Joyeux noël! (en retard, je sais, mais c'est l'intention qui compte) J'espère que vous avez eu tout ce que vous aviez demandé, que vous avec bien mangé, et que vous profitez de vos vacances :D
Et c'est avec un ptit peu de retard par rapport à ce que j'avais prévu que je vous présente le chapitre 3! (car je viens à l'instant de terminer la traduction du chapitre 4, et j'aime bien avoir un peu d'avance au cas où. Mieux vaut trois jours de retard que quinze)
D'ailleurs, après sondage et réflexion personnelle, j'ai décidé de m'en tenir à "patron" pour désigner Loki. Après tout, j'ai commencé comme ça, je finirais de même.
Mais assez parlé, off we go!
Les jours passèrent.
Il s'avéra que s'habituer à être prisonnier d'un immense château bloqué dans un blizzard perpétuel était étonnamment facile, une fois que Tony eut suspendu son incrédulité et décidé de simplement accepter tout ce qui était magique et/ou lié au « patron », qu'il avait secrètement surnommé Mr. Freeze. Le nouveau nom était principalement dû au fait qu'il n'avait jamais eu de patron dans sa vie et il n'allait pas commencer à en reconnaître un maintenant, glaçons ou pas.
Il occupait son temps par de petits projets qui, il le savait, pouvaient retenir son attention au lieu de laisser son esprit penser à Pepper et, surtout, à sa propre liberté.
La chaudière était devenue sa principale source d'amusement, surtout après qu'il eut nettoyée et réparée et constaté que non seulement elle marchait au charbon, mais que ledit charbon stocké juste à côté se renouvelait tout seul à chaque pelletée que Tony jetait dans la chaufferie. Inventer un système automatique pour nourrir la chaudière ne lui prit que deux jours. Tony se sentait personnellement victimisé par le manque de lumière et de JARVIS pour faire les calculs pour lui, mais il y avait quelque chose d'excitant dans ce retour aux bases.
Quand il finit par émerger, trempé de sueur, torse nu et couvert de suie, Clint Barton l'attendait.
-Pourquoi tu as une lampe dans ta poitrine ? Demanda Clint sans ambages. Il se grattait le col de chemise d'une main et tenait un chiffon dans l'autre. Tony le lui prit et s'essuya le visage. Sa peau le démangeait.
-Content de te revoir aussi, Clochette.
-Clint.
-Comme tu dis. (Tony lui rendit le torchon et se passa la main dans les cheveux, se tournant vers la porte de la chaudière) Je crois que j'ai relancé l'eau chaude, mais je ne suis pas tout à fait sûr d'avoir nettoyé tous les sédiments et renforcé les tuyaux pour améliorer l'efficacit...
-De l'eau chaude ? Le coupa Clint, les yeux écarquillés. De l'eau chaude pour les bains ?
Tony haussa les épaules.
-C'était l'idée, mais ce n'est pas...
Avant même que Tony n'ai pu crier un mot de protestation, Clint avait envahi son espace personnel pour l'embrasser sur la bouche. Il eut une brève impression de barbe de trois jours, de lèvres et de non avant de le repousser, yeux écarquillés et un peu paniqué.
-Écoute, je suis flatté, vraiment, mais on est trop différents.
Clint ne prêta aucune attention à son humour, se tournant juste vers le couloir qui menait au salon :
-Natasha ! Cria-t-il, sans se soucier du calme ambiant. Le nouveau nous a rendu l'eau chaude !
Oh, super. Il était étiqueté.
-Je m'appelle Tony.
-Comme tu dis, rétorqua Clint. Ils se défièrent du regard pendant un moment avant que Clint finisse par sourire et lui tendre la main. « Heureux de te rencontrer...encore, je veux dire. Alors comme ça tu peux réparer des trucs ? Il y a un paquet de choses qui en ont besoin par ici. »
Sa poignée de main était étrangement faible, mais Tony ne fit aucun commentaire.
-Je sais réparer des machines en général, dit-il. Je suis un...Je suis dans l'ingénierie. Un ingénieur qui tâtonne. Parfois je fais exploser des trucs.
Parfois ce sont des gens qui explosent, n'ajouta-t-il pas.
-C'est cool. Est-ce que tu saurais comment fabriquer un savon décent ?
Ce fut comme ça qu'il rencontra Clint dans les formes. Son humour était légèrement décalé et il tenait un peu de l'écureuil dans son comportement, mais Tony mit ça sur le compte des douze ans de solitude avec un grand enfoiré bleu au grenier. Ils s'entendirent immédiatement quand ils décidèrent de malmener « Cuistot » comme Clint surnommait leur pourvoyeur de nourriture en le faisant générer toutes les bouteilles d'alcools auxquelles ils pouvaient penser, y compris quelques horribles schnapps à la pêche des années universitaires de Tony.
