercher le lendemain, en début d'après-midi, quand ils prenaient la direction de l'hôpital.

La raison ? C'était très simple, la semaine qu'il venait de vivre avait été assez mouvementée : Antonio avait commencé les tests… À chaque fois qu'il en revenait, Lovino espérait y voir un semblant d'enthousiasme… Mais il n'en fut rien. Le médecin avait toujours l'air préoccupé et évitait parfois de répondre à ses questions quand il essayait d'en savoir plus. Et Dieu seul sait à quel point ça pouvait l'agacer au plus haut point quand ça se produisait ! Et maintenant, ils étaient tous dans la chambre à attendre les résultats. Personne ne parlait, Gilbert faisait les cents pas dans la chambre, Francis était assis sur une des chaises avec le regard perdu dans le vide, Antonio jetait parfois des regards en coins à Lovino. Ce dernier s'était placé à sa droite et ne cessait de scruter sa montre toutes les deux minutes.

- Il en met du temps ce foutu médecin ! bougonna-t-il dans ses dents. Il nous avait dit 16h et il est 16h47, là !

- Je devrai peut-être demander aux infirmières si elles ne l'ont pas vu ? proposa Feliciano, assit près de Ludwig et lui tenant fermement la main. Ça commence un peu à faire long…

- Il finira par arriver. Enchaina Gilbert avec un bâillement.

- Ça commence à sérieusement me gonfler !

Lovino regarda une nouvelle fois sa montre 16h49. Bon sang ! Qu'est-ce qui lui prenait autant de temps à ce fichu médecin ? Et puis, qu'est-ce qu'il pouvait faire chaud dans cette foutu pièce !

Par-delà la fenêtre ouverte, le ciel était d'un bleu éclatant, c'était le début de l'été. Les bancs d'oiseaux survolaient le ciel en formation. Aucuns nuages ne venaient gâcher la vue. Tout était très paisible. Mais là, il commençait à sérieusement saturer de cette chaleur ! Et puis, attendre ça l'énervait. Il ne tenait, pour la plupart du temps, pas en place. C'était dans sa nature d'être impatient.

Alors qu'il s'agitait nerveusement sur place, il sentit soudain une main puissante lui attraper doucement et un peu maladroitement le poignet. Son cœur bondit dans sa poitrine quand il se rendit compte que ce n'était autre qu'Antonio, en position assise sur son lit, le regardant avec un doux sourire. Ce même doux sourire qu'il lui faisait souvent quand il voulait le rassurer. Son regard se perdit dans ses yeux. Ces si beaux yeux verts… Soudain il se ressaisit et s'obligea à détourner la tête. Antonio retira sa main et le regarda de manière hésitante.

Lovino avala difficilement sa salive et se gifla mentalement, par la même occasion. Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Il avait failli recommencer. Il avait voulu tout déballer. Il avait failli rompre le serment qu'il s'était fait, à lui-même. Il ferma les yeux et respira profondément. Il devait se ressaisir.

Il releva les yeux quand il entendit la porte de la chambre s'ouvrir. Le médecin apparut par l'entrebâillure et referma la porte dès qu'il fut entré.

- Excusez-moi du retard Monsieur Fernandez, il y a eu un souci informatique et j'ai été obligé de ré-encoder les résultats. Expliqua-t-il.

Antonio secoua la tête en guise de réponse. Le médecin vint plus près, une pochette sous le bras qu'il lui tendit.

- Les voici.

Antonio rencontra vaguement le regard de tous les autres, il ne semblait pas plus inquiet que ça, étrangement. Lovino, voyant l'enveloppe toujours tendue à bout de bras par le docteur, décida de la prendre à la place d'Antonio, les doigts tremblants. Il l'ouvrit et la parcourut vite fait des yeux. « Lésions cérébrales importantes dues à un traumatisme crânien et fracture osseuse du crâne »… Qu'est-ce que c'était que cette langue, déjà ? Pas qu'il ne comprenait pas, c'était clair, ou, du moins, il avait compris ce que sous-entendaient ces mots, mais il y avait de ces termes, tout de même ! Il poursuivit sa lecture et sauta certains détails, puis il se stoppa net. « Amnésie Rétrograde Post-traumatique permanente ». « Permanente »… ça signifiait qu'elle allait durer, pas vrai ? Il serait amnésique à vie…

- Docteur, en quoi consiste une « amnésie rétrograde » ? demanda-t-il, malgré tout.

Il le savait à vrai dire, ce n'était pas compliqué à deviner, mais il voulait en avoir le cœur net.

- Elle désigne la perte partielle ou totale de la mémoire avant un accident. Dans votre cas, Monsieur Fernandez, elle était totale. A part votre nom, rien ne vous revenait. ce qui est rare. Votre traumatisme crânien vous a provoqué de sérieuses lésions. Vous retrouverez normalement la mémoire par périodes. Cela risque de vous provoquer de fortes migraines, vos souvenirs se sont enfuis très profondément et ressortiront à la moindre stimulation. Nous devons attendre que les structures de votre cerveau ne se régénèrent un peu plus avant de pouvoir en arriver à une conclusion définitive.

