1. Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent absolument pas. Et je ne les revendique pas à J.R.R. Tolkien, son univers est bien trop compliqué pour moi !

2. A savoir : Un troisième chapitre plutôt court et qui va sans doute faire ruer dans les brancards. Je ne vous fait aucune promesse du style : Nan, mais c'est pas ce que vous croyez. Parce que peut-être que ça l'est, justement ?

Un grand merci aux personnes ayant reviewé le chapitre précédent. Ça m'a enfin permis de me débloquer sur la partie 11. Vous êtes un concentré de petits bonheurs et de motivation !

3. La publication : Mais, mais, mais ? On est déjà vendredem ! Oui, oui, je sais que du coup ça fait une semaine plus un jour, mais que voulez-vous ? Je suis faible, j'attendais que les dix lecteurs de la dernière fois aient eu le temps de lire. Mais bon, un marché est un marché, so… Voici la nouvelle partie.

A Eith : Coucou ! Merci pour ta review, je suis contente que ça te plaise toujours. =) Le coude gauche ? Pourquoi pas ?

A Hana-Evali : Coucou ! Je ne peux pas te répondre par MP puisque tu les as désactivés ! C'est toi qui vois mais sache qu'à chaque chapitre, j'envoie justement par MP un extrait du prochain chapitre. Et c'est encore à l'état larvaire, mais des bonus sont en préparation pour les chapitres en cours d'écriture ! C'est toi qui vois =) Merci et j'espère que cette suite te plaira !


Partie 3


La cour de garde était déjà saturée du vacarme qui la caractérisait. Kili salua le nain avec lequel il venait d'échanger de nombreuses passes. Il essuya la sueur sur son front du dos de la main. Le jour était levé depuis seulement quelques heures et il était déjà épuisé. Mais il fallait avouer que le guerrier ne l'avait pas ménagé. Il grimaça en rengainant son épée. Le jeune nain glissa une main dans l'encolure largement ouverte de sa chemise pour toucher son côté droit.

Il soupira en sentant la douleur affluer. Il faudrait qu'il soit vigilant à ne pas paraître torse nu devant sa mère le temps que le bleu diminue et que les côtes se ressoudent.

Il grogna quand un bras puissant l'attrapa par l'épaule pour le traîner dans une des nombreuses alcôves aménagées dans l'enceinte de la cour.

—Narví, souffla-t-il en se laissant plaquer contre les pierres rêches.

Il rejeta la tête en arrière en signe d'abandon pendant que deux mains rugueuses se glissaient sous sa chemise.

—C'est douloureux ? interrogea le nain en appuyant fermement sur la cage thoracique de Kili.

Celui-ci laissa échapper un souffle heurté et serra les dents pour ne pas gémir sous la douleur. Le guerrier à la barbe parsemée d'argent eut un sourire approbateur. La pression se transforma en caresses qui s'égarèrent sur le ventre du jeune nain.

—Pas ici, marmonna Kili en glissant pourtant ses bras autour du cou de son vis-à-vis.

Celui-ci se dégagea d'un geste brusque et retint les mains aux doigts agiles au dessus de la tête de l'archer.

—Tu n'es pas dans ton château, ici, jeune prince. Je pensais avoir été clair là-dessus. Le seul respect que tu trouveras ici est celui que tu arracheras à la lame de ton épée.

De sa main libre il saisit les cheveux bruns pour exposer la gorge du plus jeune. Il vint y apposer ses dents.

—Je croyais avoir acquis le tien, peina Kili alors que la langue du maître d'armes retraçait sa pomme d'Adam.

Il laissa un souffle sensuel lui échapper alors qu'il montait sa cuisse droite contre la hanche de son assaillant.

—Je n'ai jamais dit ça, gronda Narví en ramenant le prince plus près de lui pour presser son bassin sur le sien.

—Tu me le montres dés que tu le peux pourtant, ricana difficilement Kili en ondulant avec besoin.

—Quel respect peux-tu bien voir dans le fait que je te culbute comme une drôlesse quand tu viens t'égarer par ici ?

A ces mots, Kili se dégagea violemment avant de faire face à son maître d'armes, le souffle court.

—Encore ces yeux furieux, s'amusa le plus âgé. N'acceptes-tu donc jamais de baisser les armes devant qui que ce soit ?

Le jeune nain l'évalua longuement avant de comprendre que ça n'avait été qu'un test. Narví regardait les guerriers qui s'entraînaient un peu plus loin d'un air distant. Kili savait qu'il venait de le décevoir.

—N'es-tu pas celui qui m'a appris qu'il ne fallait jamais baisser sa garde ? tenta-t-il pour alléger l'atmosphère.

