Coucou à mes quelques lecteurs/lectrices fidèles et enthousiastes: vos commentaires sont à chaque fois un réel plaisir: je m'empresse d'y répondre ci-dessous. merci à tous et toutes en tout cas.

cgo: je suis contente que tu aies été particulièrement sensible au décor tel qu'il fut planté car, soyons honnêtes, nous allons rester dans ce Musée un sacré moment, hihi! POur moi, Madeleine reste la seule chef digne de remplacer MInelli (oui j'adorais papy Virgil, mais j'aimais aussi bcp Madeleine et son lien avec l'équipe, même si ce fut houleux au départ). Ici elle apparaitra comme la chef sur laquelle on peut compter. L'état d'urgence devait en effet être posé dès le 1er chapitre, je voyais bien une arrivée en fanfare pour jeter d'emblée les lecteurs dans l'action, en même temps c'est la 1ère fois pour moi que je rédige un fic si tournée vers l'action, donc j'avais peur que cela fasse un peu artificiel. Ton compliment comme quoi tu ressentais presque les émotions des personnages est le plus beau qu'on puisse faire car s'il y a vraiment une chose à laquelle je m'attache particulièrement e écraivent, c'est d'essayer de rendre au mieux les caractères des perso et leur psychologie globale. Donc merci bcp à toi.

MrsElizabeth( celle qui a un si beau pseudo, rien que de penser à Darcy...le rêve!lol): ravie de te retrouver la miss, tu es l'une de mes plus fidèles lectrices et je te remercie de tjs laissé un comm, c'est adorable. en effet, ils vont avoir qqk ennuis nos héros...biz à toi.

theLyLy: hello!ah je suis plus que ravie que tu aies passé outre ton 1er sentiment peu convaincu par le résumé (je suis nulle en résumé, lol!) et que finalement la fic te plaise; merci de ton long comm. tu m'as faite rire avec ta remarque selon laquelle tu aimes bien les coupures sadiques en plein chapitre...crois-moi, tu vas être servi(e) (même le final est un peu cliffhanger!lol). c'est gentil de dire que cela fait réaliste je fais de mon mieux pour cela. en effet notre terroriste Bergman sera un personnage complexe et en même temps, je n'ai pas voulu en faire un gros méchant uniquement détestable et sadique, je crois qu'on pourra malré tout lui trouver une humanité, du moins c'est ce que j'ai essayé de rendre. par contre on ne peut nier qu'il va faire bcp bcp de dégats! merci bcp de suivre cete histoire et je te dis à bientôt pour la suite, es espérant qu'elle te plaise tjs. Biz

et maintenant , je vous livre le 2ème chapitre qui procède à un léger flashback (oui j'aime bien jouer avec la chronologie dans mes textes) pour vous montrer comment nos héros en sont venus à se trouver dans cette situation délicate. Voilà donc Jane et Lisbon qui entrent en scène, avec tjs leur chamailleries, leur humour et aussi leur attachement...bref, c'est Jane et Lisbon quoi, lol.
Petite remarque pour finir , vous connaissez mon envie latente de faire vrai alors pour info, le Musée militaire dont il est question ici existe bel et bien à Sacramento (par contre n'y étant jamais allée, j'ai totalement imaginé l'intérieur ).
Voilà, bonne lecture à tous et à très bientôt pour la suite j'espère

Chapitre 2 : une seule chance…

Une heure plus tôt, devant le Musée Militaire de Sacramento,1119 Second Street.

Un SUV couleur noir arriva à vive allure et se gara devant l'entrée principale du Musée, illuminé et décoré en l'honneur de la réception qui devait commencer deux heures plus tard. Une jeune femme brune en sortit du côté conducteur, pendue à son téléphone, tandis qu'un passager blond distingué, vêtu d'un inhabituel costume trois pièces bleuté, apparut à son tour.

