Ce lemon a totalement été le plus difficile des trois à écrire, mais j'espère que je m'en suis bien tirée ! C'est quand même sensé être l'apothéose de cette histoire alors ce serait dommage qu'il ne soit pas à la hauteur !
Dans son demi sommeil, Léo ouvrit les yeux et jeta un œil vers le réveil sur la table de nuit. Il était cinq heure trente, ce qui lui laissait encore tout le temps qu'il voulait avant de devoir définitivement sortir du lit. Durant l'adolescence, il devait être debout tous les jours aux alentours de six heures pour les entraînements quotidiens. Dans la forêt, ce n'était pas mieux ; il devait être sur ses gardes à chaque secondes du jour et de la nuit, et son sommeil était rarement revigorant.
Avec les entraînements journaliers qui n'avaient pas encore repris, Léo profitait d'une période qu'on aurait presque pu appeler "vacances". Pourtant, il était difficile pour lui de dormir plus de quelques heures. Parfois, il se croyait encore dans la jungle et se réveillait en sursaut. Il resserra son étreinte autour de Donnie qui, lui, dormait à poings fermés.
Léo était à présent revenu depuis trois semaines et il n'avait toujours pas renoué de contact avec Raphaël. La tortue au bandana rouge était chaque jour un peu plus hostile envers lui. Il était désormais privé de sexe et ne parlait presque plus ni à Mike ni à Don. Léo n'avait pas encore trouvé le bon moment pour se confronter à son frère, mais de toute façon ce dernier l'évitait la plupart du temps.
Le leader soupira et sentit Donnie s'agiter dans son sommeil. Le génie remuait et sa respiration s'accéléra, si bien que Léo se demanda s'il ne faisait pas un cauchemar. Il resserra son étreinte sur le plus jeune et l'embrassa sur le front plusieurs fois, si bien que Donatello finit par se réveiller. Il ouvrit doucement les yeux pour rencontrer le regard bienveillant de Léo.
Ils étaient sur le point de se parler, mais ce moment de paix et de calme fut soudainement interrompus lorsque le porte s'ouvrit sans ménagement. Léo fut momentanément aveuglé par la lumière du couloir avant de distinguer le visage de Raph. Il avait l'air étonné, mais l'étonnement fut vite remplacé sur sa figure par de la colère et il grinça des dents avant de s'en aller en faisant violemment claquer la porte.
Donnie sursauta dans les bras de Léo et se redressa en murmurant : "C'était Raph...
-Donnie...
-Il t'a vu avec moi et maintenant, il va être fou de rage. Je refuse de faire l'amour avec lui depuis une semaine, alors te voir ici..."
Léo s'assit à côté de Donatello et lança avec détermination :
"Je vais aller lui parler.
-Quoi, maintenant ?
-Oui, ça a assez duré."
Il se leva et prit juste la peine d'attacher son bandana. Avant de quitter la pièce, il embrassa Donnie sur le front en lui assurant que ça aller bien se passer et qu'il n'avait pas à s'inquiéter, après quoi il se rendit directement là où il savait que Raph se trouverait : la salle de sport.
Le repaire comportait une pièce avec des équipements sportifs, lorsque Raph était en colère, il allait toujours se défouler sur le punching-ball. Léo traversa le couloir et la pièce principale déserte, silencieuse, puisque tout le monde dormait. Il trouva la tête chaude là où il s'y attendait et entra dans la pièce en prenant bien soin de fermer la porte derrière lui.
Raphaël frappait le punching-ball avec hargne et il ne prit même pas la peine de regarder le leader lorsque celui-ci l'interpella.
"Raph ?
-Je suis pas d'humeur, répondit-il avec colère.
-Je veux juste te parler."
Raphaël cessa de frapper l'objet inanimé et se tourna vers Léo. Il l'avait rarement vu aussi énervé de toute sa vie, mais il ne se laissa pas impressionner et ne recula pas d'un centimètre lorsque son frère vint se coller à lui, le torse bombé vers l'avant, et menaça : "Au cas où je n'aurais pas été assez clair : dégage ou je te refais le portrait !"
Contre toutes attentes, Léo sourit et lança : "Tu veux vraiment te battre ? Si c'est le cas, ça peut s'arranger."
Pendant de très longues secondes, la tension était palpable dans la pièce. Aucun d'eux ne bougea, jusqu'à ce que Raph se mette lui aussi à sourire. En une fraction de seconde, il dressa ses poings, et tenta de frapper Léo, mais le leader se volatilisa et Raph regarda avec aberration son poing traverser les airs sans rien toucher.
