Notes : nombre d'entre vous ont eut une pensée pour soutenir les victimes des attentats et leurs proches,
je ne peux qu'approuver et soutenir ces nombreuses marques de solidarité...
Chaleureux remerciements aux fidèles lectrices et aux commentaires si sympathiques sur le deuxième chapitre !
Pour répondre à Emmagiquement, je ne peux poster qu'un chapitre par semaine car je travaille et j'ai également une vie de famille et des amis... Je te remercie pour tes reviews que j'apprécie beaucoup !
Je pensais que Winky était un elfe mâle, alors que dans les livres c'est une femelle. Tant pis, je le conserve comme étant de sexe masculin...
Avertissement : aucun
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Chapitre III - Plongée dans l'obscurité
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Hermione s'éveilla lentement, enveloppée dans une douce chaleur, et ses yeux s'ouvrirent sur une chemise noire. Elle se réveilla tout à fait et put observer à loisir son époux qui avait fini par s'endormir. Sa poitrine montait et descendait sous le rythme paisible de sa respiration. Le visage d'ordinaire austère avait perdu de sa dureté naturelle, et les traits détendus, elle le trouva presque beau. Oh, pas une de ces beautés patriciennes, où tout n'était que perfection, certes non ! Mais une figure dont chaque élément imparfait : ses cheveux noirs et raides, son nez crochu, ses lèvres fines, son teint pâle, en se combinant les uns aux autres, offrait une superbe harmonie masculine. Sans compter la sensualité qui s'en dégageait.
Mais ce qui la faisait le plus craquer chez Severus, c'était ses yeux : noirs, profonds, souvent froids ou rageurs - une façade - mais capables de la faire fondre quand ils brûlaient de désir... Là, ils étaient fermés, mais peut-être que si...
Une irrésistible envie de l'embrasser s'empara subitement de la jeune fille. Elle approcha tranquillement sa bouche vers celle de son mari lorsque son regard tomba sur la baguette magique posée sur la table de chevet. Ses sourcils se froncèrent et une idée folle germa dans sa tête : si elle se saisissait de la baguette de Severus, elle pourrait obliger ce dernier à la ramener à Poudlard et elle retrouverait ses amis, les professeurs, Pattenrond... Il lui suffisait simplement d'allonger son bras, encore un petit effort... Elle s'interrompit deux secondes pour observer le visage de son mari qui présentait la même sérénité, alors elle reprit son mouvement, puis...
Au moment où Hermione allait attraper la mince tige, une main de fer s'abattit sur son poignet et la sorcière se retrouva couchée sur son dos, le sorcier au dessus, le regard sombre bien vif braqué sur son visage. Le cœur de la jeune fille battait si fort dans sa poitrine, qu'elle était certaine que Severus entendait les pulsations. Il était tellement près que les cheveux noirs caressaient sa peau et qu'elle pouvait compter les quelques ridules qui marquaient la figure pâle. Il ne dit rien durant de longues secondes, se contentant de l'observer avec un petit sourire cynique, le regard glacial qui semblait l'étudier comme sous un microscope. Il déclara enfin de sa voix traînante :
"Que comptais-tu faire, avec ma baguette ?"
Elle déglutit difficilement et bafouilla lamentablement :
"Je... je... ne sais pas... C'était... juste de... la curiosité...
- Menteuse ! "
Le regard était à présent carrément goguenard. Il approcha doucement sa bouche de son oreille et lui chuchota langoureusement dans un souffle chaud qui l'émoustilla :
"Je sais très bien ce que tu avais derrière la tête... Mais ce qui m'intéresse, c'est ce que tu avais l'intention de faire, juste avant d'essayer de dérober ma baguette ?
- R... rien... Je ne... faisais... rien."
Un petit rire éclata, puis Severus répéta doucement :
"Menteuse... Je t'ai vue, Hermione, tu voulais faire cela..."
Le sorcier mordilla doucement le lobe de l'oreille, entraînant des picotements de désir chez Hermione. Son mari se redressa légèrement, fixa la bouche pulpeuse qu'une petite langue impertinente tentait d'humidifier. Son regard maintenant brûlant de désir, les lèvres de Severus s'approchèrent imperceptiblement de celles de la jeune femme qu'elles effleurèrent, provoquant à nouveau des ondes électriques sur tout le derme féminin.
