Bonjour cher lecteurs!

J'ai déjà reçu des reviews et je dois dire que ça m'encourage pas mal à écrire! J'aimerais préciser que je n'ai pas de beta reader alors les erreurs, autant les fautes d'orthographe que les descriptions de lieux erronées, sont de mon entière faute! Pour ceux d'entre vous qui me lisez depuis la France, vous trouverez sans doute quelques mots qui vous sembleront bizarres, mais qui sont souvent utilisés au Canada! Encore une fois, j'en assume l'entière responsabilité. Continuez à me laisser des commentaires, ça fait chaud au cœur!

Chapitre 3: La conférence maudite

À exactement 3h00, Cuddy était descendue dans le hall, pratiquement sûre de ne pas y trouvé House. Et elle n'eut pas tort. Il était en retard, fidèle à son habitude. Elle dut attendre, exaspérée, jusqu'à 3h10 pour enfin voir les portes de l'ascenseur s'ouvrir sur la grande forme élancée de House. Elle ne fut pas surprise de voir qu'il ne s'était pas rasé, n'y lavé, il n'avait même pas tenté de coiffer ses cheveux désordonnés. Il portait les mêmes vêtements que dans l'avion, alors qu'elle avait pris un soin tout particulier pour se mettre en valeur; elle voulait donner une bonne impression puisqu'ils étaient sur le point de rejoindre une foule de docteurs venant des quatre coins du pays. Et House, en s'approchant d'elle dans le hall, s'en aperçut tout de suite. À cette heure, le hall était bondé, pourtant elle semblait se démarquer de la foule. Cuddy portait toujours d'élégantes, et probablement très dispendieuses, tenues qui mettaient ses atouts en valeur, ce que House appréciait énormément; si, en plus d'avoir l'esprit aiguisé, cette femme pouvait en plus être séduisante, c'était tant mieux. Mais ce soir, il voyait bien qu'elle y avait mis de l'énergie et que ses vêtements avaient été soigneusement choisis. Et il ne pouvait pas dire que ça lui déplaisait. En voyant House approcher, Cuddy s'était raidie, les mains sur les hanches, prêtes à lui reprocher son retard. Mais lorsqu'il arriva près d'elle, il ne lui laissa pas le temps de parler.

-On sait très bien tous les deux que vous brûler d'envie de m'engueuler devant tout le monde pour mon retard. Je sais déjà ce que vous allez me dire, je sais déjà que ça va durer cinq bonnes minutes, ce qui ne nous fera que prendre plus de retard pour la conférence. En jugeant par votre niveau de stress à l'idée de rencontrer les directeurs des autres hôpitaux du pays, je suggère donc que nous passions par-dessus cette engueulade et que nous nous mettions en route tout de suite. Vous approuvez mon plan?

Cuddy laissa tomber les bras le long de son corps, avouant la défaite. Cependant, elle jeta un regard noir à House pour lui faire comprendre que son retard n'était pas excusé pour autant. Celui-ci leva les sourcils, impatient.

-Alors, on y va?

-Bien sûre qu'on y va, vous ne pensiez tout de même pas échapper à cette conférence.

Elle cala son sac à main sous son bras et se dirigea vers la porte, House lui emboîtant le pas.

Ils arrivèrent à la conférence à temps, un peu avant que les employés ferment les portes de la salle. Ils prirent place au fond de la pièce, les autres tables étant presque toutes occupées. Avant que la conférence ne débute, deux autres médecins se joignirent à eux, se présentant à House et Cuddy poliment. Cuddy en fit autant et lança un regard à House, l'encourageant à faire de même. Elle eut peur qu'il lance un commentaire inapproprié, comme à son habitude. Mais House, voyant la panique dans les yeux de Cuddy et repensant à tous les efforts qu'elle avait mis pour se préparer, décida, pour une fois, de ne pas tout foutre en l'air. Il s'étonna lui-même lorsqu'il tendit la main aux nouveaux arrivants, parvenant même à esquisser un demi-sourire. Mais ce fut tous les efforts qu'il put fournir, car il ne leur parla pas de tout le reste de la soirée. Les lumières se tamisèrent au moment où l'animateur de la conférence se mis à parler, laissant tout le monde dans une obscurité digne d'une salle de théâtre. House, bien qu'il ait démontré son désintérêt face à la conférence plus tôt, ne perdit pas un mot de ce qui se disait, sans doute pour pouvoir mieux critiquer les sujets discutés plus tard. Quant à Cuddy, il ne fallut pas plus de 20 minutes de ce discours monotone pour qu'elle commence à ressentir de la fatigue. Le stress de la conférence, joint à celui de prendre l'avion, qui n'était pas son moyen de transport préféré, l'avait épuisée. Elle tenta de rester complètement éveillée et de faire attention à ce qui se disait, mais ce fut plus fort qu'elle. Au bout d'une heure, elle plongea dans un état de demi-sommeil, dont House la tira en lui donnant un léger coup de coude près de deux heures plus tard.

