Hola ! C'est l'heure de la suite !
Vous allez tous bien ? Moi super ! Je poste vite fait avant l'arrivée de ma famille, on fête l'anniversaire de mon arrière grand mère ! Moi qui voulait passer mon dimanche à écrire, c'est perdu :C
Merci à tous pour votre soutien et vos reviews ! Je suis contente si l'histoire vous plait !
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RAR : ( parce que je préfère les faire sur mon chapitre qu'en privé, mhm )
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Swangranger: Eh oui, Drago policier de quoi faire tourner les cœurs. Mais on verra dans ce chapitre que le métier n'a pas que des avantages :') J'espère que le chapitre te plaira ! Bonne lecture !
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neeed : Il lui fallait un métier dégradant, pour la suite de l'histoire ! Et puis, je trouvais ça marrant, électricien. Y'a plein de blague à faire dessus. xD Si tu as hâte du Ransy, et bien le voilà ! J'aime beaucoup ce couple de dévergondés ! J'espère que ce chapitre te plaira !
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Bonne lecture à tous ! On se retrouve en bas !
Disclaimer : L'univers et les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas.
Merci à Cécile !
Chapitre II
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Ce fut seulement lorsque la lune s'apprêtait à céder sa place à son frère, le soleil, que le jeune rouquin se glissa à nouveau dans les draps conjugaux. Silencieusement et doucement, il rejoignait le corps de son amante, et priait tous les saints du monde pour ne pas la réveiller. Dieu seul savait à quel point Pansy Parkinson pouvait être grincheuse lorsqu'on avait l'audace de la tirer des bras de Morphée.
Et ce matin … Ron Weasley n'allait sûrement pas échapper à son courroux. À peine eut-il le temps de rabattre le drap de soie sur son corps endolori, que la brune ouvrait un œil mal réveillé et qu'elle se tournait vers lui. Paix à son âme.
— T'étais parti ? grinça-t-elle, entre ses dents.
Il éluda la question en se penchant vers elle et en effleurant ses lèvres.
— Juste me chercher un verre d'eau, ne t'en fais pas … Rendors toi, ma chérie.
La jeune femme hocha la tête, prête à glisser à nouveau dans le sommeil. Mais une autre idée, plus tentatrice, alléchante vint se dessiner dans son esprit. Lui lançant un regard désireux, elle laissa son corps se coller contre celui de son partenaire, et caressait du bout des doigts son torse légèrement musclé.
— Tu oses me fausser compagnie, ne serait-ce que pour quelques minutes ? Je pense que tu as de quoi te faire pardonner …
Ron sourit malicieusement, laissant sa tête retomber sur l'oreiller, fermant les yeux. Un brin fatigué, cependant, il fut tenté de la repousser, mais elle lui en voudrait à vie s'il le faisait. Finalement, sentant les lèvres de Pansy qui lui chatouillait le cou, il oublia toutes ces réticences, et fit à son tour courir ses doigts sur les hanches de la jolie brune. Au diable la raison et son manque évident de sommeil. Ce matin, il devait s'occuper de sa petite amie, et il n'avait pas à s'en plaindre.
Alors, malicieusement, cherchant la bouche ardente de la jeune femme parmi le tourbillon de mèches rebelles, il se retourna pour la faire passer au-dessous de lui, et la couvrir de langoureux baisers.
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Une partie de jambe en l'air et quelques soupirs plus tard, Pansy avait posé sa tête sur la poitrine de son petit ami, et souriait béatement. A cet instant, toute fatiguée l'avait quittée, et elle fixait un point invisible, réfléchissant à toute vitesse.
— Tu crois que nos amis vont s'entendre ? soupira un Ron dans les vapes.
Elle ricana, imaginant d'ores et déjà l'ambiance de la soirée à venir. Elle devait avouer qu'elle n'avait pas de réponse à sa question. Mais elle ne voyait pas pourquoi ça ne jouerait pas. Elle se tourna vers le rouquin, et capta son regard intrigué.
— Je ne vois pas pourquoi ça n'irait pas.