Natasha finit par sortir du salon comme une araignée curieuse et usa de son ingéniosité pour faire apparaître un plateau de chillies et plusieurs sortes de vodkas. L'après-midi avait été un peu flou après ça, mais il était sûr que c'était c'était le genre de flou qu'il appréciait.
Le salon devint leur nouvelle base d'opérations. Les interactions sociales consistaient surtout à s'enivrer et raconter d'horribles histoires sans conséquences, imaginer des moyens indétectables pour se jouer de leur propriétaire, jouer au pendu sexy et planifier les réparations dans le château.
Le dernier était l'idée de Clint, quelque chose à propos du travail manuel qui serait souverain pour l'âme. Tony et ses paumes remplies d'échardes n'étaient pas tout à fait d'accord, mais cela le gardait occupé et la compagnie était douloureusement bienvenue. Même s'il était hors de question qu'il leur dise ça.
-Alors, qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? Demanda Tony après leur troisième jour de « restauration », un grand mot pour une activité consistant surtout à nettoyer les chambres et rechercher des objets utiles. Ils passaient à chaque fois devant les même énormes portes barricadées, et la curiosité commençait à prendre le dessus.
-Aucune idée, répondit Clint avec un haussement d'épaule. La poutre est trop lourde pour moi. Quoi qu'il y ait là-dedans, c'est grand et ça n'a pas vu la lumière depuis quelques décennies. Je crois que même le patron ignore ce qu'il y a là-dedans.
-D'accord.
Ils continuèrent vers Cuistot sans ajouter un mot. Ce ne fut qu'à la moitié d'une énorme pizza chicago que Clint craqua :
-Alors, tu voudrais...
-J'ai quelques idées à propos d'un levier pour deux personnes qui pourrait ouvrir ça, fit Tony en s'essuyant la bouche.
-Putain, ouais, répliqua Clint avec un large sourire.
Ils scellèrent l'accord autour d'une pizza coca-menthe bizarrement au goût bizarrement fidèle, et Tony remarqua pour la deuxième fois à quel point la poignée de Clint était involontairement faible. L'expression de Clint laissait voir qu'il le savait aussi.
-J'ai eu ma main prise dans de la glace il y a quelques années, expliqua-t-il sans préambule, exposant sa paume à la lueur du feu. Je ne la sens presque plus, mais je m'en sors quand même.
Tony se contenta de hocher la tête, un peu mal à l'aise sur le sujet des handicaps. Parfois les gens n'avaient vraiment pas de chance, lui-même inclus.
-Natasha a dit que tu aimais l'archerie. (Bon sang, Tony)
-Yep, répondit Clint. J'étais pas mal doué à ça.
-Le patron ?
-Pas sa faute, fit-il d'un ton pragmatique. J'ai été stupide : j'ai essayé de l'aider après qu'il ait failli se casser le dos dans les escaliers à cause du piège de Natasha. (il déglutit et replia la main, ses yeux bleus fixés sur le mouvement maladroit) Le patron n'aime pas qu'on le touche. Je ne crois pas qu'il le puisse. Toucher les gens, je veux dire.
-A cause de la glace ?
Il haussa les épaules avec raideur.
-Je ne pense pas qu'il fasse exprès de blesser quelqu'un quand il est en colère, mais il y a toujours la glace. Elle m'a piégé la main, et maintenant regarde-moi. Je pourrais même pas faire un combat de pouces contre un gamin de cinq ans. La vie n'est qu'apprentissage, hein ?
Tony était distrait par le souvenir d'une cape lui frôlant la jambe, le sifflement et le mouvement sec qui avait suivi. Une chandelle allumée pour lui et posée sur une étagère pour qu'il n'aie pas à la prendre de sa main. Quelle genre de vie menait-on quand on ne pouvait toucher personne ?
-Pas étonnant qu'il soie antisocial, dit Tony, se surprenant lui-même. Cela sonnait un peu trop « sympathie envers le diable » et il trouvait ça idiot, mais Clint hocha la tête, se détendant légèrement.
-En quinze ans que je suis ici, je ne lui ait jamais vraiment parlé, admit-il. Hey, après qu'il m'ait gelé la main je ne l'ai pas vu pendant trois mois.
Un gardien de prison qui se sentait coupable de maltraiter les prisonniers. Un ravisseur qui ne laissait personne partir mais évitait tout le monde. Tony n'était pas un psychiatre, mais l'abominable homme des neiges avait l'air d'avoir pas mal de problèmes. Il s'était préparé à considérer le château comme un autre Afghanistan, plus confortable et avec plus de liberté. Être menacé. S'excuser. Rappeler à ceux qui détiennent le pouvoir que l'on est indispensable. Travailler encore plus dur. Concevoir un plan d'évasion. Mais au bout du compte, il n'y avait pas grand-chose que Tony puisse faire. Bien sûr, il pouvait essayer de tuer le grand type, mais l'hypothermie directe, des dommages nerveux et une cryogénisation immédiate ne le tentaient pas trop. Comment combattre ce qui n'était pas humain et qui ne voulait pas vraiment blesser ?
