Mail : polonius@lapensine.com
Remerciements : A Sev, à Neko, de leur amitié, et de me soutenir un peu plus chaque jour… A mes musiques, qui brûlent un peu, et qui me laissent rêver…
Synopsis : Intrigue pleine d'amour, de haine, de vieux fantômes, de magouilles, de sexe, de jeu, de rêves et surtout de pouvoir… Je peux pas dire grand-chose de plus, ça casserait tout…
Avertissement : Cette fiction est un A/U c'est à dire un Univers (très) Alternatif. Harry et Draco ne se connaissent pas, Hogwarts n'existe pas, ce sont les familles qui s'occupent de la formation à la magie. Cette fiction est un slash Harry/Draco, donc si vous êtes homophobes ou petite nature, abstenez vous. Dernier point, le 'rating' est R, donc lisez 'à vos risques et périls'…
Spoilers : Aucun de bien défini, la plupart des évènements sera inventée, et quelques autres seront pris dans les différents tomes de la saga, donc considérez les spoilers I, II, III, IV et V.
Disclaimer : Les personnages, les noms, les caractères et les lieux sont la propriété de J.K. Rowling, ceci par l'intermédiaire des Editions Bloomsbury © et de la compagnie Warner Bros ©. Seul l'intitulé de l'intrigue et les évènements relatés sont à moi…
Dernière Chose : Tous les évènements contés ici ne sont que pure fiction, toute ressemblance avec des faits ayant déjà existé serait simple coïncidence… Remarque… C'est pas si sûr finalement (^_____^)
Chapitre Second : Londres et Drogue
- Attends…! fit la voix du jeune Brun.
La première manche était pour 'yeux gris'…
Potter ne comprenait pas la réaction de sa nouvelle connaissance, et Draco souriait, sentant que 'yeux verts' s'attendait à plus. Il continua à marcher, toujours sans se retourner, et toujours sentant la présence étrange de Potter sur ses talons. Il sentit une main sur son épaule, et pour la première fois – sans y avoir réfléchi, simplement instinctivement – il n'émit aucun mouvement pour se dégager de l'ébauche d'étreinte. Il se retourna lentement, très lentement, et, bougeant sa baguette pour reposer ses affaires qui firent à nouveau crisser le gravier, il plongea ses pupilles dans les iris émeraudes du jeune Harry Potter.
Celui-ci retira sa main de l'épaule carrée de Draco, qui souriait toujours.
- Je t'écoute, murmura 'yeux gris'.
Harry Potter rosit. Il était embarrassé, il avait rappelé Draco plus par réflexe qu'autre chose… Ses yeux se reperdirent loin dans ses pensées, et il mit à nouveau quelques secondes à émerger. Draco tenta de rechercher son regard. Avant que Potter ait pu prononcer quoi que ce soit – ce que Draco avait déjà deviné – ce dernier lança un regard vers le bout de la route grise, visant à faire comprendre qu'ils voyageraient ensemble. Harry avait comme l'impression de flotter, et le regard acide du jeune Blond le ramena un peu plus à la réalité.
- Je pars à Londres, je vais sur Diagon Alley, je t'emmène si tu veux, fit Draco, la voix amère.
Potter acquiesça d'un signe de tête en glissant son enveloppe dans sa gabardine noire, qui descendait jusqu'à ses chevilles. Draco mourrait d'envie de savoir ce qu'elle contenait, et il était décidé à le découvrir vite. Il avait toujours réussi à obtenir ce qu'il voulait avoir, parfois en passant par des voies peu honnêtes, parfois en suggérant à l'autre de manière indirecte ce qu'il devait faire, il n'avait jamais rien eu à demander, il détestait demander, il ne demanderait jamais rien à Harry.
La lueur étrange de ses yeux verts lui inspirait une méfiance contenue, il avait l'impression d'avoir déjà rencontré ce Potter, mais une attirance malsaine et un jeu de pouvoir ne pouvaient l'empêcher de vouloir le découvrir un peu plus, ce Potter qui semblait perdu, ce Potter qui semblait absolument sans défenses.