"C'est ce Hermione que tu avais envie de faire, je le sais..." Il l'embrassa légèrement à nouveau, la faisant soupirer, et poursuivit :
"Seulement ça, et je vais accéder à ton désir... Ferme tes yeux, laisse parler ton corps..."
La sorcière obéit docilement, et cette fois, il ne lui laissa aucun répit. Il s'empara des douces lèvres dont il butina les commissures, décala sa bouche puis suçota les lèvres sensuellement, doucement, prenant son temps, avec des caresses lentes et délibérées. Hermione n'aurait jamais cru qu'un baiser pouvait être aussi érotique, et elle se mit à trembler de désir, sentant ses mamelons durcir. La voix rauque souffla :
"Tu es si sensible, si réceptive..."
Quand la langue de Severus enlaça enfin la sienne, la sorcière gémit dans sa bouche et l'homme crut perdre la tête. Il avait tellement envie de lui faire l'amour, de la faire sienne, que son sexe enflé et dur en était douloureux.
Mais il était trop tôt, il lui fallait d'abord apprivoiser sa petite lionne, ne point l'effaroucher. Il ne voulait surtout pas qu'elle regrettât de s'être abandonnée dans ses bras dans un moment de faiblesse. Elle se méfiait de lui, ne lui faisait pas totalement confiance, il le sentait. Il souhaitait qu'elle s'offrît de plein gré, même si pour cela il devait encore patienter quelques jours...
Il se releva, se contentant de lui donner un dernier baiser chaste sur une joue empourprée et s'éloigna de la belle tentatrice qui en perdait son latin. Hermione brûlait de désir pour son mari, et, sachant qu'il en était de même pour lui - elle avait senti la preuve contre sa cuisse - ne comprenait pas pourquoi il n'allait pas plus loin, cela ne lui ressemblait pas. Il avait toujours pris ce qu'il voulait, alors pourquoi agissait-il ainsi ? Ses pensées furent interrompues par l'objet de ses pensées qui ordonna :
"Viens, lève-toi, il est presque midi, il faut que tu manges un peu."
Le premier réflexe d'Hermione fut de refuser, mais un désagréable gargouillis abdominal résonna dans le silence de la chambre et divertit le sorcier ; pourtant il ne fit aucune remarque caustique. La jeune femme se leva, descendit du lit, défripa ses vêtements et emboîta le pas à son mari.
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HG SR HG
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Quand ils arrivèrent sur le palier inférieur, le regard d'Hermione tomba sur le portrait d'une femme brune à qui son mari ressemblait énormément. Aussitôt, un vertige s'empara d'elle et elle dut se soutenir au mur pour ne point tomber. Une violente migraine vrilla ses tempes, et sa vision devint subitement floue.
La mère de Severus se mit à crier, demandant ce qui se passait, et son fils lança rapidement un "Muffliato !" en direction du tableau afin qu'Hermione n'entendît point les glapissements aigus.
A cause de la souffrance, la jeune sorcière ferma ses yeux, enserrant ses tempes avec ses mains. Severus fut immédiatement auprès d'elle, la prenant dans ses bras pour l'empêcher de s'effondrer. La pâleur mortelle de la jeune fille alerta l'homme dont le ton laissait transparaître une forte inquiétude :
"Hermione? Que t'arrive-t-il?
- Je ... ne sais... pas. J'ai si mal à la tête. Tout se brouille... dans mon esprit. Des images... Il me semble... que j'ai déjà vu ce tableau, cette femme... et pourtant..."
Severus massa doucement les tempes de son épouse et ordonna :
"Ouvre tes yeux et regarde-moi, Hermione."
Elle sentit des doigts soulever son menton. Mais lorsque la jeune femme voulut obéir à l'injonction, ses orbes s'ouvrirent sur l'obscurité la plus totale. Elle s'affola et s'agrippa violemment aux épaules de son mari.
"Severus ! Severus ! Je ne vois plus rien ! Oh mon Dieu ! Que m'arrive-t-il ? Pourquoi ? Pourquoi..."