La question en amenait une autre : voulait-il vraiment rentrer à la maison ?
La maison, c'était la pitié, les médias et les cours de la bourse. La maison était vide la plupart du temps. A la maison...une assistante personnelle gérait sa vie. Une meilleure amie qui comptait sur lui pour créer comment tuer des gens le plus efficacement possible . A la maison, une figure paternelle à laquelle il n'était pas sûr de pouvoir faire confiance.
Sans Stark Industries, aucune de ces personnes n'auraient besoin de lui. Rhodey, certainement. Il était son ami et il finirait par accepter sa décision de fermer ses usines d'armements. Obadiah passerait à autre chose -c'était un homme d'affaire, et il avait besoin d'affaires pour survivre. Et Pepper.
Tony alla se coucher en se demandant à quoi elle allait occuper ses journées à présent. Obadiah lui trouverait une place dans la compagnie, sans doute. Ce serait idiot de sa part de ne pas le faire : Pepper valait son poids en or. Elle était efficace, tolérante, clairvoyante et ne mâchait jamais ses mots quelles qu'étaient les circonstances. Travailler sans Tony Stark ne serait pas un problème pour elle.
C'était dégrisant de remplir mentalement le vide qu'il laissait dans la mort ou son absence permanente et de le trouver bien rempli. Peut-être qu'il devenait trop bon à ça.
Cette pensée le troubla plus qu'elle n'aurait dû. Après tout, il avait choisi son destin. C'était égoïste, sans doute, de se rebeller à l'idée qu'il était remplaçable, ou que ses amis continueraient à vivre sans lui. Ce n'était pas le cas de Rhodey -il l'avait cherché sans relâche pendant les trois mois où Tony avait été fait prisonnier. Mais le ferait-il pendant trois ans ? Dix ? Trente ? Bien sûr que non. Tony n'avait jamais été assez ouvert pour être précieux pour quelqu'un. Il était généralement accepté qu'il n'y avait pas grand chose derrière le QI et l'argent. Juste pas mal de problèmes, de l'égocentrisme et de l'alcool trop cher.
Il tourna et se retourna dans son lit immense pendant quelques heures avant d'avoir trop chaud et de se lever, sentant le besoin d'activité ramper sous sa peau. Dans de telles circonstances, quand il n'arrivait pas à faire taire ses pensées et que ses épaules étaient trop lourdes, il réveillait JARVIS et créait quelque chose de nouveau, fou et fantasque. Puisque aucun son ne provenait du couloir, Tony se contenta d'allumer une lanterne et d'aller faire un tour dans les couloirs pour essayer de trouver le sommeil.
Il erra pendant une heure et demie à travers ces couloirs froids et morts, empestant la poussière, la pierre glacée sous ses pieds nus. Quand il retourna à la porte de sa chambre, fatigué et frigorifié, Tony essaya de se dire qu'il n'était pas déçu de n'avoir croisé personne. Savoir que le seul debout à cette heure serait le patron lui pesait étrangement. Mais au fond, se disait-il, il y avait quelque chose de réconfortant à tenir compagnie à quelqu'un de peut-être encore plus malheureux que lui.
-Tu me dis quand tu es prêt, dit Clint. Mais juste pour que tu saches, ça ressemble à une entrée par effraction.
-Si tout suit le plan prévu, ce sera juste une entrée, répondit Tony de la table sur laquelle il se tenait. Okay, à trois. Un, deux...merde !
Clint, sans doute un peu trop enthousiaste, avait appuyé de tout son poids sur le levier -trop tôt. La poutre avait sauté de son emplacement d'un seul côté, manquant presque d'écraser Tony.
-Vraiment, Barton ?
-Désolé. Je me suis emporté.
-Sans blague, grogna Tony, enfonçant rapidement un caillou dans l'espace occupé précédemment par la poutre pour qu'elle ne reprenne pas sa place.
« Ce qu'il y a là-dedans a intérêt à en valoir la peine. Très bien, baisse-le et essaie encore. Plus doucement cette fois. »
Clint appuya de nouveau sur le levier, permettant à Tony d'élever la poutre avec n'importe quel petit objet qui lui tombait sous la main.
-S'il y a un trésor, on fait cinquante-cinquante, hein ? (Clint regarda sa main avec une grimace) Des ampoules. Super. Pourquoi c'est moi qui fait le travail manuel ?
Tony lui fit les gros yeux.
-Oh désolé, je ne fais pas de travail manuel, là, en supportant la poutre que tu as presque jetée à mon innocent visage ?"
-C'était un accident ! Protesta Clint, tout en sortant un chiffon de sa poche pour bander sa main. Mais continue comme ça et la prochaine fois ça n'en sera pas un.
-C'est ça, annonça Tony. Ce sera soixante-dix/trente pour le trésor. Une prime de risque pour travailler malgré les menaces et les employés incompétents.
-Va te faire foutre, grogna Clint.