-Eh bien, en voilà des façons d'assister à une conférence! Vous me traîner de force ici, et vous tombez endormie! Je n'imagine même pas la tête que vous m'auriez faite si c'est moi qui s'étais endormi.

Cuddy, encore engourdie de sommeil, se leva lentement, trébuchant contre sa chaise.

-C'était une conférence sur le diagnostique je vous rappelle. J'étais ici avec vous que pour représenter Princeton Plainsborough, car je doute que vous nous auriez représentés à notre juste valeur. Je ne suis pas forcée d'assister à ces conférences, vous, par contre vous l'êtes.

-En gros, vous êtes venue ici pour me surveiller, pour être certaine que j'assiste à la conférence plutôt que de passer le week-end à mettre mon argent dans les machines à sous? conclut House.

-Vous êtes très perspicace docteur House.

-Bon, vous avez eu ce que vous voulez; la conférence est terminée, je ne me suis pas endormi, j'ai bien écouté, maintenant on peut s'en aller, dit House en marchant d'un pas rapide vers la sortie.

Mais Cuddy le retint par le bras. Il tourna alors sur lui-même et pencha la tête pour regarder Cuddy dans les yeux.

-Pas tout à fait. Je suis également venue ici pour rencontrer les doyens des autres hôpitaux, afin d'établir des relations diplomatiques avec eux pendant le cocktail qui est donné après la conférence. Votre réputation, en tant que docteur et non en tant qu'être humain, m'aidera à faire bonne impression.

House n'en croyait pas ses oreilles! Cuddy ne lui avait jamais parlé de relations diplomatiques. Il ne voulait pas du tout passer la soirée à côté de Cuddy, se forçant à faire des sourires bienveillants à d'autres médecins incapables de distinguer un Kawasaki d'une indigestion. Tout ce qu'il désirait, après cette interminable conférence, était d'aller manger dans un restaurant où les assiettes débordaient, pour ensuite aller dépenser l'équivalent d'une semaine de salaire au casino et finir la soirée dans un bar près de l'hôtel.

-Quoi? ! s'insurgea House. Vous voulez m'utiliser, que je traîne derrière vous comme un cabot fidèle? ! N'allez pas penser que c'est ce que je vais faire, car ça n'arrivera pas! Déjà que je ne voulais pas assister à cette conférence, vous poussez un peu trop avec ces histoires de relations diplomatiques.

Cuddy ne fut pas impressionnée par le refus d'obtempérer de House. En fait, elle s'y était attendue, mais elle refusait de le laisser filer aussi facilement. Cette soirée était importante, autant pour elle que pour son précieux hôpital. Et aussi casse pied que House pouvait être, sa renommée produisait un grand effet sur les gens. Plusieurs donateurs potentiels étaient présents ce soir, et elle espérait pouvoir retourner à Princeton avec un beau gros chèque.

-House, ce cocktail ne durera qu'une heure et demie, deux heures tout au plus. Je ne vous demande pas de me suivre partout, simplement de rester près pour que je puisse vous présenter à un donateur si c'est nécessaire.

House roula des yeux, mais Cuddy n'y fit pas attention. Elle continua.

-Il y a un minibar au fond de la salle, vous pouvez y rester pendant que je m'entretiens avec les autres. Si vous vous conduisez convenablement et que votre taux d'alcoolémie reste tolérable d'ici la fin du cocktail, je vous permettrai de choisir un bon restaurant pour qu'on aille manger après, et c'est moi qui payerai.

Cuddy avait réellement l'impression de négocier avec un enfant, mais elle savait que c'était la meilleure façon d'agir pour que House ne se mette pas à dire des grossièretés à tout le monde pendant la soirée. Il avait encore l'air de mauvaise humeur lorsqu'il tourna les talons pour se diriger vers le bar, mais au moins elle savait qu'elle pouvait maintenant avoir la conscience tranquille.

