Ca vous plait dirait-on. Tant mieux tant mieux. Je mets la suite dans ce cas. Notre Riza va recevoir un soutient là où elle ne s'y attendait pas. Merci à ceux qui suivent, et bonne lecture
Le soir venu, ce fut le bruit d'une clé dans la serrure qui informa Riza du retour de son colonel. Elle alla à sa rencontre, pour le découvrir les bras chargés. Roy se rendit directement à sa cuisine. Son lieutenant se hissa tant bien que mal sur une chaise pour voir ce qu'il trafiquait.

" Voilà ! Je t'ai acheté quelques petits trucs. Regarde." annonça Mustang.

Il exhiba d'abord un panier en osier, une brosse, une gamelle et des boîtes de nourriture ainsi que des croquettes. L'alchimiste décida de tester en premier la nourriture. Une boîte fut ainsi ouverte, et une partie de son contenu déversé dans une gamelle blanche avec des empreintes de chats dessinées dessus.

Roy déposa la gamelle par terre et invita Riza à venir y jeter un coup de nez. La chatte crème le regarda ... horrifiée. Ah oui ... elle était censée aimer ce genre de mets seulement ...

" Navrée colonel, mais il est hors de question que je touche à une seule de ces boulettes." pensa Riza.

" Allez viens ! Je suis sûr que tu va adorer ça." insista Roy.

La chatte ne bougea pas de sa chaise, se contentant de le regarder. Le brun prit alors la gamelle et alors la mit devant son museau. Riza recula, et tomba de la chaise. Roy posa la nourriture sur la table, et se pencha par-dessus la chaise.

" Je ne suis pas un expert mais ... les chats ne sont-ils pas censés retomber sur leurs pattes ?" demanda-t-il.

Riza elle, était sur le dos. Elle remua la queue avec déplaisir.

" Je voudrais vous y voir !"

Roy fit le tour, et remit la minette sur la chaise. En tout cas, il avait compris qu'elle ne voulait pas des boulettes. Il les jeta, et lui donna donc un peu de son plat. Quand il fallut aller se coucher, Riza gagna son panier en ayant une sensation de regret. Mustang lui, se coucha dans la même tenue que la nuit précédente.


Tard dans la nuit, Riza fut réveillée par des gémissements. Elle eut à peine le temps de se demander ce qui passait que Roy poussa un grand cri, lui faisant exécuter le plus beau sursaut de sa vie. Puis une lumière jaillit. La militaire découvrit alors son supérieur un air de panique sur le visage. Roy retomba en arrière.

" Un cauchemar ! Ce n'était qu'un cauchemar." dit-il.

Le colonel se passa les mains sur le visage. Riza sortit de son panier et alla le rejoindre. Toutefois, elle resta à ses pieds, et émit un miaulement interrogateur.

" J'ai ... bon dieu ... j'ai rêvé ... que ma subordonnée ne se réveillait pas. Qu'elle restait dans le coma et ... et ..." raconta-t-il.

Il ne put continuer. Riza ouvrit grands ses pupilles. Eh ben ! Il avait donc si peur que ça de la perdre.

" Quelle trouille ! Il faut absolument que je trouve ce qui lui est arrivé. Je crois bien ... que je ne supporterais pas que ce cauchemar devienne réalité." reprit le brun.

Cette fois, Riza franchit la distance qui la séparait de ce visage tant aimé. Elle entreprit de lui faire une série de bises et de petites lèches. Roy en fut surpris d'abord, puis sourit et lui rendit ses caresses. Pas de la même manière hein.

" Tu es un chat un peu étrange tu sais. Mais j'y pense : tu n'as toujours pas de nom. Voyons un peu ... tu as de jolis yeux bleus. Saphir, ça te plaît comme nom ?" demanda-t-il en lui caressant la tête.

" Hmmm ... oui c'est pas trop mal. Y'a pire comme nom." réfléchit la chatte.

