Bonsoir à tous et à toutes ! Me revoici pour le chapitre 2 qui j'espère vous plaira. Merci infiniment à tous ceux qui me suivent et me laissent des reviews. Vous êtes adorables ! Et vos compliments me touchent énormément :) ! Par contre, ce que j'ai dit en info dans le chapitre 1 correspond en réalité à l'intégralité de la fic et non pas seulement au chapitre en question. Alors, pardonnez-moi si vous trouvez que le langage est peu conventionnel. :/ J'espère sincèrement que vous ne m'en tiendrez pas trop rigueur et que vous apprécierez quand même. Je vous souhaite également de passer de bonne fêtes de fin d'année et on se retrouve, du coup, qu'à présent que l'année prochaine ! Gros bisous à vous tous et à très bientôt mes petits loups. ;) A-
Réponses Reviews:
- Mallau Fictions: Coucou ma belle ! Je te remercie infiniment pour ta review et pour ta fidélite surtout que je sais que tu n'es pas vraiment fan du couple Klaroline. Et j'espère que malgré que l'action se tourne vers eux, tu apprécieras quand même l'histoire. Promis ma prochaine fic sera sur du Stebekah ou au moins sur la famille Originelle.
- Odessa: Coucou ! La suite est pour maintenant ! Oui je sais que je suis peut-être allée un peu vite et tu trouveras sûrement que ce chapitre aussi est un peu rapide, mais après t'inquiète promis, ça ralentira. Enfin du moins pour un temps. Pour le moment ce qui compte c'est leur rapprochement et leur complicité. Rebekah est inquiète pour son frère, oui, toujours ! Que serait une histoire sans cet état de fait ?
- Hlne59: La suite est pour maintenant ! J'espère qu'elle te plaira et que tu ne penseras pas que je vais trop vite.
- Alina: Je sais, je suis peut-être allée un peu vite avec le coup de foudre, mais bon, ils sont âmes sœurs, le grand amour n'attend pas ! :) Pour être franche, j'ai fait ça un peu comme ça, mais en réfléchissant bien j'aurais du exploiter un peu plus leur rapprochement. Enfin bref, tant pis, j'espère que la suite te plaira quand même, suite qui est pour maintenant !
- Caline: Merci beaucoup pour ta review et j'espère vraiment que mon histoire va te plaire encore davantage de chapitres en chapitres. Ce chapitre est un peu plus long et le 3 encore plus (j'ai même dut le couper en 2 c'est pour dire). Enfin voilà la suite, j'espère que tu ne penseras pas que les choses vont trop vite et que tu aimeras ce chapitre autant pour ne pas dire plus que le précédent.
- Yaya: Coucou ma grande ! Merci infiniment non pas pour ta mais TES reviews qui m'ont ravit :) ! C'est très gentil de me rassurer surtout que je suis une fille qui doute souvent d'elle, donc n'hésite pas à continuer ;). Je suis très heureuse que tu es aimé mon coup de foudre tu as raison ils sont fait l'un pour l'autre ! Au moins comparé à la série dans ma fic on le verra ! La suite est pour maintenant, régale-toi ! J'espère qu'elle te plaira tout autant. Merci de tes compliments et de me dire que j'ai bien écrit, j'apprécie énormément. Je t'embrasse bien fort et, j'ai vraiment hâte de lire ta prochaine review. A très bientôt, bisous. ;)
- CaroMikaelson: Coucou ! Oui le chapitre était court, mais ne t'en fait pas les autres seront bien plus long. Je suis contente que le chapitre t'es plut et j'espère que ça continuera dans cette lancée. Il est vrai que la scène de la rencontre Klaroline peut être comparé à un Walt Disney, mais moi j'aurais plutôt dit "La belle au bois dormant", non ? Avec le chant, les animaux qui s'approchent peu à peu, son prince arrivant sur son cheval blanc, son éclat, son sourire, la malédiction (bon elle est pas encore là mais ils ne peuvent pas vraiment non plus trop être ensemble, donc ça revient un peu au même). J'avoue qu'on pourrait vite se laisser aller et rêver. :) Merci pour ta review, elle m'a vraiment fait plaisir. Gros bisous et à très bientôt. ;)
- Camelia Bella: Désolé pour le peu de longueur qui avait, promis le chapitre 2 est un peu plus long et le 3 encore plus. Merci en tout cas pour ta review et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. En effet, c'est le but de vous mettre en haleine pour vous inciter ainsi à continuer ça marche ? Gros bisous et à bientôt ;).
- Cinochie: Merci pour ta review, je suis contente que ça t'es plut. La suite est pour maintenant ! J'espère qu'elle te plaira tout autant. Désolé pour la rapidité du Klaroline, enfin j'espère que l'histoire te comblera quand même malgré cet état de fait.
- mimi34: Coucou ma belle ! Alors je répond à ton tome II (lol). Oui, j'ai pensé très fort à toi pour cette fic qui j'espère te plait mais t'inquiète ce n'est pas la seule, j'en ai tout un carnet sur eux et exclusivement sur eux. C'est peut-être vrai en effet que tu déteints sur moi. :D Mais je t'assure que Tatia et Tyler seront les personnages typiques à détester (un peu plus français là, non?) Moi non plus je n'aime pas Elena et, c'est un vrai plaisir de ne pas penser à où je vais bien pouvoir la mettre celle là dans l'histoire :D. Pour ce qui est de Klaus, ne t'en fait pas, ça ira. Ce que je veux dire, c'est que bien sûr, il n'a pas une famille facile et son père s'opposera toujours à tous ses choix, mais son amour pour Caroline va le sauver et, puis, il a sa sœur aussi qui l'épaulera quoi qu'il arrive. D'ailleurs, trouves tu que je suis allée trop vite sur le Klaroline qui sont déjà accro l'un de l'autre à peine rencontrées ? Personnellement, j'ai commencé à l'écrire comme ça, les mots sont venus tous seuls et j'ai trouvé ça pas mal. Mais après t'inquiète pas, ils ne vont pas non plus se jeter dessus, du moins pas encore. Le verbe "appréhender" s'écrit comme ça, mais bon je t'avoue que oui la langue française n'est pas souvent facile et il paraît que c'est même la plus dure à apprendre. Un nom de meuble Ikéa ? Pourquoi pas. Perso, un meuble comme ça je l'achète pas, j'en ai pas besoin en même temps. En plus ikea c'est pas si bien que ça il paraît. Bien à monter mais pas bien à démonter. Figure-toi que sans le vouloir tu as trouvé une intrigue de la fic, mais je ne te dirais pas laquelle. Sinon où serait le suspens ? Sadique ? Moi ? Oui, je l'avoue ! :D Mais ça tu le savais. Pour ce qui est de Mikael et Esther ce que je peux dire c'est qu'ils sont fidèles à la série. Ne t'en fait pas, j'adore tes romans et comme tu l'as dit c'est notre truc et, ça me plait ;) ! Et soyons honnête ma réponse aussi est un vrai roman. xD Oui c'est noël qui arrive et, j'adore ça ! Cette période de fêtes, de joies, c'est juste géniale ! :) Ce qui manque ? Facile, la neige ! Quand est-ce qu'on aura un vrai noël comme dans les films ? Merci en tout cas pour tes échanges et, je t'embrasse aussi très, très fooooooooooorrrrrttt. Passe de très bonne fêtes de fin d'année et à très bientôt ;). Pour ce qui est de ton PS, je crois que finalement j'ai pas besoin d'y répondre puisque j'ai poster un chapitre de "L'Amour au surnaturel" en début de semaine, mais la prochaine fois sera pour le rentrée. Voilà, bisous. ;)
- Lea Michaelson: La suite est pour maintenant ! J'espère qu'elle te plaira...