House se fraya un chemin à travers la foule pour rejoindre le bar que Cuddy lui avait indiqué. Il choisit un tabouret au bout du comptoir et se commanda tout de suite un verre de rhum. Il n'était pas très heureux de devoir rester, mais il savait bien qu'il n'avait pas le choix. Cuddy était sa patronne, et bien qu'il aimait la contredire et lui désobéir, il devait tout de même respecter les exigences de son contrat. Il savait que Cuddy essayait de lui éviter le plus de conférences et de séminaires possibles mais qu'au bout de la ligne elle devait le forcer à assister à quelques-uns uns. Cependant, il aimait bien trop se plaindre pour admettre que sa situation était plus que raisonnable. Pendant près d'une heure, House observa les personnes se trouvant dans la salle. Plus particulièrement, il examina comment Cuddy allait d'une personne à une autre, toujours avec le même professionnalisme, pour leur présenter l'établissement qu'elle dirigeait. Elle parla avec plusieurs personnes que House identifia comme des donateurs potentiels, puisque Cuddy semblait, même de loin, excessivement flatteuse et amicale envers ceux-ci. Il la soupçonna même de faire jouer ces attraits physiques pour leur soutirer ce qu'elle désirait. Les donateurs, presque tous des hommes, semblaient particulièrement apprécier cette attitude. Même qu'à un certain moment, l'un d'eux, un grand type costaud portant un costume qui semblait avoir été coupé sur mesure pour lui, se rapprocha excessivement de Cuddy avec une attitude très entreprenante. House vit Cuddy se raidir, sans toutefois reculer, sans doute pour ne pas ruiner ses chances de conclure la donation. House eut un sourire en coin, songeant que Cuddy l'avait bien cherché, usant ainsi de ses charmes pour faire tourner la chance de son côté. Il ne fallut pas plus de quelques minutes avant que Cuddy ne gesticule en direction de House. House doutait que le donateur ait quelque intérêt que ce soit dans sa réputation, mais il la regarda quand même faire son chemin vers lui à travers la foule, le donateur dans son sillage. Durant ce court trajet, House remarqua que le type baraqué n'avait cessé de reluquer le postérieur de Cuddy, ce qui le fit sourire davantage; ainsi donc, il n'était pas le seul à apprécier les atouts de la doyenne.

-M. Alexander, je vous présente Dr House, dont je vous ai parlé un peu plus tôt. Il travaille à Princeton, il est à la tête du département de diagnostique.

Alexander fit mine d'être très intéressé, bien que House doutait maintenant de ses véritables intentions. Il tendit une de ses énormes mains vers House, que ce dernier serra sans dire un mot.

-Alors, à ce qu'on dit, vous êtes un grand médecin, pas vrai?

-Je crois qu'on ne peut pas dire autre chose d'un homme qui mesure 6 pieds 3 pouces, pas vrai? répliqua House avec tout le sarcasme dont il était capable.

Alexander eut l'air confus un instant, ne sachant pas très bien s'il devait rire ou être offusqué. Il sembla décidé de faire n'y l'un ni l'autre lorsqu'il reporta son regard sur Cuddy et sembla oublier complètement la présence de House. Ce dernier leva les yeux au ciel, exaspéré par le comportement machiste du donateur. Il laissa Cuddy s'entretenir avec lui et se choisit un autre tabouret loin d'eux. Il se commanda un autre verre, un bourbon cette fois, et attendit que Cuddy vienne le chercher pour mettre fin à son calvaire. Malheureusement pour lui, Cuddy ne revint que 45 minutes plus tard, l'air fatigué mais visiblement très fière d'elle-même, un grand sourire sur les lèvres. Elle s'assit sur un tabouret à la droite de House, et poussa un long soupir.

-Vous serez heureux d'apprendre que je ne vous ai pas fait attendre pour rien; demain matin, il y aura un gros chèque au nom de Princeton Plainsborough dans la poste, signé par James Alexander, dit Cuddy d'un ton enjoué.

-C'est pour le département de diagnostique? demanda House sans détourner son attention de son verre, maintenant vide.

-Bien sûre que non, votre département a déjà tout ce qu'il a besoin. C'est pour le développement de l'aile de recherche en oncologie.

-Dans ce cas, dit House en se levant, j'ai attendu pour rien. C'est encore Wilson qui ramasse tout le magot; je vous avais bien dit de l'amener à ma place.

Et sans attendre Cuddy, il se dirigea vers la sortie. Cuddy se leva à son tour, songeant que cet homme était vraiment impossible à satisfaire.