Voilà, un autre chapitre de Détruite. Je tenais à vous dire que les commentaires sur mon précédent chapitre m'ont fait très plaisir et que je suis ravie de voir que certaines personnes apprécient ma fiction. N'hésitez toujours pas à continuer et à me donner votre avis. Je suis ouverte à toute suggestion. Sur ces petits mots, je vous souhaite une bonne lecture en espérant que ce chapitre vous plaira aussi.

Je sais que cette potion est étudiée dans les années précédentes mais vu la qualité de votre cerveau et de votre mémoire je suis sûr que même en dernière année vous serez totalement incapable de me donner les propriétés de la potion Tue-Loup. Ai-je raison ?

Rogue… une fois encore ne pouvait s'empêcher de rabaisser les élèves. A croire que c'était sa priorité dans la vie. J'avais repris les cours, il y avait deux jours. Grâce au soutien de Harry et de Ginny, je ne me souciais pas des regards des autres élèves, ou des chuchotements. Certains me lançaient des regards noirs, j'imagine qu'ils pensaient réellement que ce que Ron avait raconté était vrai, d'autres me lançaient des regards compatissant, voire même de pitié. Les regards de ceux que je ne connaissais pas m'importaient peu mais ça faisait toujours mal de savoir que des gens que vous considériez comme des amis parce que vous les connaissiez depuis sept ans, vous croyaient capable d'une chose aussi affreuse. Bien évidement je parle des filles, Lavande et toutes les autres… elles me regardaient de travers chaque fois qu'elles me croisaient, je les entendais discuter le soir quand elles pensaient que je ne les entendais pas. Certaines disaient que j'étais une garce qui avait bien su cacher son jeu durant toutes ces années grâce a l'image de Miss-Je-Sais-Tout parfaite. Les garçons eux, s'intéressaient peu à ces histoires, ils connaissaient suffisamment Ron pour savoir qu'il lui arrivait de dire n'importe quoi, comme en quatrième année. De plus ils me connaissaient et avaient confiance en moi. C'est ce que Dean et Neville avaient tenu à me dire pour me rassurer sur le fait que tout le monde ne me tournait pas le dos. Luna aussi me soutenait, je l'appréciais de plus en plus, surtout quand elle mangeait avec Harry, Ginny et moi, elle arrivait toujours à me faire sourire un peu.

Quoi qu'il en soit, pour la première fois depuis mon entrée à Poudlard, je ne levai même pas la main pour répondre malgré le fait que je connaissais la réponse. Étrangement, cela m'importait peu, du moment que je réussissais mes examens Haut la main comme toujours. Disons juste que je savais que c'était inutile que j'essaye de participer dans cette matière.

– Personne ? Pas même… mademoiselle Granger.

J'étais tellement étonnée que je ne répondis pas tout de suite.

Auriez-vous perdu votre langue ? Alors, La potion Tue-Loup ?

Euh… oui, bien sur : La potion Tue-loup permet de soulager les symptômes les plus terribles de ceux qui deviennent des loup garous lors de la pleine lune. Elle porte le nom de Tue-loup, une plante qui entre dans sa composition.

Bien, dix points pour Gryffondor.

Il reprit son cours comme si de rien n'était, mais comme tous les autres élèves, j'étais bien trop abasourdie par ce qui venait de se passer pour suivre correctement le cours. Rogue, le professeur qui détestait le plus les Gryffondor et encore plus Harry et par la même occasion moi, m'avait interrogé, et… m'avait accordé 10 points ? C'était… magique, oui c'est bien le mot. Mais à bien y réfléchir ça n'avait rien de très étonnant, lorsqu'il me regardait, je ne voyais que pitié et compassion dans son regard ; peut-être qu'après tout, lui aussi était un homme comme les autres, il avait en fin de compte bel et bien un cœur pour se soucier du bien être d'une des élèves qu'il détestait le plus. Tout comme Malefoy, la guerre l'avait transformé. Plus d'insultes, plus de moquerie… On aurait dit qu'il faisait tout pour devenir invisible… comme moi en ce moment même…

La fin du cours se déroula comme d'habitude. Quand Harry et moi sortîmes du cachot nous vîmes Ron qui l'attendait. Moi, je le dépassai comme si je ne le connaissais pas, la tête haute, puis je me mis dans un coin du couloir pour attendre Harry. Ron ne pouvait pas me voir mais d'où j'étais, je pouvais entendre toute leur conversation.

Tu lui parles encore ?

Tu peux me dire pourquoi je ne lui parlerais plus, Ron ?