"Trop lent" lança Léo en réapparaissant derrière lui.
Raph reprit rapidement ses esprits et se retourna en envoyant un coup que le leader esquiva à nouveau. Il s'engagea entre eux un combat dans lequel la tête chaude mettait toute sa hargne, mais il avait perdus l'habitude de se battre contre Léo et était mené de peu par le leader. Plus le combat avançait, plus sa colère et sa frustration se faisaient fortes. Ses mouvements devenaient de plus en plus précipités et, en essayant d'anticiper les déplacements de Léo, il frappa à nouveau le vide, alors que son adversaire n'avait pas encore bougé.
"Trop rapide" lança-t-il à nouveau.
Raphaël tomba à genoux, essoufflé et exténué par le combat. Léo respirait aussi difficilement, mais il le cachait beaucoup mieux. Il regarda le cadet de là où il se trouvait et dit : "Tu vois, tu as toujours été dans les extrêmes. Il faut que tu trouves l'équilibre."
Bien que ses mots étaient dépourvus de toute forme de mépris, Raph le prit mal et s'exclama :
"J'ai pas besoin de tes conseils, Splinter Junior !
-Vraiment ? Alors, dis-moi, pourquoi est-ce que tu saignes ?"
La tête chaude ne put cacher sa surprise en réalisant que cela était vrai. Il porta la main à sa bouche et constata qu'une traînée de sang en coulait ; Léo n'avait pas eut l'intention de le blesser, mais en se battant contre lui il lui avait donné un coup dans la mâchoire.
"Ça te suffis pas de me prendre Don et Mikey, maugréa Raph en s'essuyant du revers de la main, il faut en plus que tu me mettes plus bas que terre, hein ?
-Raph, de quoi est-ce que tu parles ? Je ne cherche pas à affirmer ma domination, je veux juste te parler.
-Ah ! Laisse-moi rire ! Tu n'as pas hésité une seule seconde à m'attaquer il y'a à peine quelques minutes alors ne viens pas me dire que tu veux "juste parler" !"
Léo commençait sérieusement à perdre son sang-froid. Il laissa tomber son visage neutre et s'exclama :
"C'est la seule façon de t'atteindre ! Depuis que je suis revenu, tu refuses de m'adresser la parole ! La seule façon de s'exprimer que tu connaisse, c'est avec tes poings, qu'est-ce que j'y peux ?
-Bien sûr, répondit Raph avec un sourire ironique, il ne t'es pas venus une seule seconde à l'esprit, ô mon cher "Fearless-Leader", que je pouvais très bien savoir m'exprimer avec des mots, mais que je ne voulais pas gâcher ma salive pour quelqu'un comme toi !
-Raph, si tu ne me dis pas pourquoi tu es en colère, on avancera jamais.
-Comme si ça n'était pas évident !"
Léo soupira et se massa les tempes pour essayer de regagner son sang-froid. Raph en profita pour se relever et le leader reprit avec un peu plus de calme :
"Tu refuses de me dire ce qui ne va pas avec moi ? Très bien, on va inverser les rôles dans ce cas. Don et Mikey ont beau vouloir te ménager, ce n'est pas mon problème. Je suis fou de rage après toi, et je vais te dire pourquoi.
-Si tu crois que tu m'impressionnes..."
Léo ignora sa remarque et dit avec fermeté : "Tu es égoïste et tu te fiches des autres."
Raphaël ne tiqua pas, il avait l'habitude qu'on lui fasse ce genre de réflexion, mais Léo ne s'attendait pas à ce qu'il réagisse sur le champs, de toute façon. Il se mit à tourner autour de lui et asséna avec froideur : "Tu as fais fuir Mikey à cause de ton comportement trop brutal."
Raph serra les poings mais le reste de son corps resta de marbre. Léo était à présent derrière lui et continua : "Tu as utilisé Donnie pour satisfaire tes pulsions."
Il entendit le plus jeune frémir de colère, et lorsqu'il fut à nouveau face à lui, il poursuivit : "Tu as as abusé de ton propre petit-frère parce que tu es trop lâche pour demander de l'aide quand tu en as besoin."