Un grand merci à floriane13 pour ses corrections ! ;)
Chapitre 2: Une journée interminable
Klaus s'éveilla de bonne heure ce matin, en même temps vu l'heure où il s'était couché, il avait suffisamment dormi. Il était toujours aussi souriant et rêveur que la veille. Toutes ses pensées étaient tournées sur la belle Caroline dont il lui tardait de revoir. Il se leva et s'habilla avant de descendre dans le salon, à la vue de l'heure qu'il était, personne n'était encore debout. Le soleil faisait à peine son apparition et Klaus décida dès lors de se dégourdir les jambes dans le jardin avant de se diriger vers l'écurie et de s'occuper de son cheval. Il était à présent presque onze heures et toute la famille était debout. Rebekah commençait notamment à s'inquiéter de l'absence prolongée de son frère, et entreprit alors de partir à sa recherche. Elle le trouva près du lac de leur propriété, jouant à faire des formes avec l'eau. Elle se dirigea vers lui et s'assit près de lui sans rien dire, l'observant uniquement. Elle savait qu'il cachait quelque chose mais n'osait lui en parler. Elle le connaissait que trop, si elle lui en touchait un mot elle ne réussirait qu'à le brusquer et à se faire réprimander par la même occasion. Et ça, elle ne le voulait pas, alors elle attendit qu'il remarque sa présence et qu'il engage le dialogue.
- « Qui a-t-il ? » Dit Klaus au bout de deux minutes de silence tout en se retournant vers sa sœur avec une mine contrariée.
- « Rien. Je n'ai pas le droit de te tenir compagnie ? » Lui affirma-t-elle de façon à ne pas l'énerver davantage.
- « Si c'est à propos d'hier, j'étais fatigué et avait besoin de repos. » Indiqua-t-il afin de se débarrasser des regards questionneurs de sa sœur.
- « Je comprends et je n'ai rien dit. »
- « Bien. Alors que fais-tu là ? » Toujours aussi contrarié.
- « J'ai bien le droit de passer un peu de temps avec mon frère, non ? » Lui annonça-t-elle sarcastiquement.
- « Est-ce la seule raison ? » Demanda-t-il soupçonneux.
- « Bien sûr. » Mentit-elle tout en engageant un autre sujet afin de ne pas se trahir ainsi que pour détendre son frère. « Tu as encore manqué un repas et n'ose dire que tu étais fatigué parce que c'est faux. Tu n'as rien mangé depuis hier midi, tu dois être affamé. » S'inquiéta-t-elle.
- « Je... Je n'étais point d'humeur à supporter le regard de reproche de toute la famille. » Confia Klaus ce qui était enfin une révélation honnête.
- « Surtout de père. » Pointilla Rebekah avec un regard intense.
- « Oui. » Prononça-t-il en détournant son regard d'elle et le reportant ainsi vers l'étendue d'eau.
- « Tu m'as manqué au dîner hier soir. » Avoua-t-elle en lui tapotant l'épaule avec la sienne avant de poursuivre tout en soufflant de lassitude. « Père, Finn et Elijah n'ont fait que parler de la réunion du conseil qui a lieu cet après-midi et tu connais Kol. »
- « Oui, cela devait être mémorable. » Sourit-il.
- Ahurie. « Mémorable ? Mortel tu veux dire et pas dans le bon sens. » Se plaignit-elle.
- « Je suis là à présent. » Se rapprochant d'elle tout en lui souriant.
- Lui rendant son sourire. « Oui tu es là. »
Ils étaient toujours assis là, près du lac, à proximité où Rebekah le regarda le temps que lui avait son attention sur l'eau. Il regardait les formes de l'eau, le calme des jardins et le peu de mouvements et d'air qui s'y dégageaient. Rebekah remarqua également que Klaus avait l'air plutôt soucieux et perdu, ce qui lui donna de nouvelles craintes à son égard encore plus que celles qu'elle avait habituellement.
- « Tu es sûr que tout va bien ? » Lui demanda-t-elle inquiète.
- « Oui je vais bien ne t'en fais pas. » Lui répondit-il en reportant son regard et son attention sur elle
- « Très bien et si... »
Rebekah commença à engager un autre sujet, quand Mikael débarqua à son tour dans les jardins et à leur rencontre les coupant ainsi dans leur échange et dans leur bonne humeur par la même occasion. De sa voix grave, il ne tarda pas à rouspéter, faisant donc retourner vers lui Klaus et Rebekah.
- « Niklaus ! » Appela Mikael en levant la voix faisant ainsi retourner Klaus et Rebekah.
- « Oui ? » Lui répondit Klaus en se levant et se dirigeant vers lui.
- « Dépêche-toi ! On va être en retard. » Lui apprit-il.
- « Pour ? » Ne comprenant pas où il voulait en venir.