- Que dois-je faire pour ça ? demanda Antonio, serrant sa couverture blanche entre ses doigts.

Cette fois, ses traits s'étaient quand même un peu tordus d'inquiétude.

- Pour l'instant, vous reposer. Nous vous laisserons sortir d'ici peu, si tout va bien.

Un murmure général retentit dans la pièce, tous étaient maintenant plus soulagés. Et tous souriaient. Tous ? Non. Pas Lovino. Car quelque chose le turlupinait encore.

La discussion s'éternisa encore quelques dizaines de minutes. Le médecin répondit aux questions de Francis et Gilbert sur la manière de s'y prendre pour ne pas le brusque ou encore que faire si ses migraines se faisaient trop fortes. Il fallait juste le mettre dans un environnement qui lui était familier pour que les souvenirs reviennent d'eux-mêmes, rien de bien compliqué, donc. Quand ils eurent fini de le bombarder de questions, tous le remercièrent et il sortit peu après, refermant la porte derrière lui. Lovino attendit quelques autres petites minutes puis prétendit vouloir aller se chercher un café. Il sortit sans en dire plus, toujours avec l'enveloppe dans les mains, sous les regards inquiets de Feliciano, Ludwig, Francis et Gilbert. Il leur fit un bref sourire avant de s'éclipser.

Il vit enfin le médecin après avoir marché un moment dans les couloirs tout peints de blanc, le sol luisait sous la lumière passant par les fenêtres. L'homme parlait avec une jeune femme aux longs cheveux bruns. Lovino ne vit que brièvement son visage avant de reporter son attention sur le médecin.

- Votre mari ira bientôt mieux, madame. Disait-il.

- Merci, docteur ! lui répondit cette dernière.

- Excusez-moi ! l'accosta Lovino, coupant cours à la conversation entre les deux personnes, s'excusant aussi à la femme d'un léger mouvement de tête.

- Monsieur Vargas ! s'étonna l'homme en blouse blanche.

- Pourrai-je vous parler, docteur ?

Son regard s'assombrit quelques instants avant qu'il ne finisse par acquiescer dans un soupir.

- Nous nous reverrons tout à l'heure, madame.

Il la salua d'un bref signe de tête avant de suivre Lovino. Ils marchèrent jusqu'à un distributeur, Lovino se prit un café et s'adossa sur le mur, une main dans les poches. Il avait, tout compte fait, vraiment besoin d'un remontant.

- Docteur, débuta-t-il avec la gorge nouée. Soyez franc avec moi, s'il vous plait, il ne retrouvera jamais la mémoire ?

Il ne voulait pas entendre, il ne voulait pas écouter, il ne voulait pas savoir. Mais pourtant il en avait besoin. Il en avait grand besoin car Antonio faisait partie intégrante de son quotidien, et qu'il devait se préparer à l'aider dans les prochaines semaines qui s'annonçaient. Et, surtout, car il avait besoin d'en avoir la certitude. D'avoir la certitude que ses doutes étaient biens fondés. D'avoir la certitude que, peut-être, plus jamais ses souvenirs ne reviendraient.

L'homme le regarda de longues secondes avant d'enfin baisser les yeux et de plisser du nez.

- Pas totalement en tout cas, avait-il répondu dans un soupir.

Le choc fut plus rude que ce à quoi il s'était préparé. Il l'avait bien deviné, « permanente », ça voulait tout dire…

- Jusqu'où cela pourrait-il aller ?

Sa voix partait étrangement dans les aigus. La boule au fond de sa gorge continuait d'enfler au fil des secondes.

- C'est difficile à dire. Quelques jours avant l'accident ou même quelques semaines. Tout dépendra de lui.

Lovino serra son gobelet en plastique en ses doigts. C'était chaud, brûlant même, mais il s'en fichait. Il n'y prenait même plus gare.

- Je peux très bien me tromper, vous savez, Monsieur Vargas. Nous avons déjà assistés à des cas où le patient mettait juste plusieurs années avant que tous ses souvenirs ne lui reviennent entièrement. Nous ne pouvons espérer que ce sera le cas pour Monsieur Fernandez, aussi.

Lovino sourit amèrement. Si ça c'était censé le consoler, qu'est-ce que ça devait être pour les mauvaises nouvelles, alors ?

- Merci de votre franchise, docteur. Avait-il dit faiblement. C'était tout ce que je voulais savoir.

- Je suis désolé, Monsieur Vargas…

- Pas autant que moi.

Il fit volte-face et reprit la direction de la chambre. En tournant à gauche, il eut la surprise de trouver Francis et Gilbert, tous deux adossé au mur, la mine pensive. Il roula des yeux.

