Voici la traduction du troisième chapitre de la fanfiction de l'auteur anglophone Roving Otter ^^ (je préfère le rappeler à chaque chapitre)
Bonne lecture!


Note de l'auteur: Cette fiction passe en rating M, juste au cas où. Il n'aura pas de sexe dans cette histoire, mais néanmoins, elle contient des thèmes matures. Lisez en connaissance de cause.


Plus tard dans la matinée, Gai prit la température de Lee.

-Tu n'as presque plus de fièvre, commenta-il. Je pense que tu peux recommencer à t'entraîner aujourd'hui. Mais n'y vas pas trop fort.
-Oui, Sensei.

Gai se redressa et détourna le regard en se frottant la nuque.

-J'ai été plutôt dur avec toi hier soir. Je regrette d'avoir dit certaines choses. Je suis peut-être ton sensei, mais tu es bien plus qu'un subordonné à mes yeux.
-Je comprends. Je ne suis pas en colère. Parfois, quand on tient à quelqu'un, on doit être sévère avec lui. Pas vrai?

Gai sourit.

-Tu es très mature pour ton jeune âge, tu sais. Je te connais depuis presque un an, et tu arrives encore à me surprendre.

Lee sourit, ses joues se parant d'un rouge de plaisir. Puis il s'éclaira la voix.

-Euh.. Gai-sensei..
-Oui?
-Est-ce que vous pouvez me détacher? Je dois aller à la salle de bain.
-Oh. Bien sûr, dit Fai avant de défaire les nœuds. Cette fois, je te laisse détaché. Je pense que tu as compris la leçon. Mais souviens toi..

Il regarda Lee droit dans les yeux et leva un doigt vers lui, lui touchant presque le bout du nez. Lee loucha en essayant de le regarder.

-Si tu désobéis de nouveau à mes ordres – et plus particulièrement quand ça concerne ta santé et ta sécurité – tu passeras une autre nuit attaché. Compris?
-Oui, Gai-sensei! dit Lee en portant la main à sa tempe, dans un salut militaire.

L'expression sévère de Gai s'adouçit.

-Allons prendre le petit-déjeuner.

Pendant qu'ils mangeaient, Lee se rappela qu'il avait une question à poser. Oh, ça pourrait attendre un peu.


Lee poussa un cri et fit la roue. Il venait de casser un bloc de roche en deux d'un coup de pied bien placé et était en train de faire une de ses petites danses de la victoire, bondissant en cercles, sautant dans tous les sens, agissant à la manière d'un chiot hyperactif.

-Il est vraiment en forme aujourd'hui, marmonna Neji.

Tenten sourit.

-Et bien, il a dû rester au lit pendant trois jours. Il a beaucoup d'énergie à dépenser.
-Je l'ai fait! Je l'ai fit! s'écria Lee. Gai-sensei, vous avez vu ça?

Gai laissa échapper un grand rire, souleva Lee du sol et le serra contre lui en tournant sur place.

-Oui, évidemment! Tes efforts ont payé.
-Donnez-moi une tâche plus dure à accomplir! Je déborde de jeunesse! Plus rien n'a aucune limite pour moi! Est-ce que vous êtes fier de moi, Sensei?
-Mon cher élève, tu le remplis de fierté chaque jour.
-Gai-sensei!
-Lee!
-Gai-sensei!
-Ils sont bloqués en mode repeat, dit Neji. On ferait mieux de les redémarrer.

Tenten s'approcha de Gai et lui tapota l'épaule.

-On devrait peut-être continuer notre entraînement?
-Hein? Ah, bien sûr! À présent, écoutez bien..


Lee fredonnait joyeusement tandis qu'il rentrait avec Gai au village. Les ombres douces du début de soirée tapissaient les rues, et son corps brûlait de l'agréable et profonde douleur de l'épuisement. Après avoir été enfermé trois jours dans l'appartement, ça faisait un bien fou de faire à nouveau marcher ses muscles.

Gai s'arrêta dans un magasin et leur acheta des danga. Il tendit une brochette à Lee, qui s'illumina et le remercia. Pendant qu'ils marchaient tout en mangeant, Lee se souvint de sa conversation avec Kiba, répétant les mots dans sa tête.