-Pas possible. Tu sais, emprisonnement à vie, et tout.
Clint rit de nouveau, mais cette fois-ci il était légèrement amer.
-Emprisonnement ? Mec, tu t'es porté volontaire. Tu as pratiquement supplié le patron de te laisser rester ici.
De l'autre côté de la poutre, Tony fixa son complice dans leur crime ambigu. Il avait compris, d'après ce que Natasha lui avait dit, que Clint était heureux de vivre à Coeurdhiver, mais l'amertume dans sa voix contredisait son histoire. Cette fois Tony n'avait pas envie d'approfondir le sujet. Clint avait quoi, seize ans quand il avait été piégé ? S'il y avait des règles pour entrer dans le château, qu'est-ce qu'il avait bien pu traverser ? Qui avait-il laissé derrière lui ? Chassant ces questions de son esprit, il se concentra sur la tâche présente. Les questions personnelles pouvaient attendre un autre jour. Ou une semaine. Une semaine, c'était pas mal.
Un mouvement subtil au coin de son œil attira son attention. Jetant un œil vers la galerie qui les surplombait, Tony crut un instant voir un éclat vert. Mais avant qu'il ne puisse mieux voir, il n'y avait plus rien que de vieilles peintures pleines de poussière et des chandeliers dont la lumière chancelante revenait à peine.
A sa connaissance, il n'y avait qu'une seule chose qui puisse souffler une flamme si facilement. Intéressant.
-Très bien, appuie sur le levier encore une fois, fit Tony en ramassant un petit candélabre en fer pour le caler en dessous. Si on ne peut pas le lever assez haut il faudra qu'on essaie de fabriquer une scie.
Clint ne dit rien et appuya sur le levier de tout son poids. Le « levier » n'était en fait que quatre tringles à rideau en métal attachées ensemble, mais c'était le mieux qu'ils aient pu faire avec leur ressources limitées. Tony essayait de combler l'espace sous la poutre au fur et à mesure qu'elle était soulevée, mais elle ne montait pas assez haut. Clint était sur le point de rompre le levier. Elle était trop lourde, le levier trop fragile et la distance au sol trop courte. Le plan original était de la soulever pour la déloger de son support, mais il n'y avait pas moyen d'y arriver.
-Bon sang, soupira Clint qui relâcha doucement le levier tandis que Tony retirait ses mains d'en dessous de la poutre. Je pensais qu'on obtiendrait quelque chose. Je suppose que celui qui a barricadé la porte voulait vraiment qu'elle reste fermée.
Il avait l'air si abattu que le besoin viscéral de Tony d'impressionner occulta brièvement son bon sens.
-Elle est forte comment, la reine des neiges, tu crois?
-La quoi ? Demanda Clint, ahuri. Tony attendit. Quand il finit par comprendre, son visage perdit toute couleur. « Non, non, non, laisse-le tranquille. Même s'il le peut, ce n'est...il vaut mieux pas demander, d'accord ? »
-Pourquoi pas ?
L'incrédulité de Clint était presque palpable.
-Putain, parce qu'il peut te geler juste en te touchant ? Parce qu'il n'aime pas les gens ? Parce que c'est sans doute lui qui a barricadé les portes en premier lieu ? Au choix !
Tony se dirigeait déjà vers le couloir.
-Ça peut pas faire de mal de juste demander, dit-il, préparant mentalement son chemin jusqu'à l'aile ouest. On vit tous sous le même toit, non ? C'est comme La Fête à la Maison, à part que...Je crois que c'est sorti quand tu étais déjà ici, en fait. Mais ce que je veux dire c'est que partager, c'est le bien.
-Partager c'est la mort, répliqua Clint, qui avait l'air presque paniqué. Allez Tony, oublie cette foutue porte. C'est pas la peine !
Tony lui fit juste un signe de la main. C'était un projet, et les projets étaient important pour écarter certaines choses comme l'introspection et la folie. Même si le grand bleu s'énervait, ça n'irait sans doute pas jusqu'à la violence. Du moins pas de celle qui inclurait un contact physique, puisque visiblement il les évitait comme la peste. Tout ce que Tony aurait à faire serait d'éviter la glace. Bien que le provoquer assez pour qu'il l'utilise devait valoir le coup d'œil. Abandonnant Clint près des portes, Tony s'enfonça plus profondément dans le château, à la recherche d'un escalier marqué par des traces de griffes.
Bien sûr, il était hors de question de monter dans l'aile ouest, mais ça ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas demander à l'effrayante et potentiellement violente Raiponce de descendre ses cheveux. Tony fixa les ténèbres en haut de l'escalier en essayant de trouver la bonne carotte à proposer au pa...à leur ermite de propriétaire.
Découvrir ce qu'il y avait derrière les portes au rez-de chaussée n'était pas une question vitale. En découvrir plus sur lui était bien plus haut sur sa liste de priorités, et s'il pouvait utiliser la pièce condamnée comme excuse, eh bien, Clint ne se douterait de rien. L'idée que quelqu'un cherche ce type de son plein gré lui semblait totalement étrangère.
