En relisant posément ce chapitre, je me suis rendu compte qu'effectivement, Léonard y passait pour un dieu vivant… Cette fausse impression a été corrigée, et j'espère que vous pourrez mieux apprécier le texte. Bonne Lecture !

3)Premiers cours

Mr Shoelsher

Version chapitre 1.2, au 17/1/2011

Léo et Hermione étaient en train de regarder le professeur Snape, attendant que les élèves finissent de s'installer. Snape commença à faire l'appel et s'arrêta en arrivant au nom de Harry Potter.

- Ah oui. Harry Potter. Notre nouvelle… célébrité, dit le prof en regardant Harry d'un œil mauvais. Potter, répéta t'il comme si il disait le nom d'une maladie, qu'est ce que j'obtiens quand j'ajoute de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ?

Harry jeta un coup d'œil furtif autour de lui, ne sachant quoi répondre. Il vit Hermione lever la main, Malfoy et Weasley ricaner dans leur coin et… Léonard en train de lire. Harry aperçu la réponse sur le livre de potion de son ami et dit :

- On obtient un somnifère qu'on appelle la Goutte du Mort-vivant, répondit Harry.

Snape ne dit rien, et replaça à nouveau son regard mauvais droit dans les yeux d'Harry après avoir observée la classe.

- Weasley, vingt points en moins pour Gryffondor. On ne se moque pas de ses camarades dans ma classe. Qui qu'ils soient. POTTER ! Hurla t'il, faisant sursauter presque tout le monde (sauf un lecteur) Où irez vous si je vous demande d'aller me chercher un Bézoard ?

Léo tourna la page de son livre en silence, sans que Snape ne le voie. Harry y jeta un coup d'œil et y vit une chèvre avec un schéma explicatif au niveau de son estomac.

- On en trouve dans l'estomac des chèvres, monsieur.

Snape eut un rictus méprisant et demanda encore :

- Quelle est la différence entre le napel et le tue-loup ?

Léo ne bougea pas et Harry lui lança un regard désespéré. Snape eut un sourire victorieux et lança :

- On allait tout de même pas se donner la peine d'ouvrir en entier son livre de potion, n'est ce pas monsieur Potter ? dit le professeur d'un ton méprisant. Vous avez peut être une illumination de dernière minute à nous proposer, monsieur Potter ?

Harry regarda autour de lui et vit Weasley le regarder méchamment. Il tourna son regard vers Léo qui avait relié son pouce avec le doigt voisin, formant ainsi un zéro. Harry compris et dit :

- Il n'y a pas de différence, monsieur.

Snape eut un grognement mécontent et repartit vers son bureau en faisant voler sa cape.

- Aujourd'hui, dit-il, vous assistez pour la première fois à un cours de potionnisme. Sachez que les différentes potions que vous étudierez et réaliserez ici aborderont la majeure partie des types de Potions existants. Durant votre premier cycle, c'est-à-dire jusqu'à la fin de votre cinquième année et le passage de vos buses, vous étudierez les sept années du programme prévu par le Ministère de la Magie. Si vous réussissez à obtenir un optimal à vos BUSE, ce dont je doute pour la majeure partie d'entre vous si vous ne valez pas mieux que les années précédentes, alors vous étudierez les potions de second cycle et les règles de haut niveau relatives au potionnisme. Sachez que pour pouvoir faire la plupart des métiers, un ASPIC de potions est requis. Pour en revenir à cette classe, je vais être très clair : les potions sont une matière dangereuse, du fait des réactions chimiques possibles en fonction des différentes erreurs ou tentatives et expériences réalisables. Le moindre écart de comportement, tel le chahut ou le sabotage du chaudron d'un voisin sera puni par un sort qui vous fera préférer le renvoi définitif de l'école, croyez-moi…

Dans la salle, la mouche habituelle avait faite une crise cardiaque et de toute façon, l'on aurait même pas put l'entendre voler, tellement le silence était assourdissant. Les Gryffondors faisaient des grimaces d'appréhension, Harry et Hermione avaient bien l'intention de faire leurs preuves, les Serpentards étaient d'ores et déjà rassurés, et Léo lisait son livre de potions, tout simplement.