- « Le conseil ! » Précisa-t-il. « Si tu avais été présent lors du dîner hier soir, tu aurais su qu'il a lieu cet après-midi et je ne peux être en retard. » Sermonna Mikael à l'intention de Klaus.
- « Mais il n'est même pas midi. » Protesta Klaus afin de se défiler.
- « Oui je sais, mais on a encore beaucoup de choses à mettre en place avant l'ouverture. »
- « Et en quoi serais-je utile ? » Voulant à tout prix trouver un moyen d'y échapper.
- « Parce-que tu es mon fils et tu as le devoir de m'accompagner ! » Lui déclara-t-il remonté.
- « Mais Elijah ? Et Finn ? Ou Kol ? » Étonné qu'il veuille de lui.
- « Elijah vient aussi, Kol a un cours et j'ai décidé qu'il valait mieux que ce soit toi qui vienne plutôt que Finn. Je l'ai chargé d'une autre corvée en attendant. »
- « Mais pourquoi ? » Essaya-t-il de nouveau. Ce qui ne réussit qu'à énerver plus son paternel qu'autre chose.
- « Parce que je l'ai décidé ! Tu n'avais qu'à pas manquer le dîner hier soir ! Maintenant dépêche-toi de te préparer et de sceller ton cheval ! On part dans 15 min. » Lui ordonna-t-il.
- « Mais... mais... je n'ai pas mangé. J'aurais voulu au moins prendre... » Tenta-t-il encore de le convaincre mais Mikael ne le laissa pas finir sa phrase.
- Le coupant en levant la main brusquement ce qui le fit sursauter. « Cela suffit ! Tu n'avais qu'à faire honneur de ta présence. » En colère. « Puisque tu as l'art de manier le jeûne, cela ne te dérangera point d'esquiver encore un repas. On mangera plus tard. À présent file te préparer ! » L'incitant à partir se préparer.
- « Très bien. » Obéit Klaus tout en baissant la tête de mécontentement.
Klaus se tourna vers sa sœur et lui adressa un maigre sourire qui en disait long et partit en direction du manoir se préparer. Rebekah quant à elle, lui avait rendu son sourire avec la même intensité et compatissait à son supplice. Elle était restée à côté de lui muette tout en observant péniblement la scène qui s'était jouée devant elle. Elle aurait voulu pouvoir l'aider, mais dès que leur père avait une idée en tête, nul ne pouvait lui faire changer d'avis. Même sa femme n'y arrivait pas et de toute façon dès qu'il s'agissait de Niklaus, Esther se rangeait toujours bizarrement du côté de son mari. Cette contrainte donnait aussi l'occasion à Mikael de punir son fils alors évidemment il n'allait pas laisser passer ça. Klaus à toute allure avait pris une veste, embrassait sa mère, scellait son cheval puis avait également dit au revoir à sa sœur avant de monter sur son cheval et de rejoindre ensuite Elijah et Mikael qui se trouvèrent également sur le leur. Ils attendaient patiemment Klaus, qui une fois arrivé jusqu'à eux, purent donc partir tous les trois vers le village. Rebekah les regardèrent s'éloigner où Klaus lui accorda un dernier regard avant de le focaliser sur la route et vers son père qui engageait le dialogue. Rebekah les avait suivi du regard jusqu'à qu'ils ne soient plus visibles puis rentra ensuite dans la demeure où sa mère ne tarda pas à l'appeler pour ses corvées quotidiennes.
Caroline se réveilla ce matin-là le sourire aux lèvres. Elle avait fait un si beau rêve qui bien évidemment portait sur Niklaus et leur rendez-vous qui approchait. Elle aurait tant voulu pouvoir y aller maintenant mais elle ne pouvait pas. Ce n'était pas encore l'heure et en plus elle avait beaucoup de choses à faire. Elle devait d'abord préparer et prendre son petit déjeuner, aider sa mère au marché, apporter le repas de son père, faire ses corvées de l'après-midi. Seulement après ça, elle pourrait enfin revoir son beau prétendant qui ne faisait que la faire sourire et rougir à chaque pensée. Sans s'en rendre compte, elle s'était habillée d'une belle robe et était dorénavant dans la cuisine où ses parents s'y trouvaient également et purent constater qu'elle était encore toute joyeuse et dans la lune. Ils remarquèrent aussi qu'elle était vêtue plutôt élégamment pour un jour si banal qu'aujourd'hui. Aucune fête ou célébration n'était pourtant prévue. Alors pourquoi Caroline avait-elle mise cette robe ?
- « Bonjour. » Dit-elle tout sourire et toute rayonnante en apercevant ses parents.
- « Bonjour chérie. » Répondit Lise en levant la tête vers elle où elle remarqua sa tenue ce qui la surprit.
- « Tu es ravissante. Oui très jolie, un peu trop même pour un jour comme les autres. » Lui fit-elle remarquer en valsant son regard vers son mari qui restait muet.
- Se regardant. « Oh oui ! Pardon je n'ai pas fait attention. » Se tournant pour repartir dans sa chambre. « Je vais me changer ! »
- « Très bien. » La regardant partir avant de l'arrêter soudainement. « Euh Caroline tu es sûr que tout va bien ? » Demanda-t-elle inquiète.
- « Oui. Pourquoi ? » Surprise de sa question.
- « Parce que tu sembles si rêveuse que ça paraît suspect. Tu es malade ? » Prit enfin la parole Bill inquiet lui aussi sur le comportement troublant de sa fille.
- « Non je... je... » Ne trouvant pas ses mots et voyant toujours le regard ahuri de ses parents. Elle fronça les sourcils et leur annonça d'un ton sûr d'elle. « J'ai bien le droit d'être rêveuse et souriante, non ? Tu préfères que je pleure ? »
- « Non. Bien sûr que non c'est juste que... » Regardant sa femme qui le regardait aussi tout en l'incitant à s'arrêter en vue du trouble de Caroline. « Non oublie ! » Prononça Bill en lui adressant un maigre sourire.
- « Je... je monte. » Leur montrant la direction des escaliers avant de regarder sa mère. « Je n'en ai pas pour longtemps, je t'aiderai ensuite. » Déclara Caroline avant de reprendre sa course vers sa chambre.
- « Très bien. » Acquiesça Lise.
