Voilà la suite, on découvre un peu plus Sakura, elle rentre dans l'univers de HG. Et comme toujours un peeta qu'on aime :)
L'intrigue de Sakura continuera au prochain chapitre et du rating M arrive (AAAAAAAH) , j'essaierais de faire en sorte qu'il n'y ait pas d'éléments clés si vous voulez passer (*toussote*). Ptitemeli: Retrouveras-tu notre expression fétiche ? Je suis sûre que tu le feras ^^Frange POWA.
Bonne lecture, et n'oubliez pas, traduction de HG on my profile!
Et je remercie tout particulièrement Miss De Lune qui est ma bêta lectrice et qui retouchera tous mes chapitres ( je suis une calamité en conjugaison ^^). Alors on est tous très gentil et on va faire un tour sur son profil == u/3752897/Miss_De_Lune
Découverte
SAKURA POV
Je filais droit dans le ciel. Mes ailes se déployaient autour de moi et je virevoltais avec agilité. Cette sensation me manquait tellement, j'étais sans attaches, libre et surtout puissante. Je regardai alors ma main droite et j'eus un sourire en coin: mon sceptre, mon étoile. Je me focalisai alors sur ma destination : un building du centre londonien. La Tamise avait l'air en feu, des bâtiments marins brûlaient et des émeutes éclataient un peu partout. J'arrivai sur le toit en faisant disparaître mes ailes. Un fauve ailé se plaça à mes côtés, le regard grave, en me donnant un coup de tête à la hanche. Il avait toujours été là pour moi, mon Kéro… Je relevai vivement la tête, quelqu'un approchait. Je me mis en position de combat.
BOOM, BOOM, BOOM
Je regardais autour de moi. Personne. Mais d'où venait se bruit ? Le toit était désert. J'inspectai les lieux du regard.
BOOM, BOOM, BOOM
Tout devint flou. Je sentais mes pieds s'enfoncer dans le sol, collant et de plus en plus poisseux. J'essayais de me débattre mais je m'enfonçais de plus en plus.
BOOM, BOOM, BOOM
« OUAIIIIIIIIIIIS ! ON A ENTENDU » grogna lourdement Haymitch près de moi.
Tous mes membres n'étaient que douleur. J'essayais de bouger ma tête mais elle était contre quelque chose de dur, froid et poisseux.
Les bruits redoublèrent, un bruit grinçant et aigu d'une chaise qu'on repousse, des pas lourds et une porte qui s'ouvre à la volée.
Ma pauvre tête … Qu'on me laisse dormir…
J'entendis alors un vacarme ambulant s'approchait de moi, les bouteilles sur le sol roulaient et quelqu'un me redressa droit sur ma chaise. Ma chaise ?
« Dans quel état l'avez vous mise, Haymitch ? Soûler votre nièce, ça vous paraît malin ? » Je levai mes yeux embuées par le sommeil, et surement un abus d'alcool, vers Peeta.
Peeta ? Mais que fait-il ici ? Et qu'est ce que j'ai fait ici ? Alalala je crois que mon cerveau n'est pas près de suivre….
Je repoussais son bras pour le poser sur la table. Ah, voilà d'où venait cette sensation collante et poisseuse, une bouteille s'était renversée sur la table et je commençais à me rappeler de la soirée d'hier.
Flash Back
Après m'avoir raconté ces horreurs, Haymitch, ou Hans, enfin, mon cher oncle,m'avait complétement noyée sous les questions. De quoi je me rappelais exactement, si j'avais encore mes dons, ceux qui étaient mort ou réapparus dans ce futur … Les événements étaient bien trop traumatisants, épuisants pour une seule journée. Alors je pris un des verres trainant sur la table, attrapai une bouteille de vodka et me servis une once du breuvage. Une sensation de brûlure dans toute ma gorge me fit bien vite regretter cette idée.
« Ah mais c'est dégueulasse ! Comment tu fais pour boire ça à longueur de temps ? »
Je m'étranglai et ayant le ventre vite, je sentais la nausée revenir.
Haymitch me regarda avec air goguenard.