- Vous allez faire une potion pour soigner les furoncles, dit le professeur en agitant sa baguette et en faisant apparaître un texte explicatif sur un tableau. Il n'y a aucune difficulté particulière aussi, pour cette première potion, vous serez autodidactes. Autrement dit, vous lirez vous-même les instructions et je ne ferais pas l'exercice en même temps que vous. Je ne veux pas entendre un seul bruit autre que le bouillonnement de vos chaudrons, compris ? AUCUN bruit.

Sur ce formidable encouragement à poser une question, le professeur Snape alla vers son bureau et s'y assis, observant les élèves à l'affût de la moindre erreur. Tous allèrent prendre les ingrédients nécessaires dans les étagères indiquées par leur professeur et revinrent faire leur potion. Hermione et Léo se débrouillaient sans aucun mal, et se comprenaient d'un seul regard. Les potions ressemblaient à la cuisine. De son côté, Harry prenait très vite confiance en lui. Dès l'instant où il avait commencé à couper ses racines de sureau en petits dés, il s'était senti dans son élément et enchaînait les actions avec une fluidité étonnante. Neville réalisait correctement sa part de travail grâce aux claires explications du tableau et d'Harry.

Ils travaillèrent tous quatre efficacement, et quand le professeur Snape se leva pour inspecter les chaudrons, il ne trouva rien à redire. Mais il observa très patiemment le chaudron de Harry et Neville, à l'affût de la moindre erreur de « Potter ». Soudain, il eut un rictus mauvais en voyant que le Gryffondor (Neville) allait mettre les épines de porc-épic avant de retirer le chaudron du feu. Mais il fut déçu quand il s'arrêta soudain et que Harry retira le chaudron du feu. En fait, Léo avait donné un léger coup de pied à Neville et avait fait l'opération correcte sur son chaudron en s'arrangeant pour que le Gryffondor le voit.

Il n'y eut pas d'erreur de faite, et le professeur Snape continua à se promener, principalement parmi les rangs des Gryffons. Il se donna un malin plaisir à voir Weasley se tromper et à faire fondre son chaudron, tout en réussissant à se recouvrir de potion. Très rapidement, il se retrouva entièrement couvert de furoncles purulents.

- Imbécile ! Hurla Snape en remuant sa baguette pour nettoyer le sol.

Il cria contre Weasley et lui enleva vingt points et demanda à son coéquipier Gryffon de l'accompagner à l'infirmerie. Mais il fut soudain surpris par quelqu'un disant :

- Nestad !

Un rayon de lumière blanche parcouru la salle pour heurter Weasley. Les furoncles disparurent en un instant et le Gryffon cessa de gémir. Snape se retourna pour voir d'où cela venait et aperçu Léo qui rangeait sa baguette. Avec un grognement, il dit :

- Cinq points pour Serpentard pour avoir aidé votre camarade, monsieur Léonard.

Puis il revint vers son bureau pour surveiller de loin ses élèves. Il observa aussi tout particulièrement Léo et le vit faire un excellent travail en équipe avec Hermione. Puis la première heure de cours se termina et il ordonna à tous les élèves de mettre chacun un exemplaire de leur potion en fiole. Ce fut avec un plaisir carnassier qu'il dit à haute voix :

- Monsieur Weasley, un zéro pour vous et vingt points en moins pour votre maison pour ne pas avoir daigné faire votre potion.

Faisant fi des contestations de Weasley et de son coéquipier, Snape regarda ses élèves poser leurs fioles étiquetées sur son bureau. Il leur dit ensuite de retourner à leurs tables et de sortir parchemins et plumes. Il prit une à une les fioles et les observa sous tous les angles, sentant l'odeur, regardant la texture, la couleur, la réaction sur diverses surfaces, puis notant ses résultats sur une feuille.

Quand il parvint à la potion de Harry et Neville, il eut à nouveau un rictus de plaisir en pensant à se défouler. Mais quand il sentit l'odeur, il retrouva exactement celle qui était habituelle. Quand il réalisa les autres tests classiques, tout fut au-delà même de la moyenne de la classe.