Cela faisait deux heures que Klaus, Elijah et Mikael se trouvaient au village. Mikael avait ordonné à ses fils de rester dans l'ombre et d'observer afin qu'ils puissent comprendre la responsabilité de chef. Klaus et Elijah étaient assis en retrait en train de regarder un clan d'hommes et de femmes se disputant sur divers problèmes plus stupide les uns que les autres. Enfin du moins de l'avis de Klaus parce qu'Elijah, lui, semblait s'intéresser à ses enfantillages. Il écoutait attentivement, était concentré, attentif et presque passionné. Klaus, lui au contraire, s'ennuyait au conseil des sages, il s'ennuyait tellement qu'il n'arrêtait pas de gesticuler sur sa chaise ce qui troubla son frère qui essayait d'écouter les échanges de la salle. Klaus essayait de réprimer ses bâillements mais rien n'y faisait, il ne lui tardait qu'une chose que le conseil se termine et qu'il puisse enfin partir pour son rendez-vous avec Caroline.
- « Niklaus ? Eh ! Qu'est-ce qui se passe ? » Demanda Elijah en le voyant gesticuler dans tous les sens sur sa chaise.
- « Rien, c'est rien, j'ai mal aux fesses c'est tout. » Lui annonça Klaus sachant que c'était faux, ce qu'Elijah comprit et il lui fit une drôle de tête. « Bon d'accord je m'ennuie, pas toi ? » Admit-il.
- « J'essaie de m'intéresser à la réunion. C'est notre héritage ! » Lui déclara Elijah fier.
- « Tu parles d'un héritage ! » Se moqua Klaus avec un regard qui complétait ses dires.
Elijah allait lui répondre mais une vieille dame assisse juste devant eux se retourna à leur encontre et leur fit un chut, tout en les fusillant du regard et en posant un doigt sur sa bouche.
- « Excusez-nous. » Dirent les deux frères en chœur.
La vieille dame ne leur répondit pas et se replaça à sa place initiale reportant ainsi son attention sur l'assemblée tout comme Elijah et Klaus. Ils purent également remarquer le visage de contrariété et presque de fureur de leur père, qui bien évidemment s'adressait plus à Klaus qu'à Elijah. Il allait encore subir les conséquences de ce manque de discipline et endosser par la même occasion celle de son frère.
Klaus et Caroline passèrent le reste de l'après-midi à imaginer leur rendez-vous en attendant que les heures passent, un peu trop au ralentit à leur goût.
Klaus essayait toujours de faire semblant que toute cette ribambelle l'intéressait or ce n'était pas le cas. Au contraire, ça l'exaspérait au plus au point et avait hâte que ça se termine. Caroline, elle, de son côté, avait apporté le repas de son père où il ne lui restait plus qu'à emmener la charrette chez le réparateur. A faire le ménage dans la maison et après elle pourrait enfin filer à son rendez-vous qui lui tardait tant.
Le conseil se terminait enfin dans la plus grande joie de Klaus, un peu trop peut-être et se reprit avant qu'il ne se fasse démasquer par son père mais trop tard pour qu'Elijah ne le remarque pas.
- « Tu pourrais au moins faire semblant de t'intéresser. » Réprimanda Elijah.
- « C'est ce que j'ai fait pendant plus de 4h. » Lui répondit Klaus sur le même ton tout en lui faisant une grimace.
- « Pas assez. Qu'est ce qui t'impatiente tant ? » Demanda-t-il soupçonneux.
- « Rien. » Dit-il sans vraiment être convainquant, ce que son frère remarqua.
- « Tu mens ! Écoute je ne sais pas ce qui t'arrive ou ce que tu comptes faire mais ne compte pas sur moi pour te couvrir. » Lui déclara-t-il sans même essayer de savoir ce qui cachait.
- « Mais j'y comptais pas ! » Lui envoya-t-il désespéré.
- « Tu réalises au moins que cela, c'est important pour père ! » Critiqua Elijah.
- « Je m'en fiche. Père par ci, père par-là, et moi alors ? Je ne peux pas vivre pour moi ? C'est ma vie, pas la sienne, ni la tienne ! » Lui balança-t-il de plus en plus fort ce qui le soulagea.
- « Je suis désolé Niklaus mais je crains que tu n'es guère le choix. » Lui indiqua-t-il.
- « C'est pas juste ! » Se lamenta-t-il.
- « Je sais. » Compatit-il.
Elijah lui fit un maigre sourire de compassion et de compréhension, où Klaus ne trouva rien d'autre à répondre qu'un pénible souffle de regret et d'injustice. Un grand silence fit ensuite son arrivée entre les deux frères avant que leur père ne débarque vers eux, cassant ainsi le calme mais surtout leurs échanges.
- « Bien, c'est bon nous pouvons rentrer, allez venez ! » Se dirigeant vers les chevaux avant de remarquer que seul Elijah le suivait. « Niklaus ? On s'en va ! » Lui déclara-t-il de façon froide.
- « Partez devant, j'ai des choses à faire. » Annonça Klaus.
- Ahuri. « Pardon ? Non tu m'as assez humilié au conseil, j'ai dit on s'en va alors on part ! » Lui ordonna-t-il de manière plus autoritaire et d'un ton plus dur.
- « Et moi j'ai dit que je vous rejoignais. » Ne s'apaisant pas devant lui.
- En colère. « Ne pense pas que je vais me gêner de te faire la leçon. Témoin ou pas. »
- « J'ai subi votre conseil alors je crois que je peux décompresser à présent, non ? »
Klaus lui avait déclaré cette phrase sans vraiment le vouloir, mais au fond il ne le regrettait pas même si cela n'avait que réussit à provoquer et à énerver davantage Mikael. Elijah, lui par contre, ne savait que faire pour cesser cette effusion de colère dans les yeux de son père mais également dans ceux de son frère qui semblait être encore plus remonté.
- « Pardon ? Subi ? Mon devoir de chef et votre devoir de fils ainsi que votre futur héritage est un tel fardeau pour toi ? Petit ! » Balança Mikael en insistant sur ''Petit'' afin de le rabaisser.
- «Non...» Klaus commença à lui répondre quand Elijah se mit enfin à répliquer. Il interrompit son frère se plaçant ainsi entre Mikael et lui.