—Penses-tu vraiment qu'il s'agisse de ça, jeune fou ? murmura Narví. On ne vit pas éternellement en n'ayant confiance en personne. N'essaye pas de me mentir !

Il l'avait interrompu au moment même où Kili allait ouvrir la bouche pour protester.

—Tu es comme un animal sauvage qu'on pense avoir apprivoisé avant que celui-ci ne nous arrache la tête… Ne prends pas cet air avec moi ! claqua-t-il enfin quand les yeux bruns prirent une teinte orageuse. Par Aüle, j'ai l'impression de voir ton oncle !

Kili se troubla un instant, ce que Narví releva.

—Tu lui ressembles bien plus que tu ne saurais l'espérer, petit. Enfin, peu importe… Tu as appris à baisser les yeux par la contrainte, pas par la confiance. Et apparemment, la personne qui t'apprendra ça n'existe pas encore, soupira-t-il.

—Pourquoi dis-tu ça ?

Le fils de Dís tenta d'ignorer ce que son ton pouvait avoir de suppliant.

—Oublierais-tu que j'étais présent hier soir ? Dois-je te rappeler à quelle occasion tu nous avais réunis ?

—Oh… soupira Kili en portant une main à ses cheveux par réflexe. Pourquoi cela a-t-il une telle importance pour vous tous ?

Son ton avait été rude et il prit conscience que si quelqu'un donnait trop d'importance à cette histoire de tresse, c'était bien lui. Alors pour se faire pardonner, il attira de nouveau Narví à lui.

—Petite chose tentatrice, marmonna le plus âgé en l'embrassant avec lenteur et précision.

—Tu veux être celui qui la fera, c'est ça ? interrogea le jeune nain, maussade, en s'éloignant un instant.

Le maître d'arme glissa à nouveau une main sous la chemise de lin détrempée et il commença à jouer avec les lacets qui retenaient le pantalon sur les hanches de son élève.

—Un vieux nain comme moi n'aurait pas la moindre chance face à… ses rivaux.

—De quoi tu parles ?

Narví ne répondit pas tout de suite, occupé à mordiller la clavicule qui le narguait.

—Je ne suis pas suffisamment fou pour penser que je suis le seul dont tu acceptes les attentions.

Il y avait un sourire dans sa voix, aussi, Kili ne chercha pas à le contredire.

—De plus, je ne voudrais pas de ça. J'entame le crépuscule de ma vie d'un élan joyeux alors que tu commences la tienne, Kili. Je ne t'attacherais jamais ainsi à moi.

—Et si je le voulais ? demanda-t-il brutalement.

—Tu ne le souhaites pas, chuchota le plus âgé à son oreille. Je ne sais même pas ce que tu veux vraiment pour avoir refusé à ton frère le privilège qu'il t'a accordé.

Peu désireux d'entendre des négations dont ils auraient tous les deux su à quel point elles étaient fausses, il bâillonna la bouche du neveu du roi de la sienne. Il glissa enfin ses mains dans le pantalon de coton. Il étouffa le gémissement d'anticipation de Kili.

Ses réflexes de guerrier lui permirent d'entendre le toussotement derrière son épaule alors même qu'il rapprochait son amant de lui.

Il se détacha du jeune nain et se permit de poser son front sur l'épaule dénudée le temps de reprendre ses esprits.

—Balïn, puisse votre barbe toujours pousser longue et drue, salua-t-il alors que Kili se réajustait précipitamment.

—Maître Narví, Kili. Pardonnez mon intrusion, mais notre roi souhaite voir son neveu dans les plus brefs délais.

Le guerrier sentit Kili se tendre à ses côtés. Il posa une main lourde sur son épaule.

—Ne vous excusez pas, Balïn. La chose doit être d'importance pour que vous soyez mandé. Je vous laisse, mon devoir m'appelle ailleurs.

Vaincu, le plus jeune suivit Balïn comme un enfant réprimandé.

—Balïn, pourquoi le roi vous a-t-il envoyé me chercher ? demanda-t-il alors qu'ils pénétraient dans le château.

—Pour vous dire la vérité, Kili, c'est une demande de votre oncle et je ne suis pas le seul à avoir été envoyé à votre recherche puisque tout le monde ignore où vous passez vos journées.

Le jeune brun soupira d'agacement.

—Puis-je vous prier de ne pas révéler à mon oncle où je me trouvais ?

—Dois-je également taire les activités auxquelles vous vous livriez ? suggéra malicieusement le nain.

Kili lui dédia un sourire éblouissant alors qu'ils arrivaient au bureau de Thorïn. Balïn s'excusa et s'éloigna, peu désireux d'assister à ce qui suivrait. L'archer frappa vivement à la porte et entra dés qu'on l'y invita. Thorïn était seul dans la pièce, assis derrière son bureau massif. Kili dut mobiliser toutes ses réserves d'assurance pour ne pas tressaillir face au regard fixe qui lui était destiné.

