Bonjour à tous,
Voici mon troisième chapitre.
Il est encore une fois très long, mais j'espère qu'il vous plaira.
Merci à ceux qui m'ont déposés une Review sur cette histoire.
Bonne lecture.
Chapitre 3
Allée des Embrumes
Le lendemain Narcissa se réveilla et constata que Lucius était absent. Elle fit venir Dobby qui l'habilla et elle descendit à la cuisine. Là, elle vit Lucius attablé en train de prendre son petit-déjeuner. Elle lui donna un baiser et s'assit à côté de lui.
_ Dobby prépares-moi un petit-déjeuner avec des œufs brouillés, du bacon, des petites saucisses, des toastes et un thé, ordonna Narcissa.
L'elfe de maison s'inclina respectueusement devant elle.
_ Madame Malefoy veut du thé en feuille? demanda la créature d'une voix incertaine.
_ Evidemment nous n'en avons pas d'autre, répondit-elle froidement, et je veux du Earl Grey pas du Lapsang Souchong. Le Lapsang Souchong c'est pour le goûter.
_ Bien sûr, répondit l'elfe d'une petite voix.
Dobby s'empressa de transplaner pour aller chercher le thé.
_ Tu aurais put faire tout cela toi-même, fit remarquer Lucius de sa voix traînante.
_ On a un elfe de maison autan s'en servir, répondit-elle sèchement.
_ Toi et tes thés en feuille, dit Lucius avec un demi-sourire. Tu en as au moins une dizaine de sorte, tous différent, non?
_ C'est un signe de richesse, dit-elle d'une voix hautaine, d'ailleurs ça me fait penser que je dois en racheter à Pré-au-Lard.
_ N'essayes pas de changer de conversation, dit-il sournoisement, tu aurais très bien put te passer de Dobby. Tu es une femme, et c'est à toi de faire le service, sauf si nous avons des invités, lui il fait le ménage.
_ Lucius, dit-elle dans un murmure avec un regard douloureux, ça ne te dérangeait pas tant que ça avant.
_ Narcissa, répondit-il en la regardant droit dans les yeux, il y a deux enfants maintenant. Tu dois jouer plus que jamais ton rôle de Sang-Pur en t'occupant des enfants et de la maison. Avec un enfant de plus à élever, tu te dois de revenir à des valeurs plus traditionnelles.
En réalité, Lucius éprouvait le besoin de contrôler la vie de sa femme pour anéantir la rébellion qu'elle éprouvait quelques fois. C'était ce qu'Aloysus Parkinson avait fait, pour mettre sa femme dans le moule. Il avait un contrôle parfait sur sa vie, ainsi que sur celle de ses deux filles Carra et Pansy. Il surveillait leurs fréquentations et veiller à ce qu'elles ne sortent jamais sans une présence masculine. Si sa femme lui désobéissait, il la frappait. Lucius était en admiration devant cette réussite, et comptait bien profiter de l'arrivé de Potter pour en faire de même. Pour ne pas la braquer, il irait très doucement, en supprimant liberté après liberté, pour faire en sorte qu'elle ne s'en rende pas compte. Il aurait une femme encore plus soumise, et cette idée le rassurerait. Il était sûr qu'elle lui serait toujours inférieure et il s'en réjouissait.
_ Oui, tu as raison, approuva-t-elle en baissant les yeux.
_ Je ne te force à rien Cissa, dit Lucius, mais je te demande d'y réfléchir.
_ Je réfléchirais, dit-elle d'une voix claire en relevant la tête heureuse d'avoir une telle liberté.
_ Nous faisons la une de la Gazette, dit-il en montrant le journal et en changeant de sujet. Harry Potter adopté par les Malefoy.
_ Ils n'ont rien trouvé de plus imaginatif, dit-elle d'une voix ironique en regardant la première page par-dessus l'épaule de Lucius. Je peux lire l'article?
Lucius la darda. Il ne voulait pas que sa femme lise autre chose que Sorcière Hebdo, Botanique Magasine, ou La Maison Sorcière.
_ Il est un peu trop compliqué pour toi, répondit-il d'une voix triste. A partir de maintenant, j'aimerais que tu ne lises plus rien à part Sorcière Hebdo, Botanique Magasine et La Maison Sorcière. Ces trois magazines ne sont pas très évolués.
_ C'est vraiment ce que tu veux? demanda-t-elle sur un ton monotone.
_ Oui, c'est simplement pour te protéger d'une vision du monde très néfaste. Malheureusement, se ne sont pas les Sang-Pur qui dirigent la Gazette du Sorcier.
_ Je te fais confiance, dit-elle ravie de voir qu'il avait une raison qui paraissait valable. Que disait cet article?
_ Ca fait de la publicité pour nous, dit Lucius d'un air satisfait, et la Gazette du Sorcier rappel que nous sommes une imminente famille de Sang-Pur et remet les Sang-de-Bourbe ainsi que les Sang-Mêlés à leur place. Je remercierais Polluxus MacMillan d'avoir édité un tel article. C'est un allié précieux que j'ai au jounal.
_ Comment a réagit Dumbledore, demanda-t-elle en approuvant ce que venait de dire son mari.
_ Très mal, répondit Lucius, je ne l'ai jamais vu dans un tel état. Il a hurlé des choses comme "l'inconscience du ministre" et d'autres expressions du même genre. Tout le Magenmagot a put voir qu'il n'était qu'un manipulateur assoiffé de pouvoir. Evidemment, la condition d'Harry chez ses moldus, a été révélée au grand jour par la presse et a fait scandale au ministère. Mais on a un problème.
_ Quel est-il? demanda-t-elle en fronçant les sourcils. Tout se passe bien.
_ Ta chère sœur Andromeda pourrait demander la garde d'Harry en toute légalité, dit-il en la regardant droit dans les yeux.
_ C'est pas vrai, murmura furieusement Narcissa, laisses-moi m'occuper de ma sœur. Je suis sûr qu'elle abandonnera quand elle se rendra compte que sa sale petite fille de Sang-Mêlé est en danger.
_ Narcissa chérie, ce n'est pas à toi de le faire, répliqua sèchement Lucius. C'est beaucoup trop dangereux pour une femme.
_ Tu as raison, je suppose, dit-elle avec défît, et si tu ne veux pas que je le fasse, je ne le ferais pas. Mais elle a dut être déçut de Dumbledore, et je suis sûr qu'elle viendra à moi. Je vais réglerai ça de façon diplomatique.
_ Rassures-moi tu n'as pas l'intention de reprendre contacte avec elle?
_ Bien sûr que non, je vais essayer de la remettre de notre côté, même si je doute que ça marche, et je lui lancerais une menace bien sentit autours d'une tasse de tisane. C'est une histoire de famille qu'on doit régler entre Black.
_ Je ne pourrais jamais t'empêcher de pratiquer l'art noir de la botanique? demanda-t-il avec un air lasse.
_ Non, répondit-elle amusée, tu ne pourras pas. On peut faire beaucoup de mal avec les plantes. D'ailleurs je devrais me remettre à faire des potions. Le stock de Severus s'épuise rapidement.
_ Narcissa, dit-il en plissant les yeux, je te rappelle que Doria Lovegood est morte à cause de ses expériences avec l'art noir de la botanique. Donc, je suis en droit de t'interdire de faire des potions en plus.
_ J'ai comprit, comment va Xénophilius depuis toutes ses années?
_ Mieux, mais Dumbledore lui a mit le grappin dessus, dit-il sombrement.