- «Père, ce que Niklaus veut dire c'est qu'on est resté enfermé pendant des heures.» Se tournant vers Klaus qui le regarda surprit. «Et qu'il a besoin d'un peu d'air avant de rentrer.» Reportant son attention vers son père. «Et j'avoue que moi même je ne dirai pas non.» Fronçant les sourcils. «Vous devriez vous aussi vous refourguer un peu, cela vous ferait du bien. On rentrera après.» Elijah se rangea du côté de son frère, le défendant ainsi.
- «Oui tu as raison après tout on n'est pas pressé.»
Suite à la réplique d'Elijah, Mikael se mit curieusement à se détendre et lui avait répondu d'une voix calme tout en le regardant. Mais quand il valsa son regard sur Klaus son expression changea et son ton froid et dur refit ainsi son apparition.
- « Tu as jusqu'à la tombée de la nuit après tu te débrouilleras pour manger, dormir et vivre. Est-ce clair ? » Menaça-t-il.
- «Absolument. Merci père.» Lui répondit Klaus assez surprit de son changement de réaction.
- « Moi je vais faire un tour à la taverne. Soyez prudent ! » Regardant ses fils chacun à leur tour avant de le bloquer sur Elijah. « Et ce que j'ai dit à Niklaus vaut aussi pour toi. » Avec un regard intense et lourd.
- «Oui père, je vous remercie.» Lui sourit Elijah.
- « Allez disparaissez ! » Secouant la main vivement afin d'accentuer sa phrase.
Elijah et Klaus marchèrent vers leurs montures. Une fois arrivé à l'endroit où elles y étaient attachées, Klaus se tourna vers son frère et décida de le remercier de son intervention si soudaine. Il n'aurait pas cru que ça arriverait un jour et pourtant, comme quoi, il le surprendrait toujours.
- « Je te remercie Elijah. J'ignore comment et pourquoi, mais merci. » Lui sourit Klaus.
- Levant une main. « Cela ira, que ce soit la dernière fois. » Le regardant droit dans les yeux. « J'ai jamais voulu me mêler de tes conflits avec père. J'ignore pourquoi tu le provoque autant et je m'en fiche, mais soit prudent, à force tu risques de t'en mordre les doigts. » Le prévint Elijah.
« Oui je sais et personnellement je ne le provoque pas. Je me laisse pas marcher sur les pieds c'est tout.» Commençant à sceller son cheval. « J'y vais ! » Il se retourna encore une fois vers son frère. « Je tiens à encore une fois te remercier. » Avec un hochement de tête.
« Soit prudent ! » Lui dit-t-il en le regardant monter sur son cheval.
« Toi aussi ! » Répliqua le cadet avec un grand sourire ironique.
« Quel fort ironie. » Souriant à sa blague.
Ils échangèrent un petit rire avant de se séparer. Klaus partit en direction de la forêt. Elijah monta à son tour sur son cheval vers la ville voisine afin de voir ce qu'elle offrait de plus qu'ici. Quitte à décompresser autant le faire jusqu'au bout et en profiter pour trouver quelques idées nouvelles de rénovations ou de changements. Qui a dit que le plaisir ne se mélangeait pas avec les affaires ?
La journée était enfin terminée et Klaus pouvait donc enfin se rendre à son rendez-vous, qu'il attendait avec la plus grande impatience. Il galopait à dos de son cheval vers la forêt lointaine où il arriva quelques minutes après au lieu convenu et put ainsi apercevoir Caroline qui arrivait aussi à toute hâte. Il descendit alors de son cheval se mettant à sourire tout en se dirigeant à sa rencontre. Qu'est-ce qu'elle était belle, même les cheveux dans tous les sens et ses joues qui rougissaient au fur et mesure qu'il s'approchait. Oh oui, elle était de loin la plus belle femme que la terre lui avait été donné de voir. Il était si heureux qu'il en perdit ses moyens et n'osait lancer une conversation, ni même un bonjour ou un salut ne voulut s'échapper de sa bouche. Sans le vouloir, il posa sa main dans ses cheveux, les arrangeant au mieux et elle l'en remercia. Qu'est-ce qu'elle était magnifique !
C'est bon, Caroline était enfin prête à partir. Oh mon dieu ! Elle observa l'heure, il fallait absolument qu'elle se dépêche sinon elle serait en retard. Elle préférait être en avance au cas où il ne veuille attendre. Elle se mit du coup à courir à travers les bois manquant de trébucher entre sa robe et une branche qui se trouvaient au mauvais endroit. Elle se rattrapa et continua de courir très vite. Elle entendit le bruit d'un cheval lancé au galop, c'était lui ! Oui elle en était sûre ! Elle redoublait par conséquent sa course tout en élargissant son sourire. Elle était presque arrivée quand elle l'aperçut, il ralentissait et l'avait sûrement remarqué également puisqu'il lui sourit et descendit de son cheval. Elle s'arrêta alors de courir, finissant le chemin jusqu'à lui en marchant où il combla aussi les pas et curieusement ses joues s'enflammaient au fur et mesure qu'il avançait. Mon dieu ! Il était encore plus beau que la veille ! Est-ce qu'il lui fera toujours un tel effet ? Il lui sourit de plus belle, provoquant le sien par la même occasion et remarquant qu'il s'attardait sur ses cheveux. Elle entreprit de les toucher par curiosité et remarqua qu'ils étaient tous ébouriffés. Elle essaya de les arranger mais à voir la tête qu'il lui faisait elle ne faisait qu'aggraver plus la situation. Il posa donc sa main dans ses cheveux et les arrangea, elle le remercia et lui pour seule réponse lui sourit, elle le lui rendit avec le même éclat. Ils se dévoraient des yeux. Ça ne devait pas être humain d'être aussi séduisant !
- « Tu es venu ! » Lança Caroline en s'approchant encore davantage vers lui.
- « Oui, j'allais manquer cela pour rien au monde, la journée m'a même parut bien longue à mon goût. » Lui déclara-t-il avec sourire en se déplaçant de son endroit de chute.
- « Je partage ton point de vue. » Lui dit-elle en le suivant.
- « Tu es magnifique ! » La complimenta-t-il en s'arrêtant et en continuant de la dévorer littéralement des yeux sous toutes les coutures.
- Souriant. « Merci, toi aussi. Tu veux t'asseoir ? » Lui demanda-t-elle en détournant légèrement les yeux, un peu gênée par cette intense étincelle qui se dégageait et devenait plus que incontrôlable.