Tony traîna là pendant quelques minutes, faisant les cent pas sans savoir quoi utiliser comme appât. Bien sûr, la possibilité qu'il puisse juste faire quelques pas et voir par lui-même lui trottait dans la tête, mais cela ressemblait un peu trop à du suicide.
-Ainsi tu n'es pas totalement dénué d'un instinct de survie, commenta une voix rauque derrière lui.
Malgré lui, Tony se figea d'effroi avant de se retourner pour faire face à un regard écarlate familier.
A la lumière du jour, son geôlier paraissait encore plus irréel que la nuit où il lui avait montré la chaudière. La fourrure grise drapée sur ses épaules et la cape lui donnaient presque un air royal. Mais les longs cheveux noirs emmêlés, ses cornes d'ivoire, ses yeux de démon et les marques sur sa peau...tout en lui disait que sa mise n'était qu'un ruban de soie ornant une dague. Il était dangereux, qu'il le veuille ou non. Tony s'efforça de focaliser son train de pensées sur l'instant présent.
-Commenter mon instinct de survie laisse entendre que tu m'aurais tué si j'étais monté là-haut, fit Tony en croisant les bras sous son réacteur arc et en espérant très fort que l'autre ne pouvait pas lire le langage corporel. « C'était ce que tu voulais dire ? »
Le...(très bien, il était évident que ce surnom allait se graver dans sa tête)...le patron jeta un œil en haut des escaliers.
-Peut-être.
Tony n'avait rien à répondre à ça. Est-ce qu'il lançait une pièce à chaque fois que quelqu'un l'énervait ?
-Je t'ai vu sur la galerie. Ils m'ont dit que tu ne sors que la nuit.
-Vraiment ?
Essayer d'obtenir une réaction revenait à essayer d'arracher une dent. Tony décida qu'il n'était vraiment plus lui-même si ça lui posait à problème, car ça ne l'avait jamais arrêter dans le passé
-Pourquoi avoir enfermé Pepper dans une cellule alors que tout le monde peut aller et venir ici ? Est-ce qu'elle a essayé de monter là-haut ?
Le patron se détourna. Ennuyé par la conversation ou refusant simplement de répondre, Tony l'ignorait, mais la frustration qu'il en ressentit fut si forte qu'il tira sur la cape verte alors qu'il commençait à monter l'escalier.
-Je te parle, dit-il, tout en tirant.
A la fois mortifié et terrorisé, il vit le patron arquer le dos, avec autant de fluidité qu'un chat alors qu'il reprenait son équilibre. Il se retourna lestement et fusilla Tony de ses yeux flamboyant. Mais Tony refusait de lâcher.
-Tu oses, bouillonna-t-il, soufflant tout près de la joue de Tony. Piégé entre l'enchevêtrement de la cape et Tony, le patron était trop près pour qu'aucun d'entre eux ne bouge. L'obstination était tout ce qui les maintenait en place « Tu oses me toucher ? »
-Techniquement, juste tes vêtements, mais oui, j'ose, répliqua Tony sans le quitter des yeux. Tu ne peux pas faire ce que tu fais et éviter les explications. Je ne suis pas ton serviteur abîmé et certainement pas une Russe en colère. Pourquoi avoir enfermé Pepper dans une cellule ? Qui es-tu ? Qu'est-ce que tu es ? Donne moi une putain de vraie réponse parce que si tu compte me garder ici jusqu'à ma mort, tu me dois au moins ça.
La probabilité qu'il se fasse geler sur le champ pour avoir formulé ça à voix haute était extrêmement élevée et il le savait. Mais tout ses instincts et les faits lui disaient que ce salaud glacial ne voulait lever un doigt sur personne. Et s'il ne le faisait pas, peut-être que Tony pourrait tenir une joute verbale. Il était un expert en bravade et en esbroufe, après tout.
La friction du tissu lui brûla les doigts quand il lui arracha la cape des mains. Mais ni l'un ni l'autre ne capitula et après quelques longues secondes le patron serra les lèvres avec mécontentement.
-Le château est une prison et un sanctuaire, dit-il en glissant les bras dans les replis de sa cape. Ta femme a essayé d'en partir. Tu sais ce qui rôde dehors dans la neige.
-Les loups, dit Tony lentement. Tu l'a enfermée pour qu'elle ne tombe pas dessus. Mais pourquoi tu ne l'a pas laissé faire ? Parce que tu n'as pas vraiment l'air de nous garder pour te tenir compagnie. (il fit instinctivement un pas vers le patron au le visage fermé) Pourquoi rien chez toi n'a de sens ? Oublie la magie, la glace, même ces foutues cornes sur ta tête. Je peux gérer tout ça. Mais cet endroit, toi, pourquoi est-ce que les gens viennent ici ? Pourquoi est-ce que tu les retiens ?
