-1Disclaimer : Bon, tout ce qui m'appartient est l'intrigue, et le personnage de grand-mère, voilà. :P

Commentaire d'Hamsti : Je vous jure, le 2e chapitre là, j'ai failli viré folle… Il y a eu tant de problèmes pour le télécharger… je pensais m'évanouir ou briser mon ordinateur ;P. Alors, voilà le 3e chapitre, cette fois sous la narration de Drago. Je préfère poster sur ce point de vue, il y a moins de limites à mon imagination, car avec Hermione, je dois respecter beaucoup de faits… Donc, si vous êtes surpris, c'est voulu :p Je vous souhaite de poursuivre la lecture de ma fic et… review ?

P.S. Le prochain chapitre sera sous la narration de Blaise Zabini ou Pansy Parkinson, faîtes votre choix en écrivant la lettre A ( Blaise ) ou B ( Pansy ) dans votre review. :D Et puis, ce n'est pas une obligation, mais j'aimerais votre avis. Ou, si vous ne voulez pas de ces choix, vous avez la lettre C ( Hermione ) ou D ( Drago ). Merci de m'aider à choisir. ;) Et puis, il y a de fortes chances que le 4e chapitre soit retardé, désolée. :S Mais j'essaie d'écrire au plus vite. )

P.P.S. Ce bidule de choix interactifs est ridicule, je sais… mais j'aime faire une folle de moi, des fois. ;) Sur ce, bonne lecture et laissez des reviews. )

Chapitre 3 : Tendres baisers

J'aurais voulu ne jamais lui lancer ce duel, surtout après les conséquences que j'ai dû subir… elle ne me jetait pas le moindre regard, pas après ce que je venais de faire à Potter. Et puis, pour tout vous dire, je n'étais pas venu…

Certes, je passais pour un fautif, mais les cendres que mon cœur éparpillait dans la lande rimait à bien plus pour moi, parce qu'elle en était le bourreau.

Hermione… elle ne voulait plus me voir, ni m'entendre.

J'étais pour elle l'un de ces martyres, alors que c'était faux. Je souffrais bien plus en bout de ligne, à me plonger dans la contemplation de ses traits de porcelaine…

À me dire qu'un poison arrêterait les battements effrénés de mon cœur.

À croire que ce regard nourrirait mes espérances, je t'aime tant…

Je souffre tant…

Une seule seconde en ta présence est le paradis, ma douce… je t'ai perdu, ma perle.

La souffrance… elle me consume.

Ces derniers jours, je rêve… que tu jonche un sol recouvert de ronces, tu es leur reine, la mienne. Splendide et vile de me renier.

Tu n'es même pas venue, moi qui t'ai attendu au rythme de ma douleur. Moi qui voulait t'embrasser en une rage qui me lacère les entrailles.

Je voulais tant te revoir, sans ce mal… pour que tu puisses comprendre, tenter…

Il y a si longtemps que je me meurs, peut-être un an, à compter les larmes longeant mon blême visage. Je t'aimais, t'aime et t'aimerai.

Même si je ne vis que de ton regard, de tes lèvres, il y a un temps pour se recouvrir l'âme d'une espérance.

J'enfilai ma cape de satin, allongé sur mon lit d'épais velours. Enfermé depuis déjà deux nuits dans ma chambre, sans t'envoyer de lettre, par peur de la retrouver celle-ci encore déchirée aux quatre vents.

Oui, tu croyais la laisser voler au loin…

Mais mon cœur l'a retrouvé, encore…

Dire qu'il fallut que je sois un ange, un être ouvert au bonheur, je n'y croyais plus, par ta haine.

Mes ailes devenaient usées, par les pleurs, les sanglots amers qui me secouaient depuis notre rencontre.

Je ne voulais plus de tes airs sarcastiques, c'était moi qui me devait d'être ainsi… mais même t'insulter ne m'apportait plus la moindre joie.