_ Encore un Sang-Pur qu'il a réussit à rallier de son côté, constata-t-elle.
_ Il va revenir, assura-t-il. L'attitude de Dumbledore a dut lui faire un choc.
_ Tu me laisses m'occuper d'Andromeda, demanda-t-elle avec des yeux de chien battus.
Lucius ne pouvait pas résister à ce regard. C'était sa grande faiblesse. C'était comme ça qu'elle avait obtenue de lui, qu'il ne renvoi pas Dobby. Il n'aimait pas du tout l'attitude de sa femme. Le blond trouvait que Narcissa prenait beaucoup de liberté. Elle était bien déterminée à régler ses comptes avec Andromeda, et il ne pouvait pas tolérer ça. Mais est-ce que ça le concernait vraiment? Après tout, ce n'était pas sa famille et en plus elle avait été déshéritée. Lucius détestait que sa femme lui échappe de cette manière, mais il l'aimait assez pour la laisser faire.
_ Oui, dit-il déterminé, mais tu me mettras au courent de tout les détailles.
_ Merci de ta confiance Lucius, répondit-elle touché, un regard reconnaissant avant de l'embrasser. J'en parlerais à Bella.
_ A propos de Bella, dit Lucius, elle a sûrement apprit l'information par le journal, il faudra que tu lui dises en personne.
Dobby servi le petit-déjeuner à Narcissa ainsi que sa tasse de thé avec la théière sur la table. Elle commença à manger et but, mais recracha son thé.
_ Dobby, hurla-t-elle, je veux du lait avec mon thé, tu le sais très bien.
_ Méchant Dobby, dit l'elfe en se tapant la tête contre le mur, méchant Dobby.
_ Apportes-moi mon lait, dit-elle d'une voix glacée, et punis-toi après.
L'elfe de maison claqua des doigts en faisant apparaitre un pichet de lait et transplana.
_ Pathétique, siffla furieusement Narcissa, il n'est même pas capable de faire son travail correctement.
_ Tu devrais le renvoyer, dit Lucius en saisissant l'occasion, c'est ton rôle de faire tout ça.
_ Je trouve que j'en fais suffisamment pour cette maison Lucius, hurla-t-elle. En plus je dois m'occuper de Potter.
_ Baisses d'un ton, ordonna-t-il en élevant la voix. Tu ne vas pas revenir là-dessus.
_ C'est humiliant de se soumettre à enfant qui n'ai même pas mon fils, qui ai de Sang-Mêlé et qui a vaincu le Seigneur des Ténèbres, dit-t-elle les larmes aux yeux.
Lucius s'inquiéta brusquement. Il n'avait pas remarqué que sa femme était en si grande détresse morale. Il lui prit la main et la regarda droit dans les yeux.
_ Je sais Cissa, dit-il d'une voix compréhensive qu'il adoptait peu, mais il faut le faire. Je n'ai pas dit que ça allait être facile, mais le résultat en vaudra la peine.
Narcissa fut satisfaite que son mari la soutienne et cela lui redonna du courage. Elle n'était pas seule à traverser cette épreuve et c'était le plus important.
_ Lucius, dit-elle d'une voix enroué, je suis désolé de m'être emporté, mais…
_ C'est bon, coupa-t-il doucement, je comprends. Maintenant, va voir Bellatrix.
_ Tu…, dit-elle avec des yeux ronds.
_ Cissa, dit-il en reprenant sa voix traînante, reculer ta confrontation avec elle ne te mènera nulle part. Les Détraqueurs ne seront pas bien loin si jamais il y a un problème.
_ Je ne suis pas prête, lâcha-t-elle, je n'ose même pas imaginer ce qu'elle va me dire.
Il se leva brusquement, le visage déformé par la colère. Sa femme se permettait trop de chose et il allait y remédier.
_ Ca suffit, hurla-t-il, ce qui fit sursauter Narcissa. Ne discutes pas mon autorité et obéis.
Narcissa baissa aussitôt les yeux et trembla. Cela faisait plusieurs années que Lucius ne s'était pas mit dans cet état. Les yeux fixés sur ses mains, elle se leva lentement. Elle avait réussit à mettre son mari en colère et n'osait plus de regarder. D'habitude Lucius ne se formalisait pas de sa résistance, mais il l'avait prévenu, il revenait encore plus aux traditions et elle lui devait une totale obéissance. Elle avait conscience qu'elle avait dépassé les limites, et elle avait honte, elle aurait dut lui obéir à la seconde où il lui avait donné l'ordre. En tant que femme de Sang-Pur, elle n'avait pas son mot à dire, c'est son mari qui décidait de tout.
Lucius jubilait intérieurement. Il aimait voir Narcissa complètement anéantit. Il avait choisit ses mots pour la rabaisser et lui rappeler sa place. Il pouvait lire dans son regard fuyant, qu'elle regrettait d'avoir discuté. Les conseils d'Aloysus Parkinson se révélaient excellent: c'est en la brisant que tu la rendras plus soumise, avait-il dit. Cela marchait à merveille.
_ Je suis désolé Lucius pour ma désobéissance, murmura-t-elle, j'y vais tout de suite.
Il s'approcha d'elle et elle frémit. Elle avait peur. Mais Lucius la prit dans ses bras avant de l'embrasser longuement et passionnément. Elle se laissa aller contre lui et se perdit dans le baiser en ne pensant à rien d'autre.
_ Je t'aime, dit-il en caressant ses cheveux blonds.
_ Tu ne m'en veux pas? demanda-t-elle avec crainte.
_ Pourquoi? Tu as comprit la leçon et tu vas obéir maintenant.
_ Lucius, dit-elle avec un sourire, je t'aime aussi. Tu es un homme bon et juste.
Sur ce, elle demanda à Dobby de lui mettre son manteau, sous les protestations de Lucius qui lui disait qu'elle pouvait le faire elle-même, et elle transplana à Askaban. Lucius se rassit et finit de manger.
Il soupira. Pourquoi après avoir éprouvé une satisfaction immense à voir sa femme dans un tel état, il regrettait? Les sentiments étaient décidément bien compliqués.
La potion qu'il avait administrée à Harry serait d'une très grande efficacité, mais il ne pourrait pas tout le temps lui mentir comme ça. Il faudrait qu'il lui explique que ses parents se sont fait tuer par un mage noire, qu'il vénère.
En plus, d'après Severus, Potter faisait l'objet d'une prophétie. Lucius avait été au courent et avait dit au Seigneur des Ténèbres qu'il s'arrangerait pour récupérer la suite de la prophétie et qu'il serait imprudent de faire quoique se soit, avec ce genre de chose. Mais bien sûr, il n'en avait fait qu'à sa tête, disant qu'il ne pouvait pas attendre. Si seulement, il l'avait convaincu, quitte à se prendre quelques Doloris, mais en bon Serpentard il avait d'abord pensé à lui et avait préféré le laisser faire pour échapper à la torture. Tout était de sa faute. Si le Seigneur des Ténèbres n'était pas allé chez les Potter cette nuit là, l'Angleterre serait bien différente…Il savait que c'était Trelawney qui avait fait cette prophétie, et qu'à n'importe quel moment il pouvait lui faire boire du Veritaserum pour connaitre la fin. Mais Lucius n'avait plus envie d'avoir la suite, décidant de tracer un trait sur son passé. Il savait qu'il avait cette solution juste au cas où.