Ce fut à ce moment que Raph explosa. Léo se félicita d'avoir penser à fermer la porte car il se mit à lui hurler dessus : "Arrête de me parler comme si j'étais un monstre sans cœur ! Je sais ce que j'ai fais, mais c'est facile pour toi de me juger ! Où tu étais quand j'ai eu besoin de toi ? Tu as disparu sans donner de nouvelles, et je voulais juste être sûr que Don et Mike n'allaient pas disparaître non plus comme toi tu l'avais fais !"
Le leader l'avait laissé parler sans l'interrompre. Il se doutait que c'étaient ce genre de raisons qui se cachaient derrière le comportement inadmissible de Raphaël. Il ne dit rien pour être sûr que le plus jeune ai finit de parler. Après un silence de quelques secondes, Raph ajouta beaucoup plus doucement et avec les larmes aux yeux : "Tu m'as abandonné...
-Tu as raison.
-Tu... Quoi ?
-C'est la vérité. Je t'ai abandonné. Ce n'était pas mon intention, mais c'est arrivé. Tu as le droit d'être fâché après moi, Raphaël."
La tête chaude avait désormais les yeux écarquillés et c'était la première fois depuis très longtemps que Léo pouvait lire autre chose sur son visage que de la colère.
"Par contre, c'est injuste que Donnie et Mikey payent pour mes erreurs. Est-ce que tu réalises que ton comportement à leur égard est inacceptable ? On se l'était pourtant promis au début de notre relation ; le sexe ne doit jamais devenir une obligation, pour qui que ce soit, ni un moyen d'échapper à la réalité.
-Je sais que c'est bête mais... Faire l'amour avec eux c'était une façon de réaliser qu'ils étaient toujours là... Je... Léo, j'étais perdu et en colère parce que..."
Raphaël se mordit les lèvres en essayant ardemment d'empêcher les larmes aux coins de ses yeux de couler.
"Tu me manques, souffla-t-il.
-Je suis là, Raph."
Léo s'approcha doucement de la tortue au bandana rouge et prit une de ses mains dans la sienne. Raph ne bougea pas mais regardait vers le sol.
"Je suis là, et je ne partirai plus jamais. Je ne t'abandonnerai plus comme ça."
Léo s'approcha encore plus de Raphaël et pencha son visage vers le sien. Il du retenir son frère qui fit un mouvement pour s'éloigner et posa avec force ses lèvres sur les siennes, l'embrassant chastement. Lorsqu'il se recula, il constata que Raph avait fermé les yeux pendant le baiser et profita qu'il ne bouge plus pour l'embrasser à nouveau. Le cadet se laissa soudainement emporter par sa passion et répondit aux baisers qui se faisaient de plus en plus intense.
Ils s'enlacèrent presque instinctivement tandis que leurs bouches s'ouvraient avec vigueur pour laisser leurs langues se caresser, et bientôt presque se battre en duel pour la domination. Raph poussa Léo contre le mur et appuya ses mains contre les biceps du leader, les forçant à rester là où ils étaient. C'était toujours la même ardeur que dans les souvenirs de Léo : cette passion, cette force à la limite de la brutalité qui lui avaient, de toutes les sensations qu'il avait connu dans sa vie, le plus manqué.
Comme avec Mikey, il laissa Raphaël croire qu'il avait effectivement le contrôle. Mieux valait ne pas trop imposer son désir tout de suite, sinon la tête chaude risquait de se rétracter à nouveau et de mettre fin à ses retrouvailles qui commençaient à peine.
Il profita donc de la fougue que Raph mettait dans son baiser ; sa langue, douce et humide, qui virvoltait avec souplesse à l'intérieur de sa bouche, cherchant ardemment à en toucher chaque recoin... Bientôt, Raph se mit à lui mordre la lèvre inférieure avec passion. Léo le laissa faire, c'était ce qu'il aimait chez lui ; il n'avait pas peur de lui faire mal, il était possédé par ses envies, ses émotions. C'était parfois un défaut, mais au lit, il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était une qualité.
Léo réalisa que leurs corps étaient désormais collés l'un à l'autre car il sentait la chaleur que dégageait Raph. Il décida de libérer ses bras et l'enlaça en faisant remuer son corps contre le sien. L'effet recherché ne tarda pas à faire son apparition, Raph n'avait pas fais l'amour depuis une semaine, ce qui était plutôt long pour lui, et le début d'érection était visible entre ses jambes.