Ron haussa les épaules, et ricana à son tour. Pansy se contenta de lever les yeux au ciel, souriant largement.
— Mes amis ne sont pas insortables, si c'est ce que à toi tu penses ! Alors, certes, ils sont bien plus joyeux et boute-en-train quand l'alcool coule dans les veines, mais enfin, tu sais bien que depuis que Drago est devenu flic, il ne se relâche jamais … Et les autres, bah … Ils se font tout le temps engueuler par Drago ! Un vrai rabat-joie ! Un coincé !
La jeune femme arborait une mine boudeuse et réfléchie. Elle était d'ailleurs étonnée que le blond n'ait pas trouvé une excuse minable pour ne pas venir, mais il devait sûrement avoir eu peur des représailles. Bien fait pour lui. Se décoincer un peu ne lui ferait que du bien.
— Hermione aussi ne se décoince jamais, pouffa Ron tandis que le sourire de la brune s'agrandissait.
Une idée des plus mauvaises vient effleurer l'esprit de Pansy et elle ne la réfuta pas. Elle retint à grand peine ces gloussements hystériques, et plongea son regard hâtif dans les yeux de son roux préféré. Celui-ci prit son visage en coupe pour chatouiller ses lèvres des siennes.
— Toi, tu as une idée derrière la tête …
Elle fit un simple sourire énigmatique, éludant sa réflexion. Elle n'allait pas tout lui dévoiler tout de suite, enfin.
— Tu sais, un peu d'alcool, c'est toujours le meilleur prétexte pour se décoincer rapidement …
Elle gloussa de rire, tandis que Ron soupirait, en levant les yeux au ciel.
— Tu es la pire. Tu sais, tu devrais déjà t'occuper de Neville et Luna … Ces deux-là sont vraiment incapables de faire un pas vers l'autre, je suis sûre qu'ils auraient bien besoin d'un coup de main de Cupidon-Pansy !
Elle éclata de rire, en hochant la tête. Il n'avait pas tout tort, mais …
— Tu sais, je peux être sur plusieurs fronts en même temps, souffla-t-elle, angélique.
Et tandis que son regard s'embrasait, laissant place à des désirs et convoitises non négligeables, elle faisait glisser son doigt sur les muscles dessinés de son petit ami. Une envie lui trottait derrière la tête, et Pansy avait toujours ce qu'elle voulait. Surtout quand il s'agissait de leur activité préférée …
— Mais toi … Tu dois t'occuper d'une seule et unique personne, et c'est moi ! Et je crois bien que là, il est temps que tu t'occupes de moi …
Ron éclata de rire, mais ne se fit pas prier. Tendrement, il unit ses lèvres avec sa cachottière de petite amie, laissant ses doigts explorer le moindre recoin de son corps. Tous deux, ils s'enfoncèrent dans les draps de soie, pour une énième session d'amour.
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Ce matin, Drago s'était levé de mauvais pied. Il avait passé la nuit à se tourner et se retourner, et le matin venu, il savait déjà que la journée qui s'annonçait serait catastrophique. Et pour cause …
A peine levé, le réservoir d'eau chaude avait sauté, et il avait eu les joies de se doucher sous de l'eau glacé. Irrité, il avait passablement écourté son passage à la salle de bain, et s'était offert un petit déjeuner de roi. Et malheur, alors qu'il s'apprêtait à croquer la première bouchée dans son pain tartiné, celui-ci lui avait échappé des mains. Il était tombé … du côté de la confiture.
Drago avait retenu un long cri de frustration. Il y avait des jours, où, décidément, rien n'allait comme il le voulait.
Ce fut donc sans surprise, alors qu'il venait à peine de poser un pied au boulot, qu'il se retrouva assigné à une des pires tâches de son métier de gendarme. Les cambriolages. Et bon sang ce qu'il détestait ça.
Lui, ce qu'il aimait, c'était être sur le terrain. Sentir l'adrénaline couler dans ses veines. Ses muscles se tordre et se retordre. Sa mâchoire se contracter. Ses poings lui démanger. Son cerveau bouillonner. Sauver la veuve et l'orphelin quoi.
