Titre : The Prey of Shadow

Auteur : Loline

Résumé : REECRITURE ! En 2023, Melinda est la proie d'une malédiction, effacée, elle vit dans l'ombre. Qui pourra la sauver ?

Disclamair : Copyright © Tous droits réservés à JK. Rowling sauf pour les personnages de Melinda et de ses amis… Et puis l'histoire aussi )

Blabla de l'auteur : Me voilà récidivant avec ce second chapitre ! On en apprend un peu plus sur la malédiction :D Enjoy !


The Prey of Shadow

Chapitre 2 : Memories

Debout dans l'embrasure des grandes portes, Melinda, regardait ces dernières s'ouvrirent lentement et la lumière l'éclairer de plus en plus. Les battants émirent un bruit sourd lorsqu'ils cognèrent contre le mur de la grande salle, attirant ainsi tous les regards vers l'endroit où elle se trouvait. Le joyeux brouhaha ambiant s'arrêta, élèves et professeurs fixaient, à présent, la jeune femme, qui debout, la baguette à la main, les cheveux et vêtements détrempés, les regardait en retour un sourire ironique aux lèvres.

La jeune femme ne vit, tout d'abord, que peu choses, quelque peu éblouie par la lumière soudaine, elle n'entendait rien non plus mis à part les battements affolés de son cœur et son sang qui lui battait aux tempes. Puis elle distingua la longue table des professeurs au fond de la salle, et enfin les tables des 4 maisons alignées devant elle. Elle vit la directrice se lever et la regarder de son air sévère sous son chapeau. Melinda regretta presque son geste en se rappelant combien la directrice avait été compréhensible. Cela c'était passé durant sa seconde année et la jeune femme venait d'avoir sa première crise…

Février 2018, après sa crise, Melinda était restée trois jours dans le coma avant de s'éveiller brusquement sans aucun souvenir de ce qui lui était arrivé. Deux longues semaines de questionnement et de convalescence plus tard, Melinda avait enfin pu sortir de l'infirmerie. La directrice l'avait alors reçu dans son bureau aussitôt qu'elle avait pu remarcher. Melinda avait beaucoup de questions à poser à la directrice, en effet, durant ses jours de convalescence, des bribes de souvenirs, des images, des flashs lui étaient revenus, l'effrayant.

La directrice l'avait regardée intensément derrière son bureau, cherchant ses mots. Elle avait fini par demander à la jeune fille :

- Comment vous sentez-vous miss ?

- Mieux, avait répondu Melinda, bien que ses muscles la fassent encore souffrir.

- Avez-vous des souvenirs des événements d'il y a deux semaines qui vous ont valu de vous retrouver à l'infirmerie ?

- Non professeurs, juste des flashs et des images, rien que je n'arrive à comprendre.

- Je crois que je peux vous aider, avait alors répondu le professeur McGonagall.

D'un coup de baguette, la porte de l'armoire derrière le bureau de la directrice s'était ouverte découvrant un bassin de pierre, gravé de multiples runes et symboles, sa faible lueur argentée se reflétant sur les objets autour de lui tandis que son contenu tournoyait sans cesse. La directrice fit signe à Melinda de se lever et de la rejoindre à côté du bassin. Elle attrapa un petit flacon rangé parmi des centaines d'autre dans une petite vitrine de verre.

- Ceci est une pensine, avait expliqué la directrice en désignant le bassin de pierre, elle m'a été léguée par mon prédécesseur. Une pensine est un objet magique qui permet de déposer des souvenirs ou des pensées et de pouvoirs les consulter.

Melinda hocha la tête montrant qu'elle avait compris le principe et que le professeur McGonagall pouvait continuer.