« Cho, c'est Lisbon, disait la femme d'un ton sans appel. Venez immédiatement avec des renforts au Musée militaire de la ville. Le père de notre victime semble vouloir venger la mort de son fils en faisant exploser une bombe ce soir lors de la réception. Je m'occupe de donner l'alerte au Musée et de commencer à installer le périmètre de sécurité. Faîtes vite, Cho. »

Puis Lisbon coupa la communication et se dirigea en courant à l'accueil du bâtiment pour prévenir les vigils chargés de la sécurité. Tandis qu'elle s'activait énergiquement, Jane quant à lui resta dehors, une main posée sur sa hanche, l'autre se frottant ses lèvres du doigt. Il réfléchissait. Quelque chose ne collait pas : lui et Lisbon venaient de découvrir dans l'appartement de Larry Bergman des plans pour construire un engin explosif à ceinture ainsi qu'un dépliant du Musée militaire annonçant la réception donnée en l'honneur des soldats tombés en Irak. Jane en avait rapidement conclu que Bergman tenait à faire un coup d'éclat ce soir. Mais comment cet homme, simple professeur d'astrophysique sans histoire, espérait-il marquer les esprits durablement ? Certes poser une bombe était toujours un bon moyen d'attirer l'attention mais pourquoi viser une cible aussi petite qu'un Musée de Sacramento? Cela cachait forcément autre chose...

Le mentaliste fut tiré de ses pensées par la voix de sa supérieure qui ressortait du bâtiment à présent soumis à un vrai tumulte.

« Jane, que faîtes-vous ? demanda-t-elle, intriguée du calme olympien de son consultant.

- Alors ? embraya-t-il, négligeant royalement sa question.

- La sécurité a été doublée partout, apparemment il n'y aurait pour l'instant qu'une vingtaine de personnes présentes. Nous devrions pouvoir évacuer assez vite avant l'arrivée de ce malade.

- Il est déjà là, se contenta de répondre Jane. Bergman est déjà à l'intérieur.

- Dans ce cas, nous allons le trouver.

- Pas forcément, c'est un homme réfléchi, un scientifique rigoureux qui aura peaufiné son plan. Il aura étudié les lieux et trouvé un moyen d'accéder au Musée en contournant les dispositifs de sécurité.

- Que suggérez-vous ? » demanda alors Lisbon.

Mais Jane ne lui répondit pas : comme à son habitude, il partit sans rien expliquer, obligeant son équipière à le suivre docilement.

Tous deux parvinrent à l'arrière du bâtiment. Jane continuait d'étudier les moindres détails, assisté par une Lisbon un peu perplexe. Ils arrivèrent alors en haut d'un escalier en pierre qui semblait mener à un sous-sol condamné. Ils descendirent les quelques marches et se trouvèrent devant une vieille porte en bois, laissée sans doute longtemps fermée.

« Voilà un élément intéressant, murmura Jane en caressant de sa main la lourde poignée.

- Cet accès devrait être condamné, commenta la jeune femme à ses côtés. Pourquoi alors n'y-a-t-il aucun verrou ?

- Sans doute parce que quelqu'un l'a récemment forcé, qu'en dîtes-vous ? rétorqua Jane d'un ton narquois.

- Très bien, Jane, vous remontez et foncez prévenir l'équipe que nous avons bel et bien un intrus à l'intérieur, fit Lisbon qui dégaina son arme et s'assura qu'elle était chargée.

- Vous croyez vraiment que je vais vous laisser rentrer toute seule là dedans ? tiqua Jane, d'un air surpris.

- Ecoutez moi bien, Zorro, combien de fois devrons-nous avoir cette conversation ? répondit Lisbon qui releva la tête vers son voisin en lui lançant un regard noir. Il y a là-dedans un homme avec une bombe qui peut exploser à tout moment. Vous n'êtes pas flic, vous êtes un civil. Et la place des civils est dehors, derrière le périmètre de sécurité.

- Alors expliquez-moi, Wonder woman, comment comptez-vous venir à bout de ce malade sans renfort ? répliqua Jane non sans humour.

- C'est mon job ! Je suis assez douée en général, quand vous n'êtes pas dans mes pattes.