Même te contempler me touchait… au point que je ne puisse plus vivre sans ta présence.

Pourquoi t'avoir rencontré, dis-moi ? Serais-tu destinée à me détruire, je ne sais pas, je ne sais plus…

Le moindre mot m'apporte le mal.

Le moindre souffle me happe dans un abîme.

Je t'aimais, oui… malgré ta haine et ton ressentiment. Je voulus tant que ce soit vrai, cette légende.

Nous étions en premier année, oui, encore… moi qui croyait mourir sans toi, je ne m'en voyais que plus déçu…

Si seulement tu pus écouter mon cœur, pour percevoir tout le froid qui s'y était emmagasiné. Car sans toi, il n'était qu'un cadavre oublié.

Certes, j'aurais pu écrire ces paroles sur du papier, avec le sang s'écoulant de cette plaie fraîche que tu as laissée, mais ce ne serait que du temps perdu encore à me remémorer le sens de tes paroles, et je ne voulais plus…

Arrivé face à la porte, je ne pus qu'émettre un soupir, sachant pertinemment qu'au-dehors une horde de serpentards patientaient mon retour… Dans cette horde, ma chère Pansy, je pourrais en profiter, comme toujours…

J'entrouvris la structure de bois, contemplant ce curieux spectacle…

Le groupe était scindé en deux, baguettes relevées en ma direction, ils pointaient le seuil de ma chair, le regard hanté par des éclats ténébreux. On eut dit qu'ils voulaient ma mise à mort, se rapprochant doucement vers moi, tels les nuages vaporeux du ciel.

Panse se détacha de la horde de droite, me jetant un regard qui se voulut compatissant.

« -Assis-toi ! s'exclama froidement mon amie, toujours plus attristée par ses gestes, je le devinais d'après ses fossettes tordues par le mal. Nous n'avons pas le choix, tu es devenu bizarre ces derniers temps… Tu ne manges plus, ne vas pas en cours, brûles tes devoirs… En plus, tu as même ressenti des remords à propos du duel de minuit, c'est grave…

-Et que comptez-vous faire ? M'assassiner ? Je peux même vous proposer un sort, n'hésitez pas, répliquai-je vivement, tout en les scrutant, un à un. Peut-être préférez-vous le poison ?

-Tais-toi Drago… murmura Blaise, l'un de mes meilleurs amis, lui aussi faisait donc parti de cette mesquinerie. Nous allons te vider l'esprit, pour étaler tes émotions. Tu dois te séparer de tes sentiments…

-De plus, vous ne connaissez sûrement pas le sort, c'est beaucoup trop compliqué… À moins que…

-Flint nous l'a expliqué en détails, ce sera simple à plusieurs de te retenir, poursuivit calmement Pansy, tout en s'immisçant contre mon torse. Surtout que si une autre fille devait être amoureuse de toi, j'en mourrais… Ou toi, entiché d'une autre, tu vois ? murmura-t-elle au creux de mon oreille, de ce ton qui me fit frémir. »

Soudain, aussi improbable que je pus le croire, elle scella ses lèvres contre les miennes pour un premier baiser, un seul… mais froid. Tout en elle respirait la sécheresse, le mal…

Ses mèches ondulaient contre mes épaules, d'une noirceur orientale, mais je n'y fis pas attention… malgré la rudesse de cet échange, il me faisait tant de bien…

Mon cœur se déchirait, doucement… alors que je rêvais aux lèvres de mon ange, à son regard pétillant, à la vie qui émanait de sa silhouette fine. Je ne pouvais cesser d'espérer, même si en cet instant une part de bonheur s'insufflait dans mon être.

Elle se dégagea en cet instant, caressant mes joues imbibées de larmes. On eut dit que toutes traces de joie venaient de s'éteindre et Pansy glissa sur le sol, prête à sa tâche, vaillante malgré ses ressentiments. Elle baissa les yeux, ne voulant plus me contempler, comme si ce fut une pensée importune.