Le leader n'hésita pas une seule seconde à lui prendre la main et l'entraîner vers sa chambre, qui était la plus proche. Une fois à l'intérieur et la porte fermée, il laissa son désir le regagner. Léo poussa presque avec autorité Raphaël sur son lit pour se placer au-dessus de lui. Le plus jeune se dégagea aussitôt de sa prise et inversa les positions, mais le leader fit de même et il s'engagea entre eux une lutte dans laquelle leurs corps se cognaient, se frottaient et dansaient l'un contre l'autre, ce qui ne fit que renforcer leurs érections naissantes.
La virilité de Léo menaçait sérieusement de se dévoiler à l'air libre quand il décida que c'en était assez et plaqua une bonne fois pour toute Raph sur le lit, le retenant par les poignets. Ce dernier, bien qu'en position de faiblesse, lança avec hargne en se débattant :
"Léo si tu t'imagines que je vais te laisser être au-dessus, tu rêves !
-Oh, tu penses que tu as le choix, fit le leader en riant.
-C'est pas drôle, Léo, je suis sérieux. C'est pas moi qui suis en-dessous.
-Là, tout de suite, tu n'as pas ton mot à dire. Les méchants garçons comme toi méritent une punition."
Raphaël cessa de se débattre et ouvrit de grands yeux étonnés. Ce n'était habituellement pas du tout le genre de Léo de dire des choses comme ça. Il vit avec encore plus de surprise son frère amener ses doigts à sa bouche pour y déposer sa salive.
"T'es pas sérieux, là...
-Si."
Le leader prit avec fermeté les genoux de Raph et les tira vers la haut, le forçant à écarter les jambes. Il mit ses genoux sur ses épaules et amena un doigt humide à l'entrée de Raph, appuyant fermement sur son anus. Il ne l'avait pas encore pénétré mais le corps de Raph réagit instinctivement en se raidissant et il lâcha dans un cris étranglé :
"L-Léo, attends !
-Qu'est-ce qui t'arrive, Raphie, fit Léo d'un ton légèrement moqueur, tu as peur de ne pas pouvoir encaisser ma virilité ?
-Arrête, ça me fait pas rire !"
Le ton plaintif dans la voix du plus jeune alerta Léo et il se rendit compte qu'il allait peut-être trop vite et trop loin. Il retira l'une des jambes de Raph de son épaule et se redressa pour voir son visage. Depuis toutes ces années, Léo connaissait son frère par cœur, pourtant il n'aurait pas su mettre de mot sur l'expression qu'il arborait en cet instant précis. C'était un mélange de crainte, de tristesse et... D'excitation ? Le leader retira son doigt et le corps du cadet se détendit légèrement.
"Qu'est-ce qu'il y'a ?
-Je... Je l'ai pas fais depuis... Depuis longtemps, lâcha Raph honteusement en détourant le regard.
-C'est ce que j'avais cru comprendre, oui.
-Géniale, alors ne soit pas un connard et laisse moi être au dessus.
-Raphaël, je ne suis pas fier de ton attitude tu sais. Pendant que je n'étais pas là, tu as laissé ton orgueil prendre le dessus, mais une relation saine ne peut pas être à sens unique. Parfois tu donnes et parfois tu reçois. Ça vaut aussi bien pour les actions du quotidien que pour le sexe. Habituellement, c'est toi qui impose ta volonté à Don et Mike, mais ce soir ça ne sera pas le cas. Accepte-le et dis-toi que ce n'est pas cher payer pour ce que tu as fais."
Raph fixa avec agacement le leader pendant un long moment. Il refusait de baisser son regard et de s'avouer vaincu, mais devant la fermeté du leader, il finit par se résigner. Il baissa les yeux, la mine boudeuse et laissa s'échapper une longue expiration de colère. Léo sourit face à l'attitude presque enfantine de Raph et revint à la hauteur de son visage pour reprendre les choses plus lentement. Il l'embrassa dans le cou, puis lui chuchota à l'oreille : "Ne t'inquiètes pas, je vais faire attention."
Raphaël rougit et décida de ne plus bouger en guise de protestation. Lorsque Léo se mit à le mordiller, il se retins de gémir, uniquement pour l'embêter. Mais le leader avait, évidemment, plus d'un tour dans son sac et il glisser ses doigts sur la bosse entre les jambes de son partenaire. Il exerça d'abord une pression avant de la masser en faisant des mouvements du haut vers le bas. Raph refusait de laisser échapper un son quelconque de sa gorge, mais Léo entendait à sa respiration saccadée qu'il appréciait la caresse.