-Je...
-Ça a à voir avec le pouvoir ? Persista Tony. Le contrôle ? On est des animaux pour toi ? Des sacrifices, des jouets, de la nourriture ? Quel intérêt tu as à garder trois humains brisés dans ce putain de trou à rat de labyrinthe...
-Parce que j'ai besoin de vous ! Rugit le patron avec fureur et désespoir. La glace craqua et tomba de ses doigts griffus alors qu'il les repliait, comme cherchant à saisir quelque chose qui n'était plus là. Il découvrit les crocs, mais ses yeux n'étaient que douleur. « Il ne m'a jamais dit pourquoi. »
-Il ? Souffla Tony, ébahi par le spectacle. Il...le patron n'était pas en colère. Il pleurait quelque chose. Quelque chose de perdu ? Quelqu'un ? « Tu as besoin de nous ? Qu'est-ce que ça veut dire ? »
Mais l'autre se contenta de secouer la tête. Le patron avait l'air d'être sur le point de partir de nouveau, et Tony ne se pensait pas capable de refaire le même truc une deuxième fois.
Il avait tellement peu d'information à sa disposition. Chaque morceau d'idée donnait naissance à un millier de scénarios étranges, sauf qu'en réalité tout était possible. Absolument tout. Tony savait qu'il pourrait devenir fou rien qu'en essayant de trouver toutes les raisons pour lesquelles son geôlier aurait besoin de trois personnes.
Quand celui-ci se détourna de nouveau vers les escaliers, Tony porta de nouveau son attention sur la fourrure grise drapée sur ses épaules.
-C'est une fourrure de loup, n'est-ce pas ?
Le patron s'arrêta net.
Une prison et un sanctuaire, avait-il dit. Où les loups attaquaient uniquement si on n'était pas autorisé à partir. Tony savait exactement où il avait eu cette peau.
-Ce n'est pas notre prison, n'est-ce pas ? Demanda-t-il, avec une sensation déplaisante dans l'estomac. C'est la tienne.
Un regard noir lui apporta la réponse dont il avait besoin.
-Une impressionnante déduction, répliqua le patron, dont la voix était encore plus rauque et irrégulière qu'avant. En fin de compte insignifiante, mais impressionnante.
-Espèce de connard égoïste, bouillonna Tony. Espèce d'enfoiré égoïste et détestable. Pas étonnant qu'on t'ai lâché ici.
Il tourna les talons et s'éloigna, le cœur battant de fureur, ignorant le bruit cristallin de la glace qui se craquelait et le son des bottes qui s'en libéraient. C'était un bon spectacle, mais il n'allait pas rester à le regarder.
Le patron était le prisonnier du château, et il les gardait pour qu'il puisse avoir avoir un public. Quelque chose de plus pitoyable que lui qu'il pouvait regarder détaler comme des souris pour se sentir mieux. Qu'est-ce que Clint allait penser de ça ?
Tony arrivait au grand escalier quand l'air dans son dos se glaça comme une tempête arctique.
-Tu n'as aucune idée, dit le patron avec hargne, aucune idée de ce dont tu parles.
Tony se retourna.
-Ah ouais ? Prouve-le. Laisse-nous partir.
Une expression passa sur les traits étrangers du patron quand Tony le mit au défi; une tension désespérée là où la colère devrait régner. Pendant un instant, il crut lire de la panique dans ses yeux.
-Tu ne le feras pas, hein ? Il eut un sourire, mais il n'avait rien de plaisant. « Tu sais, la dernière fois que j'ai été fait prisonnier je pouvais au moins comprendre pourquoi. Toi ? Tu es juste pathétique. »
-Tu...
La glace jaillit des doigts griffus, se hérissant vers lui comme des couteaux aiguisés. Tony recula sur le côté pour les éviter...Et ses pieds ne rencontrèrent que le vide.
L'escalier semblait s'étendre sur des kilomètres, chaque marche de marbre une dent dans une bouche sans fin. Le cœur de Tony manqua un battement alors qu'il se précipitait tête la première vers la pierre pâle.
Un éclair bleuté traversa son champ de vision. Des mains le tirèrent, mais pas pour le mettre en sécurité. Il heurta un mur de froid, sentit quelque chose presser sa tête dessus alors qu'il dégringolait les marches en un mouvement saccadé qui aurait dû être plus douloureux. Presque pour lui répondre, sa cheville explosa de douleur alors qu'elle heurtait le bord d'une marche. Tony n'eut qu'un gémissement de douleur avant d'avoir le souffle coupé par l'impact avec le sol. Il glissa dessus, s'accrochant de toutes ses forces au tissu et au froid. Sa tête lui tournait, et il avait l'impression que le plafond essayait de l'attirer vers lui.
Alors qu'il était en train d'essayer de ne pas vomir, le corps -le corps- sous lui bougea avec une toux douloureuse. La pression qu'on exerçait sur la tête de Tony se relâcha sans disparaître. Il ouvrit les yeux la pièce tournait encore un peu mais il se releva légèrement tout de même. Il fallait qu'il voie.
