Bonjour à tous

Vous allez bien ? J'espère que ce chapitre vous plaira, et qu'il vous motivera à laisser une review :D

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Il était en train de savourer son repas lorsque le jeune allemand apparut à quelques mètres de lui, un léger sourire sur son magnifique visage. Il salua d'un regard la jeune femme de Jdan, qui s'était vivement tourné vers lui lors de son arrivée.

« Bonjour, Dolohov, lança Gellert Grindelwald de sa voix suave. Gregor m'a demandé de te chercher. »

Jdan approuva d'un grognement et essuya sa bouche d'un geste brusque. Comment ce petit impertinent osait-il appeler le maître par son prénom ?

Il se leva, sortit de la pièce sans même un regard pour Ivana, sa femme, et alla prendre son manteau dans l'entrée avant de transplaner chez son maître. Gregor l'attendait dans la plus grande salle de son château, la plus froide aussi, et il frissonna. Etait-ce dû à la fraîcheur ou à son angoisse d'être ainsi convoqué au milieu de la nuit, il n'aurait su le dire, toujours était-il qu'il n'était pas rassuré et qu'il se bénit d'avoir emporté son manteau de fourrure.

« Tu peux te retirer, dit Gregor alors que le jeune arrivait à son tour.

-Bien, Maître, répondit l'allemand en quittant la pièce après s'être incliné respectueusement. »

oOo

Gellert arriva alors chez Dolohov et retrouva Ivana, souriante.

« Oh tu es revenu ! Souffla-t-elle en se jetant dans ses bras. »

Ivana avait vingt-cinq ans, lui n'en avait pas encore dix-sept, et elle semblait prendre un malin plaisir à tromper son mari avec celui qu'il admirait, enviait et détestait tant. Peut-être parce qu'elle lui en voulait de se montrer si froid avec elle.

Il la trouvait belle Ivana, avec ses boucles noires, ses yeux sombres, ses fines lèvres, son teint blanc. Elle n'était pas parmi les plus belles qu'il avait déjà fréquentées, mais n'était pas désagréable à regarder.

Chaque fois que Jdan était convoqué chez le Maître, il revenait vers elle. Et comme à chaque fois, elle se jetait littéralement sur lui et le couvrait de baisers. Il aimait bien l'embrasser, elle était douce. Et la toucher aussi, elle était bien mieux formée que les jeunes filles de Durmstrang.

Cette fois-ci, ça se passerait dans le salon, sur le canapé. Il était assis et caressait doucement ses seins alors qu'elle s'agitait sur lui, au bord de la folie, les mains crispées sur ses épaules.

Elle cria, et il sourit, essoufflé mais dans le même état de jouissance.

oOo

Il se rhabilla à peine s'était-elle endormie et repartit. Pour lui, il ne s'agissait que d'un jeu, d'une petite aventure excitante dans laquelle il prenait beaucoup de plaisir. Pour elle, il s'agissait du grand amour, elle voulait fuir avec lui, quitter son mari. Car elle l'aimait. Il arriva dans le couloir froid du château de son maître et s'esclaffa. Quel beau couple d'idiots ! Dolohov ne voyait pas que sa femme couchait avec lui dès qu'il avait le dos tourné, et Ivana était persuadé qu'il l'aimait et souhaitait vivre avec elle.

Il ouvrit la porte de ses appartements et en ressortit presque aussitôt après avoir pris ses cigarettes. Il passa une main fatiguée dans ses cheveux blonds tout en prenant la direction de la bibliothèque.

En échange de son aide pour certaines missions, Gregor lui donnait libre accès à sa fabuleuse bibliothèque, qui renfermait plus de livre que Durmstrang et tout le village sorcier réuni, ce qui n'était pas peu dire. Et le jeune allemand se perdait dans les rayonnages, lisant autant de manuels que possible chaque fois qu'il se trouvait au château. Car même si Durmstrang enseignait la magie noire, les livres de Gregor lui montraient une toute autre approche de cette magie monstrueusement magnifique, des sorts qui pourraient lui permettre de réaliser son vœu le plus cher, son ambition la plus folle.