Et quand il utilisa sa baguette et lança un sortilège de son invention permettant d'obtenir sur une feuilles diverses statistiques avancées et compliquées, il failli prendre un air de chauve-souris étonnée en comprenant que la potion était non pas excellente mais parfaite. L'on pouvait y rajouter des choses, mais il n'y avait rien en trop. Avec appréhension et en réfléchissant intensément, il mit un O à ses deux élèves et décida dans sa tête de faire une potion individuelle au prochain cours afin de vérifier quelque chose.

Finalement, durant l'heure suivante, il expliqua les propriétés de chacun des ingrédients qui avaient étés utilisés pour réaliser la potion. Puis vers la fin de la seconde heure, il posa quelques questions à différents élèves et se fit un grand plaisir de sanctionner les lions et de récompenser ses serpents.

Le cours de potions se termina avec un grand soulagement pour certains élèves et des regards noirs pour d'autres. Weasley regardait les Serpentards avec de nettes envies de meurtre, et les Gryffondor regardaient Weasley avec colère pour leur avoir fait perdre cent vingt points à lui seul. Il fallait bien avouer que le professeur Snape n'y allait pas de main morte.

- Merci de m'avoir aidé tout à l'heure, Léo, dit Harry en souriant à son camarade.

- De rien, répondit le jeune homme sans quitter son livre des yeux. Je n'ai pas vraiment appréciée la manière dont il t'a traité. C'est un juste retour des choses.

- J'espère que j'aurais une bonne note, dit Harry. Le professeur a regardé ma potion avec beaucoup plus d'attention que les autres.

- Il avait l'air de la trouver bonne, dit Léo.

- De quoi parlez-vous, les amis ? Demanda Hermione en tournant son attention vers eux.

- Léo m'a aidé à répondre aux questions piège du professeur Snape, dit Harry.

- Mais ! C'est de la triche ! S'exclama Hermione.

- Non, Hermione, l'interrompit Léonard. C'était de la ruse. Après tout, ne sommes nous pas dans la maison Serpentard, celle qui prône -outre l'ambition-, la ruse ?

Les deux autres enfants ne trouvèrent rien à répondre, puis Hermione sourit finalement à Léo, acquiesçant silencieusement à ce qu'il avait dit.

Ensuite, le groupe d'Harry, Hermione et Léo dit au revoir à Neville qui allait en cours de botanique et allèrent en vitesse en direction de la salle de défense contre les forces du mal.

En arrivant dans le couloir qui y menait, ils se stoppèrent net en se bouchant le nez et en grimaçant. Une atroce odeur d'ail régnait dans le couloir. En fait, il y en avait partout : sur les murs, au sol et au plafond. Ils approchèrent de leurs camarades de Poufsouffle qui faisaient ce cours avec eux et virent qu'ils n'étaient pas en meilleur état. Léo sortit sa baguette et jeta un sort :

- Gwelwen ! dit-il à voix haute. L'air se purifia immédiatement et tous poussèrent un soupir de soulagement. Léo rangea sa baguette et se vit remercié par presque tous les élèves et Harry et Hermione (mais pas par les autres Serpentard).

- Où as-tu appris ce sort, Léo ? Demanda Hermione.

- Dans le livre que je lisais dans le train, répondit Léo. Je te le prêterais si tu veux, je l'ai terminé.

- Volontiers.

La sonnerie retentit soudain, et le professeur Quirrel ouvrit la porte de sa classe, permettant ainsi aux élèves d'entrer. L'air n'était pas mieux à l'intérieur de la classe. En fait, il était encore moins respirable. Il y avait de l'ail partout, ainsi que des pieux en bois et des croix accrochées aux murs. Léo relança le sort sans se faire entendre par le professeur, et encore une fois, tous poussèrent un soupir de soulagement.