Il fit disparaitre le journal à l'aide d'un Evanesco. Il ne pouvait pas révéler toute la vérité à Potter, du moins pas maintenant. Le bon côté des choses c'est qu'il ne serait plus obligé de faire cette potion. Comment expliquer à un enfant de sept-ans, que ses parents se sont fait tuer, parce qu'ils refusaient de se soumettre au Seigneur des Ténèbres. Il essaierait de tâter le terrain, mais il avait peu d'espoir.
Il ordonna à Dobby d'aller réveiller Drago et il transplana dans la chambre de Potter.
Harry venait de faire un rêve où ses parents se faisaient assassiner par un éclaire de lumière verte, mais quand Lucius le réveilla il n'en avait plus aucun souvenir.
_ Ca va Harry? demanda Lucius en lui faisant un baiser sur le front qui provoqua une grimace de dégoût intérieur.
_ Oui, répondit Harry, j'ai rêvé de mes parents.
_ Que disait ce rêve, demanda-t-il inquiet.
_ Je ne me souviens plus, lâcha Harry en essayant de réfléchir mais ce fut vain.
Lucius sourit, la potion avait marché. Il demanda à Dobby d'habiller Harry convenablement et de descendre avec lui dans la cuisine.
Il transplana dans l'immense cuisine du manoir et y trouva Drago de mauvaise humeur. Il embrassa Drago et le serra dans ses bras.
_ Où est maman, demanda-t-il une fois que son père fut assit.
_ Elle est partit voir tata Bella à Askaban pour lui dire qu'on avait adopté Potter. Drago, je vais aller avec lui sur le Chemin de Traverse et l'Allée des Embrumes, tu restes ici en attendant le retour de ta mère.
_ Papa, je ne peux pas venir? demanda Drago. Je veux voir la tête de Barjow quand tu lui parleras.
_ Drago, j'ai dit non, dit Lucius sévèrement en élevant un peu la voix. Je suis ton père, pas ta mère. Si tu veux sortir demande-lui, elle, elle te passera tous tes caprices, puisque c'est une femme, mais pas moi.
_ D'accord, dit-il d'un air résigné.
_ Je te promets qu'on fera une sortie ensemble sans Potter, avança Lucius un pincement au cœur sans être sûr de tenir cette promesse. Demande à ta mère de faire la cuisine à la place de l'elfe, elle ne te le refusera pas.
_ Pourquoi? demanda Drago.
_ Maintenant que vous êtes deux, il est temps pour ta mère de revenir à des valeurs plus traditionnelles. Un elfe est là pour les invités ou vous gardez, mais pas pour faire la cuisine, la vaisselle ou le ménage. Ces tâches sont exclusivement réservées à une femme de Sang-Pur. C'est son rôle.
Drago, n'ayant que sept-ans hocha la tête et approuva son père. Il avait, tout d'un coup, encore moins de respect pour sa mère. Lucius sourit satisfait. La relève était assurée. Son fils deviendrait un bon Sang-Pur appliquant la tradition. C'est à se moment là que Potter choisit d'arriver avec Dobby.
_ Harry, dit-il sur un ton faussement enchanté, te voilà enfin. Assieds-toi, et demandes à Dobby ce que tu veux.
_ Je veux des œufs au plat, du bacon et du pain, répondit-il avec un grand sourire, s'il te plait.
L'elfe de maison recula, visiblement choqué.
_ Monsieur Potter a dit "s'il te plait" à un elfe de maison, dit Dobby d'une voix blanche. Jamais un sorcier…
_ C'est bon on a comprit, dit Lucius d'une voix froide en se tournant vers Harry essayant de garder son calme. Il y a deux choses qu'il faudraient que tu saches. Ne sois pas polit avec un elfe, c'est une créature réduite en esclavage, donc c'est inconvenant.
_ Je suis désolé, je…, je ne voulais pas…
_ Je sais Harry tu as encore beaucoup de chose à apprendre de notre monde, dit-il d'une mielleuse. Je ne t'en veux pas. J'aimerais juste que tu me promettes que tu ne le feras plus.
_ Je…
Harry n'avait pas envie de ressembler à son cousin Dudley, même si c'était tentant d'avoir tout ce qu'il n'avait pas eut.
_ Harry, c'est important, dit Lucius en lui lançant un regard impérieux.
Devant ce regard, Harry se sentait minable et n'avait plus envie de lui désobéir. Il avait même envie de faire plaisir à l'homme qui l'avait sortit de chez les Dursley. Au moins ce n'était pas lui qui jouait les larbins pour une fois, et puis c'était plutôt agréable de se faire servir.
_ Je ne le ferais plus, dit le petit Harry qui ne pouvait pas supporter le regard Lucius sur lui.
_ Bien, dit-il satisfait, puisque nous y sommes sache que tu peux également oublier les politesses avec Narcissa.
_ Pourquoi, demanda Harry avec étonnement, elle est humaine.
Cette simple phrase fit sourire Lucius. La simplicité des enfants…
_ Oui Harry, mais c'est une femme. Son rôle, en tant que femme de Sang-Pur, est de te servir et de t'élever. Les personnes avec qui tu dois être polit dans cette maison, sont Drago et moi. En publique ne soit aimable qu'avec les hommes. D'accord Harry?
Il hocha la tête avec de grands yeux.
_ Dobby, intervient Harry en jetant un regard à Lucius, je veux mes œufs au plat, mon bacon et du pain.
Les yeux remplis de fierté de Lucius donna de l'assurance à Harry.
_ Bien monsieur Potter, répondit l'elfe ratatiné sur lui-même, vous voulez du thé ou du chocolat chaud.
_ Du chocolat, répondit joyeusement Harry.
L'elfe commença à s'activer devant la cuisinière.
_ Harry, nous allons d'abord aller au ministère, je dois prendre un dossier, dit Lucius.
_ D'accord, répondit Harry qui ne comprenait pas bien où il voulait en venir.
_ Ton nom Potter, est très connut dans notre monde, ne t'étonne pas que des gens savent qui tu es.
_ C'est vrai, demanda Harry avec avidité, pourquoi.
_ Ton père était un Sang-Pur, et descend d'une longue lignée.
Lucius hésitait. Devait-il lui dire bientôt, alors qu'il s'était donné tant de mal pour cette potion? Il pouvait rester très évasif sur le sujet, après tout ce n'était qu'un enfant. Tant pis pour la potion, pensa-t-il, s'il ne lui disait pas la vérité Dumbledore risquerait de saisir la balle au bond.
Pendant ses réflexions, Dobby apporta à Harry son petit-déjeuner ainsi que son chocolat chaud, qu'il plaça devant lui sans la moindre parole. Harry le regarda et se retint de le remercier, commençant à le voir comme un animal.
_ Harry, dit Lucius après un grand soupir, tes parents ne sont pas morts dans un accident de voiture. Ils ont été tués par un sortilège que l'on appelle Avada Kedavra, et si tu es célèbre c'est parce que tu es le seul qui est résisté au sort. C'est à cause de ça que tu as une cicatrice en forme d'éclaire.
_ Pourquoi je ne suis pas mort? demanda Harry furieusement en mangeant ses œufs.
_ Personne n'est capable de l'expliquer. Harry ne te pose pas trop de question, tu es là c'est tout ce qui compte. Tu dois vivre ta vie.
_ Merci de me l'avoir dit, murmura Harry les larmes aux yeux.
Si seulement ses parents n'avaient pas été tués, il aurait eut une autre vie. Qui avait put priver un enfant de ses parents.
Lucius voyait le raisonnement intérieur de l'enfant, et se dit que ce n'était pas gagné. Cet enfant était assez naïf, comme tous ceux de son âge, mais il avait l'air aussi intelligent que Drago. Il souffla d'un air las.