-Gai-sensei, qu'est-ce que ça veut dire S.M.?

Gai s'étouffa avec une bouchée de dango. Il tapa son torse du poing, toussa et déglutit.

-Où as-tu entendu ça?
-Kiba-kun. Ce matin je parlais avec lui par la fenêtre. Quand il m'a vu attaché au lit, il a dit qu'on aurait dit.. comment a-il dit? "les pages centrales d'un magazine S.M.".
-Seigneur, marmonna Gai. Les enfants, de nos jours. Comment peut-il connaître..

Il baissa les yeux vers Lee, qui avait toujours un regard interrogateur, et ses joues s'empourprèrent.

-Peu importe, Lee. Ce n'est pas le genre de chose dont tu dois nourrir ton esprit plein de jeunesse.

Lee acquiesça, mais la réaction de Gai avait seulement titillé sa curiosité. Alors qu'il finissait son dango, Lee regardait Gai du coin de l'œil. L'expression de son sensei était voilée de trouble. Il fronça davantage les sourcils pendant un moment, et murmura quelque chose dans sa barbe en secouant la tête.

-Gai-sensei, qu'est-ce qui ne va pas? demanda Lee. Je vous ai mis en colère?
-Non, Lee, dit Gai en le regardant avec un sourire forcé. Ne t'en fais pas pour ça. Simplement..

Il hésita sur les mots.

-Le fait que tu sois attaché au lit n'a rien à voir avec ça. C'est tout ce que tu dois savoir.


Le lendemain matin, Lee rejoignit ses camarades pour l'entraînement habituel sur le terrain, à la lisière de Konoha. Après avoir fait leurs exercices d'échauffement, Gai dit à Lee et Neji à se s'entraîner à marcher sur l'eau pendant qu'il allait entraîner Tenten au lancer d'armes.

Gai passa trois heures avec Tenten, et Lee sentait monter en lui la frustration tandis qu'l marchait sur l'étang pour la centième fois. Il voulait que Gai le regarde.

-Gai-sensei! appela-il.

Gai s'arrêta et regarda en direction de Lee.

-Regardez ça!

Il fit le poirier sur l'eau et mit son bras droit dans le dos, à présent en équilibre sur sa main gauche.. avant de perdre soudainement l'équilibre et de finir dans l'eau dans un bruit d'éclaboussures. Trempé et crachotant, il rampa jusqu'à la rive. Ses joues étaient rouges de gêne alors qu'il se relevait et essorait son vêtement mouillé.

Gai sourit et lui fit signe.

-Continue de travailler, Lee. Tu le tiens bien.

Puis il se détourna pour revenir à Tenten.

Les joues de Lee le brûlèrent d'autant plus.

-Je vais y arriver cette fois, je le jure!

Il marcha à la surface de l'eau une nouvelle fois et attendit que Gai se retourne, mais Gai était concentré sur Tenten. Il lui montrait une technique de lancer à une main. Elle dit quelque chose et Gai rit, hocha la tête et lui tapa sur l'épaule.

Neji, également sur l'eau, s'approcha de Lee.

-Arrête de bouder. Gai-sensei ne peut pas avoir l'attention braquée sur toi en permanence, tu sais.

Lee se sentit rougir encore plus, et il se mordit la lèvre.

-Je ne boude pas.

Il refit le poirier et marcha sur l'étang en s'éloignant de Neji. Lorsqu'il se mit à nouveau sur un bras, il resta à la surface. Son bras crispé tremblait et il tint la position pendant cinq minutes entières.. mais d'une certaine manière, ce n'était pas satisfaisant si Gai ne le regardait pas. Il se remit sur ses pieds et soupira.

-Tu devrais faire attention, fit doucement Neji.

Lee le regarda d'un air confus.

-C'est juste un petit étang. Ce n'est pas dangereux.
-Je parle de lui, dit-il en jetant un œil à Gai.

