Le landemain, Mélissa se leva la première et elle prépara le petit déjeuner. Thé, café, toast, beurre, confiture, ect...
Vu que le soleil était radieux et qu'il faisait assez bon, elle décida de le prendre sur le balcon. Elle mangea tranquillement en méditant sur cette journée qui pourrait bien se passer.
Après avoir fini de déjeuner, elle alla a la boite aux lettres chercher le courrier et le journal. Snape se leva à ce moment, s'habilla correctement et s'assit sur une des chaises en bois. Il contemplait le ciel. Mélissa arriva tout près et lui déposa un bisou sur la joue. Snape qui n'avait pas l'habitude d'être embrassé fut surpris et faillit tomber de sa chaise. Mélissa le rattrappa en pouffant de rire.
"Exusez moi Sèverus, je ne voulais pas vous faire peur.
-Ca vous arrive souvent d'embrasser les gens sans prévenir?
-Assez oui! Mais ce n'est pas comme si je vous avais embrassé sur la bouche! Quoi que en vour regardant, on est facilement tenté.
-Arrêtez de vous moquer de moi. Et habillez vous plus décemment!
- Pourquoi je ne vous plaîs pas? A moins que vous me désirez et que vous ne voulez pas que ça se voit!
-Ni l'un, ni l'autre, mais vous êtes trop dénudé à mon goût. Prenez exemple sur votre cousine!
-Non! désolé mais je ne suis plus au moyen âge, j'adore ce que je porte, c'est tellement agréable, voulez vous toucher?
-Non merci.
-D'accords, vous feriez mieux de manger, sinon Hermione va faire une crise d'hystérie."
Sèverus commença à manger. Il fut sidéré par le comportement de la cousine d'Hermione. Il faut dire aussi que notre cher snape n'avait pas eu de nana depuis longtemps. Donc le fait de voir celle-ci lui faire du rentre-dedans et sans montrer aucune peur, ça ne pouvaitt que le choquer.
Mélissa continua son petit manège en le charmant, l'allumant. Elle portait sur elle une petite nuisette rouge et noire très décolleté et qui arrivait juste en bas des fesses. Au bout d'un moment, Snape péta un cable, alors elle lui promit d'arrêter. Elle s'assit en face de lui, jambes croisées, elle prit le journal et le feuilleta. Elle tomba sur une annonce de travail qui disait:
"cherche vendeuse, débutante acceptée, bonne présentation, veuillez vous rendre à la boutique beauté sublime. Téléphonez auparavant au numéro indiqué: ***********"
Mélissa prit de suite son portable et appela. Au bout du fil, une voix d'homme très charmante. Elle se présenta et lui demanda si la place était toujours disponible. L'homme en question lui répondit que oui et lui proposa un entretien d'embauche dans la matinée. Mélissa lui dit que oui, raccrocha, écrit un mot à sa cousine et alla se préparer. Elle se mit un dos-nu avec un jean moulant et un pull blanc d'été et elle partit.
Hermione se leva deux heures plus tard. Elle se prit une bonne douche et s'habilla un peu plus que sa cousine. Elle se mit un jean bleu, une tunique blanche et une petite ceinture dorée. Elle arriva au balcon, lit le mot laissé par Mélissa et s'occupa de son invité.
"Bonjour professeur Rogue, avez vous bien dormi?
-Très bien miss, mais vous pouvez m'appeler Sèverus ici, c'est la moindre des choses, vu que vous m'hébergez.
-D'accords Sèverus, et vous pouvez m'appelez Hermione. Avez vous mangé?
-Oui très bien merci. Dîtes moi, votre cousine a toujours été aussi dévergondé?
- Non c'est depuis quelques années; pourquoi?
- Elle est arrivée presque dénudée devant moi et s'est amusée à me charmer, elle n'a vraiment pas froid aux yeux. (Elle n'a pas froid du tout d'ailleurs)
-Oh! je suis désolée, je lui parlerai.
-Si elle est aussi têtue que Potter, vous ne changerez pas grand chose.
-Elle n'a pas toujours été comme ça! je ne sais pas ce qui a pu la changer!
-Vous finirez par le savoir."
Hermione but tranquilement son café et mangea quelques toats beurrés. Sèverus la regardait et commençait à la trouver jolie, élancée, et il se disait qu'il était tant pour lui de se trouver une compagne, dans son inconscient biensûr! Ils restèrent un moment sans se parler, à contempler le ciel. Le soleil dégageait un peu plus de chaleur et de lumière, alors Hermione alla chercher un parasol. A son retour, Snape décida de rompre le silence, il avait besoin de se confier.
"Miss, pourquoi m'avoir hébergé?
-Je n'allais pas vous laisser à la rue non plus!
-Peu de gens auraient fait la même chose!
-Je suis différente, moi aussi je sais ce que c'est d'être rejeté. Et puis vous nous avez beaucoup aidé dans notre quête, nous ne serions jamais arrivés jusqu'au bout sans vous. Si le square n'était pas occupé par l'ordre, Harry vous aurait hébergé volontier, et Ron aussi, enfin surtout sa mère.
-En êtes vous sûre?
-Oui, Harry vous estime beaucoup, et il ne manquera pas la prochaine occasion pour vous le dire. Vous auriez vu comment il s'est énervé quand Fudge a voulu vous envoyer à Azkaban! Et là pour une fois, il s'est servi de son statut d'élu et de survivant pour les contrer. Et Ombrage a dit que vous l'aviez ensorcellé et séduit pour qu'il ait une entière confiance en vous. Et il a aussi fourni des preuves .
- Vous avez été très courageux, tous les trois, vous ne pouvez pas savoir comment ça été dur de supporter tout ça, les carrow qui torturaient les élèves, le pire est que je ne pouvais rien faire sans griller ma couverture. Heureusement que Albus était là pour me soutenir, et Neville, il a formé une de ces résistances. La rage de se venger a décuplé ses pouvoirs et il maîtrise parfaitement la salle sur demande. Mais je ne suis qu'un lâche, j'aurais voulu tant faire plus...
-Ne dîtes pas ça, vous n'avez pas été lâche du tout. Au contraire, vous avez risqué votre vie tous les jours pour Harry, pour moi, pour tous les élèves. Vous aussi vous êtes très courageux et encore plus aujourd'hui. Vous n'avez pas que des ennemis professeur!
-Mais je n'ai pas tellement d'amis non plus.
-Ce qui compte, c'est que vous en ayez, le reste est sans importance.
-Merci miss, merci, vous êtes réconfortante et douce, Mr weasley a de la chance de vous avoir comme petite amie.
-Pour tout vous avouer, je ne sais même pas où en est cette relation."
Snape avait des larmes qui coulaient le long de ses joues, Hermione se leva et le prit dans ses bras. Elle lui chuchotta des douces paroles réconfortantes et lui caressa les cheveux.
Ils passèrent la journée à parler, dormir, lire, et même sourire.
