Titre : L'espoir aveuglé

Auteur : Amelle

Genre : Romance, aventure et surtout yaoi

Résumé : À la suite d'un événement tragique, Harry devient aveugle à l'âge de huit ans. Sévérus, se sentant coupable décide de prendre l'enfant à sa charge et de l'élever au milieu des étudiants et des professeurs de Poudlard. DMHP (mais plus tard par contre).

Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, le reste appartient à Joanne Rowling.

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Chapitre 3

L'ambulance roulait à toute vitesse à travers la ville. Malgré les cahots de la route, l'ambulancier s'activait rapidement à l'intérieur du véhicule. Il pinçait les lèvres en examinant l'enfant. Il avait rarement vu un patient encore vivant qui était dans un tel état de faiblesse.

Il mit le bras de Harry dans une attelle après lui avoir découvert deux côtes cassées. L'enfant semblait avoir une commotion, car il avait une blessure derrière la tête et il avait perdu beaucoup de sang. D'ailleurs, aucune réaction des pupilles de l'enfant à la lumière appuyait la thèse de la commotion. C'était ce qui était le plus inquiétant selon l'ambulancier. Malheureusement, il ne pouvait rien faire de plus pour le jeune Harry, il se contenta donc de surveiller sa respiration.

Sévérus Rogue, assis dans un coin de l'ambulance avait l'esprit complètement vide. Il avait l'impression de flotter sur un nuage. Tout cela arrivait bien trop vite! Une journée, le gosse était vivant et l'autre, près de mourir! Comment avait-il fait pour ne rien voir? Qu'avait-il bien pu se passer en seulement quelques heures pour mettre l'enfant dans cet état? Un accident? Ou pire…

Puis, le professeur de potion sembla sortir de sa léthargie et demanda à l'ambulancier :

-Qu'a-t-il?

Celui-ci remarqua la présence de l'homme qu'il avait presque oubliée tant il était concentré sur l'enfant.

-Un bras et plusieurs côtes cassées. Il semble souffrir de malnutrition. Il a perdu beaucoup de sang. Il a sûrement une commotion cérébrale. Mais, je vous rassure, il devrait s'en sortir.

Sévérus voyait bien que le secouriste essayait de le rassurer. Son attitude semblait dire que c'était beaucoup plus grave qu'il le disait. D'ailleurs, en bon légilimen, Rogue ressentait facilement l'inquiétude de l'ambulancier. Le professeur de potion contempla l'enfant qui semblait si petit sur cette civière... Sévérus fronça les sourcils en laissant l'inquiétude de l'ambulancier l'envahir.

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Dumbledore se dirigea à pas vif vers la maison. Personne ne tenta de le retenir.

Y avait-il eu un accident? Ou alors était-ce la faute de sa famille que Harry soit suffisamment blessé pour nécessiter le secours des ambulanciers? Dumbledore voulait connaître le déroulement des événements et rien ne pourrait l'en empêcher quitte à stupéfixer toutes les personnes présentes.

Il poussa la porte.

Dans le salon il vit un enfant très gros qui regardait la télévision, encadré de deux policiers.

Dans la cuisine, il entendait les cris et les pleurs d'une voix aiguë. Il se dit que la tante de Harry devait se trouver là. Il s'y dirigea donc.

Elle et un autre policier étaient assis à la table de la cuisine. Elle avait une tasse de café à la main et les yeux bouffis, signe qu'elle avait pleuré. Albus entendit une partie de la conversation qu'elle entretenait avec l'agent lorsqu'il entra dans la pièce :

-… mari qui lui a fait ça?

-Oui, je vous l'ai dit tantôt. Le garçon l'avait mis en colère et Vernon n'avait pas pu se contrôler…

Le directeur nota que la femme cachait la visite du professeur Rogue à l'agent de police.

-Et vous, vous ne l'avez pas empêché de battre l'enfant toutes ces années?

-…

Le policier attendit. Pétunia ajouta d'une petite voix :

-J'ai appelé les secours…

L'homme réfléchit quelques secondes.

-Bien. Mme Dursley, je ne vous cacherai pas que je suis inquiet du sort des enfants qui vivent dans cette famille. Votre fils ne semble pas avoir vécu de violences, mais il y aura des conséquences suite aux mauvais traitements que vous avez infligés à votre neveu. Comme nous ne connaissons pas son état… Il reprit sa respiration puis continua : vous avez un membre de votre famille qui peut s'occuper de votre fils le temps que l'on mette tout cela au clair?

Dumbledore entra dans la pièce avant que Pétunia ait le temps de répondre.

Le policier se demanda ce qu'un vieillard, habillé d'un complet bleu ciel et à la longue barbe, venait faire dans cette cuisine.

-Monsieur? Je peux vous aider? Dit le policier en se levant.