- Ceci, avait repris la directrice en désignant cette fois-ci le petit flacon qu'elle tenait dans ses mains, sont les souvenirs de vos camarades de chambrées, de votre directrice maison et de moi-même, ils vous en apprendront plus que n'importe quel discours sur les évènements. La directrice versa ensuite le contenu du argenté du flacon dans les pensées mouvantes du bassin

La gorge nouée par la peur de ce qu'elle allait découvrir, Melinda avait plongé dans la pensine. Elle s'était sentie tomber quand soudain elle s'était retrouvée debout au milieu de son dortoir silencieux. Il était tard dans la nuit ou tôt le matin, elle n'avait su le déterminer. Elle s'était avancée lentement vers son propre lit. Elle s'était vue, emmêlée dans ses couvertures, comme piégée dans un cauchemar et commençant à gémir. Puis la température de son corps avait dû augmenter, car son double dans le souvenir avait commencé à transpirer abondamment, mais elle n'avait toujours pas ouvert les yeux, comme s'il lui était impossible de se réveiller, elle s'était vue prise de convulsions violentes, poussant des cris stridents, qui avaient alors réveillé ses camarades de chambrée. Les autres filles de sa chambre s'étaient regroupées autour de son lit et la voyant se tordre de douleur en hurlant, s'étaient enfuient hors du dortoir. Melinda voulut les retenir près de son double, mais le souvenir s'était alors effacé laissant la place à un autre, le professeur Chourave venait d'arriver vêtu de sa robe de chambre, entourée des fillettes qui effrayées restaient collées les unes aux autres. Melinda avait pu alors constater que son état avait empiré. Elle ne criait plus mais son visage était déformé par la douleur, et des plaies avaient recouvert tout son corps. Le professeur envoya les jeunes filles chercher la directrice et l'infirmière. Le décor était redevenu flou laissant place au souvenir suivant. Durant le laps de temps qu'il avait fallu aux deux femmes pour arriver, les plaies avaient commencées à suinter d'un mélange de sang et de magie formant des volutes sombres. Les convulsions étaient de plus en plus espacées puis s'arrêtèrent et la jeune fille s'était immobilisé les yeux toujours fermés et le visage crispé. Sa respiration était faible et erratique. Melinda avait contemplé la scène hébétée, les flashs qu'elle avait depuis son réveil prenaient enfin sens, mais pas forcément celui qu'elle avait espéré. Elle avait continué à regarder le souvenir qui se déroulait devant elle, dans un état second.

Le professeur McGonagall avait donné ses directives, Mme Chourave avait emmené ses camarades de chambre dans son bureau en attendant que la directrice puisse venir leur parler, et Mme Pomfresh avait fait apparaître une civière où elle avait déposé d'un coup de baguette Melinda.

- On ne peut pas la déplacer tant que ces blessures répandent cette magie, avait alors dit McGonagall à l'infirmière. Elle s'était placé au-dessus la fillette et avait entreprit à l'aide de sort d'arrêter le suintement des volutes sombres. Mme Pomfresh l'avait regardé finir, silencieuse.

- Nous pouvons l'emmener maintenant, avait repris la directrice en rangeant sa baguette.

McGonagall avait laissé la blessée au soin de l'infirmière toujours étrangement silencieuse et avait alors retrouvé le professeur Chourave et les 4 autres fillettes du dortoir. Melinda avait pu alors constater que ces dernières étaient effrayées par son étrange crise.

La directrice s'était entretenu avec le professeur dans un coin de la pièce, après avoir regardé longuement ses camarades, Melinda était revenue vers elle pour les écouter :

- …Pomona, vous me faites confiance n'est-ce pas ? avait demandé le professeur McGonagall.

- Oui Minerva. Que s'est-il passé dans le dortoir ?

- Je ne peux vous l'expliquer maintenant, nous nous réunirons après avec Pompom. Seulement, ce que je m'apprête à faire, nécessite votre consentement.

- Que voulait vous dire ? S'était exclamée doucement le professeur Chourave inquiète.

- Les camarades de chambres de la jeune Le Roy ont assisté à toute la crise, or il serait mortel pour cette dernière qu'elles racontent ce à quoi elles ont assisté, même dans notre monde, ce n'est pas normal, les jeunes filles comme miss Le Roy sont pourchassées et tuées. Pour assurer sa sécurité, ces jeunes filles ne doivent jamais rien avouer.

- Ce ne sont que des enfants, comment pourront-elles garder un tel secret ?

- C'est pour cela que j'ai besoin de votre consentement, nous devons leur effacer le souvenir de cette nuit, de plus je pense que ce sera bénéfique pour elles, elles sont effrayées et choquées.

