Disclamer: Les personnages cités dans ma fiction ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Tadatoshi Fujimaki ! Je rappelle que je ne touche pas d'argent pour cette histoire.
Blabla rapide: J'avais prévu de poster régulièrement durant ces vacances d'été et… Je ne l'ai pas fait. J'ai été très prise et je n'ai avancé que très peu sur mes différents écrits… Mais aujourd'hui j'avais un peu de temps alors j'ai pris mon ordinateur et j'ai terminé mon chapitre ! J'espère donc qu'il vous plaira ! Aussi, je voulais dire un grand merci à ceux qui prennent le temps de me donner un avis. J'essaie de m'améliorer un peu plus à chaque nouveau chapitre et savoir que ma fiction vous plait me motive vraiment. Sur ce, je vous souhaite une très bonne lecture !
Les sourcils froncés et les bras croisés, Kise dévisageait depuis plusieurs minutes déjà le garçon assis en face de lui. Après un moment, il lança un regard désapprobateur à son capitaine et, toujours silencieux, se leva pour quitter la pièce. Pourtant, la voix autoritaire de l'intrus le rappela à l'ordre.
- Ryôta.
Le blond s'arrêta, sans pour autant se retourner.
- … Quoi ?
- Quand cesseras-tu donc de fuir ?
Piqué au vif, le copieur pivota vers l'autre adolescent. Il serra les poings face au sourire mesquin qu'arborait ce dernier.
- Je ne fuis pas Akashicchi ! Et puis d'abord, qu'est-ce que tu fais ici ?!
- Tu le sais très bien.
- … Comment es-tu au courant ?
- Je ne révèle jamais mes sources, ça aussi tu le sais.
Son ancien capitaine afficha un nouveau sourire, amusé cette fois. Ces quelques mots suffirent à faire réagir Kise. Quel idiot. Il n'y avait qu'une seule personne qui savait pour ses problèmes…
- Sale traître… Je te faisais confiance !
Kasamatsu, qui écoutait calmement la conversation dans un coin du salon, baissa les yeux. Il se doutait d'une telle réaction. Il esquissa un geste dans la direction de son cadet pour justifier son action mais, avant même qu'il n'ouvre la bouche, la voix de l'empereur résonna dans la pièce.
- Ne le blâme pas, il a eu raison de me prévenir. Et puis, de toute manière, j'aurais fini par le savoir un jour ou l'autre. Je sais toujours tout.
- Si tu le dis Akashicchi. Il se passa une main dans les cheveux, un air ennuyé collé au visage.
- Je ne le dis pas, je l'affirme. Mais revenons-en à notre sujet principal. Tu dois y aller Ryôta. Et tu vas le faire, même si tu n'en as pas envie.
Une légère lueur d'hésitation brilla dans le regard du garçon, pourtant elle disparut rapidement.
- Non.
Akashi, pensant avoir mal entendu, fronça les sourcils.
- Pardon ?
- J'ai dit non.
- Non ?
Une aura menaçante grimpa doucement dans l'air. Malgré cela, le blond répéta une dernière fois, d'un ton plus ferme.
- Non.
Alors, un long silence s'installa dans la pièce. La mâchoire serrée, le garçon aux cheveux et aux yeux rouges fusilla son ami du regard. Il plongea sa main droite dans la poche de son manteau et, en sentant sa peau entrer un contact avec un objet froid, il se rappela d'un détail que, visiblement, Kise avait oublié. Même si Seijûrô avait retrouvé sa véritable personnalité lors de la finale de la Winter Cup, il n'avait rien perdu de sa capacité à lancer des ciseaux. Et il n'hésitait jamais à utiliser ce talent.
- Kise, écoute…
Mais le blond coupa Kasamatsu, attrapant sa veste à la volée.
- Arrête, je ne veux rien entendre.
Il passa rapidement à côté de l'empereur, le bousculant légèrement. Et, alors que le rouge allait réagir, il se tourna une dernière fois vers les deux autres basketteurs.