Le patron était sous lui, étalé sans grâce sur le marbre. Du sang bleu foncé coulait d'une plaie sur son front, juste en dessous d'une corne. Quelque chose bougea dans ses cheveux, et Tony comprit pourquoi il ne s'était pas heurté la tête en tombant. Des bras. Des bras, des mains et des doigts l'avaient enveloppé comme une cage, et chaque coup que Tony aurait dû recevoir avait été reçu par un corps bien plus résistant que le sien.
La chute aurait pu le tuer, réalisa-t-il avec un frisson. Elle aurait pu tuer le patron aussi.
-Oh non, tiens bon, dit-il d'une voix tremblante en s'agenouillant. Le patron était aussi immobile que la pierre sous lui. « Tu ne peux pas mourir avant même que je sache ton nom. »
Le corps inerte sous lui ne répondit pas. Sans réfléchir, Tony pressa deux doigts sur son cou, là où devrait logiquement se trouver un pouls, même pour les prisonniers bleus à tendances suicidaires. La peau sous ses doigts était d'un froid saisissant, mais loin de ce qu'il avait été avant qu'ils ne tombent. Il ne se changèrent pas non plus en glace, mais il trouvèrent tout de même un pouls régulier prouvant que son héros douteux était encore bien vivant.
Tony était encore en train de se demander si c'était une bonne ou une mauvaise chose quand le patron ouvrit les yeux.
Pendant un long moment, ils se fixèrent en silence, mesurant, calculant, mais surtout Tony avait l'impression que le patron ne réalisait pas tout à fait ce qui s'était passé. Les symptômes d'un traumatisme crânien se manifestaient assez vite, n'est-ce pas ?
Tony saisit le coin de la cape et la pressa contre la plaie pour essayer d'étancher et arrêter le sang, attrapant une main griffue et la pressant contre le tissu pour qu'il le maintienne lui-même. Ce fut à ce moment-là que le patron remarqua la main de Tony serrée contre la sienne. Il se redressa soudainement, libérant sa main avec tant de force que Tony sentit une griffe lui égratigner l'intérieur de la paume.
-Imbécile ! Cracha-t-il en repoussant Tony de toute sa force. Le coup toucha directement le réacteur arc, et fit exploser la douleur dans son torse, mais ce ne fut que lorsqu'il eu cessé de glisser sur le ventre sur le marbre qu'il réalisa qu'il n'arrivait plus à respirer.
Il essayait, mais rien ne se passait. Le réacteur arc avait enfin provoqué ce qui avait toujours été un risque. Yinsen l'avait prévenu, et le réaliser déversa dans l'esprit de Tony des informations à la vitesse de la lumière, en un torrent de panique et de douleur.
poumons à soixante-dix pour cent de leur capacité plus pression et force prendre en compte l'espace approximatif entre le socle du réacteur et la trachée, trachée et colonne vertébrale, pression et force sur la cage thoracique autour du réacteur, pliage du sternum plus pression plus force vers l'intérieur, socle enfoncé dans la trachée, trachée enfoncée dans la colonne vertébrale, tissus écrasés causant une blessure trachéobronchiale, affaissement, affaissement causant l'asphyxie causant la mort causant la mort causant la mort
Il paniquait, il savait qu'il paniquait mais était incapable de s'arrêter, le réacteur s'était enfoncé dans sa trachée et il allait mourir après avoir failli mourir et ouais, ouais, on ne pouvait pas tromper la mort indéfiniment avec ou sans un coup de main...
On drapa un tissu vert sur ses épaules, et des mains le redressèrent en position assise, le penchèrent en avant pour qu'il puisse poser les paumes sur le sol.
-Doucement, souffla dans son oreille une voix semblable à du verre brisé. Par le nez. Essaie de détendre le...l'intérieur de ta poitrine.
Les mots étaient maladroits, comme s'il essayait de traduire quelque chose, mais la paume qu'il pressait contre son diaphragme en disait assez. Tony se concentra dessus alors qu'il essayait d'insuffler de l'air dans ses poumons. Ils le brûlaient, et il sentait un goût comme du cuivre quelque part dans sa gorge, mais un filet d'oxygène vint, et avec lui, le soulagement.
-Mieux, murmura le patron, qui paraissait exténué. La main sous son torse se retira mais Tony la saisit, en la serrant brutalement.
-C'est...écrasé...Je...
Il se mit à tousser sans pouvoir s'arrêter, les larmes lui montant aux yeux. Avec un son étrange, presque lugubre, le patron pressa son oreille contre le dos de Tony.
-Non, dit-il après un moment, mais sa voix n'était pas très assurée. Pour Tony, il avait l'air aussi effrayé que lui. Ce qui...