- Qui ne le serait pas, avait soufflé le professeur Chourave avant d'acquiescer à la demande de McGonagall.

Tout était devenu flou une dernière fois et Melinda était de retour dans le bureau de la directrice.

Elle était revenue lentement vers sa chaise, tentant de digérer tout ce qu'elle avait découvert. La directrice lui avait laissé du temps avant de reprendre :

- Nous avons, vous avez, un grave problème miss. Je dois dire que je ne m'y attendais pas, la dernière fois que cela s'est produit, c'était en 1905.

- Que s'est-il produit en 1905 ? Était la seule chose qu'avait réussi à articuler Melinda.

- Retenez bien que ce que je m'apprête à vous raconter provient de légendes, nous ne sommes sûr de rien, c'est mon prédécesseur le professeur Dumbledore qui avait fait ces recherches dans les années 30.

Melinda l'avait regardé coite, dans un état presque second, mais son cerveau avait tout retenu, pour ne plus jamais l'oublier. La directrice avait alors conté son étrange histoire :

- Il y a environ 600 ans, en France, sur les côtes armoricaines près de Brocéliande, une jeune sorcière née-moldu, nommée Abigaëlle et fille du compte de Laval, aurait été torturée et tuée dû à sa condition de ce que ses bourreaux appelaient « sang impur ». Avant de mourir, elle les maudits, non seulement ses bourreaux, mais tous les sorciers de sang-pur. Elle prophétisa qu'une enfant née de la propre chaire de ceux qui l'avait torturée, douze sorciers en tout, et donc sang pur serait à l'origine de leur perte, cette enfant aurait d'immenses pouvoirs et serait capable de tous les anéantir. Vous devez comprendre qu'ils ne l'on pas crue, elle était si faible et ils ne la considéraient pas comme une sorcière à part entière. Seulement une douzaine d'années plus tard, une des enfants de ces sorciers, née peu après cet incident entrait dans l'adolescence et commença à développer des capacités hors normes. Ils prirent peur et pour éviter tous risques, ils tuèrent l'enfant. Nous ne saurons jamais si les capacités de cette fillette étaient dues à l'être extraordinaire qu'elle aurait pu devenir ou à la malédiction. Plus rien ne se produisit pendant près de cent ans, l'histoire devint une légende et la légende fut oubliée. Puis, de nouveau, une fillette développa des capacités plus puissantes que les autres enfants, et fut une nouvelle fois exécutée. Nous avons pu retracer le parcours sanglant de cette légende au fil des siècles jusqu'en 1905. C'est devenu le sale secret de ces douze familles. Bien sûr, avec le temps et les mariages, presque tous les sorciers sang-pur ont du sang des douze maudits. Ce qui nous amène en 1905, où un « autre cas » a été découvert, en Angleterre et non pas en France. La jeune fille a été tuée, mais après que les sorciers exploitèrent ses pouvoirs, expérimentèrent serait un terme plus adéquat. Elle est morte lentement contrairement à ses prédécesseurs, elle a souffert pendant des mois. Ils l'ont examinée et torturée comme un animal, elle n'avait que onze ans ! Avait fini la directrice d'un ton véhément contre ces sorciers sadiques, avide de pouvoirs.

Melinda n'avait su que dire, des larmes roulaient sur ses joues blanches, elle avait compris que le nouveau cas pouvait être elle…

Revenant à la réalité, elle se décida à entrer dans la grande salle et à rejoindre sa table. Pendant qu'elle marchait, les regards avides des élèves la suivaient tachant de découvrir sa destination. Mais elle n'en eu pas l'opportunité, un violent vertige l'assailli, tout devint flou autour d'elle, elle senti ses jambes faiblir et se dérober sous elle. Puis ce fut le noir complet.