Elle miaula pour signifier son accord. Et décrocha un sourire à son cher supérieur. Le silence s'installa, et le sommeil vint les chercher. Roy se réveilla avec un bras passé autour de Riza. Ca le surpris un peu. Voilà qui le changeait de ses conquêtes. Il la laissa dormir et fila à la cuisine.

" Maaaaaaw !" bâilla Riza un peu après.

" Maaw à toi aussi. Voilà le p'tit dèj." fit Roy en lui servant un plat de viande.

Riza le remercia. Décidément, ce chat l'intriguait de plus en plus. L'alchimiste se dépêcha ensuite de déjeuner puis de s'habiller. Quand il voulut partir, Riza le rejoignit vivement.

" Oh non Saphir, tu reste là." fit Roy.

" Moow."

" Si."

" Mow."

" Je te dis que si."

" Maaaooow !"

" T'es pénible tu sais ? "

" Miah."

Roy soupira. Riza gratta à la porte, manifestant son envie de sortir. Ca finit par inquiéter le brun. En avait-elle déjà marre d'être ici ?

" Tu veux vraiment sortir ? Mais euuuh ... tu sauras revenir après ?"

" Miah !"

Mustang hésita encore, puis finit par la laisser sortir. Une fois dans la rue, Riza fit mine de partir du côté opposé au colonel. Elle tourna un angle de rue, et attendit. Riza regarda où en était son supérieur. Bien, elle pouvait y aller. La chatte revint sur ses pas et se rendit au Q.G. Elle parvint à y entrer sans trop de problèmes. Quand on est très petit ... la soldate voulait trouver le FullMetal, et lui faire comprendre ce qui se passait.


Elle arpentait donc les couloirs ... avant de tomber museau à museau avec Black Hayate. Tous deux se regardèrent un instant, surpris de se trouver là. L'instinct repris bien vite le dessus chez le chien : le poil se hérissa, les crocs se dévoilèrent et un grondement effrayant se fit entendre.

" Oh mais ... attends ..." fit Riza.

Elle n'eut pas le temps de se rendre compte qu'elle s'était exprimée normalement. Face à l'agressivité de son chien, le lieutenant fut contrainte de prendre la fuite. Les quelques soldats présents virent passer deux torpilles folles furieuses, et s'écartèrent de justesse. Les deux animaux arrivèrent au-dehors.

" Arrête Hayate ! C'est maman !" lança Riza.

" Waf arf grrr arf arf ! "

La chatte avisa soudain un muret. Elle obliqua vers ce qui serait son salut si elle parvenait à y grimper. Riza bondit, et soupira de soulagement une fois dessus. Son chien ne pouvait pas l'atteindre, malgré ses efforts.

" Hayate couché !" s'exclama Riza.

Surpris par ce ton qui ressemblait à celui de sa maîtresse, le chien arrêta de sauter. Il s'assit, et observa le chat avec étonnement.

" A la bonne heure !" dit-elle.

" Maîtresse ? C'est vous ?" fit Hayate.

Ce n'est qu'à ce moment-là que Riza réalisa que son animal de compagnie lui parlait. Il dialoguait normalement, et elle le comprenait.

" Euh oui. Mais je ne savais pas que tu parlais." répondit-elle.

" Tout les animaux se comprennent entre eux. Mais ... comment se fait-il ?"

" Je t'expliquerais tout au mieux si tu me laisse descendre." coupa la chatte.

" Oh oui bien sûr."

Hayate recula pour la laisser descendre. Riza sauta, et s'aplatit sur le sol.

" J'avais un léger doute mais là, je crois vraiment que c'est vous." fit le chien.

" Pfff !" soupira Riza.

Elle s'assit devant le chien, soulagée que son agressivité aie disparue. Et puis ça faisait au moins quelqu'un qui la comprenait. Riza raconta comme elle put sa mésaventure avec le diadème, puis son recueillement par le colonel.

" Lachemie, je n'y comprends rien. Mais c'est sacrément fort pour vous avoir transformée en chat." commenta Hayate à la fin de son récit.