—Roi sous la montagne, salua-t-il en s'inclinant.

Son oncle resta silencieux alors qu'il faisait le tour du bureau pour venir s'arrêter à quelques pas de lui.

—Où étais-tu ? demanda le nain couronné avant de commencer à contourner son neveu à pas lents.

Kili était terriblement conscient du regard qui s'attardait sur ses cheveux défaits et sa chemise trempée.

—Je vaquais à mes occupations, éluda-t-il. Balïn m'a dit que vous-

—Où étais-tu ? tonna Thorïn soudainement et sa voix résonna dans la pièce.

Kili jeta un regard éperdu autour de lui, cherchant une issue à cette question inopportune.

—Je…Je ne pense pas que la façon dont j'occupe mes journées soit d'un grand intérêt pour le roi d'Erebor, ainsi je m'octroie le droit de vous épargner ces platitudes.

Le plus âgé revint se planter devant lui.

« Cette foutue fierté, pensa Thorïn, en voyant Kili le défier malgré lui, le menton levé. »

—Je ne demande pas de penser, je t'ordonne de répondre, gronda-t-il furieusement. Cela fait bien deux ans que tu ne prends plus la peine de présider à mes côtés et voilà trois mois que tu n'assistes plus aux repas. Pensais-tu vraiment que je ne m'étais rendu compte de rien ? J'ai mis ça sur le compte d'un sursaut de rébellion à l'approche de tes quatre-vingts ans mais cela suffit à présent. J'attends de toi que tu te souviennes de ta place. Cesse de te comporter comme un enfant !

Les yeux de Kili flamboyèrent à ces mots et ses épaules se raidirent.

—Comment pouvez-vous m'ordonner d'agir en adulte alors que vous me traiter en enfant depuis des années ? Alors même que je me suis jeté entre Azog et vous, vous continuez à ne voir que l'enfant. Je ne-

La tirade du fils de Dís s'interrompit dans le bruit sec que fit la gifle de Thorïn sur sa joue. Il se redressa, les yeux brûlant de fureur. Face à lui, le roi avait pâli. Dans ses cauchemars il revoyait le moment où ses deux neveux se dressaient face à Azog alors que lui-même gisait au sol, le flan transpercé. Chaque nuit il revivait cet instant durant lequel son cœur avait arrêté de battre.

Et il se noyait dans son dégoût quand le roi en lui ronronnait face à la loyauté de ses neveux qui avaient failli mourir pour lui.

Il vit Kili faire demi-tour d'un pas raide et alors qu'il voulait le retenir, s'excuser et lui faire jurer de ne plus jamais se placer entre lui et le danger, un dernier trait lui échappa :

—A partir de demain, tu siégeras à mes côtés. La place d'un prince est aux côtés de son roi, pas à se faire lutiner par les gardes.

Le bruit d'une porte claquée se referma sur sa culpabilité.


Narví était épuisé, alors il se contenta d'un déjeuner léger avant de rejoindre ses appartements. Il lui fallait encore astiquer son équipement et préparer les commandes d'armes à porter aux forgerons. Il n'aurait pas assez de la journée pour boucler ses devoirs les plus urgents.

Pourtant, quand Kili s'avança vers lui, nu et en quête de réconfort, il oublia instantanément toutes ces considérations matérielles et se glissa entre les cuisses du jeune nain.


Comment ça on essaye de crucifier l'auteur ?

Sache que ça ne se fait pas et que je ne réponds pas à la menace ! Beaucoup d'entre vous ne me connaissent pas comme auteur mais faites-moi confiance =)

J'avoue être très intriguée à l'idée de savoir ce que tu as pensé, lecteur de mon cœur ?

Thorïn a le sens de la répartie, non ?

Comment as-tu réagi de l'autre côté de l'écran ?

As-tu enfin avancé dans tes hypothèses sur les couples ?

Peut-être à la semaine prochaine si cette histoire te tente toujours ?

J'ai quelques doutes et j'ai bien peur que l'aventure s'arrête là.

Sinon ( !) j'ai fait un chouette calcul (eh ouais, sans compter sur mes doigts en plus) : il y a 12 « followers », ça veut donc dire au moins 12 reviews par chapitre ! On va battre le record du premier chapitre.

Ça fait rêver, nan ?

Bisou sur ton coude gauche (parce qu'on m'a autorisé à le faire si je publiais ce chapitre)

PS : Pour celles (et ceux ?) qui passaient le bac, j'espère que tout s'est bien passé et que vous allez profiter de votre été à glander au soleil (comme beaucoup) ou à trimer (comme Gokash et moi) !