Lee se tendit et regarda Gai. Son sensei était toujours dos à eux tandis qu'il parlait à Tenten, ne remarquant pas leur conversation. Lee serra les poings et reporta son regard sur Neji.

-Gai-sensei ne me ferait jamais de mal.
-Ce n'est pas de ça dont je parle, dit-il. Je te dis de faire attention à tes propres sentiments.

La poitrine de Lee se serra.

-J–je ne vois pas de quoi tu parles.
-C'est ton sensei et ton modèle. Parfait, très bien. Mais maintenant, il est en train de devenir également ton tuteur et ton meilleur ami. Tu es tout le temps avec lui. Je ne me rappelle plus la dernière fois que je vous ai vus l'un sans l'autre.

Lee se mordit la lèvre.

-J'aime être avec lui. Qu'est-ce qu'il y a de mal à ça?
-Il existe quelque chose comme aimer un peu trop quelqu'un.
-Quand on aime, on ne peut pas être dans l'erreur, dit fermement Lee.
-Bien sûr que si, répliqua Neji. C'est une émotion. Ni plus, ni moins.

Lee croisa les bras sur son torse.

-Je ne vois pas quel est ton problème avec nous. Pourquoi je ne pourrais pas aimer passer du temps avec mon sensei? Pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas être aussi mon ami?

Neji soupira.

-Oublie ça.

Ils s'exercèrent en silence pendant cinq minutes. Puis, pris d'une inspiration, Lee demanda: "Neji, est-ce que tu sais quelque chose sur le S.M.?

Neji tomba bruyamment dans l'eau. En crachotant, il grimpa sur la surface de l'étang et regarda Lee.

-Quoi?
-Je te demande juste si tu sais quelque chose sur ce qu'est le S.M. J'ai entendu quelqu'un parler de ça récemment.

Neji activa silencieusement ses Byakugan et fixa Lee. Lee lui rendit son regard. L'instant d'après, les veines gonflées autour des yeux de Neji s'évanouirent.

-Je ne sais pas, dit-il d'un ton égal.

Puis il rejoignit la rive et essora ses cheveux dégoulinants.

-Mais tu..
-Retournons à l'entraînement.


Les jours suivants, Gai fut étrangement distant. En apparence, tout était pareil.. mais lorsqu'il souriait à Lee, ses yeux restaient un peu vagues. Et il prenait rarement Lee dans ses bras, il le touchait occasionnellement, seulement pour lui donner des tapes brèves sur l'épaule.

C'était comme ça depuis leur conversation. Et Lee ne savait toujours pas ce qu'était le S.M.

Puis Gai reçut une mission en solo qui le retiendrait loin de Konoha pendant quelques jours. Lee passa la première journée à s'entraîner seul, à penser à son sensei qui lui manquait cruellement, même s'il venait juste de partir. Une fois le soir tombé, alors qu'il rentrait chez lui, il repéra Kiba marcher dans la rue et lui fit signe. Kiba s'arrêta et fit face à Lee. Son chien, Akamaru, était posé sur sa tête comme à son habitude. Lee se précipita vers lui.

-Bonjour, Kiba-kun.
-Salut.. Lee, c'est ça? On s'est parlé l'autre jour?
-Oui. J'étais attaché au lit.
-Oh. C'est vrai.
-Je suis désolé de te déranger, mais je voulais te demander quelque chose.
-Je ne fais rien de spécial, dit Kiba en haussant les épaules.

Lee s'éclaircit la voix.

-Quand nous avons parlé, cette fois-là, tu as fait allusion au S.M.

Les pupilles fines se dilatèrent quelque peu.

-Ouais, et?
-Et bien, je veux que tu saches que le fait que j'étais attaché au lit n'a rien à voir avec ça.

Gai avait été catégorique sur ce point.

-Ça faisait juste partie de mon entraînement.
-Si tu le dis, mec..
-Néanmoins, je..

Lee hésita, réticent à l'idée d'avouer qu'il ne savait pas ce que c'était. Et si c'était quelque chose de très connu? Il aurait l'air d'un idiot. Au lieu de quoi, il dit: "J'ai pensé que tu pourrais peut-être m'en apprendre davantage sur le S.M. Je suis curieux.