Le professeur fit l'appel et insista pour faire les présentations en serrant les mains de ses élèves. Quand il arriva à Harry, il s'attarda longtemps à lui serrer la main. Puis vint le tour de Léonard. Le professeur tendit sa main, et Léo la prit, mais la lâcha aussitôt en se levant de sa chaise et en sursautant brutalement.

- Que s… se passe t'i… tit'il, monsieur L… Lé… onard ? demanda Quirrel.

Léo ne dit rien et se rassit en fixant le professeur d'un œil méfiant. Celui-ci fini pas se détourner et laissa Léo être observé curieusement par les autres élèves.

- Qu'y a-t-il ? demanda furtivement Hermione à Léo.

- Il n'est pas honnête. Il ment, répondit à voix basse celui-ci.

Les trois Serpentards observèrent discrètement le professeur Quirrel durant le cours et ne virent plus rien d'autre d'un comportement suspect. Le professeur peureux n'en était pas moins un très bon orateur malgré son défaut de prononciation et savait faire aimer sa matière de ses élèves. De plus, il expliquait très bien, avec force détails. Il leur appris durant ce cours à lancer un sort basique de défense : l'expeliarmus.

Puis un peu avant la fin de l'heure, il fit apparaître des mannequins équipés de petites épées en bois. Il jeta sur chacun d'eux un sortilège de statistiques afin de savoir exactement quel était le taux de réussite de ses élèves. Un à un, les élèves se levèrent et lancèrent le sort. Hermione réussit son sort, mais n'y mit pas assez de puissance. Malgré tout, elle avait bien visé et à un endroit particulièrement adapté, la main. Elle obtint un score de soixante pourcent d'efficacité.

Harry lui, réussit aussi très bien, mais au bout du second essai. Il eut malgré tout un score de soixante-dix pourcent d'efficacité. Léo se leva quand vint son tour et lança le sort.

- EXPELIARMUS !

Le sort jaillit de sa baguette en un éclair bleu classique, et heurta avec violence le mannequin visé qui en tomba à la renverse. Il éclata en atterrissant, et le sol se retrouva couvert de paille et bouts de tissus. Léo fit un « oups » discret, et le professeur le regarda avec de grands yeux, ainsi que les reste des élèves. Le sortilège de statistiques du professeur afficha un score de quatre-vingt dix pourcents.

- S… so… ort pa… paparfait! V… vingt po… popoints pou…r Ser…serp… pentard ! Venez me v… voir a la f… fin-in de l'h… l'heure !

Léo se rassit sous les regards étonnés d'Hermione et d'Harry ainsi que d'autres élèves, et sous ceux jaloux et haineux des autres Serpentard.

Le cours se termina rapidement après cela, et Léo alla voir le professeur avant de partir.

- Vous vouliez me voir, professeur ? dit-il.

- Oui, m… monsieur L… Lé… onard. (Bon, je saute le bégaiement. Moi même l'étant légèrement, je sais que c'est chien à parler, lire et écrire.) Je dois vous féliciter pour votre sort, il était parfaitement réalisé, dit le professeur en souriant étrangement. Je dois aussi dire que j'ai été étonné par sa puissance. Habituellement, les premières années n'obtiennent un score tel que le vôtre qu'après un certain nombre d'heures d'entraînement. Mais, je crois que vous avez cours avec le professeur Flitwick, n'est ce pas ? Je ne vous retiens pas plus longtemps. Allez y.

Léo dit au revoir à Quirrel et sorti de la classe. Il retrouva Harry et Hermione qui l'avaient attendu devant la porte.

- Qu'est ce qu'il te voulait ? Questionna Hermione.

- Rien d'important, juste me dire bravo pour mon sort, répondit Léo.

Les trois amis discutèrent encore en marchant d'un pas vif pour ne pas arriver en retard au prochain cours, sortilèges. Ils arrivèrent devant la classe du petit professeur alors que les autres élèves, les Gryffondor et leurs camarades serpents, étaient déjà en train de rentrer. Ils retrouvèrent Neville qui avait des étoiles dans les yeux. Il avait adoré son cours de botanique.