- « Oui bien sûr, je t'en prie. » Lui montrant un tronc d'arbre sur lequel ils pouvaient s'asseoir.
- S'asseyant suivit de son prétendant. « Alors de quoi veux-tu parler ? » Posa-t-elle en repositionnant son regard dans le sien.
- « Je ne sais pas. Parle-moi de ta journée, de ta vie, de ce que tu veux.» L'incita-t-il intéressé.
- « Eh bien, il n'y a rien de bien passionnant à savoir. Je vis à l'entrée de la forêt dans une petite maison accueillante. Mon père est un grand chasseur, ma mère jongle entre du bénévolat chez des guérisseurs et sur les marchés, moi je l'aide. J'entretiens la maison et suis nulle en cuisine, et, aujourd'hui est une journée comme toutes les autres: levée, repas, manger, marchés, cours, visite à mon père, critique en tous genres, ménage et me voilà ! Et toi alors ? Raconte-moi ta vie, qu'elle est-elle ? » Énonça-t-elle aussi rapidement qu'une tornade ce qui ne fit qu'entraîner une nouvelle fois le sourire de Klaus.
- « Elle n'est en rien si passionnante comparé à la tienne.» Lui avoua-t-il en rompant du coup son sourire.
- « Je suis certaine du contraire. » L'incitant à poursuivre.
- « Détrompe-toi. Je suis l'un des cinq enfants du chef du village, on vit dans une grande maison où personne ne se connaît. Ma mère ignore tout de ma vie et s'en vacille (fiche). Mon père me déteste, mes frères n'arrêtent pas de faire des complaisance à celui-ci ce qui m'exaspère ! Ma sœur est plus comme moi, caractérielle et ne peut s'empêcher de dire ce qu'elle pense. Elle est aussi la préférée de la famille, tout le monde lui passe tout. » Lui confessa-t-il en ne lui accordant que de brefs regards timides.
- « Je vois. » Baissant la tête avant de la relever vers lui. « Je suis désolée, mais je suis sûr que tu te trompes quand tu dis que tes parents ne t'aiment pas. » Tenta-t-elle de l'apaiser.
- « Je peux t'assurer que tel est le cas ! Dès fois je me dis que je serais mieux ailleurs. » Renchérit-il sûr de lui.
- « Et qu'est ce qui t'en empêche ? » S'intrigua-t-elle.
- « Je ne sais point où aller, ni que faire, je suis bon à rien, juste à recevoir des raclées. » Avoua-t-il en fuyant son regard.
- « Je suis sûr que ce n'est pas ta seule qualité. »
- « Non, je suis aussi bon bricoleur et sculpteur, enfin je pense du moins. » Lui énuméra-t-il.
- « C'est un début. »
- « Oui. Et toi alors ? Tu t'es inscrite au concours de la moisson ? » Changeant de sujet.
- « Non ! » Articula-t-elle un peu gênée par sa question.
- « Pourquoi ? Tu es douée !
- « J'ai peur et en plus personne ne veut d'une enfant comme candidate. Ils me traitent tous comme une chose fragile à protéger.» Se désespéra-t-elle.
- « D'un tu n'es pas une enfant, de deux tu dois leur montrer que tu peux te débrouiller toute seule et de trois la peur se dépasse. La rassura-t-il.
- « Très bien, je me présente si toi tu essaies de reconstruire un lien avec ta famille. Marchanda-t-elle.
- « Euh Caroline... Déconcerté.
- « Quoi ? Donnant donnant. » Présenta-t-elle avec un léger sourire coquin.
- « Tu ne connais pas ma famille. » Lui dit-il simplement ce qui cassa le jeu de sa belle.
- « Non, mais une famille est une famille, aussi imparfaite soit elle, elle est unique et il faut la préserver ! » Lui affirma-t-elle.
- « Très bien, et j'assiste à la représentation ! » Chipota-t-il.
- « Ah non, non, non ! Si tu viens je vais encore plus avoir peur. » Se braqua-t-elle en secouant la tête et les mains.
- « Donc le marché ne tient pas ! » Déclara-t-il en croisant les bras l'air déçu.
- « Comment ? Mais ce n'est pas juste ! » Rechigna-t-elle.
- « Donnant donnant. » Lui répéta-t-il.
- « Très bien. Tu es tenace en affaire. » Finit par abdiquer Caroline.
- « Implacablement ! » Lui sourit-il.
Il rompit tout d'un coup son sourire faisant troubler sa compagne qui ne comprit pas son changement d'humeur si brusque et sombre. Il détourna même légèrement la tête, le maintenant sur la nature qu'ils les entouraient avant de le reportant sur la belle blonde qui le regarda de façon tendre. Elle lui adressa par un échange visuel doux et attentif qu'il pouvait s'ouvrir à elle, se confier, lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Il finit par se laisser tenter à sa proposition, lui confessant tout ce qu'il n'arrivait pas à dire en temps normal même aux personnes qu'il l'entourait, à sa famille.
- « Tu sais avec mon frère Elijah, on était très proche quand on était enfant, très complice, j'ignore comment on s'est éloigné. Maintenant, on est comme des étrangers. Quoique tout à l'heure, il a pris ma défense devant notre père, il m'a soutenu au lieu de s'abaisser devant lui. Cela m'a rappelé cette époque.» Lui confia-t-il en passant de la bonne humeur à la mélancolie et en chutant son regard vers le sol.
- « Peut-être que vous redeviendrez aussi proche. » Le consola-t-elle en posant sa main sur un de ses bras ce qui fit relever la tête de son compagnon vers elle.
- « Peut-être, j'espère. » Regardant puis caressant sa main posée sur son bras. « J'ignore pourquoi je te dis tout ça, surtout qu'on se connaît à peine, en général je parle de mes problèmes à personne, je les enfouis. » Lui révéla-t-il en reposant son regard sur elle.
- « Tu dois avoir suffisamment confiance en moi. Des fois on se confie plus facilement à des étrangers qu'aux personnes les plus proches de soi. » Lui indiqua-t-elle.
« Oui sans doute, je sens que je peux tout te dire. » Lui annonça-t-il ce qui la fit sourire.
« Tu le peux, je ne les dirai à personnes. Tes secrets sont bien gardés. » Lui montrant son cœur.