Draco se baissa, toujours lentement, et tira la malle noire et verte qui gisait sur le sol, tout près du paquet qui contenait son Storm, le balai le plus rapide d'Ecosse. Il posa le bout gris de sa baguette sur la serrure argentée et massive de la malle, qui s'ouvrit instantanément dans un cliquetis métallique et un bruit de tissu déplié. Il sortit alors difficilement un petit cube noir, d'environ un pouce de section, qu'il posa au sol, approximativement entre lui et Harry. Il referma la malle d'un geste de sa baguette, et la pointa sur le cube. Un filet argent, tel une volute de fumée grise qui s'échappait du bout, alla à la rencontre du cube noir, produit alors un petit crépitement et un nuage de poussière scintillante. Il fit virevolter le cube et le plaça entre eux deux, au niveau des visages. Il scruta la pénombre qui grandissait, regarda aux alentours d'un regard suspicieux, appuya rapidement son attention vers les rochers qui parsemaient la lande, et fit signe à Potter de toucher le cube au compte de trois.
Il leva l'index, puis le majeur, puis l'annulaire, et déplaça sa main vers le cube, tandis que, tel un miroir, Harry fit de même. Le cube se mit alors à tourner autour d'eux, en produisant un écran de fumée noire de jais, et en changeant de forme, jusqu'à devenir une petite boule. Celle-ci tournait de plus en plus vite et émettait un sifflement suraigu qui faisait à la fois vibrer tympans, cœurs et peau chez les deux adolescents. Lentement, la lande s'effaça, d'abord l'horizon, puis le paysage environnant, jusqu'aux détails qui les entourait, et il se retrouvèrent vite dans un décor blanc lentement encore, le blanc se colora, sur le fond, puis sur la forme, Draco et Harry se rendirent alors compte qu'ils étaient dans un corridor humide, ancien et sombre
Draco était surpris de voir que Harry n'était pas plus étonné que cela de le voir ainsi se servir de la magie et produire des choses étranges. Il sentit une main dans son dos, et se mit aussitôt à marcher. Le Brun le poussait lentement vers la faible et blafarde lueur blanche qui pointait à quelques mètres. Ils atteignirent vite une salle bondée, de laquelle émanait une forte odeur d'alcool et de tabac froid.
Les murs marronnasses étaient couverts de tableaux, il y avait à droite de la pièce un comptoir sale, derrière lequel se tenait un homme d'une cinquantaine d'années. La salle était remplie de plusieurs tables, et les clients qui buvaient tranquillement leurs consommations avaient tous un visage esseulé. Harry se retourna et vit que Draco et lui venaient de sortir d'un tableau qui recouvrait quasiment entièrement l'un des murs du bar.
- Voilà, nous sommes à Londres, murmura doucement Draco. A Londres et au Leaky Cauldron.
- Je sais, murmura Harry, la voix malicieuse.
Draco sourit et se dirigea vers le comptoir. Il commanda deux Bombay Tonic, donna l'un des verres d'un bleu transparent à Harry, et s'adressa au barman pour une chambre. Harry lui prit le bras, et murmura à son oreille de voir pour deux. Ils allèrent s'asseoir à la table la plus reculée du Pub, celle qui permettait de tout scruter sans pour autant être vu. Draco était content d'être là, assis à côté de Potter, buvant tranquillement leurs alcools, et, regardant attentivement les visages sombres et éreintés de la population du Pub. Harry souriait à présent, lui aussi content d'être là, avec Draco, ce Malfoy était si étrange et pourtant si captivant. C'était vraiment bizarre, il avait l'impression de le connaître depuis longtemps, mais un sentiment malsain de méfiance était présent entre eux. Sa main se rapprocha machinalement de l'enveloppe parcheminée en Kraft qui raidissait sa veste.
Il sentit Draco se tendre près de lui.