Les quatre amis se mirent côte à côte au premier rang et attendirent que le cours commence. Hermione et Harry demandaient à Neville comment était le professeur de botanique, madame Chourave. Léo, lui, sortit et ouvrit son livre de sortilèges et commença à le dévorer.

Le petit professeur grimpa sur son bureau pour se faire voir et demanda le silence avant de commencer le cours.

- Tout d'abord, bonjour à tous ! dit-il de sa petite voix aigue. Je me présente, Filius Flitwick, je suis votre professeur de sortilège pour les sept prochaines années. Du moins, espérons le tous, pour vous comme pour moi ! Maintenant, pour votre premier cours, je vais vous apprendre à lancer un sort très simple, mais très utile, le Wingardium Leviosa. Quelqu'un sait-il quel est ce sort ?

Hermione leva immédiatement la main et répondit justement à la question du professeur. Elle eut droit à cinq points pour sa maison. Puis le professeur fit une démonstration sur son propre bureau, et devant les élèves impressionnés, il le fit voleter un peu dans la pièce avant de le reposer. Puis il tourna sa baguette et des plumes apparurent devant chaque élève.

- Vous allez essayer de lancer le sort sur votre plume et de la faire tenir le plus longtemps possible. J'attends que chacun d'entre vous réussisse avant la fin de l'heure. Allez y.

Les baguettes furent sorties et les « Wingardium Leviosa » retentirent dans toute la pièce. Le professeur s'assis sur son bureau et observa ses élèves, donnant des conseils à distance et à hauteur pour lui. Il regarda du côté des quatre amis et vit Neville qui avait du mal à tenir sa plume plus de quelques secondes. Harry ne prononçait pas correctement la formule, et Hermione avait fait voleter sa plume pendant plus d'une minute à plusieurs reprises. Léonard lui…

- OH ! s'écria le professeur. Regarder tous monsieur Léonard ! Voilà comment faire !

Et en effet, Léonard faisait voler sa plume sans aucune difficulté apparente au dessus de sa table. Il lui fit faire des loopings et diverses cascades en surplace grâce à sa baguette, puis dirigea sa plume vers ses amis et les chatouilla au bout du nez, provoquant leurs rires, et emmena son arme fatale vers le professeur, qui subit la même torture. Puis il ramena enfin –au grand soulagement de certains- la plume devant lui et stoppa le sort.

Le professeur Flitwick cessa de rire après un moment et applaudi Léonard en invitant toute la classe à faire de même.

- Félicitation, monsieur Léonard. Dix points amplement mérités pour Serpentard. Voulez vous essayer un objet plus difficile, ou bien aider vos camarades ? Questionna le professeur.

- Un objet plus lourd, si possible, monsieur.

Le professeur Flitwick fit apparaître une petite boite à bijoux et Léo la fit elle aussi voler, plus difficilement certes, mais il y parvint tout de même et lui fit faire du surplace pendant une longue minute. Il passa ensuite à un poids de deux kilos, et si il eut plus de mal encore, il le souleva pendant quelques secondes à plusieurs reprises. Le professeur le félicita et le récompensa encore de dix points. Puis finalement, la fin de l'heure arriva et la sonnerie retentit. Tous les élèves rangèrent leur baguette et se levèrent.

Le quatuor composé de Harry, Hermione, Léo et Neville alla déposer ses affaires dans sa salle commune respective, puis se retrouva devant la grande salle. Du moins le prévu t'il. Les trois amis Serpentard ne furent pas gênés et arrivèrent rapidement à la grande salle. Mais Neville n'était pas là. Ils l'attendirent plus de dix minutes et, intrigués, se décidèrent à aller à sa rencontre.

Ils grimpèrent rapidement les escaliers menant à la salle commune des Gryffondor. Ils croisèrent en chemin Weasley et deux acolytes, Seamus et Dean d'après les souvenirs du cours de potion. Ils se firent copieusement arroser d'insultes et ne répondirent pas. Harry et Hermione les virent s'éloigner et soudain trébucher dans les escaliers. Avec un sourire moqueur, ils se retournèrent vers Léo qui avait lui aussi le sourire aux lèvres. Harry et Hermione comprirent que c'était lui qui avait lancé un sort discrètement.