Mais non. Au lieu de ça, il devait aller jouer aux gentils petits policiers, rassurer ces abrutis qui avaient sûrement laissé leur garage ouvert ou confié la clé à une mauvaise personne, et remplir tout un tas de paperasse dont il n'avait que faire. Oui, décidément, Drago Malefoy détestait les cambriolages.
Surtout ces derniers temps d'ailleurs. Les cas semblaient se multiplier, et Drago avait le malheur de s'y retrouver assigné à chaque fois. Il avait souvent retrouvé quelques similitudes - notamment un signe, peut-être la trace des cambrioleurs - sur les différentes effractions, mais jamais assez pour affirmer quelque chose de concret. Pas une empreinte. Pas un cheveux. Rien. Niet. Nada.
Le blond grinça des dents. Il détestait du plus profond de son être toute forme de criminalité, et il détestait encore plus les cambriolages, car il n'avait jamais l'occasion de mettre ces enfoirés sous les barreaux. Il s'était juré, quelques années plus tôt, à bonnes raisons, qu'il ferait cesser le taux de banditisme, et il s'évertuait vivement encore plus chaque jour.
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Faisant donc les cent pas devant son bureau depuis une dizaine de minute, il ruminait ses pensées et se remémorait de mauvais souvenirs. Cependant, comme le reste de son équipe semblait être arrivé, il écarta très vite lesdites pensées – ou du moins pour les quelques heures à venir.
Saluant ses collègues d'un hochement de tête poli, il passa un coup de main nerveux dans ses cheveux peroxydés, tout en comptant mentalement. Un, deux, trois, et … Quatre ! Ah, ils étaient tous là ! Crabbe, Goyle, Flint et Bulstrode. Il se racla la gorge, essayant de se donner un air dépassé et supérieur.
— Cambriolage dans le Mayfair. Rogue nous a demandé d'aller y jeter un coup d'œil.
Bulstrode lâcha un profond soupir d'ennui, et Drago se retint de l'insulter. Cette bonne femme avait le don de l'horripiler. Et l'adjectif bonne était réellement un euphémisme, puisqu'elle ne ressemblait tout simplement pas à ces créatures tentatrices du sexe opposé.
Cependant, le jeune chef se retint bien de lui énoncer ses pensées désobligeantes, se contenant de la perforer du regard, et d'y transposer toute la haine et le mépris qu'il avait pour elle. Dieu que la journée allait être longue …
Quelques longues minutes plus tard, alors que Flint avait pris le volant jusqu'à la fameuse maison, et que les trois autres abrutis suivaient avec une autre voiture, Drago laissa un court instant son esprit vagabonder.
Avec toute cette histoire, il en avait presque oublié la fête organisée par sa meilleure amie – ce qui l'aurait probablement arrangé, bien entendu. Il n'avait pas envie de se rendre à cette stupide beuverie. S'occuper de ceux qui buvait trop, manger jusqu'à s'en faire exploser le bide, fêter sa mise en couple avec un homme qu'il ne connaissait pas si bien que ça, alors que lui …. Lui …
Ses pensées furent stoppées par le doux ronronnement de la voiture qui s'endormait, et il se ressaisit bien vite. Ils étaient arrivés. Sortant de la voiture, claquant la porte en soupirant, remettant en place son uniforme céruléen, il prit quelques instants pour observer la maison.
Une large bâtisse – un peu comme un manoir – aux façades candides, lui faisait face. De grandes fenêtres, bordées de volets fauves, semblait remplir la maisonnée d'une douce lumière automnale. Devant le perron surmonté, une jolie petite allée en pierres blafardes, et entourant les pavés, un jardin entretenu où fleurissait encore multiples fleurs malgré la saison avancée.
Drago haussa un sourcil, songeur. S'il était cambrioleur, lui aussi aurait choisi une maison de ce style. Au moins, ils étaient sûrs de ne pas repartir les mains vides. Lâches.