Il entra dans l'immense pièce, se dirigea vers l'étagère qu'il avait quittée la veille, et continua ses recherches. Bien sûr, s'il en avait eu le temps, il aurait lu tous les livres, mais c'était justement ce qu'il lui manquait : le temps. Cinq jours plus tard, il devrait retourner à Durmstrang, et la fin de l'année scolaire signifierait pour lui partir à son compte, ces missions pour le compte de Gregor lui permettaient seulement de gagner assez d'argent pour partir loin de ce pays, et conquérir le monde des sorciers, puis celui des moldus.

Aucun des livres qu'il avait feuilleté jusqu'à présent – et Merlin savait qu'il en avait déjà vu plusieurs centaines – ne parlait des Reliques de La Mort, ce qu'il cherchait vraiment et qui le rendrait invincible. La Baguette de Sureau, avec laquelle il terrasserait ses ennemis, la Pierre de Résurrection qui ramènerait à lui de puissants alliés, enfin la Cape d'Invisibilité, qui lui permettrait de devenir le sorcier le plus craint de tous les temps.

Il se sentait fort rien qu'en s'imaginant les posséder. Le vent souffla un peu plus fort au dehors et le ramena à la réalité, là où il n'avait pas encore ces Reliques. Il soupira et se replongea dans son livre.

oOo

Il était retourné à Durmstrang et cherchait dans le bureau du directeur tous les soirs un livre sur les Reliques. Il devait forcément exister une trace écrite, pour qu'il les retrouve.

Ce ne fut qu'en février de cette même année qu'il apprit l'emplacement de la baguette.

« Oui, assura un élève en passant près de lui. Il paraît qu'Ivanov a une baguette très puissante, mais il la garderait pour lui.

-Quel rat ! S'emporta le deuxième. Quand je sortirai, j'irai la lui prendre ! »

Le jeune blond sortit sa baguette et pétrifia le premier avant d'assommer le deuxième qui dégringola ensuite dans les escaliers. Il emmena sa victime dans une pièce vide dont il ferma la porte de façon à ne pas être dérangé. Il lia les mains et pieds du jeune homme en face de lui et leva son sort de paralysie.

« Répète-moi ce que tu as entendu sur cette baguette chez cet Ivanov !

-T'es complètement fou, Gellert ! S'exclama le deuxième. Qu'est-ce qu'il te prend de réagir comme ça ? Attends que je sois libre … »

La fin de sa phrase se perdit dans son cri lorsque le sort de Doloris le toucha. Gellert semblait éprouver un certain plaisir à torturer son camarade, et attendit un petit moment avant de lever le sortilège. Puis, il plongea dans le regard ambre du jeune homme et y chercha l'information concernant Ivanov. Il s'agissait d'un sorcier de Saint-Pétersbourg, et dans le souvenir, il agitait une baguette au milieu d'un bar, un verre de whisky pur feu à la main.

« Répète-moi ce que tu as entendu sur cette baguette chez Ivanov, dis lentement l'allemand, sa bouche à quelques centimètres de l'oreille de sa victime.

-C'est mon oncle qui en a parlé, dit-il, haletant. Je ne sais pas vraiment, il a dit que l'ancien propriétaire de la baguette s'était fait tuer et qu'Ivanov avait récupérer cette baguette.

-C'est tout ? Fit alors Gellert, visiblement déçu. »

Il se redressa et pointa sa baguette vers le jeune homme. Celui-ci paniqua et écarquilla les yeux.

« Non non ! S'exclama-t-il, agitant la tête de gauche à droite. Mon oncle a parlé du Bâton de la Mort, il pense qu'il s'agit de cette baguette légendaire ! »

Un sourit étira alors la bouche de Gellert qui se pencha à nouveau sur sa victime et l'embrassa avec fougue.

« Grindelwald, qu'est-ce qu'il te prend ? S'écria l'élève, rouge de confusion et de colère. »

Il n'eut que le temps de voir le sourire heureux et malicieux du blond avant de sombrer dans les ténèbres.