Le bois fendit l'air, je ne pouvais distinguer de qui provenait cette baguette, sans doute mon amie…

Tant de serpents patientaient pour ce spectacle, à savoir si je souffrais réellement au fond de mon âme desséchée, je ne voulais plus de cette ironie. C'était horrible que de s'imaginer ainsi, accroupi au centre du dortoir, entouré d'ennemis qui se voulaient bienveillants, c'était à en vomir…

Soudain, Blaise surgit de derrière moi, posant sa main contre mon épaule, sincèrement navré, lui… Tout en lui n'était qu'élégance, mais ce n'était pas assez pour oublier les échecs de son passé, et il m'en voulait…

Je ne vis plus rien, ni leurs regards pétillants ni les hurlements émanant de mon corps, j'étais, pour ainsi dire, à leur merci, seul… Personne ne se levait pour me soutirer de ce supplice, pas même Pansy.

Seule la souffrance se projetait dans mes prunelles glacées, une longue onde noire, infinie… qui se profilait… le long de mes tempes.

Une abjecte douleur, telle la marque mortelle, telle la sentence de l'Enfer, je me sentais plonger vers un abîme profond, sans même quitter la pièce. Tout en mon esprit se libérait, au fil des secondes… images, scènes, paroles… Un maelström de souvenirs qui les éclairèrent, tous… sur mes secrets les plus douloureux et surtout… je la vis, au seuil de la moquette… Une silhouette vague de mon ange, je crus qu'elle me relèverait, pour m'aider, mais il n'en fut rien.

Des filaments argentés la rejoignait, ondulant dans l'espace temps, puis… elle vint à se dissoudre, laissant le reste de mon âme se dessiner face à eux.

Plus le temps passait, moins le mal s'élançait dans les fibres de mon corps, je ne ressentais plus que de la lassitude et une haine démesurée… ils m'avaient trahi, tous.

Je leur jetai un regard teinté de mépris, tentant de me relever, mais une violente force me cloua contre le sol, s'infiltrant partout où mon corps essayait, en vain, d'esquisser le moindre geste.

Soudain, une silhouette vint me joindre, déliant cette poigne glacée de mes muscles. Puis, d'un coup de baguette, elle me fit glisser contre le sol, jusqu'à que je la rejoigne, quelques mètres plus loin, écartés du groupe. La jeune fille, car c'en était une, me tendit une main à la peau satinée, que j'acceptai avec joie.

Elle se nommait Cassandre, venue de France pour un programme quelconque… du moins, c'est ce que je m'imaginais d'après ses traits dignes et francs. Et puis, comme j'étais entouré de connections inimaginables, il était normal que j'oublie parfois l'origine d'un élève… n'est-ce pas ?

« -Excuses-moi, serais-tu Malfoy ? Le dignitaire anglais ? me demanda doucement cette sauveuse, qui ne cessa point de me jeter de tendres œillades. On m'a beaucoup parlé de tes problèmes, surtout à propos d'une élève de Gryffondor. Tu veux en discuter ?

-Quel est ton nom, d'abord ? Je ne crois pas t'avoir aperçu avant, c'est vrai que je ne suis ici que depuis deux semaines… ajoutai-je vivement pour me départir de ce poids, je n'aimais pas les frissons qu'elle créait en mon être.

-Je me nomme Lathissia, élève de Serpentard, bien entendu. Ma famille fait partie des plus riches, pourtant… je ne suis plus à Poudlard depuis… je ne m'en souviens plus, en réalité. Disons que, il y a eu des démêlées politiques et nous avons dû nous réfugier, tu vois ? expliqua lentement et avec minutie l'adolescente, qui, à cet instant, frôlait mon dos, avec la même sensualité qu'à son arrivée.