Une angoisse terrible s'empara d'elle et se transmit au sorcier qui fit de son mieux pour garder son calme et ne pas apeurer plus encore la jeune fille qui tremblait de tous ses membres. Il prit son visage entre ses mains et observa attentivement les grands yeux d'ambre qu'il chérissait tant, faisant de son mieux pour la calmer :
"Chuuut ma douce, c'est certainement passager... Tout va revenir à la normale, j'en suis certain."
Son cœur se serra en voyant le regard fixe de son épouse. il passa un doigt devant les prunelles qui n'eurent aucune réaction. Il se maudit intérieurement pour avoir utilisé le Sortilège d'Amnésie. Albus l'avait mis engarde et il n'avait pas écouté ses conseils. Il avait cru bien faire en supprimant une partie de sa mémoire et maintenant, celle qu'il aimait venait de perdre la vue à la suite d'un choc. Il ne pensait pas que cela fût définitif, mais il avait besoin de l'avis d'un spécialiste pour en être certain.
Il employa sa voix la plus soyeuse et un ton qui se voulait convaincant :
"Ne t'inquiète pas Hermione. Je vais ramener un Guérisseur, il trouvera la cause de ta cécité et te soignera. Tu guériras vite, j'en suis persuadé !"
La sorcière réagit aussitôt vivement :
"Severus, non ! Je t'en supplie ! Ne me laisse pas seule dans cette maison, s'il te plaît, non !"
Elle enfouit sa tête contre le torse de son mari, le tenant fermement de ses bras enroulés autour de sa taille, lui ôtant toute possibilité de fuite. L'homme caressa doucement la crinière brune, cherchant une solution qu'il trouva assez rapidement. Il expliqua calmement :
" Je vais appeler Winky, Hermione. Dès qu'il sera là, il s'occupera de toi, tu ne seras pas seule, et j'irai chercher un médecin. Fais-moi confiance, je ferai vite..."
Ce fut au tour de la sorcière de prendre la parole après quelques instants de réflexion. Elle chuchota dans le cou de son époux :
"Mais... mais tu es certainement recherché... par les Aurors... Tu ne peux pas sortir... Tu seras sûrement... arrêté... ou peut-être même..."
Severus la sentit frissonner entre ses bras. Son cœur fondit de la sentir inquiète pour lui, malgré ce qu'il avait fait.
"Ecoute-moi, je vais te rendre ta baguette, et Winky restera avec toi, tu ne risqueras rien.
- Mais... Je croyais que Winky était rattaché à Poudlard ?
- Pas vraiment. En fait, il m'a été attribué - il ne voulait préciser par Dumbledore - et m'obéit donc en priorité. Si je le convoque, il viendra immédiatement, et je pourrai te laisser avec lui.
- Et... si jamais tu ne revenais pas ?" Sa voix n'était qu'un murmure poignant et le sorcier devina plus qu'il n'entendit les paroles de sa femme.
L'homme serra le jeune corps contre lui et chuchota d'un ton qui se voulait apaisant :
"Je reviendrai, Hermione. Je t'en fais le serment. Avec un Guérisseur confirmé. Plus vite je pars, plus vite je reviens. Je vais t'installer dans le salon où tu m'attendras. Tu me fais confiance ?
- Oui... je crois."
Sans lâcher ses mains, Severus fit traverser à petits pas le couloir à la sorcière, la conduisit dans le salon et l'installa confortablement dans le fauteuil en cuir.
- Je vais te donner une potion calmante - anticipant ses dénégations - pas pour dormir, seulement pour t'enlever cette migraine et t'apaiser."
Deux minutes plus tard, le sorcier revenait. Hermione reconnut son pas rapide. Il s'approcha d'elle, et lui mit le flacon entre les mains. Il le déboucha et la jeune fille put analyser olfactivement les senteurs d'ellébore, de passiflore, de poudre de Pierre de Lune, les ingrédients principaux pour concocter un "Philtre de Paix".
"Quand tu l'auras bu, je te donnerai ta baguette."