- C'est sûr, mais moi je suis très doué pour retrouver les choses cachées…comme les bombes par exemple. Et si vous tuiez Bergman avant qu'il ne vous ait dévoilé l'endroit où il a dissimulé un potentiel second explosif hein ? Vous avez besoin de moi. » conclut Jane d'un ton très sérieux qui contrastait avec son habituelle frivolité.

Cette fois Lisbon ne put réprimer un vrai grognement d'exaspération : elle savait que Jane pouvait être un véritable emmerdeur mais ses capacités lui seraient indéniablement utiles par la suite. Bon sang que ce blondinet l'agaçait à toujours vouloir avoir raison !

« Vous restez derrière moi. Une fois à l'intérieur vous m'obéissez au doigt et à l'œil...et ce n'est pas négociable, répliqua-t-elle d'un ton acerbe qui ne souffrait aucune discussion.

- Oui maman ! » conclut Jane avec humour, arborant à présent son sourire charmeur si coutumier.

Sans rien ajouter de plus, l'agent poussa un profond soupir, se mit en position l'arme au poing et poussa la lourde porte en bois qui grinça.

Un long couloir humide et sombre s'offrait à leurs yeux et ils durent allumer les deux petites lampes de poche qu'ils avaient toujours avec eux. Ils marchèrent ainsi pendant plusieurs longues minutes sans rien voir ou entendre de suspect lorsqu'ils perçurent soudain d'étranges bruits lointains. Tous deux stoppèrent instantanément leur avancée, fixant leur attention pour analyser d'où émanaient les sons.

« Qu'est-ce que c'est ? demanda alors Jane.

- On aurait dit des coups de feu qui venaient d'au-dessus, expliqua Lisbon qui leva la tête et regardait dans tous les coins. On doit absolument rejoindre l'étage. Venez ! »

Lisbon se mit alors à courir, Jane sur ses talons, cherchant désespérément un escalier ou une porte d'accès pour monter au Musée. Ils parvinrent enfin aux pieds d'un autre escalier en pierre, en haut se trouvait une porte derrière laquelle filtrait un rai de lumière. Lisbon sortit son téléphone pour tenter de joindre Cho mais son portable ne passait pas.

« Et merde…pas de réseau, râla-t-elle en rangeant son appareil dans sa poche.

- Nous sommes trop enterrés, le Musée est construit sur une ancienne église et nous devons nous situer quelque part vers la crypte, expliqua Jane qui avait lui aussi sorti son téléphone et se déplaçait un peu pour tenter de capter un réseau.

- On continue, l'équipe doit être arrivée maintenant, je les ai prévenus il y a plus de vingt minutes et en ne nous voyant pas en haut, ils se douteront que nous sommes entrés. »

Lisbon s'apprêtait à monter les marches quand elle se retourna une dernière fois vers son consultant qui la talonnait.

« Vous êtes sûr que vous ne préfèreriez pas rebrousser chemin et ressortir prévenir l'équipe ? Essaya-t-elle une dernière fois de l'éloigner, son regard émeraude plongé dans les yeux azur.

- Lisbon, vous allez me vexer à force de toujours vouloir vous débarrasser de moi.

- Si seulement je le pouvais, répondit-elle très hypocritement.

- Menteuse. Je pense surtout que vous avez peur de ce qui pourrait se passer entre nous deux, seuls coincés dans l'obscurité, la taquina-t-elle d'un ton un peu charmeur.

- Crétin…» conclut-elle en bougonnant.

Elle se retournaet grimpa les marches en pierre,ne voyant pas Jane poser sur elle un regard sincère et bienveillant. Décidemment, derrière son apparente sévérité, Lisbon dissimulait un cœur généreux et nul doute que son énième tentative de le faire partir avait pour seul objectif de l'envoyer en sécurité, à l'extérieur de ce bâtiment dangereux.

Lisbon ouvrit délicatement la porte, toujours l'arme prête à tirer, et arriva dans un corridor clair et richement décoré. Il s'agissait sans nul doute d'un des couloirs menant au hall du Musée. Jane toujours derrière elle avec sa lampe de poche en main, Térésa ne vit pas en avançant une caméra de surveillance postée au plafond, au dessus de l'extincteur.