-J'étais un ami des parents de Harry avant qu'ils ne décèdent. Je venais justement voir comment était traité l'enfant.

-Il est à l'hôpital.

-Je le sais, mon collège est entré avec lui dans l'ambulance. Je suis venu parler à sa tante. Est-ce possible?

-Non, pas maintenant. D'ailleurs, je vous demanderais de quitter la maison et de me donner votre nom et adresse et numéro de téléphone. S'il y a urgence, je vous contacterai.

-Parfait. Je voulais aussi vous dire que lorsque Harry sortira de l'hôpital, je connais plusieurs personnes, des connaissances de ses parents, qui pourront le prendre en charge…

-On verra cela. Je vous contacte lorsque j'ai du nouveau.

-Bien.

Albus donna l'adresse ainsi que le numéro de téléphone que les résidents de Poudlard utilisaient lorsqu'ils avaient des amis et familles d'origine moldus aux policiers, puis il quitta la maison.

Il se savait deuxième tuteur de l'enfant dans le monde magique. Dumbledore réfléchit à la manière dont il pouvait faire sortir Harry de l'hôpital moldu pour l'amener à Ste-Magouste.

Demander un transfert aux autorités magiques… Ça pourrait se faire.

Il resta quelque temps devant la maison du 4 Privet Drive, le temps de voir les policiers amener les Dursley et jusqu'à ce que tout redevienne calme.

Plus de deux heures s'étaient écoulées.

De retour à Poudlard, le directeur se promit d'écrire une lettre le plus vite possible au Ministère de la Magie afin de prendre Harry sous sa tutelle le temps que se déroule l'enquête de police, puis de le faire transférer dans l'hôpital du monde magique. Mais d'abord, il devait lui-même constater de l'état de Harry et aller voir Sévérus qui accompagnait le garçon.

Il transplana.

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Plus tard, à l'hôpital, Harry subit un examen qui révéla une grave commotion cérébrale dans la partie du cerveau qui contrôlait la vue. Les tissus avaient subi une compression importante et les docteurs savaient que l'enfant avait complètement perdu l'usage de ses yeux.

Harry subit une opération afin de diminuer la pression. Les chirurgiens enlevèrent les tissus du cerveau qui étaient trop abîmés.

À sa sortie de la salle d'opération, on fit un plâtre au bras de Harry.

Et il ne restait plus qu'à attendre.

C'est lorsque Sévérus était assis dans une chaise à côté du lit de Harry dans une chambre à l'hôpital qu'il commença à ressentir de la culpabilité. S'il avait fait part de ses soupçons sur le fait que l'enfant n'avait pas l'air bien tout de suite après qu'il l'ait vu au directeur de l'école, Harry ne serait sûrement pas dans cet état maintenant.

Il posa sa main sur celle de l'enfant. La peau était chaude. Il avait reçu plusieurs transfusions sanguines.

Sévérus retira rapidement sa main. Il ne savait pas ce qui lui avait pris.

C'est à ce moment que Albus Dumbledore entra dans la chambre de Harry Potter. Il vit le geste de son professeur de potion, mais ne dit pas un mot. Plutôt, il lui demanda :

-Comment va-t-il?

-Il va s'en sortir, mais les médecins pensent qu'il est aveugle.

Albus s'écroula sous la nouvelle. Il perdit son éternel sourire et s'assit dans le deuxième lit inoccupé de la chambre. Il prit sa tête dans ses mains et soupira fortement.

-C'est son oncle qui lui a fait ça, informa le directeur. Il ne peut pas retourner dans sa famille.

-C'est sûr.

Ils gardèrent tous deux le silence pendant quelques minutes.

-C'est de ma faute.

Le directeur releva la tête et regarda le professeur de potion.

-Si j'étais venu vous voir plus tôt…

-C'est plutôt moi qui ne suis pas aller le voir pendant 7 ans.

-N'empêche… Je suis légilimens et je n'ai même pas pu sentir que l'enfant était malheureux. Enfin… Je l'ai senti… Je crois que c'est ça le pire… Je n'ai pas été capable d'avouer que le grand Harry Potter n'était pas un enfant pourri gâté. Je n'ai pas été capable de surmonter ma haine envers son père.

Dumbledore ne put rien dire, car s'était vrai, mais il ajouta :

-Vous n'êtes pas le seul responsable Sévérus. C'est pour cette raison que je compte bien confier Harry à une famille de confiance à l'avenir et d'avoir un œil sur lui. Pour l'instant, je vais le faire transférer à Ste-Magouste. Peut-être qu'ils pourront mieux l'aider là bas.

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Fini le chapitre 3!

En tout cas, j'espère que vous avez aimé.

J'attends vos commentaires!

Au plaisir!

Amelle.