Hermione obtempéra et ingurgita tout le liquide. Presqu'aussitôt, elle en ressentit les bénéfices. Une douce torpeur l'envahit, mais ses idées étaient claires. Puis, une mince tige de bois fut glissée entre ses doigts, et un courant magique se propagea dans chacune des fibres de son corps, lui procurant une énergie euphorisante et bienfaisante. Elle était toujours désorientée de ne plus y voir, mais elle avait malgré tout confiance en Severus, c'était plus fort qu'elle, elle sentait qu'il s'inquiétait et voulait vraiment l'aider.
Durant ce temps, Severus se posait des questions :
"Bon sang ! Qu'ai-je fait ? Hermione qui perd la vue et Queudver qui va venir ici... Heureusement que Winky sera là, je vais lui ordonner de l'assister et de la protéger en mon absence."
Profitant de ces quelques secondes de répit, Severus convoqua Winky en lançant une incantation à laquelle la jeune fille ne prêta pas attention, tout à sa joie de retrouver sa baguette.
Peu longtemps après, un "Pop" retentit dans le salon. L'elfe aux oreilles tombantes et aux yeux bleus globuleux laissa éclater sa joie en découvrant Severus et s'exclama :
"Oh, maître Rogue, comme je suis heureux de vous revoir et d'être à votre service !"
Avant que l'intéressé ne puisse répondre, la sorcière s'exclama :
- Winky ? C'est bien toi ? Mais... Qu'est-ce... Oh ! Par Merlin ! Pattenrond ? c'est toi mon gros matou ?"
Une grosse boule de poils avait sauté sur les genoux d'Hermione, se frottait contre elle en ronronnant, lâchant de temps en temps un miaulement, tandis qu'une petite langue râpeuse léchait ses mains. La jeune fille laissa tomber quelques larmes de joie. Elle enterra son visage dans le pelage qui exhalait un doux parfum d'agrumes, y déposant quelques gouttes salées.
La voix de l'elfe déclara :
"C'est maître Rogue qui m'a demandé de ramener votre chat qui s'ennuyait sans vous."
Le sorcier interrompit la conversation :
"Winky, je suis obligé de m'absenter. Comme tu peux le constater, mon épouse est atteinte d'une cécité... temporaire. Je compte sur toi pour la servir de ton mieux, et même d'utiliser ta magie si cela s'avère nécessaire."
- Oui, maître Rogue, vous pouvez avoir confiance en Winky. Winky fera tout pour aider maîtresse Rogue."
L'elfe était fier que le sorcier lui accordât sa confiance au point de l'autoriser à pratiquer la magie elfique. Il ne décevrait pas son Maître et prendrait soin de l'épouse de ce dernier. Severus ajouta en direction de la jeune femme :
"J'y vais, Hermione. Je serai de retour rapidement.
- Severus ! Sois prudent, je t'en supplie..."
L'homme eut un sourire fugace. Il prit les mains tremblotantes d'Hermione dans les siennes, lui communiquant une douce chaleur et répondit :
"Je serai sur mes gardes, tu n'as pas à t'inquiéter."
Hermione avait tellement envie de le croire. Elle avait peur pour lui, et serra fortement Pattenrond contre elle, comme si le félin pouvait la préserver du malheur...
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Severus serra encore une fois brièvement les doigts d'Hermione et fit demi-tour. Il sortit de sa maison et transplana directement dans l'Allée des Embrumes, la capuche de sa cape masquant son visage. Il passait totalement inaperçu au milieu des sorciers et sorcières de ce quartier mal famé, où se mêlait une population hétéroclite. Il tenait sa baguette fermement dans sa main droite, tous ses sens en alerte, prêt à riposter en cas d'attaque.
Il se dirigea rapidement vers une ruelle sombre et étroite, dont les murs suintaient un liquide brunâtre malodorant. Malgré la luminosité de cette fin de mois de juin, le soleil n'arrivait pas à faire pénétrer ses rayons dans ce lieu lugubre qui sentait la magie noire à plein nez.