Lisbon et Jane continuaient toujours leur progression. Depuis combien de temps étaient-ils là ? Un quart d'heure peut-être… Des bruits de cris se faisaient parfois entendre au loin ainsi qu'une sorte de piétinement affolé. Nos héros parvinrent alors à l'angle d'une entrée, juste derrière une grande vitrine où étaient rangées des médailles militaires. Lisbon fit signe à son équipier de ne plus bouger : elle venait d'apercevoir Bergman à l'autre bout du hall principal qui faisait apparemment sortir les otages. Puis, celui-ci boucla la porte d'entrée et se retourna. Toujours cachée, Lisbon put néanmoins apercevoir la ceinture d'explosifs attachée au forcené. Il était hors de question de tirer sur cet homme, au risque de tout faire sauter ! Enfin elle le vit détruire d'un coup de feu une caméra de surveillance, rendant ainsi les renforts extérieurs totalement aveugles sur ce qui se produisait dans le bâtiment.

Rapidement, Lisbon recula et se retourna vers Jane, accroupi un peu en arrière.

« Bon écoutez-moi, murmura-t-elle en arborant un air sérieux qui inquiéta son interlocuteur. Bergman a fait sortir les otages mais il porte une ceinture explosive. Je ne peux pas prendre le risque de lui tirer dessus sans savoir comment il est relié à la bombe. Cela veut dire que je dois m'approcher de lui et lui parler.

- Pardon ? s'offusqua Jane. Pourquoi ne pas l'inviter à boire le thé tant que vous y êtes ?

- Je suis sérieuse. Je dois voir si les explosifs sont reliés à un minuteur ou à un déclencheur. Dans le premier cas, il me sera peut-être possible de le maitriser sans provoquer d'explosion. Mais je ne le saurai qu'en m'approchant de Bergman.

- Et c'est moi qu'on traite de tête brûlée, ne put s'empêcher de susurrer Jane, suffoqué par l'idée de la brunette.

- Il me connaît, nous lui avons parlé lors de l'enquête et je peux peut-être exploiter sa fibre paternelle. Vous, vous restez là, poursuivit-elle doucement sans se soucier de l'air effaré de son consultant. Si j'ai besoin d'une diversion, je crierai votre nom et vous pousserez un hurlement de manière à le faire sursauter. Je pourrais peut-être ainsi profiter de l'effet de surprise.

- Ça en fait des « peut-être », non ? lui fit remarquer Jane tout bas.

- Je sais, mais c'est notre seule chance. Et pour cela, j'ai besoin de vous, vous êtes mon seul recours. »

Lisbon avait prononcé ces derniers mots d'un ton sincère et suppliant. Pendant quelques secondes, tous deux se regardèrent, les yeux dans les yeux. Ils étaient bien souvent en désaccord mais dans les situations les plus extrêmes ils se vouaient une confiance infinie. Lisbon n'hésitait pas à remettre sa vie entre les mains de son consultant, et ce dernier ne pouvait décemment pas la décevoir. Après avoir laissé un échappé un soupir, Jane acquiesça d'un hochement de tête. Devant lui Lisbon parut soulagée, elle vérifia une dernière fois le chargeur de son arme. Au moment où elle s'apprêtait à se relever, elle sentit la main de Jane la retenir par le poignet gauche.

« Soyez prudente. » se contenta de dire sérieusement Jane en plongeant son regard dans les yeux de son équipière.

Celle-ci, émue plus qu'elle ne le devrait, fit glisser son poignet pour aller serrer sa main dans celle de Jane. Leurs doigts s'entrelacèrent brièvement tandis que Lisbon esquissa un sourire rassurant adressé à Jane avant de répondre.

« Vous aussi. »

C'était sobre et bref mais pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, ils étaient au parfait diapason.

Puis Lisbon se leva, se détachant ainsi de Jane qui la regarda s'éloigner d'un air inquiet…trop inquiet.

TBC...