La mâchoire de Kiba se décrocha, ses sourcils disparurent sous sa capuche.

-Tu es curieux, répéta-il.
-Oui. Qu'est-ce qu'il y a de bizarre à ça?

Kiba cligna plusieurs fois des yeux. Puis il éclata de rire.

-Wow. Je n'aurais jamais cru que tu étais ce genre de personne. C'est.. wow.

Il eut un rictus, et mit les mains dans ses poches.

-Et bien, dans ce cas, j'ai quelques vidéos chez moi. Si tu veux, je peux t'en prêter une.
-Très bien, fit Lee, perplexe. Merci.

Ils se rendirent à la maison de Kiba, Akamaru chevauchant la tête de Kiba. Il jeta un œil à Lee et sourit – ce n'était pas son rictus habituel, mais une expression hésitante, presque timide. C'était étrange, par rapport à son expression habituellement insouciante.

-Je dois l'avouer, je suis un peu soulagé de trouver un autre gars de mon âge qui aime ce genre de trucs. Je ne me sens plus comme un mec chelou. Alors, tu es plutôt côté S ou côté M?
-Je ne sais pas trop.
-Tu te cherches encore, hein? Moi-même je suis un peu des deux.

Il s'arrêta en face de sa maison.

-Attends là.

Il posa Akamaru au sol, grimpa dans un arbre du jardin et sauta par une fenêtre ouverte au premier étage.. puis ressortit d'un bons, se laissa glisser le long de l'arbre et tendit à Lee une cassette vidéo sans nom.

-Et voilà, dit-il.

Il songea à demander à Kiba ce qu'il y avait sur la cassette, puis décida d'attendre et de la regarder lui-même. De toute façon, Lee préférait apprendre à travers la démonstration plus qu'à travers l'explication.

-Merci.
-Pas de problème, dit Kiba avant d'hésiter. Mmh, avant de te donner ça, je devrais sûrement te demander.. si tu as quelque chose contre les jeux d'eau?

Jeux d'eau? Lee scilla. Et bien, il avait déjà nagé auparavant.

-Non, ça va. Je veux dire, ça ne me dérange pas, mais je pense qu'il y a d'autres choses que je préfère.
-Oh, fit Kiba en s'éclairant la voix et en baissant les yeux sur Akamaru qui ignorait leur conversation et préférait renifler le pied de Lee. Et bien, tant que ça ne te dérange pas..

Il haussa les épaules.

Lee acquiesça comme s'il avait compris. C'était une des conversations les plus déroutantes qu'il avait jamais eues, et tout ce que disait Kiba le perdait encore plus. Pourtant, il sentait que s'il révélait son ignorance, Kiba pourrait refuser d'en parler et se renfermerait, comme Gai et Neji. Il pourrait même reprendre la cassette. Pour une raison inconnue, il lui semblait que c'était un sujet délicat.. mais ça renforçait d'autant plus la détermination de Lee de découvrir de quoi il s'agissait.

Kiba se frotta la nuque.

-Je devrais te prévenir, il y a des trucs hardcore là-dedans.
-Hardcore?
-Ouais, je veux dire, c'est assez violent.

Violent. Donc ça avait quelque chose à voir avec le fait de se battre?

-Je ne serais pas un ninja si je ne pouvais pas supporter la violence.
-Ouais, c'est vrai. Tu est bien sûr de toi?
-Évidemment, dit Lee.

Ce n'était qu'une cassette, après tout. Pourquoi ça serait aussi mauvais?

-Très bien, dans ce cas. Pas besoin de me la rendre dans la seconde, j'en ai d'autres, dit-il avec de nouveau ce sourire étrangement timide qui dévoila une canine acérée. Hé, peut-être qu'un de ces jours, on pourrait..

Il se tut, et Lee attendit. Au bout d'un moment, Kiba secoua la tête.

-Peu importe.
-D'accord. Et bien.. Je pense que je vais rentrer, alors.
-Ok. À plus.

Lee rentra chez lui, la cassette à la main. C'était très étrange.