« Eh bien la petite princesse aurait-elle envie de s'encanailler ? Ça doit être la première fois que tu dois toucher à ça, ma petite » et il rit de plus belle.
Je rougis sensiblement, il avait raison. Pourtant je n'étais plus aussi vertueuse qu'avant, la faute aux évènements apocalyptiques qui nous avaient tous pris de cours. Je regardais d'un mauvais œil Haymitch, il était quand même mon cadet de 6 ans. Je me rappelle du jeune homme aux cheveux blonds en bataille, l'air presque candide parfois. Sauf quand il utilisait ses pouvoirs. Un vrai petit virtuose, et avec son caractère farceur de jeune pré-adolescent, il nous avait fait voir de toutes les couleurs. Enfin, ça, c'était avant.
L'homme alcoolique et revêche que j'avais en face de moi n'était plus le jeune Hans que j'avais connu. Il avait changé. Cette société inquisitrice aux mœurs meurtrières l'avait changé. Je croisai les bras et posai ma tête sur la table sale. Si je ferme les yeux, peut être que tout ça ne sera qu'un cauchemar…. Juste cinq minutes.
Fin flash back
Je reportai mon attention sur Peeta.
« Mais je ne suis pas saoule enfin. Je me suis juste endormie, j'étais épuisée. Tu sais, c'est pas vraiment pour le style que j'avais l'air d'être passée au barbecue hier ». J'essayais de me lever mais il posa ses deux mains à plat sur mes épaules. Normalement, j'aurais pu me défendre mais là, mon corps ne voulait plus m'obéir.
« Je te crois. Je suis désolé, je ne voulais rien insinuer de ce genre » dit-il avec un air contrit.
Haymitch nous remit les idées en place avec sa bonne humeur légendaire. « On peut savoir pourquoi tu viens nous faire ton show de bon matin ? Tu as apporté du pain au moins j'espère ! Je meurs de faim ! »
Je levais les yeux au ciel et je vis Peeta faire de même. Il semblait habitué aux pitreries d'Haymitch. Tant mieux pour lui car moi je sentais que ma patience légendaire allait être mise à mal.
Quel goinfre… Maintenant je commence à voir la connexion avec son caractère de gamin … Toujours le même… Enfin presque.
« Arrêtez de faire l'enfant, Haymitch. Pas étonnant que personne ne veuille vous voir. Je suis venu aussitôt que j'ai su. Mes parents en parlaient ce matin : les pacificateurs vous ont vus hier rentrer avec Sakura, et normalement les étrangers ne sont pas admis dans le village des vainqueurs. Ils vont arriver d'un moment à l'autre et ils ne vont pas croire un mot de votre histoire. Il va falloir faire vite ! »
Je venais de comprendre un mot sur trois. Mon cerveau a vraiment dû subir de sérieux dommages, olalala…
Haymitch sembla dégrisé, et un semblant de peur traversa ses yeux. Je me concentrai alors de nouveau, les ennuis allaient pointer le bout de leurs nez et je n'étais absolument pas préparée à ça.
« Je ne comprends pas un mot de ce que vous dites. Mais ça ne sent pas très bon pour moi c'est ça ? » Je devenais légèrement fébrile, toute ma tension et ma nervosité me faisait trembler de haut en bas.
Peeta réagit avec un calme à toute épreuve. « Haymitch, allez préparer un café, et bien fort. Profitez-en pour vous passer de l'eau sur le visage, et voilà une chemise propre. » Il lui en lança une. « Maintenant, à toi, tu n'es pas d'ici et ça se voit. J'ai réussi à trouver une robe de ma mère au fond d'un placard qui devrait t'aller. On n'a pas de temps à perdre et je t'expliquerais ce qu'il ne faut SURTOUT pas faire. »
Sans me laisser le temps de répondre, il m'entraina derrière lui, me tenant fermement la main, m'empêchant de trembler. Je m'y raccrochai comme la seule chose qui me paraissait réelle. Il sembla hésiter, ouvrit d'abord la porte d'un placard puis celle d'une salle de bain ou il m'entraina.
Décidément, je crois qu'il a un faible pour ces pièces.