- Sortilège de Bloque jambe, mes amis. Très efficace pour les crétins dans leur genre. En espérant que cela leur apprendra à regarder autour d'eux.

Les trois complices repartirent en riant joyeusement et arrivèrent bientôt en vue de la salle commune des lions. C'est là qu'ils aperçurent Neville, au sol. Ils s'approchèrent en courant, et Léo s'agenouilla à ses côtés.

- Neville ! Tu m'entends ? Neville !

Aucune réponse. Leur ami avait le nez en sang, des grosses traces bleues se formaient autour de ses yeux et il avait l'air d'un potager vivant. Des poireaux lui sortaient des oreilles, des carottes avaient remplacés ses cheveux et ses ongles étaient remplacés par des épluchures de pommes de terre.

- Il faut l'emmener à l'infirmerie ! Dit Hermione en paniquant.

Les deux garçons obtempérèrent et Léo souleva Neville avec l'aide d'Harry. Hermione leur indiqua le chemin de l'infirmerie qu'elle avait repérée le matin même en allant prendre son petit-déjeuner.

Ils arrivèrent rapidement devant une porte blanche et entrèrent en silence après avoir frappé. L'infirmière, madame Pomfresh, les vit entrer et se précipita sur eux immédiatement en voyant Neville.

- Mon dieu ! Déjà un blessé ! Mettez le sur un lit, jeune homme. Je reviens tout de suite.

Léo obtempéra et installa Neville sur le lit le plus proche. Les trois amis se tinrent debout auprès de leur ami sans rien dire, inquiets de voir qu'il y avait déjà un problème. Dès le premier jour. Pompom revint rapidement avec trois fioles dans une main et du coton dans l'autre.

Elle s'assit auprès de Neville, et lui fit avaler une première fiole qui eut pour effet de faire disparaître les légumes et les féculents qu'il avait sur le corps. Elle imbiba le coton avec le contenu d'une seconde fiole et appliqua le tout sur les blessures au visage de Neville. Puis elle lui fit boire la troisième fiole qui d'après l'infirmière permettrait de le plonger dans un sommeil sans rêves.

Enfin, elle se releva et tout en rangeant ses affaires, elle demanda au groupe :

- Savez vous qui l'a agressé ainsi ? Et où l'avez-vous trouvé ?

- Nous l'avons trouvé comme cela devant sa salle commune, répondit Hermione. On venait le chercher pour aller manger car il n'arrivait pas. On s'inquiétait.

- Et bien, bravo pour votre gentillesse. C'est rare de voir des Serpentard porter secours à un Gryffondor. C'est la première fois que ça arrive depuis cinquante ans que je suis à Poudlard.

- C'est la moindre des choses, c'est notre ami, expliqua Harry en rougissant.

L'infirmière continua à les remercier et leur donna un mot pour les excuser si ils avaient du retard à leur prochain cours. Les trois amis descendirent le plus rapidement possible les escaliers et entra dans la grande salle au moment même ou les plats se vidaient et se nettoyaient. Déçus, ils se résignèrent à aller passer un après midi le ventre vide, quand le professeur McGonagall les interpella.

- C'est seulement maintenant que vous arrivez, messieurs et mademoiselle ?

- Oui, excusez nous professeur. On a aidé notre ami Neville qui a été tabassé et on l'a emmené à l'infirmerie, mais on n'a pas vu l'heure, dit Harry.

- Ce n'est rien, dit la directrice des lions. Allez aux cuisines, je pense qu'il y aura encore quelque chose pour vous à manger. Et dix points pour Serpentard pour avoir aidé votre ami.

Et leur professeur de Métamorphose leur indiqua le chemin jusqu'au tableau poire. Là, ils entrèrent après avoir chatouillée le fruit et virent plus d'une centaine de petites créatures étranges travailler à toute vitesse.

- Bonjour, jeunes maîtres, dit l'une d'elle en s'approchant et s'inclinant. Que puis-je pour vous ?

- Euh, bonjour, dit Hermione. On a pas eu le temps de manger et on voudrait si c'est possible d'avoir une petite collation, s'il vous plait.