_ Harry, les apparences sont parfois trompeuse, dit-il de sa voix traînante. Tes parents n'ont pas été tués par un sorcier sans raison.
Harry leva un regard douloureux vers Lucius, en lui demandant plus.
_ Tu es encore trop petit pour connaitre l'histoire, dit-il avec prudence, mais tes parents ne sont pas si innocents que ça. Crois-moi, tu as eut beaucoup de chance de tomber sur nous.
Harry n'était pas plus avancé. Il se demandait ce que ses parents avaient bien put faire pour que quelqu'un les tues. Il savait qu'il avait eut de la chance, il n'était plus considéré comme un monstre et il était bien traité contrairement aux Dursley. Il ne voulait plus entendre parlait d'eux, il vivait maintenant.
Harry, Drago et Lucius mangèrent en silence. Le chocolat chaud était excellant, mais n'avait pas le goût classique. Lucius lui expliqua que c'était du lait de soja au chocolat, purement naturel fait entièrement artisanalement par Dobby. Il ajouta également que Narcissa était une experte en plante et que, d'ailleurs, elle avait une véranda immense où elle entreprenait tous ses végétaux. Sur ce, Lucius se leva de table, dit au revoir à Drago, et fut vite imité par Harry. Ils allèrent dans le grand salon et Lucius se posta devant la cheminée.
_ Même si ce n'est pas très digne de nous, dit Lucius d'un air hautin, je pense que c'est le meilleur moyen d'aller au ministère. Je suppose que tu ne connais pas la Poudre de Cheminette Harry?
_ Non, répondit Harry, je n'en ai jamais entendu parler.
_ C'est un moyen de se déplacer chez les sorciers, lui répondit-il. Tu prends cette poudre dans pot, montra-t-il un récipient en or posé sur le marbre noir de la cheminée, et tu le mets dans feux. Une fois que les flammes sont vertes, tu rentres dedans et tu dis : ministère de la magie, Londres. Tu as comprit?
_ Je crois oui, dit Harry dans une expression concentrée.
_ Une fois là-bas, tu attends que je sois arrivé.
Harry fit un signe positif de la tête et prit de la poudre dans le pot, qu'il jeta au feu. Celui-ci vira doucement au vert. Il entra dans la cheminée et sentit une chaleur tiède et agréable, légèrement somnolante, puis répéta ce que Lucius lui avait dit. Il fut aspiré et vit des dizaines d'intérieurs sorciers en l'espace de quelques secondes, avant de tomber sur le dos d'un autre sorcier.
Harry remit ses lunettes en place et se leva la mine inquiète. Le garçon brun âgé de trente-cinq ans environ, les yeux bleus, se leva et le regarda froidement droit dans les yeux.
_ Excusez-moi, je ne voulais pas vous blessez.
_ Ce n'est rien, j'en ai vu d'autre. Mais, vous auriez quand même put faire attention. Amycus Carrow, dit-il en lui tendant la main.
_ Harry Potter, répondit-il en la lui serrant.
_ Harry Potter, répéta à voix basse Amycus, c'est donc vrai, les Malefoy vous ont recueillit.
_ Euh…oui, bégaya Harry.
Il s'approcha doucement et releva quelques mèches de cheveux noirs, révélant une cicatrice en forme d'éclair.
_ Comment un nourrisson a put défier le sortilège de la mort?
_ Je…je ne sais pas, dit Harry d'une petite voix se souvenant de ce que lui avait dit Lucius au petit-déjeuner.
_ Amycus, fit la voix traînante de Malefoy sénior.
Cette intervention le rassura. Aussitôt, l'homme lâcha les mèches de cheveux d'Harry et fit une accolade amicale à Lucius.
_ Harry, dit Lucius d'une voix vive, tu viens de faire la connaissance d'un de mes amis, voici Amycus Carrow.
_ Nous avons déjà fait connaissance, dit-il froidement d'un ton remplit de menaces de sous-entendus.
_ Comment ça, demanda Lucius sans comprendre.
_ Il m'est légèrement tombé dessus en sortant de la cheminée, dit-il d'une voix ironique.
_ L'essentiel, c'est que tu ailles bien Amycus, répondit pragmatiquement Lucius en essayant de pas incriminer Harry.
_ Oui, heureusement. Félicitation pour avoir empêché les S…les nés-moldus, dit-il en regardant autours de lui, d'avoir un coffre à Gringotts.
_ En réalité avec la crise que Dumbledore a faite, ça n'a pas été très difficile, répondit Lucius prenant un air sérieux. Donc Alecto et toi vous êtes revenus, après tout ce temps, vous n'étiez pas avec Karkaroff?
_ Les couloirs de Durmstrang commençaient sérieusement à nous énerver. Mais la situation s'est beaucoup apaisée ici. Ils ne savent même pas qui je suis.
_ Tu travailles au ministère? demanda Lucius en s'appuyant sur sa canne.
_ Oui, et j'ai même obtenu une place au Département de la Justice Magique. Tu auras un allié de plus dans le Magenmagot.
_ Et Dumbledore, que dit-il?
_ Je ne sais pas ce que tu as dit à Cornelius, mais l'écouter n'est clairement plus dans ses priorités.
_ Ta sœur et toi avaient une dette envers moi, répliqua Lucius. Ne l'oublis pas.
_ Comment pourrais-je? Tu nous as sauvé la mise.
_ Effectivement, je voulais juste vérifier que tu n'avais pas la mémoire courte.
_ Ce n'est pas gentils, je le prends comme une attaque Lucius.
_ Peut-être, j'espère juste que tu ne me prendras pas ma place.
_ C'est très tentant, dit Amycus d'un air amusé, non petites luttes de pouvoir comme au bon vieux temps. Seulement, je pense que si nous jouons à deux nous aurons plus de pouvoir, que si nous sommes divisés. Tu ne crois pas?
_ Probablement, mais conte-tenu de notre passé, je t'ai à l'œil.
_ Ravis que tu sois d'accord, Lucius, répondit Amycus d'un air de défit. Soirée dans deux semaines.
_ Soirée, répéta Lucius brusquement crispé.
_ Relax, il n'y aura pas que les anciens, mais toutes les personnes influentes d'Angleterre, sauf Dumbledore.
_ Très bien, dit Lucius, c'est familiale?
_ Bien entendu, il est grand temps de refaire ce genre de réception.
_ Aloysus en fait, remarqua Lucius.
_ Oui, lui ne coupe pas la tradition comme certain, n'est-ce pas? demanda sournoisement Amycus avec un regard appuyé.
_ Tu as tout à fait raison, mais disons que j'ai préféré faire profil bas pendant un certain temps.
_ Tu as attendu longtemps, remarqua Amycus, beaucoup trop longtemps. Il serait tant de regagner un peu d'influence, tu ne crois pas?
_ Bien entendu, dit Lucius d'une voix sarcastique, c'est bien sûr toi qui va me donner des leçons. Très bien, Narcissa, les enfants et moi serons là.
_ Notre soirée de retour sera parfaite avec toi, dit Amycus avec un sourire en coin. Alecto t'enverra les invitations. Tu m'excuseras, mais je dois y aller.
Sur ce, il partit vers le grand hall. C'est à ce moment là qu'il remarqua que les sorciers continuaient d'arriver par les cheminées et que Harry s'était assit un peu plus loin en laissant les deux hommes parler. Alecto et Amycus étaient revenus, la vie des Sang-Pur allait beaucoup changer.