Arrivé devant une porte cochère en bois de chêne, Severus tapa avec le heurtoir selon un code défini : un coup bref, deux coups longs, deux brefs et un long. Le sorcier n'eut pas longtemps à attendre, un étrange personnage ouvrit la porte sur un grincement inquiétant, jetant des regards furtifs en direction de la rue, tandis que Severus en profitait pour se faufiler immédiatement à l'intérieur. L'homme étrange referma soigneusement derrière eux. Il reconnut aussitôt Severus qui avait ôté sa capuche, et d'une voix basse demanda :
"Rogue ? Que faites-vous ici ? Vous allez m'attirer des ennuis ! Vous êtes recherché par tous les Aurors de la Création, et votre tête est mise à prix ! Retournez d'où vous venez, j'ai assez de problèmes sans que vous ne m'en apportiez..."
Severus ne s'en laissa pas compter. Il riposta de suite :
"Oh non, Jenkins, vous n'allez pas me faire faux bond ! J'ai besoin de vous, et vous allez m'aider, sinon, terminé les potions interdites que je fabrique pour vous depuis des années... Et vous ne croyez pas que les Aurors seraient intéressés pour arrêter et envoyer à Azkhaban un sorcier rayé de l'Ordre des Guérisseurs parce qu'il a tué une mère et son enfant lors d'un accouchement, et qui continue à pratiquer illicitement la médecine magique ?
- C'était un malheureux accident...
- Qui aurait été évité si vous n'aviez pas été soûl comme un Polonais ! Vous serez bien payé pour vos services, Jenkins."
Tout en parlant, Severus avait sorti une bourse pleine de Gallions. Une lueur cupide s'alluma dans les yeux de l'ex Guérisseur. C'était un homme de taille moyenne, qui avait dû être beau dans sa jeunesse, mais qui avait à présent la peau du visage constellée de petits cratères à la suite d'une maladie honteuse mal soignée. Son addiction à l'alcool l'avait déconnecté de la réalité alors que c'était l'un des guérisseurs les plus talentueux à une certaine époque. A présent il ne buvait plus mais était devenu un paria. Il grinça des dents mais dut s'avouer vaincu. Il aboya :
"Bon, que voulez-vous ? Dépêchez-vous car je n'ai pas toute la journée..."
Rogue répondit un brin sarcastique :
"Oh, mais vous allez prendre tout le temps nécessaire. Ma femme est devenue subitement aveugle, et je veux que vous l'aidiez à recouvrer la vue.
- Elle a subi un Sort direct ?
- Non, pas vraiment... Je pense que c'est le contrecoup d'un "Oubliettes"...
Au ton de la voix, le sorcier comprit que Rogue n'était pas étranger au sortilège et n'y alla pas par quatre chemins. Il asséna plutôt brutalement :
"Si ce Sortilège est contrôlé par le Ministère de la Magie, c'est qu'il présente certains dangers lorsque...
Severus s'impatienta :
"Inutile de me faire la morale, je connais parfaitement les raisons pour lesquelles ce Sort est limité. Ce que je veux savoir, c'est si mon épouse retrouvera la vue, et quand...
Jenkins lança d'un ton dédaigneux :
"Je ne suis pas devin. Il me faut voir la victime avant de me prononcer.
- Bien entendu. Je vous amène chez moi, mais avant je dois prendre quelques précautions..."
Severus sortit sa baguette et lança sur l'ex Guérisseur un Sort Informulé deConfusion Spatiale, afin que Jenkins soit dans l'incapacité de repérer sa demeure et de fournir des informations aux Aurors. Ce Sortilège ne présentait aucun danger, il ne durait que quelques minutes. Jenkins attrapa une sacoche noire et ils sortirent dans la rue, non sans avoir vérifié que personne ne les espionnait ou ne les suivait. Ils purent transplaner sans être inquiétés.
Quand les deux hommes se retrouvèrent devant la maison de Rogue, ce dernier ordonna :
"Pas un mot devant ma femme au sujet du Sortilège d'Amnésie, c'est compris, Jenkins ?
Le sorcier répondit en ricanant :
"Oui, oui, ne vous inquiétez pas. Je serai d'une totale discrétion, vous pouvez me faire confiance..."
Mais Severus n'était pas convaincu...
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NB : N'hésitez pas à me faire sauter de joie ^^