Et devant les trois amis, la petite créature se mit à pleurer à chaudes larmes.

- Oh, dit-elle. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu des maîtres aussi gentils avec ma misérable personne. Je vais vous chercher ce qu'il vous faut !

Et dans un POP ! Sonore, la petite créature repartit. Harry, Hermione et Léo se regardèrent intrigués, et ce dernier interpella une autre petite créature.

- Excusez moi, demanda t'il. Puis savoir ce que… vous êtes ?

- Nous, jeune maître ? Nous sommes des Elfes de Maison. Nous sommes au service des gentils maîtres. Ordonnez, et nous obéirons ! Vous êtes les maîtres, jeune maître, dit le petit Elfe. Nous naissons avec l'accord des maîtres et nous travaillons pour eux toujours ! Les maîtres sont gentils jeune maître. Le maître veut quelque chose, gentil maître ?

Mais Léo avait cessé d'écouter. L'Elfe recula en voyant une lueur de colère dans ses yeux.

- Jeune maître ?

Léo se leva d'un coup et demanda avec une voix dure :

- Où est le bureau du directeur ?

L'elfe lui indiqua le chemin en tremblant puis disparu pour se punir, et Léo partit en courant, plantant là ses amis et abandonnant son repas qui venait d'être apporté. Harry et Hermione se demandèrent ce qu'il y avait et durent rassurer les Elfes en leur jurant qu'il n'était pas en colère contre eux, bien qu'ils n'en savaient rien.

Léo était en train de courir le plus vite possible vers le bureau du directeur. Il n'avait pas le mot de passe, mais il défoncerait la statue si il le fallait ! Ça n'allait pas se passer comme cela ! Foi de Léo ! Il couru le plus vite possible, renversant au passage quelques élèves et étant encouragés par Peeves qui mettait de l'huile devant lui en hurlant comme un fou. Enfin, après avoir provoqués plusieurs accidents, il arriva devant la statue bloquant le passage pour le bureau du directeur.

- Ouvre-toi ! Edrapanna !

La statue s'ouvrit immédiatement sans réclamer le mot de passe, ne voulant pas tester semble t-il la colère de Léo, mais en réalité le directeur apparu en train de descendre les marches.

- Monsieur Léonard ? Que puis-je faire pour vous ? demanda Dumbledore d'une voix de grand-père qui ne prit pas.

- Me donner des explications, répondit Léo avec une colère non dissimulée.

- Des explications pour quoi ?

- Pour les Elfes ! Hurla Léo.

Il engueula Dumbledore et resta pendant un bon moment dans son bureau à parler. Enfin, quand il ressortit du bureau, il avait ratée sa première heure de métamorphose et de botanique et il était en retard pour son cours de vol. Il avait crié et hurlé sa colère à la barbe de Dumbledore et avait obtenu que les elfes avaient droit à des jours de repos et à une petite paie qui leur permettrait de s'acheter ce qu'ils souhaitaient. Dumbledore n'avait pas vraiment eu le choix il faut dire face aux arguments pointues de son élève.

Léo alla en direction du terrain de vol après avoir prit les affaires dont il avait besoin. Il se dépêcha de parcourir le parc et arriva au moment où Madame Bibine distribuait les balais.

- Vous êtes en retard, jeune homme, dit-elle.

- J'ai une excuse du directeur, répondit-il calmement.

La professeur de vol la lut et approuva. Léo alla rejoindre ses camarades après avoir prit un balai. Il se plaça aux côtés d'Hermione qui lui demanda immédiatement :

- Qu'est-ce qui t'as pris Léo ? Pourquoi est-tu parti comme cela ? Tu as même raté les premiers cours de métamorphose et de botanique !

- J'ai juste été voir le directeur, répondit-il. Pour pousser un petit coup de gueule. Je ne pouvais pas supporter de voir tous ces elfes réduits en esclavage.

- Réduits en esclavage ? dit Hermione en sursautant. Comment ça ?