Ben, je pensais qu'après que je t'aie raconter qu'elle m'avait avoué qu'elle t'aimait, tu préférerais garder tes distances avec elle.

Sous prétexte qu'elle m'aime, il faudrait que j'arrête de lui parler ? Depuis quand on fonctionne comme ça ?

Depuis qu'elle ma repoussé.

C'est un crime ? Tu crois que tu peux toujours avoir ce que tu veux ? La vie n'est pas toujours comme on veut Ron, elle n'a pas à s'excuser de ne pas avoir de sentiments pour toi.

Ca t'arrange de dire ça. Tu peux dire tout ce que tu veux, tu t'en fous puisque c'est toi qu'elle aime.

Quand bien même ce serait le cas, ça ne te regarde en rien, c'est moi qu'elle aime et je ne vois en quoi ça pourrais te regarder de ce que je fais de cette connaissance. Si je veux continuer à lui parler c'est mon choix, c'est ma meilleure amie, ma sœur et je ferais n'importe quoi pour elle.

C'est sympa pour ma sœur.

Ta sœur est au courant de tout, je te signale. Elle sait qu'il n'y a rien de plus entre Hermione et moi que de l'amitié. Et je pensais que tu n'approuvais toujours pas notre relation…

Non, mais c'est ma petite sœur.

Bien. Tu as dit tout ce que tu avais à me dire ? Parce que là, je dois aller faire mes devoirs avec Hermione et puisque tu n'as pas l'air de la supporter, je ne t'invite pas à te joindre à nous. On se verra au dortoir.

Heu… Ouais.

Harry me rejoignit, attrapa mon bras puis nous entraîna tous les deux rapidement vers la bibliothèque. A cette heure-ci elle était pratiquement vide, la plupart des élèves profitaient du beau temps ou étaient en cours. Il nous installa à une table éloignée des quelques rares élèves qui traînaient par ici. Il était énervé, ça se voyait.

Harry, qu'est ce qui se passe ?

Hermione, c'est trop dur !

Quoi ?

Faire semblant de ne pas être au courant ! Tu te rends compte que je suis obligé de faire comme si j'étais encore ami avec lui ! Ça me répugne, je n'ai qu'une envie c'est de lui mettre mon poing dans la figure.

Tu ne dois pas faire ça !

Mais bon sang, Hermione ! Tu te rends compte de ce qu'il t'a fait ! Il mériterait d'être traîné en justice pour ce crime !

Il sera puni, en temps voulu. Je te l'ai dit. Je ne veux pas passer mes trois dernières semaines de cours en étant traitée comme une traînée. Déjà que les gens me regardent toutes la journée… c'est suffisant comme ça.

Tu comprends ce que j'ai subi toutes ces années. Je subis toujours la même chose, même si les regards ne sont plus que de fierté et de joie. Je n'aime pas que tu subisses la même chose…

Raison de plus pour ne pas aggraver la situation. Dans trois semaines les cours seront finis, on ne reviendra jamais ici. Certes pas ici c'est sûr, mais pas non plus à Poudlard quand il sera reconstruit.

Que comptes-tu faire après les examens ?

Je voudrais aller en Australie… retrouver mes parents. J'espère trouver un contre-sort qui leur rendra la mémoire. J'ai besoin de partir. Tu peux comprendre ce désir, Harry ?

Comment ça ?

Tu sais très bien de quoi je veux parler. J'ai besoin d'oublier mes… sentiments. Tu as Ginny et je dois faire le vide dans ma tête. Il me faut le temps de me réparer même si je ne suis pas une voiture qu'on peut réparer entièrement. Je ne roulerai plus jamais droit. Pas après ce que j'ai subi.

Je… je comprends. Mais tu es vraiment obligée de partir pour ça ?

Oui, Harry. Si je te vois trop souvent, ça ne servira à rien. Je veux retrouver ma famille. Je veux aller mieux, tu comprends ?

Oui. Mais tu comptes partir longtemps ?

Non. J'espère trouver rapidement le Sort, puis revenir ici, avec mes parents. Je voudrais faire des études de Médicomagie Après ça…

C'est formidable, Hermione. Tu seras une merveilleuse Médicomage. Mais me laisseras-tu t'aider dans ta recherche du contre sort ?

Harry…

S'il te plaît Hermione, n'oublie pas que si je suis toujours en vie c'est grâce a toi. Tu m'as tellement aidé durant cette année. Je te dois bien ça, même si ma reconnaissance sera éternelle.

