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Auteur: ThinkingOfRobCullen

Titre: Parce que c'est toi

Couple: C/B

Situation: Post 4*22, durant les vacances. Personnellement je n'ai pas vu les épisodes en français version fr je me suis arrêtée à l'épisode 17. Dédié à tous les fans de Blair et Chuck.

Dédicace spéciale à luxuriousfeeling, j'ai eu un blocage avec tout le truc du décalage et fuseaux horaires, j'ignore si ce que j'écris est cohérent. Je m'excuse d'avance.

Musique: Whatcha say ( Jason Derulo)

POV Chuck

Putain de merde, fait chier, arghhh! Mais c'est quoi ce bordel, c'est une blague ou quoi? Que quelqu'un ferme les rideaux, cette lumière aveuglante me donne mal à la tête. J'ouvris les yeux, la première chose que je vis fut un vaste ciel bleu et le soleil.

_ Nate? Demandai-je, incertain de connaître l'endroit où on avait atterri. Et bien sûr, il n'est pas là quand on a réellement besoin de lui.

_ Nate?

Et merde, où est-ce on est? Encore une sacrée cuite, en cadeau: un trou de mémoire et la gueule de bois.

Je me mis debout, non sans difficulté, je regardai autour de moi, du vert, beaucoup de vert, ah ce sont des arbres, il y'a pas mal de lianes et de plantes grimpantes, et puis trois énormes murs en terre, oui des murs incrustés de motifs et dessins en relief, ce n'est pas vrai où suis-je? Je continuai la visite de ce lieu inconnu, je pénétrai en passant par une énorme fente dans une sorte de salle à ciel ouvert, apparemment ce truc est inhabité depuis des décennies, voir des siècles.

Je fouillais mes poches, alors j'ai mon porte feuille, ma carte de crédit, mon passeport, mais pas de liquide. Et mon téléphone ? Putain, on m'a piqué mon Blackberry! Où est Nate? Est-ce qu'il est au moins vivant? Je m'assis sur un bloc de pierre, essayant de me remémorer la nuit précédente. Bon, m'encourageai-je, ce n'est pas la première fois que tu te retrouves dans une situation pareille; tu peux t'en sortir!

_ Ah, t'es réveillé Chuck. Mon meilleur ami apparu d'un tas de buisson.

_ Ravi de te revoir Archibald, je pensais que t'étais mort!

_ Merci de t'inquiéter, en tout cas, on est dans de beaux draps.

_ Alors est-ce que tu sais où on est?

_ Pas vraiment, j'ai trouvé une route à environ 100m d'ici, on est sûrement quelque part au sud de Bangkok.

_ Une explication sur le fait qu'on a dormi dans ce qui semble être un ancien temple bouddhiste?

_ Désolé, mon dernier souvenir remonte vers une heure du matin, on a quitté le club pour fuir ces travestis, on est monté dans une voiture et après je sais plus trop.

_ arghh, me plaignis-je, t'as pas une aspirine.

_ Bien sûr, rigola-t-il. J'ai une boîte entière.

_ Très drôle Nate, Qu'est-ce que tu m'as donné hier?

_ De l'alcool en contre bande, et une bouteille de Campari!

_ Tu aurais pu me tuer, tu sais que ces trucs sont comme des poisons. Alcool en contre bande! N'importe quoi! Marmonnai-je

_ J'en ai aussi bu, c'est certain je ne retouche plus à ça. La bonne nouvelle est: on a toujours nos passeports et les cartes de crédit. Par contre on nous a piqué le liquide, ta montre et mon collier. Enfin je crois.

_ Si ma mémoire est bonne, on les a perdus durant cette partie de poker. Tu ne sais absolument pas bluffer quand t'es saoul Archibald.

_ Ils ont aussi pris mon téléphone? Demandai-je

_ Non, le voilà; j'étais à la recherche de réseau pour appeler des renforts mais il y'en a pas, on est dans un coin perdu.

Géniale; non seulement on ignore notre location, mais on va devoir marcher. Maudite journée. Je hais définitivement cet endroit!

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Qui l'eut cru, mon père doit se retourner dans sa tombe en nous voyant: l'imprévisible jeune businessman Charles Bartholomew Bass et Nathaniel Archibald l'un des célibataires les plus convoités de New York: seuls sur une route thaïlandaise, sous un soleil de plomb, en train de faire du stop. Il n'y a pas plus dégradant.