- Vous avez tout entendu, pas vrai ?

- Juste assez. Dit Francis.

- Ça nous semblait bizarre que tu sois partit avec le dossier pour simplement aller te chercher un café. Et puis, tu mettais beaucoup trop de temps pour revenir, donc on est juste partis te chercher. Poursuivit Gilbert.

Il les dépassa sans rien ajouter et avança en silence. Ils rentrèrent une nouvelle fois dans la chambre et Lovino reprit sa place aux côtés d'Antonio. Il y resta encore une heure avant de rentrer chez lui avec Feliciano et Ludwig. Ces deux derniers le déposèrent juste et repartirent en le saluant. À l'intérieur, il balança ses vêtements dans la manne à linges, prit un douche et s'écroula de fatigue dans son lit. Tout l'épuisait dernièrement, et l'agaçait aussi. Ses paupières se firent très vite lourdes et il s'endormi sans même manger. Les révélations qu'il avait entendues l'avaient esquinté, une fois de plus.

Cette nuit-là, il rêva et se réveilla le lendemain matin en larmes sans jamais réussir à se souvenir de quoi il avait rêvé. Dans la journée, quand il fut une énième fois de retour à l'hôpital, au chevet d'Antonio, celui-ci l'accueilli avec un grand sourire et lui annonça que son médecin lui avait certifié qu'il pourrait sortir dans la semaine. Cette nouvelle lui mit du baume au cœur et un sourire étira ses lèvres.

- Mais au fait ! Où est-ce que j'habite ? avait-il lancé au détour de la conversation.

- Chez Lovino, avaient répliqués en cœur Francis et Gilbert.

Lovino sentit tous les regards se tourner vers lui, celui d'Antonio le dévisageait particulièrement.

- Nous sommes colocataires, lui mentit de son mieux Lovino, sentant ses joues s'empourprer, et il ne savait même pas pourquoi, d'ailleurs.

- C'est génial ! s'exclama Antonio avec un grand sourire. Tu habites loin ?

- À une demi-heure à pied, je dirai.

- Oooh ! fut la seule réaction d'Antonio.

L'espagnol retrouvait tout doucement sa joie de vivre d'avant, ça signifiait qu'il était en bonne voie de guérison. Du moins, c'est ce que Lovino supposait. Et puis, en réalisant qu'il ne recouvrerait certainement jamais toute sa mémoire, il sentit une pointe de culpabilité et de tristesse lui tirailler la poitrine. Il ne lui avait toujours pas parlé de ce qu'il avait lu dans son dossier.

Les jours défilèrent très vite. Antonio avait pu enlever ses bandages et Lovino avait refoulé un cri de stupeur en découvrant la cicatrice qu'il garderait à présent à vie, d'après les médecins. Elle faisait au moins trois, voire quatre centimètres, et s'étendait horizontalement sur l'arrière de son crâne. Heureusement, ses cheveux avaient recommencé à pousser et cachaient un peu l'étendu de la chose. Au moment où l'infirmière avait déclaré qu'il était temps de retirer les points de suture, Lovino avait préféré sortir de la chambre. C'était trop lui demander que d'assister à ça. Il était partit prendre l'air et ça lui avait soulagé l'estomac qui commençait déjà à se tordre.

Le jour suivant, Antonio pouvait enfin sortir en début d'après-midi. Lovino lui avait ramené ses vêtements préférés et il avait souri en les voyants.

Le médecin était venu le voir une dernière fois avant qu'il ne parte.

- Bonjour Monsieur Fernandez !

- Bonjour docteur !

- Content de partir !

- Ouais !

L'homme s'adressa ensuite à Lovino avec un mouvement de tête.

- Monsieur Vargas.

Lovino le salua à son tour.

- Je suis venu vous apporter le numéro d'une personne que je sais très compétente.

Lovino leva un sourcil, attendant que le médecin n'eut fini de farfouiller dans l'une de ses poches de blouse pour lui tendre une carte blanche sur laquelle figurait une écriture noire. Il la prit et se mit à lire :

Cecillia Castelli, Psychothérapeute

Tel : 0XXX XX XX XX

- Elle reçoit sur rendez-vous et le premier mois d'essai est gratuit.

Lovino serra la main du médecin.

- Merci, docteur !

- Au revoir ! lui hurla presqu'Antonio à l'autre bout du couloir, tout sourire, attirant vers lui le regard de toutes les personnes présentes.

- Je dois y aller ! S'excusa Lovino avec un sourire en coin.

Il se précipita à la poursuite d'un Antonio tout franc battant et le gronda de ne pas l'avoir entendu. Une fois en bas, ils placèrent le sac de vêtements sals dans le coffre et démarrèrent. Le monteur vrombit sous le coup d'accélérateur que donna Ludwig et ils prirent la direction de la maison de Lovino.