Ce dernier venait de voir un visage qui l'avait fait frissonner. Un visage bien trop familier, mais pourtant trop étranger aussi. Une silhouette sombre était passée devant eux, en grognant, les mains dans les poches d'une veste en toile cirée marron. L'alcool montant à l'esprit et les sens grisés par le breuvage, Draco se sentit lentement partir dans une torpeur malsaine dont le déclencheur avait été cette ombre bruyante, son âme lui parut flotter quelques secondes trop longues et lourdement tomber contre le parquet glacé du Pub.
***
ICes sensations de manque lui revenaient à présent, par flashs douloureux, par amères désillusions, par dures intermittences, l'odeur humide du produit, la dureté du métal piquant dans la peau, le bien être après le fix, l'œil étrange et ingéré, le regard fuyant. Et ce visage, ce visage qui l'avait fourni en substance, ce visage qui avait failli le tuer, ce visage si malsain et meurtri, ce visage protégé… Tout se mêlait devant ses yeux hagards et, le noir restreint soudain son champ de vision, le noir s'empara bientôt de ses membres, le noir grisa alors sa mémoire, le noir brûla à nouveau ses lèvres. Il pouvait ressentir les murs se resserrer, il pouvait palper la peur qui suintait du sol et du plafond, il pouvait hurler la douleur qui flottait sous lui, il savait où trouver de quoi l'apaiser, mais n'avait plus la force, plus la force de lutter, plus l'envie de continuer. Il se laissa aller, et sombra amèrement dans un cauchemardesque rêve./I***
Un rayon aveuglant luisait à travers les persiennes closes de la chambre dans laquelle il venait de s'éveiller. Il pouvait voir sa malle, sur la table, une enveloppe beige à côté d'elle, son balai, debout près du porte-manteau, il évoluait dans un étrange nuage de pensées confuses qui semblait entourer son esprit de fumées grises et brûlantes. Il se leva tant bien que mal du matelas qui – d'après son gousset argenté qui reposait sur le chevet aux fortes odeurs d'essences de bois – l'accueillait depuis déjà plus de six heures. Il était encore habillé des vêtements de la veille, sa jupe-pantalon noire qui était à présent plus que froissée, sa chemise en lin grise qui pendait lamentablement sous son pull gris il s'approcha rapidement de la porte massive qui séparait la chambre de la salle d'eau, et la poussa froidement, la tête toujours dans un brouillard brumeux d'incertitude mêlée à un souvenir lointain de chute infinie. Il se déshabilla aussi vite qu'il put, puis, nu dans la pièce aux murs couverts de petits carrés de différentes teintes de vert émeraude, il pénétra dans la cabine de douche, aux robinets en acier brossé.
L'agréable sensation d'eau brûlante sur des membres engourdis par un rêve trop tenace était parfaite et Draco se prit à se remémorer la scène de la veille. Il se souvenait de Potter, il se souvenait du Pub, d'une silhouette sombre qui grognait, il se souvenait de la douleur qu'il avait hurlé quelques minutes auparavant et, ses yeux gris se détournant comme machinalement sur ses avant-bras, il comprit. Les petits trous bleuis qui tachent la peau blanche, les traces de piqûres, coupures, meurtrissures, et l'envie d'un Fix… Tout ça mêlé, heurtait son âme, son esprit, se propageait dans ses membres comme un poison rapide dans ses veines. Il écourta la douche, et, juste après s'être savonné, il sortit de la pièce, l'eau ruisselant sur son corps humide et tremblant. Il rentra à nouveau dans la chambre, se tourna vers la fenêtre, l'ouvrit, et, alors que la porte d'entrée claquait, il fit volte-face.
Potter venait d'apparaître dans le cadre boisé de l'entrée.
La deuxième manche était pour 'yeux verts'…
Et le deuxième chapitre !!
Voilà la deuxième partie, elle annonce bien la couleur, elle révèle un peu plus du passé de Draco, et ça va ne faire que continuer dans le troisième chapitre.
Un Lemon est à venir dans pas trop longtemps.
Merci à ceux qui lisent, et à ceux qui lisent pas…
Polonius