Heureusement pour nous, une petite voiture blanche de style pick up s'arrêta, Nate se précipita.

_ Bangkok, répéta-t-il. Nous aller Bangkok

_ ha? Mai kau jai, le conducteur ne semblait pas très bien comprendre. Et Nate ressemblait à un débile mentale avec ses gestes incompréhensibles.

_ Sawasdee, entamai-je. Nate me dévisagea bizarrement

_ Sawasdee, khrap ( Bonjour)

_ pai nai? Oh merde, ça veut dire quoi déjà? (où allez-vous?)

_ Bangkok, répondis-je au hasard. Pud tai mai dai. ( je ne parle pas thaï)

_ Kau jai, Bangkok, chai. Il acquiesça ( je comprends, Bangkok, oui)

On monta finalement à l'arrière sur le plateau, on a du s'asseoir sur les sacs de riz et je regrettais le cuir confortable de la limo. Mais c'est mieux que faire le trajet à pied.

_ Tu parles le Thaï? Wow tu m'impressionne Chuck.

_ J'avais passé deux semaines dans un magnifique hôtel à Phuket, j'ai appris quelques trucs intéressants, dont une technique de massage très efficace, crois moi ça détend rapidement, demande à Bl… »

Je me tus, ne préférant pas prononcer son nom. Elle doit sûrement se prélasser au soleil à Monte Carlo, un cocktail à la main. Tandis que je suis coincé je ne sais où, à faire je ne sais quoi. Je pensais avoir évolué, avancé un peu dans ma vie, mais au contraire je reculais à grands pas, pour revenir à la case départ, j'avais lancé mes dés, elle m'avait donné vainqueur, mais au moment de chercher ma récompense je l'ai laissé partir, j'avais besoin de le faire, elle le méritait. Il était temps de me retirer du jeu et laisser quelqu'un d'autre essayer de faire son bonheur.

2O minutes de trajet plus tard, nous quittons une ville dont le panneau indiquait Ratchaburi. Je vis le paysage défilé devant mes yeux et me rendit compte de la grande différence qu'il y'avait entre ma vie et celles des habitants ici. Je regardais ces hommes et femmes travailler d'arrache pied dans ces rizières, je suis sûr que ce vieil homme gagne en un mois l'équivalent du prix de ma cravate ou encore moins.

_ Tu es vraiment pensif Chuck, c'est bizarre de te voir ainsi

_ Non, je réalisais juste à quel point j'avais tort, l'argent ne fait pas le bonheur, regarde ces gens, ils n'ont rien mais ils sont heureux, ils travaillent avec le sourire, sans se plaindre. Ils s'entraident entre eux, sans rien demander en retour.

_ Ils se sont résignés à vivre avec ce qu'ils ont .Déclara Nate.

_ Non, ils apprécient la vie telle qu'elle est.

Le chauffeur s'arrêta à un petit village et fit descendre un sac qu'il laissa dans une petite épicerie, il embarqua un autre passager qui dieu merci parlait un peu notre langue. Donc il s'appelait Sarit Leekpai, et il est médecin dans un hôpital à Bangkok.

_ Ma mère est malade, j'étais venu la soigner, je suis parti de mon village à 18 ans pour faire des études de médecine dans la capitale.

Comme si j'avais besoin de connaître sa vie, quelle importance ça avait de toute façon. Nate par contre le poussa à continuer.

_ La drogue, la prostitution et les différents trafics ont pris le dessus, c'est vraiment triste de voir ça, cela commence avec des enfants de plus en plus jeunes. Ça ne s'arrête plus. On voit toutes sortes de choses dans les hôpitaux, mais il y'a de plus en plus de drogués morts d'overdose, de femmes battues et abusées, des enfants souffrants de malnutrition, les médecins sont débordés et faute de matériel: on perd plus de vie qu'on en sauve.

_ Et alors, c'est comme ça partout, marmonnai-je

_ Oui mais n'y accorder aucune importance c'est être insensible, rétorqua Nate, j'en ai franchement marre que ton attitude désinvolte, c'est comme ça depuis qu'on est parti de New York.

_ Qu'est-ce que t'en as à faire?