Amycus dans le Magenmagot, il ne manquait plus que ça. Amycus et Alecto étaient veufs. La femme d'Amycus était une mangemort et avait été tuée dans un duel fasse à des Aurors. Quant au mari d'Alecto, il avait été retrouvé mystérieusement noyé dans l'Allée des Embrumes, victime d'un méchant sortilège de magie noire. Le frère et la sœur étaient tous les deux réputés pour être très mondain et très traditionnel. Dans un sens, moins que les Parkinson. Alecto était complètement soumise à son frère, mais elle avait, malgré tout, une certaine indépendance.
Lucius vint près d'Harry et lui pressa l'épaule brièvement pour lui signifier sa présence. Il se releva.
_ C'est ton ami? demanda immédiatement celui-ci.
_ Plus ou moins, répondit mystérieusement Lucius, c'est compliqué. Tu lui ai vraiment tombé dessus quand tu es sortit de la cheminée, interrogea Lucius un sourire aux coins des lèvres se représentant la scène d'un Amycus fou de rage.
_ J'ai pas fait exprès, se défendit l'enfant.
_ Je sais Harry, ne t'inquiètes pas.
Dans un désir de possession, il prit la main du survivant et arrivèrent dans le grand hall. Un nombre incalculable de gens circulait. Certains prenait un petit-déjeuner vite fait, d'autres parlaient entre collègue, tandis que des sorciers vendaient à la sauvette la Gazette du Sorcier dont Lucius et Harry en faisaient la une. L'ancien mangemort, préféra passer le plus vite possible et s'engouffra à toute allure dans un ascenseur au bruit métallique.
_ Il est bizarre Amycus, dit soudain Harry à Lucius.
_ Bienvenue dans le monde sorcier, tout le monde est bizarre.
_ Niveau un, ministre de la Magie et cabinet du ministre, dit une voix féminine.
Harry fit un mouvement pour sortir, mais Lucius le retint.
_ C'est le prochain étage, dit-il. Alors, que t'as dit Amycus pour que tu le trouves bizarre?
_ Il m'a demandé comment j'avais fait pour résister au sortilège de la mort, alors que je n'étais qu'un nourrisson et il avait l'air méchant.
_ C'est la question que tout le monde se pose, dit Lucius en soupirant. La plus part de mes amis ont un côté un peu et ne sont pas forcément dégoulinant de bons sentiments, habitus-toi.
_ Niveau deux, Département de la Justice magique, Service des usages abusifs de la magie, Quartier général des Aurors, Services administratifs du Magenmagot, claironna la voix de l'ascenseur.
_ C'est là, dit Lucius en le reprenant par la main.
Ils traversèrent plusieurs couloirs immenses en passant devant les box du Quartier Général des Aurors, le Bureau de l'Artisanat Moldu et entrèrent dans un couloir consacré uniquement aux Services administratifs du Magenmagot. Ils marchèrent un long moment et Lucius tapa à une porte: Casimir Detrakaïev.
La porte s'ouvrit aussitôt sur un jeune brun qui lui fit un grand sourire.
_ Lucius, dit-il en lui tendant la main, comment vas-tu?
_ Très bien, répondit-il sèchement, je peux te parler un instant? demanda-t-il en lui serrant la main.
_ Bien sûr entrez dans mon bureau, dit-il avant de refermer la porte derrière eux. Harry Potter, n'est-ce pas?
_ Oui, soupira l'enfant qui en avait marre que tout le monde le connaisse.
_ Harry, dit Lucius, voici Casimir Detrakaïev, un collègue de travail.
_ Bonjour, répondit-il timidement.
_ Harry, dit Casimir, assieds-toi sur une chaise, je dois parler à Lucius.
Harry s'exécuta et regarda avec curiosité les fenêtres enchantés.
_ Casimir, dit en chuchotant Lucius, Dumbledore a dut te donner la clef du coffre d'Harry.
_ Oui, répondit-il en cherchant dans une poche de sa robe de sorcier avant d'en sortir une petit clef en bronze, la voici.
_ Merci beaucoup, dit-il en s'en saisissant.
_ Ce n'est pas tout, lui dit Casimir, dans la plus grande discrétion j'ai demandé à quelqu'un du Bureau de Liaison des Gobelins d'aller retirer de l'argent dans le coffre d'Harry. Soit sûr que ça a été fait dans la plus grande discrétion Lucius, ajouta-t-il devant son regard menaçant.
_ Tu en es sûr ? lui demanda-t-il avec doute.
_ Je lui ai jeté un sortilège d'Amnésie.
_ Tu l'as fait, répéta Lucius incrédule.
_ Oui, ne sois pas si étonné, j'ai fiait mes études à Durmstrang.
_ Vraiment, dit Lucius en plissant dangereusement les sourcils, je ne savais pas. Je vérifierais.
_ Vas-y, dit Casimir avec un sourire, toujours est-il que j'ai la bourse.
Il lui tendit une bourse en velours violet avec un cordon doré que Lucius s'empressa de prendre.
_ Lucius, je sais que tu n'es pas sensé travailler le dimanche, mais il y a une audience ce soir à dix-huit heures et le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques veut faire passer une nouvelle loi sur les elfes de maison.
_ Tout ça fait du travail de nuit, soupira Lucius. Le Magenmagot est sensé être au complet?
_ Oui, c'est une fille de vingt-ans Gina Robinson, qui a torturé sa mère avec le Doloris et l'a ensuite tué avec l'Avada Kedavra devant son père. Elle a donc lancé illégalement deux Impardonnable et à en plus violé le Décret sur le Secret Magique. L'histoire est passé pratiquement inaperçu avec l'adoption de Potter.
_ Ce n'est pas si terrible que ça, dit simplement Lucius.
_ Elle a quand même tuée et torturé une sorcière en révélant notre monde à un moldu, elle mérite d'avoir le baiser du Détraqueur.
_ Elle est de Sang-Mêlé, constata-t-il, écoutes je suis curieux de savoir se qu'elle va dire pour se défendre, j'espère juste que tu me suivras si je pense qu'elle peut être innocenté.
_ Je ne peux pas te donner ma parole Lucius, si elle a commit un crime, elle doit y répondre.
_ Bien sûr, en tout cas je viendrais ici à dix-huit heures, même un peu avant pour pouvoir examiner le dossier. Merci pour la bourse Casimir, j'apprécie. Harry tu viens nous partons. On peut transplaner de ton bureau?
_ Oui, Merlin merci, c'est un des avantages qu'on a.
Harry arriva et Lucius le prit par la main. Il se sentit compressé dans un boyau, et entendit quelques secondes plus tard un bruit de fond, constitué de conversation.
_ Lucius, dit Harry d'une voix enfantine, tu pourras m'apprendre à disparaitre et réapparaitre ?
_ Harry, répondit Lucius d'un air amusé, ça s'appelle le transplanage et ça permet à un sorcier de se déplacer. Tu apprendras ça quand tu auras dix-sept ans.
_ C'est dans longtemps, grogna le garçon.
_ Je sais Harry, mais c'est la loi, répondit Lucius avec une fausse gentillesse.
_ On est où? interrogea Harry.
_ Au Chaudron Baveur, répondit Lucius d'une voix morne en reprenant un fois de plus la main d'Harry de façon possessive.