Il referma la porte, posa son sac qui contenait la robe et pris une sorte de petite serviette, l'imbiba d'eau tiède et me fit asseoir sur le bord d'une baignoire. Il entreprit de me nettoyer doucement le visage. Je gardais les yeux baissés sur le sol, les joues légèrement rosies, me demandant pourquoi il était si gentil avec moi. Je ne le connaissais pourtant pas… Mais il me rappelait quelqu'un, j'en étais sûre. Mon cerveau semblait faire grève.
« Voilà au moins on a enlevé toutes ces saletés collées à ton joli visage. » dit-il en souriant doucement. Je toussais légèrement. Il me fit un sourire éblouissant.
« Je t'ai apporté brosse à dents et peigne. Tu dois en avoir envie, avec l'état dans lequel je t'ai trouvée hier. Tu vas mettre du temps à te débarrasser d'autant de poussières. Surtout en vivant dans une maison comme celle ci. »
Je hochai la tête et me levais. Mon visage avait reprit des couleurs mais était toujours trop pâle. J'étais affamée et mes joues étaient creusées. J'attrapai la brosse à dents et commençai énergiquement à enlever les dernières traces de l'alcool d'hier.
Un verre et tu tombes … Je crois qu'on peut difficilement faire pire.
Je reposai la brosse et pris le peigne. Je démêlai ainsi mes cheveux miel et promis de me les couper dès aujourd'hui sur une bonne dizaine de centimètres tellement ils avaient souffert. Les ayant au milieu du dos, je retrouverais ma longueur au niveau de l'épaule que j'avais affectionnée durant bon nombre d'années.
« Tu veux que je te laisse t'habiller ? Au fait, je t'ai pris des…. Enfin tu vois… des sous-vêtements pour … euh… enfin pour que tu sois à l'aise. J'ai trouvé ça dans un sac destiné aux dons de l'orphelinat. Je pense que c'était ta taille enfin je ne sais pas trop… euh » Il semblait réellement gêné, ça me fit sourire.
« Ne t'inquiètes pas Peeta, cela ira très bien. Tu en fais beaucoup trop, j'espère ne pas te causer de problèmes, car il semble que j'en ai, n'est-ce pas ? »
Il acquiesça et je me renfrognai quelque peu.
« Oui je veux bien que tu sortes, je ne porte pas de sous vêtement, là, tout de suite, alors ça deviendrait peut être trop gênant. Et puis, si tu continues comme ça, tu deviendras aussi rouge que le nez d'Haymitch quand il a bu. » Me moquais-je gentiment.
Il me fit un petit sourire gêné et sortit de la salle de bain. Je me dépêchai de prendre les vêtements entortillés dans un sac. Une robe de couleur prune et des sous-vêtements noirs élimés mais cependant en assez bon état. J'enfilai la brassière, assez juste pour ma poitrine, mais j'avais la chance d'être assez bien proportionnée pour mataille, et j'arrivais donc à l'ajuster. J'enfilai le boxer et la robe dans la foulée. Elle avait un cordon pour la serrer sous la poitrine, évitant de me faire ressembler à une tente de cirque.
Le décolleté légèrement rond et sa longueur juste au dessus du genou cachaient les mauvais traitements infligés à mon corps. Je me repeignais, bus un peu d'eau en me rafraichissant encore une fois le visage et sortis.
Peeta faisait le guet dehors.
« Tu as déjà fini ? Au moins, tu es une rapide, c'est pas plus mal » dit-il en se tournant vers moi. Il me dévisagea durant une ou deux minutes, ce qui me fit sentir un peu mal à l'aise.
Je baissais la tête et regardais avec une attention toute nouvelle les sortes de bottines marrons que j'avais aux pieds.
« Tu es très… Jolie. Ça te va très bien, tu sais. » Dit-il d'une voix douce. « Je n'avais pas remarqué à quel point tes cheveux étaient couleur miel ».
Je relevais la tête devant ce compliment. Ce garçon avait vraiment le cœur sur la main. Aucune question, toujours prêt à aider et gentil par dessus tout. Je me sentis encore rougir avant de secouer légèrement la tête.