Léo lui expliqua ce qu'étaient les Elfes de maison et fut outrée en apprenant leurs anciennes conditions de travail. Hermione approuva ce que Léo avait fait et passa même sur l'horreur atroce et inimaginablement, horriblement, inhumainement, inexplicablement, terriblement, blablablament, indescriptiblement, encore et encorement folle d'avoir raté DEUX cours.

Le cours commença et Mrs Bibine expliqua comment faire décoller un balai et comment le contrôler. La débandade… pardon, la pratique commença et elle ordonna aux élèves de mettre leur main au dessus du balai et de crier « debout ! »

Les élèves obéirent, et crièrent. Hermione réussit à faire lever son balai à la seconde tentative. Harry y arriva au premier essai, ainsi que Léo, bien qu'avec beaucoup moins d'aisance que son ami naturellement doué. Ils se placèrent sur leurs balais à l'ordre de leur professeur, mais celui de Hermione partit en flèche. Avant que quiconque n'ait pu réagir, elle tomba au sol durement et un bruit sec se fit entendre. La jeune fille cria de douleur et Mrs Bibine se précipita pour constater que son poignet était cassé. Avec un soupir, elle dit :

- Je vais emmener mademoiselle Granger à l'infirmerie. Que personne ne bouge jusqu'à ce que je revienne ! Sinon, vous serez exclus de mon cours pour l'année et j'enlèverais tous ses points à votre maison !

- Attendez, dit une voix. Léo sortit du rang des élèves et s'approcha d'Hermione. Il leva sa baguette, la dirigea vers le poignet de son amie et dit : Aderthanesta !

Hermione senti ses os se remettre en place et se ressouder. Elle leva son poignet et le tourna dans tous les sens sans plus ressentir de douleur ou d'élancement. Elle sourit et dit à Léo :

- Merci !

Et elle l'embrassa sur la joue.

Mrs Bibine avait regardé l'échange et fut fort étonnée en voyant Hermione se remettre sans aucun problème de sa fracture.

- Euh, bien. Si Mlle Granger va bien, nous pouvons continuer le cours.

La professeur prit à son tour un balai et monta dessus pour montrer en pratique aux élèves comment manœuvrer. Puis elle les fit décoller un à un en les forçant à rester à petite vitesse et près du sol. Malgré des chutes fréquentes, il n'y eu ainsi aucune blessure.

Vint le tour d'Harry qui fut vite autorisé à voler plus haut et qui impressionna Mrs Bibine pour son premier essai de vol. Léo suivit et la professeur ne fut pas en reste de prouesses. Il eut bien plus de mal que Harry à s'habituer à son balai et à l'élément aérien, mais se débrouilla vite bien, préférant malgré cela les pointes de vitesse aux acrobaties de Harry.

Le cours continua, et Harry et Léo furent bientôt autorisés à voler comme ils le voulaient. Hermione eut du mal à vaincre sa peur, mais Léo et Harry l'aidèrent, et une fois qu'elle eut réussi, elle montra elle aussi beaucoup de potentiel et de plaisir à voler.

Les trois amis se posèrent à la fin du cours et reçurent les félicitations de Mrs Bibine pour leurs prouesses. Finalement, ils purent tous revenir au château pour se reposer avant leur cours d'astronomie le soir même, à vingt deux heures.

Ils se rendirent dans leurs chambres respectives pour déposer leur affaires, et Léo insista pour leur jeter un sort qui les protègerait des possibles blagues vaseuses de leurs camarades de dortoir : Cailbalan !

Ce sort invoquait une barrière invisible qui pouvait repousser sans aucun problème les sorts tels que le bloque jambe, le sortilège de chatouillis et d'autres du même type. Il ne pouvait en revanche pas repousser les sorts plus puissants.

Il n'était que dix sept heure trente, et avant de faire leurs devoirs, les trois amis décidèrent d'aller rendre visite à Neville à l'infirmerie.

Points des quatre maisons :

Gryffondor : -10

Serpentard : 45

Serdaigle : 60

Poufsouffle : 50

V1 : 09/02/2010

V2 : 17/1/2011 : 5304 mots, 18 pages.