- Je vais faire un tour, quand je reviendrai j'espère que tu ne seras plus là. Et ne prend pas mon départ comme une fuite Akashi. Après tout, puisque tu affirmes tout savoir, tu dois bien me connaître. Je ne fuis jamais.
La porte d'entrée claqua quelques secondes plus tard, faisant trembler les murs de l'appartement. Le propriétaire des lieux ferma les yeux d'un air fatigué. Si les sautes d'humeurs du blond continuaient, l'immeuble tout entier finirait par s'écrouler. Après une dernière prière silencieuse pour la survie du bâtiment, le brun pivota vers le capitaine de Rakuzan.
- Je suis désolé pour lui.
Après plusieurs longues secondes, le rouge articula lentement.
- Ce n'est rien. Je suis simplement surpris de son changement… Radical.
- Radical ? Yukio pencha la tête sur le côté. Il a changé oui, mais pas à ce point-là…
- Alors tu n'as pas remarqué ?
Les yeux rouges de l'empereur brillèrent d'une étrange façon, intriguant son interlocuteur.
- Remarqué quoi ?
- Depuis qu'il me connait, il m'appelle « Akashicchi ». Ce simple petit suffixe montre à quel point il reconnait la valeur de quelqu'un, à quel point il l'apprécie. Et, dès que je l'entendais prononcer ton nom, il rajoutait toujours « senpai » après, une preuve du grand respect qu'il a pour toi. Or, il vient de nous appeler par nos noms. Sans rien rajouter derrière.
Un nouveau silence s'installa dans l'appartement.
- Bordel… Comment j'ai fait pour pas le remarquer, hein !?
Et un soupir passa les lèvres de Seijûrô.
- Je ne pensais pas dire ça un jour mais… Je pense que nous allons avoir besoin d'aide.
Akashi n'avait rien dit de plus. Il était simplement sorti sur le balcon pour passer un coup de fil et, une demi-heure plus tard, la sonnette de l'appartement avait retenti.
Kasamatsu refréna un frisson en dévisageant les cinq garçons alignés dans son petit salon, incapable de prononcer un mot.
Rouge. Bleu. Vert. Violet. Turquoise.
- Bien. Tout d'abord, je vous remercie d'être venu.
- Comme si on avait eu le choix, répondit l'un des adolescents dans un rire amer.
- Nous nous passerons de tes commentaires Daiki.
Le métis détourna les yeux, soufflant.
- Ouais, désolé.
Après avoir jeté un regard froid à toutes les personnes présentes dans la pièce pour s'assurer qu'ils ne l'interrompraient plus, Seijûrô continua.
- Si je vous ai demandé de venir c'est pour parler de Ryôta. Il a besoin de notre aide.
- Qu'est-ce que tu veux dire, Akashi-kun ?
- Yukio.
Le propriétaire des lieux sursauta en entendant son prénom.
- Explique-leur.
- D'accord.
Kasamatsu n'appréciait pas que des personnes plus jeunes que lui l'interpellent par son prénom. Il n'aimait pas non plus recevoir des ordres. Pourtant, il voulait être celui qui expliquerait la situation actuelle aux anciens camarades de son cadet. Après tout, c'est lui qui avait pris la décision de révéler son secret.
- Vous l'avez sans doute remarqué, mais…
Il se stoppa, réfléchissant aux mots qu'il devait utiliser. Se confier à Akashi s'était avéré assez simple. Il lui avait parlé des problèmes de Kise avec franchise et le rouge avait tout de suite encaissé la nouvelle. Mais, à présent, Kasamatsu se trouvait face à quatre adolescents aux caractères opposés. Comment annoncer la raison de leur réunion sans risquer une crise de nerf, des larmes ou bien un esclandre de la part de l'un d'entre eux ?
- Alors, t'as perdu ta langue ? S'impatienta le basané.