-Attends, serais-tu Lathissia Blackmore ? De la famille qui est morte il y a 5 ans… assassinée de la main du Lord… ? fis-je froidement, de cette voix calculée et méprisante. »

Elle hocha la tête, posant la pointe de sa baguette contre mon cou blême, poursuivant inlassablement ses explications que je tentais de comprendre, en vain.

« -En réalité, il ne nous a pas tué, que l'elfe de maison, pour laisser un aspect véridique sur le coup, mais, par la suite, il a voulu nous employer pour ses projets… Il a fait de mes parents des mangemorts… Tu comprends, j'ai besoin de ton aide. Je dois me dissimuler, pour ne pas être reconnue. Il ne faut pas qu'on sache que je suis ici, surtout pas Dumbledore, il me tuerait. Et puis, tu ne m'empêcherais pas de venir ici… n'est-ce pas ? Je crois en toi, Drago. »

Je la contemplai un instant, presque ému par ce monologue ininterrompu, mais une part en moi craignais cette fille, pas à cause de son diadème étincelant… ni ses cils élancés élégamment d'une teinte noirâtre et encore moins ses mèches rebelles qui ondulaient en une vague scintillante, colorées de rayures rosâtres… Tout en son physique me plaisait, mais…

Quelque chose clochait…

Je me dirigeais vers elle, pour la détailler plus longuement dans mon esprit lorsqu'un bruit assourdissant se fit entendre, pareil à un entrechoquement. La tête ébouriffée de mon amie londonienne dépassa du seuil mural, d'où s'échappait une espèce de solution verdâtre.

Il ne fut pas difficile de deviner que Crabbe avait échappé sa potion sur le crâne de Pansy, mais le plus désagréable fut le rire cristallin de la nouvelle venue. Elle voulait me séduire, sans aucuns doutes… Pourtant, je n'y pouvais rien, et lorsque Lathissia se mit à louvoyer entre les tableaux du dortoir, mon corps ne put s'échapper…

Déjà, je l'embrassais, tendrement, contre ses lèvres, pris d'une envie folle de me pendre, directement, comme si mon âme voulut se déloger de la bouche parfaite de la serpentard. Rien ne me poussait dans ses bras, seul mon instinct primitif et blessé.

Et, je sus alors que cette « garce » n'avait fait que me manipuler dans un instant de faiblesse, alors que mon âme hurlait le nom de celle que je chérissais réellement…

Hermione…

¤

L'horreur…

Le froid…

Je voyais un regard, il me fixait, sans sourciller.

Venais-je de… de perdre ma virginité avec une brute épaisse à longs cils ?

On dirait bien que oui, je ne pouvais descendre plus bas… surtout à mon âge, 11 ans, c'était incroyable. Pas dans le sens magique, mais pittoresque. Vous voyez ?

Elle se releva, de dos, ne me permettant pas d'apercevoir son visage que j'aurais tant voulu oublier…

Je me levai aussitôt, boutonnant ma chemise de Serpentard. Les rayons de l'aurore se dessinaient plus loin, pendant que je m'occupais de ma tenue, sans le moindre regard pour elle…

« - Bonne journée, Drago, fit-elle d'une voix exagérément fausse.

-C'est ça, va-t-en et ne revient pas… »

La porte se referma au même instant…

Ce qui m'empêcha de voir une jeune élève en larmes, courrant le long du couloir, mais je l'entendis, et mon cœur se resserra…

Hermione…

Donc, je suis désolée de cet énorme retard ! En plus que le chapitre est court…

Mais les cours m'ont bloqué de l'écriture, et j'ai tenté d'écrire pendant Noël, je n'en ai pas eu la chance…

Je vous souhaite donc une belle année 2007 ! D

Et espère que ce chapitre vous plaira… des reviews ?

En réponse à l'une des review :

La fic se passera sur les 7 années, et je devrais clore la 1ère dans un chapitre ou deux. Je verrai.

La suite ?