La jeune femme se réveilla dans le moelleux d'un des lits blancs de l'infirmerie. Son cerveau tenta d'analyser ses derniers souvenirs, en vain. Elle se sentait nauséeuse, des images se bousculaient dans sa tête, puis soudain elle se redressa vivement, elle s'était évanouie dans la grande salle, devant les yeux de cinq-cents élèves. Aussitôt qu'elle fut assise, elle dû se recoucher car son environnement commença à tourner autour d'elle. Il faisait clair dans l'infirmerie, le jour s'était déjà levé et Mme Pomfresh travaillait à son bureau. Voyant que sa patiente avait repris connaissance, elle s'approcha de sa patiente avec une potion qu'elle força Melinda à boire tout en lui faisant la morale sur son comportement de la veille : faire tout le chemin jusqu'à Poudlard sur la galerie d'une calèche… sous la pluie en plus.

Déjà Melinda ne l'entendait plus, se contentant de hocher la tête à intervalles réguliers durant les remontrances de l'infirmière et prenant la potion que celle-ci lui donna. Elle était en pleine réflexion sur les causes de son évanouissement, en effet, elle avait l'habitude du froid, de la pluie et même de la neige, elle y était insensible depuis 5 ans déjà. Qu'importe le temps auquel elle s'exposait, elle n'en ressentait pas les effets et elle s'interdisait toutes formes de faiblesses aussi bien physiques que mentales. Elle n'avait plus versé de larmes depuis cette fameuse nuit dans le bureau de la directrice. Son état l'inquiétait plus qu'elle ne le veuille car elle n'arrivait pas à en déterminer la cause. Elle enfoui ses inquiétudes au fond d'elle quand le professeur McGonagall s'approcha de son lit. Maintenant assise dans son lit, elle tourna son regard vers la directrice qui arborait son regard sévère pour masquer son inquiétude.

- Comment vous sentez-vous aujourd'hui miss ? demanda le professeur McGonagall

- Mieux, répondit simplement Melinda ne sachant que dire de plus.

La directrice soupira, ses épaules droites s'affaissèrent, la vieillissent d'un coup.

- Cela faisait longtemps que vous n'aviez pas eu de problèmes, je commençais à espérer que peut-être vous ne risquiez rien. Mais je me suis trompée apparemment, vous arrivez à l'âge critique, le jour de vos 18 ans sera crucial.

- Professeur, vous savez j'ai peut-être simplement pris froid… dû à mes péripéties, dit la jeune femme avec aplomb.

Le professeur haussa un sourcil, tentée de croire à une simple coïncidence.

- Cela n'a rien à voir, je, j'en suis sûre, tout le monde peut attraper froid, reprit Melinda sa voix exprimant l'inverse de ses paroles. Elle baissa la tête et regarda ses mains.

- Le problème Melinda, c'est que vous n'êtes pas tout le monde, répondit la Directrice d'une voix adoucie. Reposez-vous ce week-end, vous sortirez dimanche soir reprit-elle avec plus de contenance. Votre semaine de retenue est décalée à jeudi soir 20h, ce n'est pas une faveur, c'est le temps que recommande Mme Pomfresh afin de vérifier que vous n'ayez pas d'effets secondaires à votre malaise et que vous soyez apte à effectuer votre punition. Vous serez sous la surveillance du professeur Zabini, ajouta-t-elle avant de tourner les talons et de sortir de l'infirmerie.

Le temps passa lentement pour la jeune femme, aussi fut-elle heureuse de quitter l'infirmerie le lendemain soir. Après une dernière auscultation et de multiples recommandations et remontrances, Mme Pomfresh lui avait donné un mot expliquant qu'elle fut dans les couloirs à cette heure tardive.

Redescendant du troisième niveau pour rejoindre son dortoir, Melinda était perdue dans ses pensées, tandis qu'elle arpentait le couloir est du premier étage. Elle tentait de se souvenir, comme elle avait déjà essayé durant tout le week-end, des dernières émotions et sensations qu'elle avait pu ressentir avant de perdre connaissance afin de comprendre pourquoi c'était arrivé. Si bien qu'elle ne vit pas l'ombre qui s'était stoppée devant elle et qu'elle culbuta de plein fouet. L'impact fut si fort qu'elle en perdit l'équilibre fragile qu'elle avait récupéré et se retrouva par terre sur les fesses. Vérifiant par l'accoutrement de l'insolent que ce n'était pas un professeur, elle se releva promptement et cria, déversent sur le malheureux sa frustration :

- Par merlin, suis-je entourée d'incompétents, pourquoi étais-tu planté là au beau milieu du couloir tel un veracrasse sénile ? Tu ne pouvais pas bouger un peu pour me laisser passer, non c'était vraiment trop difficile. Et la galanterie ça ne te connaît pas non plus apparemment ! N'y a-t-il aucune connexion neuronale dans ton cerveau ? Un peu de respect pour les septièmes années ne serait pas non plus superflu…

- Parle-moi autrement la folle, la coupa dans sa litanie une voix laconique.