_ T'es mon meilleur ami et je m'inquiète pour toi, tu l'aimes Chuck. Alors dis-moi pourquoi nous sommes ici à en discuter tandis que Blair prépare son mariage princier avec un autre homme qu'elle n'aime pas autant que toi?

_ Je te signale que ce voyage était ton idée.

_ Je pensais que ça allait te changer les idées, t'aider un peu à te détendre, réfléchir, mais on obtient l'effet contraire. Tu prétends être heureux mais je sais que tu ne l'es pas. Alors arrêtons cette mascarade, rentrons à la maison et parles à Blair. Ce n'est qu'une mauvaise passe.

_ C'est inutile Nate, on a rompu parce que j'ai décidé de la laisser partir, c'est fini pour de bon cette fois-ci.

_ Pourquoi? M'interrogea-t-il

_ Parce que je l'aime, je ne veux pas être égoïste et la garder pour moi alors qu'elle mérite bien mieux. Elle a vécu des choses inimaginables avec moi, il est temps pour sa vie de suivre un autre chemin. Louis la rendra heureuse, je le sais, c'est tout ce qui importe.

_ Même si tu seras malheureux le restant de tes jours,

_ Je m'en remettrai

_ Non, écoute moi, les choses ne devraient pas se passer ainsi, vous êtes faits l'un pour l'autre. Peu importe les circonstances vous finissaient toujours par vous retrouver. Souviens-toi, ce sont tes propres mots.

_ Hn. Que pouvais-je dire d'autre, il y'a deux ans j'y avais énormément cru à cette histoire de destin et amour, trop même, aujourd'hui ce n'est plus que des souvenirs, de vagues mots sans importance parce qu'ils ne sont en fin de compte pas vrai.

Le silence s'installa durant un bon moment. Puis Nate reprit sa discussion avec le médecin, j'écoutais à peine.

_ C'est ma femme Karen, elle travaille dans une boutique de vêtement. Voilà une photo de ma fille et mon jeune fils. Ils sont toute ma vie, je ferais n'importe quoi pour eux, je travaille tous les jours pour leur offrir une vie meilleure, ma famille est mon refuge, ils sont là peu importe ce qui se passe, lorsque je reviens d'une dure journée, je me console en pensant qu'un bon repas ainsi qu'un accueil chaleureux et plein d'amour m'attends à la maison. Leur présence suffit pour éliminer tous mes soucis.

Je l'écoutais faire son long discours sur les vertus de l'amour familial, une chose inconnue pour moi. Mon semblant de famille est composé de Lily, Blair, Nate, Serena, Erick. Maintenant que j'avais goûté à ce que c'était une vie rangée, je me demandais si j'allais redevenir ce playboy qui courait les night-clubs de New York, la tête brûlée de Manhattan, j'avais repris mes vieilles activités cet été avec Nate mais je n'y prenais plus autant de plaisir qu'avant. Je voulais ce que cet homme avait, voir des personnes qui m'attendent quand j'entre dans ma suite, qui me disent qu'ils m'aiment et qui soient heureux que je fusse rentré. Blair était cette personne, la seule avec qui je me voyais pour le restant de mes jours, celle avec qui j'avais tout enduré. La bague est toujours dans ma valise, je la regarderais précieusement, parce que jusqu'ici: tourner la page est m'est trop difficile.

Nous étions enfin à Bangkok, amen, je suis si content que cet enfer soit presque fini. Il nous déposa au marché floral. En guise de reconnaissance, Nate, Sarit et moi l'aidons à décharger les sacs, mon téléphone vibra, yes, du réseau.

Je sortis mon Blackberry de ma poche. Oh c'était un message.

« Tu es véritablement le seul avec qui je vois mon avenir, le seul à qui je peux tout dire, le seul capable de me faire autant souffrir, celui à qui j'offre mes plus beaux sourires. Je t'aime Chuck, je t'en prie, ne renonce pas à moi, j'ai besoin de toi, ici rien ne va, je ne suis pas chez moi, je veux retourner à New York mais là-bas non plus la ville paraît étrange quand tu n'es pas là. Encore une fois tu as gagné Bass. Retrouve moi au sommet de l'Empire State Building demain soir à minuit, à 00:01 mon cœur se fermera à toi à jamais. Attention au décalage horaire. XOXO

B. »

Shit, shit, shit, c'est quoi ça? Oh …mon…dieu…! Et c'est que je lis mal ou est-ce bien ce que je pense? Qu'est-ce que je dois faire, quelle heure il est? 10h29 en Thailande alors il est quelle heure à New York? ? Je dois partir, il est impensable d'arriver en retard, il faut partir maintenant ou sinon elle sera perdue à jamais.