Un soupir passa les lèvres du brun. Autant leur expliquer de la manière la plus simple. C'est-à-dire en commençant par le début.
- C'est derniers temps, le comportement de Kise a changé.
- C'est peut-être parce qu'il a faim…
- Murasakibara, ce n'est pas le moment, aboya brusquement le superstitieux du groupe. Continue Kasamatsu.
- Très bien. Il se trouve qu'il a disparu pendant deux longues semaines et, il y a de cela une dizaine de jours, il a refait surface.
- Comment ça, il avait disparu ?
- Il séchait les cours, ignorait nos appels et j'en passe. On a même tenté d'aller chez lui, mais ça n'a servi à rien.
- Tout cela ne ressemble pas à Kise-kun.
- Effectivement, acquiesça le garçon aux lunettes. Et, j'imagine que si nous sommes ici aujourd'hui c'est pour découvrir ce qui lui arrive.
Les deux capitaines s'échangèrent un regard.
- A vrai dire, je sais déjà ce qu-
Mais, avant qu'il ne puisse finir sa phrase, la porte de l'appartement s'ouvrit dans un grand fracas. La voix du blond résonna alors dans l'entrée.
- Kasamatsu ! Akashi est encore là ?
Un regard meurtrier lui répondit à l'instant même où il posa un pied dans le salon.
- Oui Ryôta.
La surprise du jeune homme laissa vite place à la colère.
- Tu fais chier, je t'ai dit que je ne voulais plus te voir ! Et qu'est-ce que vous fichez là, vous ?!
Il venait à peine de remarquer les quatre autres basketteurs qui, installés sur le canapé, le fixaient avec une certaine incrédulité. Midorima se leva, remontant ses lunettes d'un air légèrement nerveux. Il ouvrit la bouche pour répondre mais son ancien coéquipier le coupa.
- Vous êtes au courant, c'est ça ? Non, en fait, je ne veux même pas le savoir ! Il lança une œillade furieuse en direction de son senpai. Je t'avais dit de n'en parler à personne mais tu l'as fait. D'abord Akashi et maintenant la Génération Miracles au complet… Tu te fous de moi, c'est ça ?
- Kise écoute, si j'ai fait ça c'est parce que-
- Laisse tomber, je ne veux plus rien entendre. Je me casse d'ici.
Akashi ouvrit la bouche pour l'en dissuader, il l'interrompit, les dents serrées.
- Je sais très bien ce que tu vas dire toi et, non, je ne fuis pas. Mais je ne veux pas rester une minutes de plus avec un traître comme Kasamatsu.
Il se dirigea d'un pas rapide vers sa chambre et en ressortit quelques secondes plus tard, un sac sous le bras. Alors qu'il traversait de nouveau le salon pour atteindre l'entrée de l'appartement, il jeta un dernier regard à son capitaine.
- Je ne rentrerai pas ce soir, débrouille-toi pour le repas.
Et la porte claqua, faisant encore une fois trembler les murs du logement.
Un long silence répondit au départ du blond. Aucun des adolescents présents dans la pièce ne reconnaissait le Ryôta Kise qui venait de les laisser. Et ses anciens coéquipiers ne parvenaient pas à déterminer ce qui avait provoqué chez lui un tel changement. Il semblait… Plus maigre. Fatigué. En colère.
- Qu'arrive-t-il à Kise-kun, Kasamatsu-san ?
Le capitaine de Kaijô releva les yeux vers celui qui avait eu le courage de poser la question. Les pupilles turquoise du fantôme semblaient brûler d'inquiétude. Alors, le brun décida d'ignorer l'étrange pincement au cœur qu'il ressentait et articula doucement.
- La vérité, c'est que…
On s'arrête ici pour aujourd'hui ! Ne me frappez pas, je sais que vous adorez tous les fins pleines de suspens ahah ! Encore merci d'avoir lu jusqu'au bout et n'hésitez pas à laisser un review, je suis vraiment curieuse de connaitre vos avis et théories.
WendyBaka