- Je te parle comme je veux, répondit-elle en levant les yeux vers le ciel. Sur toutes les personnes présentent dans le château il avait fallu qu'elle tombe sur le garçon du train, sa rentrée et son week-end s'étaient déjà mal passés, il n'allait pas non plus lui gâcher la soirée. L'ignorant superbement, elle le contourna pour reprendre son chemin mais elle senti qu'il attrapait son bras pour la stopper. Lâche-moi, lança-t-elle agressive.

- Les élèves n'ont pas le droit d'arpenter les couloirs après 9h, répondit-il d'un ton où perçait la joie de l'avoir pris en faute.

- Quels élèves ? demanda-t-elle insolemment, je ne vois que moi et un veracrasse sénile dans ce couloir.

- Ne me poussa pas à bout la folle, répondit-il en resserrant fortement sa prise sur le bras de Melinda qu'elle dut se retenir de grimacer. Ils s'affrontèrent du regard, aucun des deux ne voulant laisser l'autre le dominer.

- Et alors, tu es bien là toi, finit-elle par dire.

- Je suis Préfet-en-Chef moi, espèce d'idiote, s'énerva-t-il.

- Ah, oui, c'est vrai, ton problème d'ego. "Je suis mauvaise-foi, je suis préfet-en-chef, je suis supérieur", l'imita-t-elle ironique. J'ai une autorisation pour être là, je sors de l'infirmerie et je retourne à mon dortoir. Alors si tu veux bien m'excuser, dit-elle tout en libérant son bras. Elle se rapprocha de lui et lui dit : Oh, et si tu oses me traiter d'idiote encore une fois, je te ferai subir des tortures dont tu n'as même pas idée.

Le jeune homme blêmit légèrement devant le regard noir et déterminé de Melinda mais ne perdit pas de sa superbe.

- Ton mot, réclama-t-il l'air imperturbable.

Reniflant hautainement, elle le lui tendit. Scorpius s'en saisit mais Melinda ne lâcha pas pour autant le bout de papier. Après qu'il eut vérifié que le mot était authentique et qu'il ne pouvait rien faire à son encontre, il la ramena à sa salle commune pour être sûr qu'elle ne profite pas du trajet pour traîner dans les couloirs. Elle marchait à un mètre devant lui, la tête haute, l'ignorant comme si c'était le dernier des pitiponks, tandis qu'il fixait sa nuque réfléchissant au moyen de s'en prendre à elle. Ils descendirent au rez-de-chaussée, prirent les escaliers menant vers le sous-sol, à droite du grand escalier en marbre blanc du hall, puis passèrent devant les cuisines.

Arrivée près du tableau rond qui gardait l'entrée - une nature morte où l'on pouvait admirer un méli-mélo de lavande, romarin, branches de hêtre, digital pourpre, chèvrefeuille dans un magnifique vase de terre gravé d'un blaireau qui s'anima quand la jeune femme s'approcha - Melinda se retourna vers Scorpius et lui lança un regard noir.

- Tu peux partir maintenant, le toisa-t-elle accompagnant ses paroles d'un petit geste de la main, comme si elle congédier un domestique, je suis arrivée à destination.

N'attendant pas de voir la réaction du jeune homme, elle se retourna vers le tableau, donna le mot de passe – Calliandra – et entra dans le tunnel rond menant à la salle commune, que la toile venait de dévoiler.


Voilaaaaa ! En espérant que ce chapitre vous aura plus ! Si c'est le cas (ou non, les critiques constructives sont toujours les bienvenue ) laissez une reviews

Bisous à tous !

LoL!ne