_ Nate, on y va

_ Quoi? Mais on n'a pas fini

_ Regarde, il lut le message

_ Mec, vas-y, c'est ta dernière chance, il y'en aura pas d'autre comme celle-ci, retournons à New York. Blair t'attends.

Je me tournais vers le chauffeur et le remercia

_ Kop khan kha . Sarit nous donna quelques billets pour un taxi.

_ Au revoir Sarit, pouvez-vous lui demander d'écrire son nom ici, je lui envoierai quelque chose pour le remercier plus tard, je promets d'aider votre hôpital. Et Chuck Bass n'a qu'une parole. Mais là je dois partir, rejoindre celle que j'aime avant qu'il ne soit trop tard. Merci.

_ Shok dii. Nous dit-il ( Bonne chance)

Je courus, Nate derrière moi, zigzagant entre les voitures, les piétons et les touk touk,je me fichais des cris d'indignation des personnes que je bousculais, je voulais juste partir d'ici, arriver au sommet de l'empire state building le plus vite possible, ma vie en dépendait. Un vélo faillit me renverser et je fonçais comme un malade dans un taxi.

_ tu…pour.. Quelqu'un qui n'aime pas le sport, tu cours plutôt vite. Nate était essoufflé.

_ Une poussée d'adrénaline.

Arrivé à l'hôtel, je pris ma valise qui heureusement n'avait pas été défaite, je vérifiais si l'écrin était toujours là, et le mit dans ma poche.

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Je descendis à la réception.

_ Shelley, c'est ça, je rentre à New York, et j'ai besoin d'un jet maintenant. C'est une affaire très urgente.

_ Mais monsieur Bass, je crains que.

_ Faites l'impossible si vous voulez mais je veux un jet maintenant. M'énervai-je. La réceptionniste parut décontenancée mais finit par appeler un supérieur. Ce dernier parût plus compréhensif, prenant ma demande comme un caprice de riche, il a du en voir de toutes les couleurs.

_ Nous avons réussi à trouver un avion disponible, le jet vous attend à l'aéroport Suvarnabhumi.

_ Je vous remercie. Faites descendre nos bagages tout de suite.

_ Très bien monsieur.

Dans l'avion, je ne cessais de regarder notre emplacement sur le GPS et l'heure à laquelle on allait atterrir. C'était un long vol, nous avions quitté Bangkok à 12h 07, encore plusieurs heures à tuer, merde, on dirait que l'aiguille de la montre tourne plus lentement que d'ordinaire. Deux verres de scotch plus tard, je n'arrivais toujours pas à me détendre. Comment allais-je faire pour tenir 20h 15 minutes de vol. Alors aux grands mots les grands remèdes, j'avalais un somnifère sous l'œil inquiet de Nate.

À mon réveil, nous étions presque arrivés. Dès que mon pied toucha le tarmac, je faillis embrasser le sol new yorkais, ENFIN! Les 22 km qui séparaient JFK du centre ville fut un supplice, j'imagine que le stress me faisait perdre la réalité des choses, la situation empire avec le bouchon en ville. Je me retenais de claquer la porte et courir jusqu'à Manhattan. Merci dieu nous étions maintenant dans le Midtown, je sortis de la limo et courus en direction de la 33 ème rue. Le ciel était sombre, laissant la ville brillait de lumières artificielles, malheureusement ma montre était déréglée, arrivé au pied de l'imposant building, l' impatience me submergea: ces procédures de sécurité, fouillages, chiens renifleurs, détecteurs de métaux étaient longs.

21ème étage….35.….58.…62.. .71.…80...Rooftop enfin!

Je regardais chaque recoin du toit, rien, aucune brune, juste deux lesbiennes, un vieillard et sa femme, un enfant et sa mère, admirant la vue panoramique, personne d'autre, quelle heure est-il? Suis-je arrivé trop tard? Non, non, comment est-ce possible? Je ne peux pas perdre Blair, non, non, je vous en prie.

_ Quelle heure est-il s'il vous plaît? M'adressai-je au vieil homme.

_ 21h 57.

Quoi?