Rigolant à son geste avant de plonger son regard sur elle. « Merci Caroline. »
« Je t'en prie. » Se perdant dans ses yeux azur.
Klaus et Caroline sombrèrent dans le regard de l'autre et ce coup-ci personne n'avait le courage de rompre cette étreinte qui devenait de plus en plus romantique. Klaus se rapprocha petit à petit de Caroline, se penchant vers sa bouche où la jeune femme suivit la cadence provoquant ainsi un baiser doux, charmant et tendre. D'abord innocent et attentionné, il s'arrêta un peu trop tôt pour chacun d'eux. Les faisant de ce fait sourire avant que Klaus ne reformule un autre baiser. Celui-ci était plus approfondit et également plus intense que le premier mais tout aussi tendre et sincère. A la fin de celui-ci, Klaus garda son visage proche de celui de Caroline, collant son front au sien.
- « Wouah ! » Prononça Caroline avec le sourire en rouvrant ses yeux.
- « Qui a-t-il ? » Replongeant son regard sur elle tout en gardant un sourire éclatant.
- « Non rien, je ne pensais pas que tu étais ce genre de garçon ? » Sourit-elle espiègle.
- « Quel genre ? » Se désorienta-t-il.
- « À profiter de la situation. » Lui annonça-t-elle ironiquement
Elle lui avait signalé ça gentiment et de façon ironique mais Klaus semblait ne pas avoir compris. Il se trouvait embêter d'avoir osé profiter d'elle et cherchait un moyen de se rattraper. Il ne voulait pas la brusquer et encore moins perdre le peu de sympathie qu'elle ressentait à son égard. Heureusement, ce n'était pas le cas. Il n'eut néanmoins pas le temps de dire quoi que ce soit qu'elle le coupa et lui prouva que son geste n'était en aucun cas un acte désobligeant pour elle, ce qui le rassura et le combla tout autant.
- Comment ? Euh non... Embarrassé, cherchant à réparer son erreur
- Elle posa sa main sur sa bouche. Je plaisante Niklaus.
- Appelle-moi Klaus. Lui souffla-t-il.
- D'accord Klaus, j'ironisais. Tu n'as pas le sens de l'humour. Lui apprit-elle avec sourire.
- Non pas vraiment, en même temps avec un père comme le mien. Se justifia-t-il en ne déviant pas son regard du sien.
- Père ? Revenant à la réalité. Oh mon dieu ! Il est quelle heure ? Se mettant à gesticuler dans tous les sens.
- Je ne sais pas, pourquoi ? la regardant faire.
- Je dois rentrer ! Ils vont s'inquiéter, et peut-être que toi aussi. Lui affirma-t-elle en reportant ensuite son attention vers lui.
- Sur ce point cela m'étonnerait. Témoigna-t-il en restant sagement assis sur son tronc le temps que Caroline rassemblait ses affaires pour repartir.
- Klaus, ta promesse ! Lui rappela-t-elle.
- Excuse-moi, j'essayerai ! Se levant. Et n'oublies pas la tienne ! Remémora-t-il à son tour.
- Tout juste. Lâcha-t-elle en s'arrêtant et repensant à ce qu'elle lui avait promis.
- C'est quand la moisson ? Interrogea-t-il.
- Dans une semaine ! Lui répondit-elle.
- Très bien, j'y serais ! Se rapprochant d'elle puis l'embrassa.
- Je dois y aller ! Dit-elle encore collée à lui et toute sourire.
- Entendu, à demain alors. Souriant aussi tout en restant toujours aussi près d'elle ce qui n'aidait pas Caroline à se décider à partir.
- Très bien, à demain. Toujours même heure et même endroit ? Questionna-t-elle en réussissant enfin à s'éloigner un peu de lui.
- Oui ne changeons pas les habitudes. Au moins personne ne viendra nous chercher ici, c'est le paradis. On s'y installe ? Suggéra-t-il mi- ironique, mi- sérieux.
- Klaus ! Le reprit Caroline
- Très bien, très bien. Se repositionnant à quelques centimètres d'elle. Bonne chance et à demain ma princesse. Lui susurra-t-il ce qui la fit vibrer.
- À demain. Souriant à son surnom qu'elle trouva charmant.
Elle l'embrassa une dernière fois puis se sépara de lui à grand regret. Elle se dirigea ensuite vers sa maison en jetant quelques coups d'œil vers son nouvel amant avant de s'engouffrer trop dans la forêt pour l'apercevoir. Klaus la regarda partir jusqu'à qu'elle ne soit plus visible. Reprenant alors ses esprits, il remonta sur son cheval et repartit vers chez lui à toute hâte. Le soleil allait bientôt se coucher, et il devait être de retour avant les derniers rayons du soleil tombé. Il était arrivé juste à temps, Elijah l'attendait dans l'écurie. L'aîné afficha notamment un visage contrarié tout en ne faisant aucun bruit, ce qui fit d'ailleurs sursauter Klaus quand il remarqua sa présence.
- Mais tu es malade, tu m'as fait une de ces peur ! Lui reprocha-t-il.
- C'est ainsi que tu me remercie de t'aider ? En venant en retard ! L'accusa-t-il.
- Je ne suis pas en retard ! Regarde, le soleil est encore là ! Le contredit-il en lui montrant encore les éclaircis à l'extérieur de la grange.
- Très drôle, tu joues avec le feu Niklaus ! Ne compte plus sur moi pour t'aider ! Le réprimanda-t-il.
- Comme si je pouvais compter sur toi jusque-là ! Le critiqua son cadet.
- Tu as raison continue de faire le malin ! Après tout c'est ce que tu fais de mieux ! J'en ai assez, fait ce que bon te semble ! Le blâma-t-il agacé en se retournant pour partir.
Klaus ferma les yeux, il était allé trop loin. C'était son problème, il ne savait jamais se taire, pour lui tout avait forcément un sens, une explication et si on pouvait régler les conflits par l'ironie, il le faisait. Il ressemblait à Kol pour ça. Mais Elijah ne fonctionnait pas pareil, il n'était pas du tout comme ça, pour lui les règles étaient faites pour les respecter et les honorer et non les enfreindre. Il repensa néanmoins à sa promesse faite à Caroline: « Si tu fais ton possible pour reformer un lien avec ta famille, je veux bien me présenter à la moisson. » Il devait essayer de respecter le terme du contrat, pas seulement pour faire plaisir à sa douce ou pour qu'elle puisse faire partager son don de la musique et lui prouver que sa voix mérite d'être entendue. Non, pour lui, pour qu'il puisse retrouver une connexion avec sa famille, qu'il puisse enfin se sentir bien, ici, chez lui et non pas enfermé ou renié.