" Alchimie. Et je me suis juste retrouvée coincée dans cet animal. Et je galère depuis." continua Riza.

" C'est vrai que ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Enfin, je crois pouvoir faire quelque chose." approuva Hayate.

" Ah bon ?" s'étonna la militaire.

" Oui. En entendant que tout redevienne normal, il faut apprendre à vous conduire en chat."

" Et tu saurais m'apprendre ?"

" Pas moi, mais j'ai un ami chat."

Hayate se leva, Riza fit de même.

" Toi un ami chat ?" répéta-t-elle.

" Parfaitement. Certains chiens sont amis avec des chats." répondit Hayate.

Il commença à marcher, et la conduisit hors du Q.G. Le chat en question occupait une décharge, à l'autre bout de la ville. Riza suivait son chien tout en s'interrogeant, tant sur ce fameux ami que sur ce qu'il allait lui apprendre. La décharge fut en vue. Hayate salua les deux dobermans à l'entrer, qui le laissèrent passer.

" La minette est avec moi, elle vient voir le boss." ajouta-t-il en tournant brièvement la tête vers Riza.

" Ca marche." fit un des molosses.

Riza passa entre eux le ventre à ras du sol. Déjà que vus par un humain ils étaient impressionnants, c'était encore pire en tant que chat. Black Hayate amena sa maîtresse au centre de la décharge.

" Stinky ! Hey Stink !" appela-t-il.

Un chat, énorme, sortit de l' intérieur d'une carcasse de voiture. Le poil mi-long, marron sur le dos et blanc sur le ventre, Stinky était aussi grand qu'Hayate et au moins aussi gros. Il arborait des cicatrices sur le nez, et avait les oreilles en mauvais état.

" Hayate. Ca faisait des lunes, qu'est-ce qui t'amènes ?" dit Stinky.

Il s'assit devant lui.

" J'ai besoin de ton aide Stink. La minette que tu vois là a besoin que tu lui apprenne quelques tours bien félins." expliqua Hayate.

Stinky darda ses yeux verts sur Riza. Elle eut l'impression qu'il lisait en elle.

" Des petits trucs hein. Et pour quelles raisons veut-elle apprendre ce que je sais ?" reprit Stinky.

" Elle a eut un petit souci qui fait qu'elle ne sait plus être chat." répondit Hayate.

" Ah. Effectivement c'est grave. Oublier ce que l'on est ... ce n'est pas une vie."

Riza félicita intérieurement son chien pour sa ruse. Stinky accepta de lui servir de maître. En revanche, Black Hayate ne serait pas autorisé à assister à son apprentissage. Le chien quitta donc sa maîtresse en promettant de revenir la chercher le soir.

" Tu as un maître je parie." devina Stinky.

" Oui." répondit Riza.

" Pfff ! J'ai jamais vraiment compris l'intérêt d'avoir un maître. Enfin là n'est pas la question. Suis-moi, je vais commencer par évaluer ton potentiel." reprit le grand chat.


Il l'amena dans un autre coin de la décharge. Il lui demanda ensuite d'essayer de le rattraper. Sintky partit droit devant et obliqua à gauche. Riza se lança aussitôt après lui. Le chat géant se faufilait partout, jaillissait de nulle part et semblait être partout. La chatte crème avait un mal fou à le localiser. Sintky courut ensuite pendant un moment devant elle, mais il était rapide.

Riza eut droit ainsi à un véritable parcours du combattant félin. Plusieurs fois elle dérapa, se cogna, tomba même avant de rejoindre le chat géant assis à l'endoir toù ils étaient partis. Elle arriva à bout de souffle.

" Eh ben y'a du boulot ! T'as vraiment dû avoir un gros souci pour ne même plus savoir tenir sur tes pattes. J'ose espérer que ce n'est pas de naissance." commenta-t-il.