A une heure aussi matinale, il n'y avait pas beaucoup de monde. Quelques sorciers ou sorcières vêtues de longues capes noires ou autres couleurs excentriques, étaient attablés prenant un petit-déjeuner. Une douce odeur de thé et de café, ainsi que de pain, planait avec une chaleur ambiante agréable qui émanait de la grande cheminée en bois délabré. Une sorte de brume légère et mystérieuse laissait entrevoir des théières en lévitation qui servaient des tasses ou des assiettes qui se lavaient et se rangeaient toutes seules. Certaines personnes dévisageaient Harry en ayant leurs regards déviant sur sa cicatrice en forme d'éclaire. L'enfant, gêné par l'attention des gens sur lui, suivit Lucius sagement. Ils allèrent dans une coure derrière le pub. Monsieur Malefoy sortit sa baguette et la tapota sur les briques en décrivant une sorte de carré. Quelques secondes après, le mur s'écarta et fit apparaitre une immense rue. Sur une vielle pancarte en bois on pouvait lire Chemin de Traverse. L'ancien mangemort et Harry Potter y pénétrèrent. L'enfant fut admiratif devant l'excitation ambiante, le bruit, les couleurs vivent des boutiques, des sorcières avec des chapeaux incroyables, ou encore toutes sortes d'objets magiques en vitrine qui étaient complètement étranger aux yeux d'Harry. Ils passèrent devant l'apothicaire, la ménagerie magique, Madame Guipure, Ollivander, la boutique de balais qui fit arrêter Harry brusquement. Il était bouche-bée d'admiration devant le nouveau Commette qui était exhibé dehors entouré d'une foule de sorciers agité. L'attitude d'Harry agaça Lucius qui le tirait vers lui.
_ C'est vrai on peut monter sur un balais, demanda-t-il d'une voix excité.
_ Oui, Harry, répondit Lucius, il y en au manoir, et nous n'avons pas le temps de nous attarder avec ce genre de chose. Je dois retourner au ministère cette après-midi.
_ J'aimerais tellement en avoir un à moi, dit Harry les yeux brillant en tentant de se rapprocher.
Mais Lucius resserra sa prise sur sa main en le regardant d'un air sévère.
_ Harry, dit-il d'une voix basse mais menaçante, réserve ce genre de comportement avec Narcissa. Si tu veux quelque chose demandes-lui, elle te l'achètera. Mais je ne veux plus que tu te comportes comme ça avec moi. C'est clair?
La voix avait été tellement sèche et froide qu'Harry recula pour revenir vers Lucius. L'enfant avait mal à la main, et il s'empressa d'hocher la tête.
_ Oui Lucius, dit-il en regardant Harry droit dans les yeux.
_ Oui Lucius, répéta Harry.
Pour toute réponse monsieur Malefoy desserra son emprise sur la main d'Harry. Voilà, il venait de remettre le morveux en place pour la deuxième fois. Il allait reprendre son éducation en main. C'est juste une question d'éducation, pensa-t-il.
_ Je suis désolé, lâcha Harry en baissant la tête.
Le voir dans une telle position de faiblesse énerva particulièrement Lucius.
_ Pas de ça avec moi Harry, dit-il d'un ton dure. Un homme ne s'excuse pas, c'est un signe de faiblesse. Regardes-moi, ordonna-t-il.
Harry leva les yeux vers lui. Ils étaient bleu-gris froid et déterminé.
_ Voilà, dit Lucius d'une lente, un homme ne doit jamais baisser la tête face à son adversaire. C'est à la femme d'être soumise aux hommes, pas les hommes.
_ Ca veut dire quoi, demanda Harry qui n'avait pas saisit la dernière phrase.
_ Ca veut dire qu'en t'excusant et en baissant la tête, répondit Lucius avec un léger sourire, tu t'es comporté comme une femme.
A ses mots Harry blanchit. Il n'était là pas depuis très longtemps, mais assez pour comprendre que se comporter comme une femme était la pire chose qui soit. Il se souvenait de la manière dont Drago avait parlé à sa mère et celle dont Lucius avait réprimandé sa propre femme devant eux, la veille. Elle ne s'en plaignait pas et elle avait l'air de trouver cela tout à fait normale. Harry, aussi jeune soit-il avait déjà comprit qu'il avait de la chance d'être un homme et il comptait bien en profiter.
_ Je vois que tu commences à comprendre Harry, dit Lucius dont le sourire s'accentua d'avantage. Si tu fais tout ce que je te dis, je ne vois pas pourquoi nous aurions des problèmes.
L'enfant comprit que, contrairement à Narcissa, il devait respecter Lucius et lui obéir. En tout cas, il n'y avait pas photo pour les Malefoy à la place des Dursley. Il avait quelques règles à respecter, mais il était traité comme un roi.
Ils arrivèrent devant une grande librairie sorcière où il y avait du monde, car un auteur était en dédicace.
_ Nous sommes à Fleury et Bott, dit Lucius devant son air interrogatif. Il y a beaucoup de journalistes présents, alors je voudrais que tu laisses photographier. Je t'avais dit que tu étais célèbre.
Bien entendu, Lucius savait pertinemment que des journalistes seraient présent et en profitait pour se mettre en avant en se servant d'Harry dans son propre intérêt. Tout le monde voir qu'Harry est traité normalement, ce qui donnerait une image moins péjorative sur les Malefoy du côté de la lumière, et qui discréditerait les espoirs sur le Survivant.
Ils entrèrent dans la boutique et furent accueillit par des flash d'appareille photo, et des sorciers qui se précipitaient pour voir Harry Potter. Lucius s'empressa de mettre Harry en avant et lui demanda de poser devant les photographes.
Le garçon se sentit exposé d'abord, mais trouva cela très amusant. Il savait qu'il était exceptionnel et eut l'impression d'être enfin reconnu. Il ne voulait plus être cet insignifiant Harry chez les Dursley.
Lucius le regardait avec satisfaction. Il goûtait déjà au pouvoir. Il s'éclipsa discrètement et alla chercher des livres, lorsqu'il tomba sur une blonde aux cheveux bouclés, une Plume à Papote dans la main et un sac en peau de crocodile sur l'épaule.
_ Lucius, dit-elle d'une voix qui se voulait séduisante, ça fait plaisir de te revoir.
Devant lui, se tenait Rita Skeeter, une trentaine d'année, et qui avait un sourire ironique.
_ Rita, répondit-il d'un air hypocrite, ce n'est pas hasard que l'on se rencontre ici.
_ Que veux-tu, répondit-elle, la loi du marché. Avoir le meilleur cliché ou le meilleur article. C'est une question de survit qui t'apporte la richesse ou la pauvreté, la gloire ou le désespoir.
_ Je sais très bien pourquoi tu es ici Rita, dit-il d'une voix dure.
_ Ne joue pas l'innocent avec moi Lucius, dit-elle en plissant les yeux, tu n'es pas venu ici pour acheter des livres. Tu utilises Potter pour servir tes fins.
_ Tu aurais fait la même chose, approuva-t-il, n'est-ce pas là une opportunité?
_ Effectivement, bon je ne sais plus quoi te dire.
_ Alors tais-toi, ordonna-t-il d'une voix traînante, Alecto et Amycus sont revenus, j'espère que tu seras à la prochaine réception.
_ Pourquoi n'y serais-je pas? demanda-t-elle sur un air de défît. J'adore les mondanités.
_ J'avais l'impression que tu t'étais rapproché de Dumbledore, ces derniers temps.
_ Ce vielle homme, dit-elle dégoûté, non sans façon. Poudlard mérite bien mieux que lui.
_ Nous sommes d'accord, dit-il en la regardant droit dans les yeux. Je dois y aller.