Le leader amena son autre main entre ses jambes pour libérer sa propre érection et se caresser tandis que Raph laissait enfin la sienne se dévoiler. Il plaça ensuite leurs deux pénis côtes à côtes histoire de pouvoir les stimuler en même temps.
Etant donné que la salive ne semblait pas faire l'affaire, Léo attrapa le flacon de lubrifiant à la fraise dans sa table de nuit. Raph le regarda faire avec amertume, mais le leader savait qu'il n'allait plus bouder pour encore très longtemps. Même si Raph était du genre à ne pas vouloir se laisser dominer, Léo savait que de temps à autre, Donnie ou Mikey trouvaient assez de volonté pour le convaincre de se laisser faire. Ceci-dit, ça n'avait pas du arriver depuis un moment.
Léo se plaça entre les jambes de Raph et du les lui écarter une fois de plus. Il résista pendant quelques secondes mais finit là aussi par s'avouer vaincu. C'est avec précaution que Léo enduisit l'un de ses doigt de lubrifiant. Il écarta la queue dorsale mais elle se remit aussitôt dans son chemin, aussi l'attrapa-t-il avec sa main libre pour la tenir en place. Il rajouta du lubrifiant directement sur l'anus de Raph et poussa son doigt en lui.
La première phalange passa sans grande difficulté malgré le corps du cadet qui se tendit un peu. Lorsque tout son doigt fut en lui, Léo constata l'étroitesse de son intimité car il ne pouvait presque pas le bouger.
"Quand étais la dernière fois que tu as été en dessous ?
-Je... Je sais plus..."
Raphaël plissa les yeux, les joues rouges, les jambes tendues, et Léo voyait bien qu'il éprouvait de l'inconfort. Il se rendait aussi compte que la pression autour de son doigt était beaucoup plus élevée que ce qu'elle aurait du être. Pourtant en seulement deux ans, était-il possible que Raph redevienne serré de la sorte ? C'était même presque pire que durant sa première fois. C'était forcément plus psychologique qu'autre chose. Léo redressa son visage pour regarder son cadet et demanda sans détour :
"Raph, tu as peur ?
-Arrête de dire n'importe quoi !"
Léo soupira. Même dans cette situation, il était toujours aussi têtu et refusait de reconnaître ses faiblesses.
"Il faut que tu te détende", ordonna le leader.
Mais son ordre n'eut pas l'effet souhaité et Léo sentit l'intimité de Raph se resserrer encore plus, à tel point que ça devenait vraiment douloureux pour son doigt, mais il ne pouvait pas le retirer car dans la situation actuelle, ça ne ferait que faire plus de mal au cadet.
"Raph, tu ne devrais pas avoir aussi mal juste avec mon doigt. J'ai lubrifié correctement, ça veut dire que c'est dans ta tête, il faut vraiment que tu te détende...
-Léo... C'est une mauvaise idée ! Je veux qu'on arrête, s'il te plait."
C'est à ce moment-là que Léo réalisa vraiment la source d'angoisse que cela représentait pour Raphaël. Il montrait rarement ses craintes, et s'il le faisait, c'était généralement parce qu'il se sentait désemparé. Le leader sentit son cœur se serrer dans sa poitrine en voyant les larmes aux coins des yeux du plus jeune, mais il ne pouvait pas arrêter maintenant. Raphaël s'ouvrait enfin à lui mais il fallait qu'il se donne totalement pour que le contact soit complètement rétabli. Il se déplaça en essayant de bouger son doigt le moins possible et plaça son visage au dessus de celui du plus jeune.
"Ecoute-moi, d'accord ? Prends de grandes inspirations."
Raph ferma les yeux d'inconfort et fit ce qu'on lui demanda. Léo utilisa sa main libre pour caresser doucement l'érection du plus jeune et l'aider à se détendre. Il sentit petit à petit la pression redescendre autour de son doigt et redevenir à peu prés normale. Avec une extrême précaution, il le fit doucement sortir de l'intimité de Raphaël.
Il regarda le visage du plus jeune se détendre et l'embrassa avec douceur. Raph soupira de soulagement, mais il sentit son angoisse revenir quand il vit Léo remettre du lubrifiant sur son doigt.
"Je vais le remettre, maintenant, ne t'inquiète pas, ça va aller.
-Léo, non...
