Disclaimer : Tout appartient à Maki Murakami, rien n'est à moi.

Me revoilà après une longue absence! Et Merci inifiniment pour vos reviews!

Bonne lecture, et si vous avez du temps, laissez une petite review, cela fait toujours très plaisir. Oh, et si jamais il y a une faute dans cette nouvelle, je suis désolée, ça fait longtemps que je n'ai plus lu Gravitation.

Nouvelles

Nouvelle 3 : Ressemblance

Tout le monde était d'accord sur ce point : Yuki et Tatsuha se ressemblaient énormément. Ils auraient pu être jumeaux tant leur ressemblance était flagrante, leur seule différence résidant dans la couleur des cheveux et des yeux.

Yuki était blond. Yuki avait des yeux dorés.

Tatsuha était brun. Tatsuha avait les yeux bruns.

Mais le fait était là : ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.

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Pourtant, quand Shûichi les met côte à côte, comme à présent, il ne voit aucune ressemblance. Il sait bien que, au début, il croyait qu'ils étaient jumeaux. Tatsuha avait même failli faire quelque chose avec lui, et il se rappellera toujours du mémorable moment où le brun avait prit l'apparence complète de son frère lors de cette émission, pour l'encourager.

Pourtant, maintenant, en les voyant tous les deux assis sur le canapé, une tasse de thé en main, ils ne se mélangeaient pas pour ne former qu'un.

Il y avait Yuki. Il y avait Tatsuha.

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Tout d'abord, il y avait la taille. Oh, on ne voyait pas trop la différence. Mais un œil attentif aurait remarqué que Yuki était légèrement plus grand que Tatsuha, et cela se voyait surtout lorsqu'ils étaient tous les deux droits comme des piquets.

Shûichi ne se rappelait plus trop quand il avait remarqué ça. Mais maintenant, à chaque fois qu'il les voyait ensemble, il ne pouvait s'empêcher de comparer leur taille, pour se rassurer.

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Ensuite, il y avait les plis du front. Quand les frères étaient en colère, heureux, tristes, il n'y avait pas les mêmes rides sur le front. Chez le brun, cela était un peu plus prononcé que chez son frère. Celui-ci, après tout, ne montrait quasiment jamais d'autre sentiment que la fureur ou l'extrême fatigue.

Shûichi avait mit du temps pour remarquer cela. En effet, il ne voyait pas tous les jours Tatsuha et Yuki ne s'affichait pas. Mais lorsqu'il avait enfin remarqué, il s'était senti très fier de lui et comme petite récompense, avait embrassé sur le front Yuki après avoir fait l'amour, cette nuit-là.

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Il y avait aussi le nez. C'était quasiment infime, presque inexistant, mais Yuki avait un nez plus fin. Shûichi ne savait pas si c'était son imagination ou un mirage, mais il trouvait que le nez de son Yuki était plus fin et celui de Tatsuha plus… majestueux… ?

Pour se faire plaisir, parfois, le soir venu, il déposait un léger baiser sur le bout du nez, et cela faisait râler Yuki parce qu'il n'aimait pas ça, même s'il cachait difficilement son sourire et qu'il l'imitait après. Sur le bout du nez.

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Autre chose, le sourire. Le sourire de Tatsuha était grand, éclatant, rongeant tout son visage. On répondait souvent à son sourire tant il était adorable, comme on sourit à un enfant.

Le sourire de Yuki est plus petit, à peine un mouvement de lèvre. Il n'est réservé qu'à de rares personnes et Shûichi est heureux de compter parmi eux. Son sourire est toujours sincère (enfin, à part ceux qu'il sort à la télé, ceux qui puait la fausseté à des kilomètres à la ronde et que Shûichi détournait les yeux tellement ce n'était pas naturel) et tremblant légèrement, comme incertain, comme s'il demandait l'autorisation s'il pouvait continuer, s'il pouvait faire confiance à la personne à qui il en faisait le cadeau.

Shûichi adore le sourire de Yuki. Et jamais, ô grand jamais, il ne pourra confondre le sourire de Yuki avait le sourire de Tatsuha. Trop de différences.

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Les cils de Yuki sont plus longs, nota distraitement Shûichi en buvant une nouvelle gorgée de thé. Mais ceux de Tatsuha sont plus courbés, observa-t-il ensuite.

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La plus grande différence résidait évidemment dans les yeux. Si l'on oubliait leur couleur différente, Shûichi pouvait sans problème dire qui était qui.

Les yeux de Tastuha sont encore jeunes, innocents presque, les yeux d'une personne qui attend encore quelque chose dans la vie. Certains diront le Grand Amour, d'autres le Grand Travail, d'autres la Fortune. Shûichi avait son avis sur la question, et il pensait que Tatsuha cherchait le Bonheur, qui se trouvait apparemment chez Ryûichi en ce moment.

Les yeux de Yuki sont plus profonds, plus complexes. Ce sont des yeux qui ont trop vu, trop vite, des yeux qui témoignent d'une tristesse d'un passé révolu et d'une incertitude d'un futur toujours plus proche, inexorablement plus proche de jour en jour. Ce sont des yeux qui cherchent désespérément l'Enfant en lui et qui ne répondait que rarement à l'appel. Parfois, ces yeux se voilaient, et Shûichi désespérait de ne rien faire. Il en venait toujours à l'embrasser longuement, et parfois, de plus en plus souvent, Yuki revenait et répondait à son baiser en hésitant légèrement, puis plus sûrement. Ces yeux qui, devant son ordinateur, appelait à l'aide une petite cigarette –et que Shûichi en avait caché le paquet en le menaçant de ne plus faire ça s'il continuait à fumer.

Ces yeux qui, lorsqu'ils rencontraient ceux de Shûichi, brillaient secrètement d'une lueur inexplicable, qui lui faisaient emballer le cœur, qui souriaient de bonheur quand Shûichi lui rendait sans s'en rendre compte son regard. Ces beaux yeux qui, une fois le soir venu, brillaient dans le noir de passion renouvelée, qui caressaient longuement le corps de son amant, de haut en bas, appréciant chaque morceaux offerts. Ces yeux pour lesquels Shûichi se damnerait sans remord.

Les yeux d'Eiri. De son Eiri.

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« A quoi penses-tu ? » demanda Eiri, une fois Tatsuha partit.

Et sa voix, se dit Shûichi. Sa belle voix douce, qui cachait du venin, sa magnifique voix qui le martyrisait au lit, cette voix qui le berçait dans ses pires cauchemars, cette voix qui le réveillait chaque jour, le tirant d'un profond trou noir.

« A rien… » répondit-il distraitement.

Il ne dira à personne que Yuki ne ressemble pas du tout à Tatsuha. Ce sera son petit secret à lui. Mais peut-être, un jour, il confiera tout à Eiri –même si celui-ci semblait déjà avoir quelques soupçons.

« Je pensais à toi… » avoua-t-il finalement avant de l'embrasser avec tout l'amour dont il était capable.

Oui… Un jour, peut-être…


Pourquoi j'ai l'impression que la dernière phrase de cette nouvelle la rend triste… ? 'Fin bon.

Si vous avez le temps, n'oubliez pas que je suis une jeune auteur qui n'attend que vos manifestations D ! J'accepte de tout ; aussi bien les critiques qui m'amélioreront que les petites fleurs qui me rendent très heureuse !

Bonne journée (ou soirée…) !