Sur ce, il laissa la journaliste et prit quelques livres qui pourraient toujours se révéler en temps et en heure. Avec son air hypocrite il récupéra Harry qui commençait à se lasser de ce petit jeu. L'enfant eut un sentiment de soulagement en voyant Lucius. Avec un ton mièvre et faussement empreint de gentillesse, il remercia la troupe de photographe, et sortit avec Harry dignement, la tête haute de la boutique.
Lucius remonta le Chemin de Traverse et bifurqua dans une ruelle sombre. Un grand panneau de bois mentionnait l'Allée des Embrumes. Une rue sombre, du brouillard intense, des sorciers extrêmement curieux qui se déplaçaient de façon rapide, des vitrines macabres avec du tissu ensanglantés, des serpents baveux et sinistres qui regardaient les passants. Cette atmosphère fit peur à Harry qui se rapprocha de Lucius.
_ N'ai crainte Harry, lui dit-il d'une voix qui se voulait réconfortante, tu finiras par t'habituer à ce genre d'ambiance.
Harry hocha la tête et ils entrent chez Barjow et Beurk. La boutique contenait des choses très curieuses. Une main verte gluante qui bougeait toute seul, des coupes rituels en argent ornée de serpent souillé de sang. Harry fut tout de suite attiré par l'une d'elle. Une énorme force négative émanait de la coupe une certaine fascination et une peur s'empara d'Harry. Il lut difficilement l'étiquette: cette coupe aurait appartenus à la fée Morgane, le sang est celui de moldus qu'elle aurait sacrifié. Dans un instant de folie Harry tendit la main, mais Lucius l'arrêta juste attend.
_ Ne touches pas Harry, dit-il d'un ton dur, ça pourrait être dangereux.
_ Harry Potter, dit Barjow qui venait juste d'arriver.
_ Oses dire que m'a vu ici avec lui et tu le regretteras, cingla Lucius d'une voix menaçante.
_ Non je ne dirais rien, dit le vieil homme en tremblant, l'anonymat de mes clients est une de mes priorités.
_ J'espère pour toi, répondit-il en détachant toutes les lettres.
_ J'ai quelque chose qui va vous plaire monsieur Malefoy, dit le vendeur. Une potion venant de Russie, capable de torturer quelqu'un à distance.
_ Très intéressant, dit Lucius d'un air pensif.
_ Il suffit d'en faire ingurgiter à la victime, et l'activation se fait avec un simple cheveu.
_ Combien tu m'en offre Barjow?
_ Quatre-vingt dix milles Gallions.
_ Cinquante-mille, proposa Lucius.
_ Soixante mille, dit le vendeur.
_ Ca suffit, hurla Lucius, je le prendrais à vingt-mille Gallions.
_ Mais, c'est très rare…
_ Nous savons tout les deux qu'il est de ton intérêt d'accepter, dit-il avec un sourire en coin, n'est-ce pas Barjow?
_ Pour sûr monsieur Malefoy, tout ce que vous voudrez.
_ Bien, prononça Lucius avec satisfaction, trouves-moi le livre de Salazard Serpentard sur la magie de l'esprit et la pureté du sang.
_ Ce sont des spécimens extrêmement rares.
_ Je le sais, déclara Lucius d'une voix flatteuse, mais je suis prêt à y mettre le prix.
_ Très bien, je verrais ce que je peux faire monsieur Malefoy.
_ La réussite est quelque chose de très important Barjow, dit-il en accentuant son nom. Tâches de t'en souvenir, où se sera la dernière chose que tu feras.
Le patron blanchit derrière son comptoir. Se rappelant qu'il avait une potion à aller chercher, il en profita pour disparaître à l'arrière boutique.
Harry ne comprenait pas tout, mais il regardait Lucius avec admiration. Il lui faisait un peu peur aussi, mais il voyait Barjow tremblait devant lui et le respecter.
Quelques minutes plus tard, Barjow tendit un sac en papier, sur lequel il y avait un corps mutilé, à Lucius qui aligna les vingt-mille Gallions. Monsieur Malefoy ne prit pas la peine de le remercier et lui dit au revoir sèchement en traînant Harry derrière lui.
Une fois dehors, ils continuèrent à remonter l'allée et s'arrêtèrent dans une boutique à la vitrine antique, et étriqué vendant des livres noirs comme l'indiquait l'enseigne. Lucius avait l'air de plutôt bien s'entendre avec un homme vêtu entièrement de noir qui semblait également lui vouer une dévotion sans borne. Il prit plusieurs livres de magie noire et décida de prendre un ouvrage nouveau La Magie Noire Pour Les Enfants qui était illustré avec de grandes images en mouvement sur les effets des sorts, composé de deux ou trois notions de base. Il utilisa l'argent d'Harry pour payer ce livre. Il n'avait pas du tout l'intention de dépenser sa fortune pour lui.
Ils allèrent ensuite, encore plus haut dans l'allée sombre, chez Tissard et Brodette. Lucius prit des capes noire avec capuches, d'autres sans, des robes de sorciers vertes foncés, violet, ou encore noires. Il lui prit également un manteau en fourrure de loups-garous, ce qui était totalement illégale, en peau de dragon ou encore en serpent. Il finit le long essayage d'Harry qui s'amusait dans vêtement sorcier, pour prendre des robes de soirées sorcières toujours dans la même gamme de couleur. Toutes ses créations uniques de stylistes sorciers illégaux coûtèrent une petite fortune, mais encore une fois Lucius se servit du reste de l'argent d'Harry.
Lucius avait bien l'intention de dépenser la fortune de la famille Potter, pour subvenir aux besoins d'Harry. Il ne ferait pas d'économie, moins Harry aurait d'argent à sa majorité, plus il serait dépendant des Malefoy. Cela serait une bonne façon d'empêcher la rébellion et ne lui permettrait pas d'envisager un passage vers la lumière. Ce plan est parfait, se répéta Lucius.
Ils sortirent de la boutique et descendirent l'Allée des Embrumes.
_ Lucius, dit une femme.
Il leva les yeux et eut du mal à reconnaître cette personne, tant elle avait changé.
_ Alecto, dit-il d'un air incertain.
_ C'est bien moi, répondit-elle en lui faisant la bise et en ébouriffant les cheveux d'Harry.
_ Harry, je te présente Alecto Carrow, montra-t-il, sœur d'Amycus Carrow. Alecto je présente…
_ Harry Potter, je sais, dit-elle avec un grand sourire.
Alecto Carrow avait beaucoup changé est était maintenant une très belle femme. Elle portait un manteau rouge recouvert de dentelles noires très décolleté, dévoilant une poitrine très avantageuse que Lucius remarqua immédiatement.
_ Tu as changé, constata-t-il.
_ Dans tous les pays où on a voyagé, j'ai découvert des potions qui m'arrangeaient physiquement.
_ Tu es vraiment magnifique, complimenta Lucius.
_ Merci, venant de toi c'est étonnant. Tu viens, je vous invite au restaurant sur le Chemin de Traverse.
_ Je ne sais pas si…
_ Allez Lucius, l'encouragea-t-elle, je suis sûr qu'Harry sera ravi de manger dans un restaurant de luxe. N'est-ce pas ?
_ Oui, dit-il.
_ Très bien allons-y, céda Lucius.
Lucius et Alecto parlèrent du bon vieux temps et sortirent avec Harry de l'Allée des Embrumes pour le Chemin de Traverse. Ils parlaient même de leurs souvenirs avec le Seigneur des Ténèbres et Harry ne comprenait pas grand-chose. L'admiration avec laquelle ils en parlaient, laissait entendre que ça devait être un très puissant sorcier et quelqu'un de bien.