-Chut, Raphaël, regarde moi. Concentre toi sur mes yeux, d'accord ? Je suis là, tout va bien..."
Léo fit glisser son doigt en lui une nouvelle fois, tout en masturbant son partenaire et en le regardant dans les yeux. Le regard de Raphaël resta figé dans le sien, comme s'il y trouvait du réconfort. Le leader fit faire des mouvements à son doigt et cela ne sembla pas aussi douloureux pour Raph qu'auparavant. Au bout de ce qui lui semblait être un éternité, Raph se mit enfin à doucement gémir de plaisir. Léo l'encouragea tout en s'aventurant plus profondément en lui pour trouver la prostate.
"Voilà, c'est bien, Raphie...
-Ah... Léo... En-encore..."
Il le laissa savourer le plaisir un peu plus longtemps avant d'ajouter un deuxième doigt. Raph grimaça à nouveau, mais après quelques minutes supplémentaires, les gémissements de plaisir se firent entendre une nouvelle fois. Léo l'embrassa avant de demander :
"Tu es prêt ?
-Je... Je crois...
-N'ai pas peur..."
Raphaël regarda Léo, et pour la première fois depuis son retour, le leader ne vit ni haine, ni colère dans ses yeux. Il vit quelque chose qu'il n'avait pas eu l'occasion de voir depuis très longtemps ; de la confiance.
"Je n'ai pas peur" murmura Raphaël en enfouissant sa tête dans le cou du leader.
Léo poussa alors son érection en lui. L'entrée était un peu difficile et il avait l'impression de devoir forcer son passage. Il cessa tous mouvements lorsqu'il sentit le corps du plus jeune se tendre. Raph n'eut pas besoin que Léo lui dise quelque et se détendit de lui-même après quelques secondes. La longue préparation à laquelle il avait eut droit jouait bien son rôle et la douleur était minime.
"Comment c'est ? Demanda Léo alors qu'il était totalement enfouis en lui.
-Pas du tout comme dans mes souvenirs, c'est plus...
-Intense ?"
Raph hocha la tête et Léo lui sourit en se remémorant ses premières fois avec Mikey et Don après être revenus à peine quelques semaines auparavant.
Il embrassa doucement le plus jeune et resta ainsi en lui sans bouger pour lui laisser le temps de s'adapter. Pour l'aider à se détendre totalement, il caressa son érection, tandis qu'il profitait du contact des doux anneaux de chaires qui enlaçaient amoureusement son membre. Au bout de quelques minutes, il se déplaça un peu car sa position commençait à le fatiguer, mais Raph pensa qu'il allait commencer les va-et-viens et s'exclama presque aussitôt :
"Non ne bouge pas s'il te plaît !"
Léo resta perplexe face à sa réaction. Il répondit avec tendresse :
"Ne panique pas comme ça, Raph. Je ne bougerai pas tant que tu ne m'en aura pas donné la permission...
-Oh, Léo...
-Qu'est-ce qu'il y'a ?
-Je suis tellement heureux que tu sois rentré..."
Le leader sentit son cœur fondre dans sa poitrine. C'était comme une déclaration d'amour venant de Raph ! Il dissimula son sourire satisfait en l'embrassant et reprit les mouvements de va-et-viens sur son membre en guise de réponse. Après d'autres interminables minutes où il ne s'était pas permis un seul mouvement de bassin, la voix de Raph s'éleva enfin dans les airs :
"Léo, bouge... S'il te plaît..."
Le leader entama alors un lent mouvement vers l'arrière avant de faire le chemin inverse. Il chercha presque immédiatement la prostate et la trouva après quelques coups butoirs, ce qui eut pour effet d'arracher un cris de plaisir à Raph qui ne put s'empêcher de lâcher : "Oh, oui, Léo, juste là !
-Comme ça ?
-Oui !"
Léo réitéra ses mouvements en y allant de plus en plus vite. Il vit avec satisfaction Raphaël complètement s'abandonner à lui, s'abandonner au plaisir alors que sa voix s'élevait de plus en plus intensément. Léo sentit lui aussi son esprit se vider. Le sexe avec Raph, s'était comme s'envoler, s'évader là où tout n'était que plaisir. Il ne savait plus rien, ne pouvait plus penser à quoi que ce soit de cohérent, même son propre prénom lui échappait en cet instant, la seule chose qui comptait, c'était Raphaël.