Trop essouflée, Riza ne répondit rien. Stinky attendit qu'elle récupère avant d'enchaîner sur le véritable entraînement. Durant la journée, il lui apprit à se camoufler. La militaire découvrit qu'elle avait affaire à un maître de la ruse. Stinky savait profiter de son environnement pour parvenir à ses fins. Il savait quand apparaître, et quand disparaître.

Toute la journée, elle apprit à se dissimuler, en hauteur, à ras du sol, ou dans les endroits les plus improbables. Le chat géant lui apprit l'agilité, la souplesse, la vitesse ... tout ce qui faisait un chat.

" Tu as bien travaillé. T'as de la volonté et de l'endurance, et il en faut. Mais tu n'as pas encore atteint un niveau satisfaisant à mes yeux." annonça-t-il en fin d'entraînement.

" Ca je m'en doute. Je ne peux pas savoir tout ce que vous avez appris en un jour." répondit Riza.

" Et en plus t'en as dans le crâne. Tu feras une bonne élève. Allez, rentre chez ton maître."

Riza salua le chat géant, et se sauva. Hayate l'attendait hors de la décharge. Il lui demanda comment ça s'était passsé, et elle lui dit simplement qu'elle était épuisée. Il était tard, la nuit était tombée depuis un moment. Et la pluie décida de tomber elle aussi.

" Ah non !" s'exclama Riza.

" Oui. Bon moi je rentre chez Kain. Il s'occupe de moi tant que ... enfin tu vois ce que je veux dire."

" Tant mieux. Bon je te laisse, je vais par là."

" A plus tard maîtresse !"

" Bonne nuit mon chien !"

Riza se hâta pour regagner le domicile de Roy. Seulement, sa petite taille brouillait déjà ses repères, et la pluie n'arrangea rien. Riza continuait de courir malgré tout. La pluie lui était particulièrement déplaisante, alors que d'ordinaire elle n'y faisait guère attention. Sauf quand elle était avec Roy.

" Je suis déjà passée par là ... autrement dit je suis perdue." pensa-t-elle en s'arrêtant.

Elle commençait à se dire qu'elle allait passer la nuit dehors, quand elle s'entendit appeler :

" Saphir ! Enfin je te trouve !"

On la souleva, et Riza découvrit le visage de Roy qui lui souriait.

" ROY ! "

Ce dernier n'entendit qu'un fort miaulement, et vit que la chatte ouvrait grand la bouche, dévoilant ses canines. Cette vision l'inquiéta un peu, Roy crut un instant à une réaction de colère. Riza devina ses sentiments, et ronronna pour le rassurer. Le beau militaire sourit à nouveau, et la cala contre lui sous sa veste bleue. Riza se sentait merveilleusement bien nichée ainsi. Mustang la ramena chez lui, et la déposa dans la salle de bain.

Il prit une serviette et entreprit de la sécher. Roy réfléchissait tout en frottant le pelage crème. Il ne savait pas pourquoi, mais ce chat lui inspirait un sentiment protecteur entremêlé de tendresse. Quand il avait vu qu'à neuf heures et demies elle n'était toujours pas là, Roy était parti à sa recherche. La chatte le réconfortait, et il lui arrivait de le consoler.

" Voilà ! C'est mieux comme ça non ?" demanda-t-il en mettant la serviette au sale.

" Miaah !"

Roy la reprit, et alla ensuite lui donner à manger. Riza ronronnait avec ferveur. Quand elle eut terminé, elle le rejoignit dans la chambre et grimpa sur le lit. Roy promena sa main dans la fourrure soyeuse.

" Tu veux dormir là cette nuit ?" demanda-t-il.

" Miaah !"

Riza s'allongea aussitôt à côté de l'oreiller, en même temps que son supérieur. Il la caressa sous le menton, et elle lui lécha la main avant de lui appliquer le museau contre le nez.

" Bonne nuit Saphir."

" Bonne nuit mon colonel chéri."

Roy éteignit la lumière, et garda les doigts sur le flanc de Riza.