« Je n'entend pas d'obstruction. Tu as eu le souffle coupé et ce disque de métal a pressé quelque chose, mais rien n'est écrasé. Tu as paniqué. »
-Je...commençait Tony, mais il ne put rien dire de plus. L'humidité dans ses yeux, aussi humiliante soit-elle, n'était pas entièrement due à la douleur. Il n'allait pas mourir. Pas si tôt après l'Afghanistan. Pas alors même qu'il pensait avoir déjà abandonné sa vie. Il allait bien. Il allait bien.
Ils restèrent assis là pendant de longues minutes. Tony essayait de reprendre sa respiration et le patron était accroupi derrière lui, tendu, essayant nerveusement de ne pas retirer sa main de la prise de Tony. Elle était froide, cette main, mais quelle qu'était l'émotion qui déclenchait la glace, il ne la ressentait pas en ce moment. Irrationnellement, Tony avait l'impression que la lâcher ferait revenir l'asphyxie, et la panique qu'elle apportait. Le souvenir de l'eau noire, d'un poing dans ses cheveux qui le plongeait vers la mort. Il pensait en avoir fini avec ça.
-Je propose qu'on ne se batte plus jamais, croassa-t-il un peu plus tard..
Sa cheville le lançait quand il bougeait. Derrière lui, un soupir de mécontentement fut sa seule réponse.
Puis :
-Loki.
Tony cligna des yeux, regarda par-dessus son épaule.
-A tes souhaits ?
Le patron eu un grognement agacé. Le sang coulait toujours sur son visage.
-Mon nom, dit-il fermement. C'était Loki. Avant.
Tony réfléchit sur ça pendant un moment. Loki. Court et efficace. Il rimait aussi un peu avec son propre nom, ce qui n'était pas mal. Tony n'était pas sûr de comprendre pourquoi il le lui disait si soudainement, à moins qu'il n'ai été vraiment conscient après leur chute.
-Salut, dit-il finalement.
Le pa...Loki parut s'affaisser un peu, comme si quelque chose l'avait déçu. Il libéra sa main et cette fois-ci Tony le laissa faire, et essaya maladroitement de se relever. Sa cheville n'avait pas l'air cassée, mais il allait bientôt devoir composer avec le Père de tous les bleus.
Quand il eut la certitude d'avoir assez d'équilibre et qu'il releva la tête, Loki l'observait avec attention.
-Quoi ?
-Ne me touche jamais, dit-il en reprenant sa cape. La glace pourrait te tuer.
-Peut-être. (sa trachée le lançait toujours, et sa voix était plus basse que la normale) Mais si je ne te prend pas par surprise, t'énerve ou essaye de te combattre, je dirais qu'on pourrait faire un bras de fer toute la journée sans aucun problème.
-Tu perdrais, dit Loki platement. L'inquiétude de tout à l'heure avait disparue, remplacée par quelque chose de dur et cruel. « Je suis plus vieux, plus fort et plus dangereux que quoi que soit que tu aies jamais vu et je serais obéi. Ne cherche plus à me trouver, Tony Stark. »
Son nom sonnait bien dans sa bouche. L'accent inconnu qu'il avait donnait une nouvelle interprétation des syllabes familières. Tony fut surpris de constater qu'il appréciait.
-Très bien. À une condition. (Il vacilla un peu sous le regard de l'autre, mais ne renonça pas) Si tu es si fort que ça -ce en quoi je doute, mais ne partons pas là-dessus- est-ce que tu pourrais faire quelque chose pour les portes barricadées dans le grand hall ? On n'arrive pas à lever la poutre.
Loki fronça les sourcils et inclina légèrement la tête. Le mouvement exposa la peau bleue de sa gorge Tony essaya de ne pas regarder.
-La salle de bal n'est que poussière et obscurité. Quel usage pouvez-vous en avoir ?
-C'est un secret.
Il n'avait pas besoin de savoir que le secret était que Tony n'avait même pas réalisé qu'il s'agissait d'une salle de bal et qu'il n'en avait, en réalité, aucun usage.
Sa réponse parut inquiéter Loki.
-Alors je refuse.
-Oh, allez. Considère ça comme tes excuses pour m'avoir fait tomber de ces escaliers.
La glace jaillit des mains de Loki, et heurta le marbre comme d'immenses couteaux. Tony déglutit.
-Je vais trouver autre chose.
Il s'éloigna en boitillant aussi vite qu'il le pouvait. Quelque chose lui disait qu'il avait dépassé les capacités sociales auxquelles le grand bleu était habitué. Les plaisanteries viendraient plus tard.
Ou jamais.
N'importe quelle option qui le laisserait en relative bonne santé le plus longtemps.
Bon, m'a donné du fil à retordre, ce chapitre (je hais décrire les mouvements! ça marche toujours très bien en anglais, pas en français! D: /chouine) mais j'espère qu'il vous a plu!
Je vous dis à plus tard au chapitre 4 (que lui, j'ai a-do-ré traduire, vous verrez pourquoi ^^)