Ils entrèrent dans le plus prestigieux restaurant du Chemin de Traverse dont l'intérieur était entièrement en or, et ils mangèrent pendant au moins deux heures avec plusieurs entrées, plats et beaucoup de desserts.
Alecto s'était adressé une seule fois à Harry en lui demandant si le journal disait vrai quand il révélait qu'il avait passé son enfance chez des moldus. Elle avait alors pesté sur les moldus en disant que c'étaient des êtres inférieurs qui n'avaient pas de magie et parlait de l'irresponsabilité de Dumbledore qui avait souffrir un jeune sorcier uniquement pour servir ses propres intérêts. Harry se dit qu'il aimerait voir quelle tête il a et se venger peut-être, même s'il ne savait pas exactement ce que c'était. Alecto était veuve et par conséquent libre de faire ce qu'elle voulait. Elle draguait énormément Lucius et il n'était pas indifférent. A la fin du repas, elle mit une main sur sa cuisse et il se laissa faire, un peu gêné tout de même. Quand elle avait enlevé son manteau rouge et noir, elle avait une robe de sorcière noire encore plus décolleté, ce qui attira encore plus l'attention de Lucius.
Deux heures plus tard, elle paya, fit la bise à Lucius et serra Harry dans ses bras avant de s'en aller par Poudre de Cheminette. Harry fit remarquer à Lucius qu'elle était gentille et il lui répondit mystérieusement avec un petit sourire qu'elle n'était pas toujours comme ça. Ils sortirent du restaurant et gagnèrent le Chaudron Baveur avant de transplaner au salon du manoir Malefoy.
Ils trouvèrent Narcissa endormit dans un canapé en peau de serpent, un Sorcière Hebdo à la main. Lucius la regarda avec tendresse.
_ Dobby, appela-t-il, conduit Harry dans la salle de jeu.
L'elfe de maison apparut en s'inclinant et disparut dans un crac sonore.
Lucius mit le magasine sur la table basse et secoua Narcissa qui se réveilla en sursaut. Elle le sera dans ses bras avant de l'embrasser passionnément.
_ Où est Drago, demanda soudain Lucius en coupant l'échange.
_ Il fait la sieste, répondit-elle, il était très fatigué.
_ Il n'est pas un grand pour ça?
_ S'il a besoin de se reposer, il doit le faire.
_ Tu as raison, mais il fait souvent la sieste, remarqua-t-il. Comment a réagit Bellatrix?
_ Elle m'a étonnée, dit Narcissa avec un sourire joyeux. Bien sûr, au début, elle nous a traités de traître à notre sang, et elle a hurlé. Mais quand je lui ai parlé de ta tactique elle m'a dit que c'était une très bonne initiative, que le Seigneur des Ténèbres sera fière de toi et que ça serait la fin de la lumière.
_ Elle l'a bien prit en fait, constata Lucius. Qu'avez-vous dit sur Andromeda?
_ Si je la contacte, elle va croire que nous voulons retourner vers la lumière, donc je vais attendre qu'elle vienne à moi. Bella est d'accord avec moi. Nous connaissons notre sœur, si elle a été déçut par Dumbledore parce qu'il a placé Harry chez des moldus qui le faisait dormir dans un placard, elle ira voir la seule personne qui a toujours été contre Dumbledore, moi. Etant donné qu'elle aime Ted, je ne pense pas qu'elle reviendra de notre côté, mais si elle voit que nous traitons Harry tout à fait normalement, je pense qu'elle abandonnera sa demande d'adoption.
_ C'est toi qui connais ta sœur, dit Lucius en observant le raisonnement de sa femme avec admiration. Je dois y aller, j'ai du travail même le week-end. Une audience et un texte de loi, je ne serais pas là avant demain matin.
_ Tu vas encore passer un nuit blanche, soupira-t-elle.
_ Oui, on se rattrapera dimanche, dit-il en l'embrassant sur le front avant de transplaner.
Narcissa avait envie d'avoir la paix et le fait qu'elle allait devoir prendre la suite de Dobby, pour surveiller Potter, ne la réjouissait pas trop. Elle monta les escaliers et alla chercher Harry dans la salle de jeu. Elle lui dit qu'elle a quelque chose à lui montrer et de la suivre. Ils descendirent les escaliers, passèrent le grand hall, d'autres pièces qui étaient réservées pour les réceptions, et sortirent dans le jardin. Dans un coin du jardin il y avait une énorme véranda. Ils y entrèrent et Harry en bouche-Bée.
Il y avait là une quantité de plante magique impressionnante. Un arrosoir arrosait tout seul en lévitation, les plantes dès qu'elles avaient besoin d'eau et son réservoir se remplissait automatiquement chaque fois qu'il était vide.
_ Assieds-toi, lui dit-elle en lui montrant une petite table dans un renfoncement, je vais te faire une tisane.
Il s'exécuta. Narcissa partit regarder ses plantes. Rogue était à Poudlard et ne pouvait plus fournir de potions donc elle faisait des solutions naturelles magique. L'art noir de la botanique, grâce à elle, Narcissa pouvait créer tout ce qu'elle voulait à part les antidotes bien sûr. Elle pouvait empoisonner, endormir, mettre dans un état de transe…Tout ce qui était négatif et c'est pour ça que c'était dangereux. Elle avait bien l'intention d'endormir Harry de force. Il n'accepterait jamais de dormir par lui-même, mais avec une tisanne…Elle choisit des plantes à vertu sédative les mit dans une tasse qu'elle fit apparaitre de l'eau bouillante avec un Caligus Aguamenti. Du bout de sa baguette elle rajouta un goût sucré.
Elle lui donna la tasse, Harry attendit qu'elle refroidisse. Elle s'installa et ils parlèrent de ce qui avait vu au ministère, sur le Chemin de Traverse et sur l'Allée des Embrumes. Au fur et à mesure il buvait, au plus grand bonheur de Narcissa. Au bout d'un quard d'heure, il se sentait partir et arrivait de moins en moins à suivre la conversation.
_ Ca va Harry, dit-elle hypocritement, je crois qu'il va falloir que tu fasse la sieste.
_ Ca ira, répondit Harry d'une voix pâteuse.
Une grande fatigue le saisit soudain, il avait envie de dormir et ses paupières étaient lourdes. Il papillonnait des yeux se sentant nauséeux. Il se leva avec une démarche chancelante, mais s'appuya au mur.
_ Harry, tu tombes littéralement de fatigue, dit-elle d'une voix victorieuse en venant vers lui. Laisses-moi faire.
Elle Harry par la taille et le porta avant de transplaner dans sa chambre. Elle le mit dans son lit en le recouvrant de sa couverture.
_ Je ne sais pas pourquoi j'ai envie de dormir, dit-il les yeux à demi-fermé.
_ Chut, fit Narcissa en s'asseyant sur le lit à côté de lui, laisses-toi aller Harry.
Elle lui caressa les cheveux, ce qui le détendit. Quelques minutes plus tard, il dormait d'un sommeil profond et provoqué. Narcissa regarda sa mine paisible. Il ne se douterait de rien et elle, elle était tranquille pour tout le reste de l'après-midi.
Voilà, j'ai voulu faire un apperçut de ce qui se passe dans la famille Malefoy.
Qu'en pensez-vous?
J'attends vous Reviews avec impatience, si vous avez des questions n'hésitez pas.
Au prochain chapitre.