Ça doit être la fatigue et l'alcool… Oui, c'est sûrement ça…
Il m'attrapa la main et m'amena dans la salle à manger. La table avait un air douteux mais la plupart des bouteilles étaient dans une corbeille. Une cafetière et trois tasses nous attendaient. Haymitch sortit de la cuisine, une chemise propre, sortant de son pantalon tout de même, et le visage un peu plus réveillé. Je frissonnai en voyant son air grave.
« Combien de temps avant qu'ils ne débarquent ? »
Peeta n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que quelqu'un frappa sèchement à la porte.
Je regardais Peeta, effrayée, me demandant quoi faire.
« Reste-là, répond par des phrases routes et reste évasive, compris ? »
Je hochai fébrilement la tête et il alla ouvrir. Les hommes qu'ils appelaient Pacificateurs entrèrent, vêtus de blancs, leurs armes bien visibles à la ceinture. Ils jetèrent un coup d'œil à la pièce principale. Il y avait une femme et un homme. La femme, plutôt mince et petite, la trentaine, fronça le nez et regarda avec dédain Haymitch essayant vainement de tenir droit. C'en était presque comique. L'homme quand à lui, avec sa carrure d'armoire à glace, un visage inquiétant et des yeux durs comme la pierre, s'avança et se planta devant Haymitch.
« Alors comme ça, on ramène des jeunes filles dans le village des vainqueurs ? Tu sais bien qu'elles doivent repartir avant le lever du soleil, l'ivrogne. »
Haymitch planta son regard dans le sien. Il fit un sourire narquois.
« La jeune demoiselle ici présente est ma nièce, Sullivan. Alors en tant que ma famille proche, elle peut vivre avec moi. Et puis vu le nombre de gagnants ici, je pense que j'ai la place. »
L'homme le poussa et Haymitch s'effondra à moitié sur la table.
« Eh, doucement là ! » grogna Haymitch.
« Ne joue pas au con avec moi, Abernathy. Tu n'es qu'un nid à problème puant et titubant que je pourrais flageller sur la place publique juste en demandant d'où vient cet alcool de contrebande. Alors, la jeunedonzelleva se présenter et si ça me va, alors peut être qu'elle ne finira pas dans mes cachots. » Dit il avec un sourire malsain.
Je sentis Peeta se rapprocher de moi et passer son bras autour de ma taille. Je me sentais un peu rassurée.
Le pacificateur Sullivan se tourna alors vers moi, la jeune femme était toujours dans l'entrée, attendant que cette visite inopportune cesse.
« Alors, alors quel est ton nom, ma jolie ? »
Je frissonnai sous son regard.
« Sakura. »
Il s'avança, mais Peeta fit de même. Il lui lança un coup d'œil dédaigneux avant de reporter son attention sur moi.
« Quel nom étrange. Décidément, tu me rappelles Haymitch. Jamais vu ni d'Eve ni d'Adam, une apparition soudaine et une famille retrouvée si vite. Quelle chance. Et dis-moi ma jolie, quelle âge as-tu ? »
Haymitch et Peeta se raidirent. Je ne comprenais pas bien pourquoi.
« Je … Je vais avoir 18 ans le 1er avril. »
Un sourire morbide s'étala sur le visage de l'affreux lascar.
« Eh bien eh bien. Haymitch je te fais toute confiance pour prendre soin de cette jeune fille. Mon petit doigt me dit que tu n'en auras peut-être plus pour longtemps. »
Haymitch baissa la tête, le regard vite et Peeta me tenait si fort la taille que j'allais avoir un bleu majestueux.
« Pardon, je ne comprend pas de quoi vous parlez.. ? » dis-je avec un air ahurie.
« Je l'aurais parié. Tu auras l'honneur de participer à la communauté que tu viens tout juste de retrouver. Dans deux semaines, tu auras l'honneur de participer à la Moisson. »
Et là je compris. Toutes les horreurs que Haymitch m'avait racontées. Toutes ces tueries. Et j'étais dans le collimateur. Les problèmes venaient tout juste d'arriver et j'en étais la cible parfaite. Je sentais déjà la terreur m'envahir et je vis à peine les deux pacificateurs se congratulaient en sortant de la maison de Haymitch.