Léo attrapa l'érection de son frère et fit glisser sa main au même rythme que ses vas-et-viens. Il voulait qu'il prenne autant de plaisir que lui et ne pouvait se sentir plus satisfait qu'en voyant les joues roses du plus jeune, son souffle saccadé et ses yeux fermés.
Les gémissements de Raph se transformèrent en cris d'extase alors qu'il était proche de la jouissance. Léo se mordait les lèvres pour ne pas couvrir cette douce mélodie par ses propres cris.
"Léo... Oui, encore ! Je vais..."
Raphaël ne termina pas sa phrase car il fut submergé par l'intense état qui précède l'orgasme. Dans une parfait coordination, Léo sentit sa propre extase arriver et donna un dernier coup de rein avant de jouir au plus profond de Raph.
Après cela, il n'avait plus la force de faire quoi que ce soit et se laissa simplement tomber à ses côtés. Dans un dernier effort, Léo parvint tout de même à trouver le chiffon qu'il laissait habituellement prés du lit pour nettoyer rapidement la semence de Raph qui s'était rependu entre eux. Il regarda avec un sourire satisfait le plus jeune qui sombrait déjà dans le sommeil avant de faire de même sans se poser plus de question.
Pour la première fois depuis son retour, Léo dormit incroyablement paisiblement. Il se sentait à la fois soulagé et heureux. Il fut néanmoins réveillé par deux voix qui lui parvinrent jusqu'aux oreilles.
"Tu vois, j'te l'avais dis ! J'étais certain de les avoir entendus !
-Chut Mikey, tu vas les réveiller."
Il reconnu les voix de Mikey et Don et sentit Raph s'asseoir à côté de lui en grognant.
"Hé, un peu d'intimité, c'est trop demander ?"
Léo se frotta les yeux et réussi enfin à se réveiller assez pour regarder en direction de la porte. Il vit Mikey se jeter vers son lit avec un grand sourire et s'asseoir sans gêne à côté de la tortue grincheuse.
"Alors, Raphie, dit-il d'un ton moqueur, je crois que tu as pris cher cette nuit ?"
Le cœur du leader rata un battement, Mikey ne tenait pas à la vie ou quoi ? Mais à sa grande surprise, il entendit Raph rire et murmurer : "Tu ne peux pas imaginer à quel point."
Léo se redressa en souriant, avec un petit air arrogant sur le visage, tandis que Donatello s'assit délicatement à côté de lui sur le lit.
"Oh, j'imagine très bien, continua Mikey, vous n'êtes pas très discret et ma chambre n'est pas à l'autre bout du repaire, vous savez !"
Raph leva les yeux au ciel et poussa le benjamin pour le faire taire. Donnie sourit tendrement et dit d'une voix douce : "Vous êtes réconcilié, alors ?
-Il me semble, fit Léo en riant.
-Tant mieux, je préfère ça, souffla le génie avec soulagement, c'est bon de vous voir comme ça."
Raph se gratta soudainement nerveusement la nuque et bredouilla en direction de Mikey et Don :
"Je... Les gars, je voudrais m'excuser pour... Vous savez...
-C'est okay, Raph, répondit doucement Don, on a tous mal agit pendant que Léo n'était pas là, l'important c'est que maintenant on retrouve l'équilibre qu'on avait perdu après son départ.
-Oui, renchérit Mikey, c'est pas la première fois que tu es un connard avec nous, mais c'est pas grave, on t'aime aussi pour ça !"
Il rit en embrassant Raph sur la joue et ce dernier, pas très sûr de la façon dont il devait le prendre, murmura un "Merci ... ?" ce à quoi Don se mit à rire, puis Léo le rejoins et finalement ils rirent tous les quatre.
Léo sentit son cœur s'envoler dans sa poitrine. Enfin, il était chez lui. Raphaël se tourna vers lui et lui dit en souriant : "Au fait, bienvenue à la maison, Léo."
Je n'ai pas encore assez de review pour établir un diagnostique, mais de ce que j'ai vu en générale, je pense que le pairing Léo/Raph est certainement le plus populaire au sein du fandom TMNT. J'ai un peu de mal à l'écrire, personnellement. Ceci dit j'ai plein d'idée quand même, je ferais sûrement une fic' avec eux comme couple principal un jour :) Et oui, j'ai mis Raph en uke, parce que pour le coup, il l'a mérité ! La prochaine étape pour moi sera d'écrire un Léo uke, hahaha x') !