… très bien. Mais ça veut dire que nous allons passer pas mal de temps tous les deux cet été. Il faut aussi que je me trouve une maison. Je ne peux plus aller au terrier.

Ce n'est pas la peine de chercher.

Pourquoi ?

Je suis le propriétaire du 12 Square Grimmaurd, et maintenant que la guerre est finie, ce n'est plus le quartier général de l'ordre, c'est chez moi ! Je veux que tu viennes vivre là-bas, avec Ginny et moi.

Harry, je ne sais pas si c'est une bonne idée...

Et pourquoi pas ? En attendant de trouver le sort, ça t'évitera de gaspiller ton argent dans un loyer alors que tu vas avoir besoin d'argent pour vivre en Australie, du moins quelques temps. Ce n'est pas permanent, Hermione, c'est juste le temps de trouver le remède.

Mais que dira Ginny ?

Tu es sa meilleure amie, Mione, et la mienne aussi. Jamais elle ne te mettra à la rue. Elle comprendra. Et puis vous vous êtes expliquées, non ?

Harry, je ne suis pas sûre qu'elle voudra…

Qu'elle voudra quoi ?

C'était Ginny ! Elle avait entendu seulement la fin de la discussion.

Gin…

Hermione ! Tais-toi et laisse moi lui dire.

Me dire quoi Harry ?

Assieds-toi, Ginny.

Harry, tu me fais peur, là.

Tu n'as aucune raison. Voila ! Je peux lui dire ce que tu veux faire, Mione ?

Oui.

Alors, voila ! Hermione a décidé, après les examens, de rechercher un sort pour annuler celui qu'elle a lancé à ses parents. Elle veut les retrouver.

Mais… c'est formidable, Hermione.

Oui, seulement elle veut se trouver un apparemment, le temps de trouver ce sort. Alors je lui ai proposé de venir vivre, le temps de le trouver, avec nous. Ça lui évitera des dépenses inutiles, puisque le Square Grimmaurd m'appartient.

Harry a raison, Hermione. Ce serait stupide de faire ça. Tu viendras vivre avec nous.

Mais, Gin… tu es sûre que ça ne te dérangera pas… vis à vis de…

Hermione ! On a déjà mis ça au clair, tu te souviens ?

Oui.

Alors, tu viendras vivre avec nous, un point c'est tout.

Bien. Merci Harry, Gin.

C'est normal, Mione, dirent-ils en chœur.

Bon, et si on révisait maintenant ? Les examens commencent dans une semaine et demie. Il faut qu'on s'y mette sérieusement.

Bon, ben je vous laisse, moi. A plus tard Hermione, Mon cœur.

A plus tard Gin.

A tout à l'heure, mon cœur.

Bon, Harry, on doit vraiment s'y mettre. J'ai préparé un planning de révisions pour toi et moi. Il faut qu'on révise au moins trois heures par jour, tous les jours.

Quoi ? Mais… mes entraînements et mes match de Quidditch ? Mione, c'est trop.

Je sais, j'ai allégé ton planning ces jours là. Tu n'auras que deux heures de révisons. Mais tu devras rattraper ton retard les jours d'après donc, eh bien le lundi trois heures, le mardi deux heures, le mercredi quatre heures, le jeudi trois heures, le vendredi deux heures, le samedi deux heures et le dimanche cinq heures. Voilà !

Tu veux me tuer, Mione ?

Allons ! Si Voldemort n'as pas réussi à te tuer, ce ne sont pas des petites révisons qui vont le faire.

Dit comme ça… c'est vrai, mais s'il te plaît ne parles pas de petites révisions.

Comparées aux miennes, elles le sont.

Combien d'heures as-tu ?

Avec toutes mes matières supplémentaires, j'en suis a cinq heures… par jour.

Tu es folle.

Non ! Je suis sérieuse. C'est notre avenir qui se joue.

Enfin ! Je te retrouve, ma Mione. Euh juste pour savoir… combien de temps de pause dans ces 'petites' révisions ?

Trente minutes.

Quoi ?

Et voilà, chapitre un peu court, toujours centré sur nos Harry et Hermione. La fin des études approche mais ne vous inquiétez pas on aura rapidement une intervention de Ron. J'ai essayé de Faire renaître Hermione. Pour montrer que le soutien moral de Harry, le fait qu'il fasse tout pour elle, l'aide à avancer et à se remettre, même si les blessures sont toujours là. Malheureusement, quelques fois le soutien ne suffit pas… vous comprendrez ce que je veux dire dans un des prochains chapitres.