Tomorrow Never Came C3
Bella POV
Revoir Jasper avait réveillé des souvenirs que j'avais profondément enfouis en moi. Des souvenirs douloureux. J'espérais vraiment qu'il avait écouté, et qu'il était parti. Je n'avais pas besoin de ça. Le lendemain de sa venue, je décidais qu'il valait mieux ne pas sortir. Je n'avais vraiment pas envie de revivre la même scène que la veille. Je m'installais alors dans le canapé du salon, toujours enfouie sous un plaid, un livre à la main. La maison était calme, silencieuse. Dehors, la pluie formait d'énormes flaques d'eau. Cela me confortait dans l'idée qu'il était bien mieux que je reste à l'intérieur. Il était tard lorsque quelqu'un sonna à la porte. Je dois admettre que l'idée que se puisse être Jasper, ou un autre Cullen me traversa l'esprit rapidement. Mais j'avais vraiment espoir qu'il respecterait mon choix de ne plus avoir a faire à eux. Je me levais doucement du canapé pour ouvrir la porte. Jacob se tenait devant moi, et je me décalais pour qu'il puisse entrer.
- Je ne m'attendais pas a te voir aujourd'hui. Lui avouais je.
Il me sourit.
- Je me disais qu'après ce qu'il s'est passer hier… peut être que voudrais parler…
Je le regardais avant de retourner dans le canapé.
- Il n'y a pas grand-chose a dire.
- Au contraire.
- Que veux tu que je dise ? Jasper est revenu. Il est reparti. Voilà.
Jacob se laissa tomber a côté de moi. Il poussa un long soupir.
- Bella… C'est quoi cette histoire d'avenir ?
- Certains vampires ont des dons. Alice a des visions. Jasper ressent et contrôle les émotions. Ed.. Edward, prononcer son nom était une sensation désagréable, peut lire dans les pensées.
- Quoi ?
Jacob ne semblait pas y croire.
- Apparemment, Alice surveillait mon avenir grâce à ses visions. Et maintenant, elle n'en a plus.
Jacob me prit la main et la serra.
- Je ne sais pas ce qu'ils attendaient de moi. Si ils pensaient que j'allais les aider. Si il savait ce qu'il se trame… Soufflais je.
- Tu ne lui a rien dit ? Demanda Jacob.
- Non. Ils m'ont abandonnée. Pourquoi devrais je leur dire quoi que ce soit ?
- Tu as raison. Tu n'en ai pas obligée.
Jacob fit une pause.
- Es tu sûre qu'il ne reviendra pas ? Demanda t il.
- Je ne sais pas. J'espère que pour une fois, ils écouteront.
Jacob acquiesça et nous restâmes assis, sans un mot, dans un silence confortable. Lorsque Jacob quitta la maison bien plus tard dans la soirée, la pluie avait cessé de tomber. Je montais dans ma chambre et m'effondrais sur mon lit. Plus les journées passées plus la fatigue grandissait.
Le lendemain matin, je décidais que je voulais reprendre mes habitudes. Et ceci voulait dire, prendre l'air chaque jour. Marcher, sortir. Voir autre chose que les murs du salon ou de la chambre. Je choisissais de m'installer sur un banc dans un parc non loin de chez moi. Le vent était froid, mais c'était si agréable de profiter d'un peu de fraîcheur. En un quart de seconde, je sentis une présence à côté de moi, assise sur le banc. Je poussais un long et profond soupir avant de tourner la tête.
- Carlisle. Saluais je.
- Bella.
Il n'y eu aucun mot pendant un long moment. Carlisle m'observait attentivement.
- Vous savez. Murmurais je.
Carlisle ne répondit rien, il se contenta d'un léger mouvement de tête pour me répondre.
- Vous ne devez rien dire. Ajoutais je d'un ton ferme.
- Je ne dirai rien Bella. Mais je t'en prie, laisse nous t'aider.
Je le fixais alors.
- M'aider ? En quoi pourriez vous m'aider ?
- Jasper est inquiet pour toi.
Il évita ma question.
- Pourquoi le serait il ? Après tout, aucun d'entre vous ne l'était lorsque vous êtes parti. Lorsque Edward m'a abandonnée dans la forêt.
Carlisle ne pu retenir une expression de choc sur son visage.
- Dans la forêt ? Répéta Carlisle.
- Il… Il ne vous a rien dit sur cette partie là…
Carlisle ne répondit rien.
- Toujours est il que personne ne s'est inquiéter de me laisser complètement seule.
Carlisle avait un air triste sur le visage.
- Tu as Charlie. Nous nous sommes dit que… Avec Charlie a tes côtés tout irait bien.
- Charlie est mort.
Les mots quittèrent ma bouche soudainement. Carlisle se tourna vers moi, choqué de cette nouvelle.
- Alice ne l'a pas vu…
- Je suppose que c'est arrivé après la perte de vision d'Alice alors. Répondis je sèchement. Je n'ai pas besoin de votre famille Carlisle. Je n'ai besoin de personne.
- Pourquoi… Pourquoi n'es tu pas partie rejoindre ta mère Bella ? Demanda t il, avec douceur.
Il semblait réellement s'inquiéter.
- Vous ne savez rien de ma vie. Lachais je.
- Bella… Tu ne devrais pas rester seule.
- C'est vous qui êtes partis. Pas moi. Pendant des mois j'ai souffert. J'ai pleurer jours et nuits. Je ne dormais plus car les cauchemars ne s'arrêtaient jamais ! Après la mort de Charlie, après tout ce qui s'est passer, je n'avais plus personne.
- A part Jacob. Me coupa t il.
Jasper lui avait a coup sur appris la nouvelle.
- A part Jacob.
- Je sais que nous t'avons fait énormément de mal Bella. Mais dans ton intérêt, pour ta santé, je t'en prie, laisse nous t'aider.
Carlisle avait vraiment l'air de vouloir que j'accepte.
- Je ne veux plus voir votre famille. Encore moins…
- Edward est partit. Me coupa Carlisle rapidement.
Edward était partit… Etait ce pour cela qu'ils avaient envoyer Jasper ? Pourtant ils auraient pu envoyer Esmé, ou Alice. Elles qui étaient supposées m'aimer.
- Je ne veux pas non plus voir Alice. Ni Esmé. Ni Emmett.
- Et à propos de Rosalie et Jasper ?
Il attendait avec attention ma réponse.
- Rosalie me déteste. Je pense qu'elle non plus ne veut pas me voir. Et Jasper… Jasper n'en a rien a faire de moi. Donc je m'en fiche.
Carlisle prit le temps de réfléchir.
- Ma présence est elle indésirable également ?
Il ne semblait pas être terriblement soucieux de la réponse.
- En toute franchise, je n'ai pas très envie de vous voir non plus. Avouais je, presque sans honte.
Il hocha la tête. Il n'était ni en colère, ni vexé. Je suppose qu'il s'attendait à cette réponse. Sinon, il serait sûrement venu à la place de Jasper deux jours plus tôt.
- Alors s'il te plait, laisse Jasper te venir en aide.
- Hors de question. Il ne m'apprécie pas. Et je n'ai aucune envie de passer du temps avec lui.
Carlisle allait ajouter quelque chose mais il se retint. Je me levais alors, et sans prendre la peine de dire au revoir, pris le chemin de la maison. Je le savais pertinemment. Ils reviendraient.