- L'arrêtant. Attends ! Elijah, je suis désolé. Lui exprima-t-il ce qui fit tourner son frère vers lui.
- Pardon ? Pas sûr d'avoir bien entendu. Il n'était pas habitué à ce que son frère présente des excuses.
- Je suis désolé pour mon comportement. Je ne sais pas ce qui nous est arrivé, avant on était si proche. Maintenant j'ai l'impression qu'on s'éloigne, qu'on ne fait que vivre dans la même maison, d'être ton opposé et non ton frère. Lui exprima Klaus.
- Oui tu as raison. Je regrette aussi cette époque, où je devais sans cesse te surveiller pour ne pas que tu fasses trop de bêtises ou pire que tu meurs. Pour ta couverne, on a toujours été opposé l'un de l'autre, c'est peut-être cela qui nous reliaient tant ou encore qui nous a séparé, on s'est perdu de vue.
- Il est trop tard pour se retrouver ?
- Je...
Il n'eut pas le temps de s'exprimer que son père rentra dans l'écurie, se dirigeant vers eux et récriminant Klaus par la même occasion, ce qui ne changeait pas tellement de son habitude. Klaus avait beau faire tout ce qu'il veut, Mikael trouverait toujours quelque chose à redire et un moyen de le discriminer. C'est peut-être pour ça qu'il agissait comme il le faisait, qu'il arrêtait de tout faire pour satisfaire son père puisqu'il perdait son temps autant qu'il se fasse réprimander pour quelque chose. Mikael lui reprocha cette fois-ci son retard, même si théoriquement il ne l'était pas. Les deux frères se retournèrent alors sur lui en l'observant et l'écoutant se plaindre de l'attitude de son fils. Elijah attendit la fin de son discours pour riposter quelque chose, pour prendre la défense de son frère, il n'était pas coupable et il lui devait bien ça. Lui aussi voulait retrouver leur complicité d'autrefois.
- Ah te revoilà enfin ! Je peux savoir où tu étais ?! Devenant presque agressif. J'en ai assez de toi ! Lui exprima-t-il en se mettant de plus en plus en colère. Je te laisse faire ce que tu veux, je t'accorde un peu de liberté et encore monsieur n'est pas capable de revenir à l'heure ! Cela suffit je n'en peux plus, tu es puni ! Tu dormiras ici et demain tu... Elijah le coupa.
Finalement Elijah n'attendit pas la fin du discours de son paternel et l'interrompit avant qu'il eut le temps de finir, ce qui le surprit sur le coup mais le laissa tout de même parler. Klaus aussi fut stupéfait par la réplique de son frère, il ne s'attendait pas à ce qu'il vienne à sa rescousse.
- Non père ! Vous vous méprenez, c'est ma faute ! Il était là à l'heure, c'est moi et uniquement moi qui suis fautif, je l'ai retenu. Je voulais son avis sur... Cherchant une excuse... Sur ce que vous avez dit cet après-midi au conseil qui m'a intrigué et après on a varié sur nos courses de chevaux quand on était jeunes. On n'a pas vu le temps passé, je vous présente mes plus humbles excuses. Si vous devez punir quelqu'un c'est moi, non Niklaus. Lui énuméra-t-il ce qu'il semblait marcher.
- Très bien ! Puisque c'est ainsi, demain vous m'accompagniez au village pour la journée. Imposa-t-il. On a encore des choses à faire avant la kermesse. Se tournant vers son aîné. Elijah si tu as des choses à dire sur le conseil parles en à moi et non à Niklaus. Se retournant ensuite vers le cadet avec un ton insultant. Il n'y connaît rien, lui. Refaisant face à Elijah. Je me ferais un plaisir de te répondre et de souligner ainsi ton intérêt puisque qu'apparemment tu es le seul. Se repositionnant vers Klaus. Et quant à toi Niklaus, ça ira pour cette fois mais tu aideras ta mère et Rebekah à préparer la fête de la moisson ! Valsant à présent son regard entre ses 2 fils. Allez, rentrer à présent, on dîne bientôt, à moins que tu sois encore trop fatigué pour cela ! Râla Mikael.
- Non cela ira, nous pouvons rentrer. Lui répondit uniquement Klaus.
- Attendez Père, cela devrait être moi de corvées, non Niklaus. Protesta Elijah.
- Non Elijah, ne t'en fait pas cela ira. L'arrêta son frère en posant une main sur son bras.
- Étonné par son intérêt. Tu es sûr ?
- Oui. On en parlera plus tard. Se frottant les mains. À table !
Klaus lui avait sorti cette réplique afin de passer à autre chose, ne voulant et ne pouvant pas non plus lui dire la raison. Il voulait y aller juste pour pouvoir apercevoir Caroline entre deux tentes ou ruelles. Après ceci, il quitta l'écurie et se dirigea vers la maison laissant son frère et son père en plan. Elijah restait encore sidéré suite à sa dernière remarque. Mikael remarqua son trouble et se retourna de ce fait vers lui pour savoir ce qu'il avait.
- Il est de plus en plus bizarre, il veut préparer une fête. Toujours aussi déconcerté par le comportement de son frère.
- Voyant sa stupeur. Tout va bien fils ?
- Secouant la tête. Oui je vous suis !
Les Mikaelson encore dans l'écurie, retournèrent donc à l'intérieur de leur demeure où le dîner était prêt et le dégustèrent ainsi tous ensemble. Rebekah était contente de revoir Klaus qui semblait encore plus heureux que depuis son départ.
Voilà pour ce chapitre 2 un peu plus long, alors qu'en avez-vous pensé ? Trouvez-vous que ça va trop vite ? Je n'espère pas, parce que ce n'est pas prêt de ralentir entre eux. Maintenant, ils sont plus proches que jamais. Dans le prochain, c'est l'organisation de la kermesse. Mais en attendant, je vous en prie, dites-moi si ça vous a plu et si vous êtes impatient de lire la suite ?