Faisant un léger signe de tête aux quatre autres, ils remontèrent l'allée, et le blond prit les devant. Rapidement, sèchement, il frappa trois coups à la porte. L'attente ne fut pas longue, et très vite, la grande et élégante porte bascula, laissant apparaitre un petit brin de femme.
Dans un peignoir de soie rose pâle, ses cheveux blonds nacrés lâchés sur ses épaules resserrées, elle avait un regard chagriné, et avait rapidement scanné les cinq personnes présentes devant sa porte. Drago, mal à l'aise à l'idée de s'être fait ainsi juger du regard, arbora son air le plus supérieur et tendit gracieusement sa main à la femme. Bien entendu, le tout agrémentait d'un sourire angélique comme lui seul avait le secret.
— Vous êtes bien miss Bethany Hamilton ? Sergent en Chef Malefoy, madame, pour vous servir. Mes collègues et moi sommes là au sujet du cambriolage dont vous avez été victime au cours de cette nuit. Pouvons-nous entrer ?
La jeune femme serra avec reconnaissance la main du jeune policier, d'ores et déjà sous le charme, et elle s'effaça très vite pour les laisser pénétrer dans la noble demeure. Elle les guida vers le petit salon, et son mari vint très vite la rejoindre, saluant les nouveaux arrivants d'un coup de tête discret.
— Bien, reprit Drago. Pouvez-vous nous expliquer comment tout cela s'est passé ? De l'heure à laquelle vous êtes partis, celle où vous êtes rentrés, la découverte du cambriolage …
Ce fut l'homme qui prit la parole, alors qu'il entourait doucement les épaules de sa chère et tendre. Derrière le blond, il entendit distinctement que Bulstrode prenait son matériel pour prendre des notes. Bien. Qu'elle serve un peu à quelque chose celle-là.
— Nous sommes partis hier soir au alentours de neuf heures pour nous rendre à un dîner mondain organisé par de proches amis … Ma femme est sûre d'avoir fermé la maison à clé en partant, et nous n'avons donné notre clé à personne !
Mrs Hamilton étouffa un sanglot, sans doute se sentant coupable, et son mari s'interrompit pour la consoler, sous le regard agacé de Drago. Il reprit néanmoins très vite, après que la blonde ait soufflé bruyamment dans un mouchoir de soie.
— Nous sommes revenus vers les 3 heures du matin, et la porte était ouverte à notre retour … Je suis rentré en premier pour vérifier, mais elle était vide. Les voleurs étaient partis et depuis longtemps …
— Et que vous a-t-on dérobé ?
— Oh, très étonnement, pas grand-chose. Enfin, rien de matériel. Juste de l'argent que nous gardions dans notre coffre-fort au bout du couloir, et quelques bijoux quelconques sans grande valeur que ma femme gardait par affection. C'est étonnant, car nous avons ici une grande quantité d'objet de valeur …
Haussement d'épaules. Soupir. Il n'avançait pas avec ça.
— Vous n'avez touché à rien ? Si cela ne vous dérange pas, j'aimerai que mon équipe enquête un peu, en espérant trouver quelque chose appartenant aux voleurs.
Le vieil homme, caressant toujours les épaules de sa femme, ne manifesta pas de négations. De toute façon, tout était dans son intérêt, et lui aussi espérait mettre la main sur les ingrats qui avait osé lui dérober de l'argent, pour refaire un collier avec leurs dents.
— Oui, bien entendu. Et non, nous n'avons touché à rien. Je peux vous montrer le coffre, si vous le voulez.
Drago hocha la tête, et suivit, sans rien ajouter de plus, Hamilton. Alors que celui-ci leur montrait les lieux d'effractions, le blond remarqua, comme sur les précédents maisons qui avaient subis un vol, le fameux insigne qui semblait le narguer malicieusement. A côté de la porte du coffre, un petit dessin était dessiné d'une couleur charbonneuse. Quelques traits de pinceaux précis, et pressés. Un cercle, oui, simple gracile. Coupé à son exacte moitié par une barre oblique. Le tout, englobé dans un triangle aux bords cassants.
Il soupira longuement. Il avait donc à faire à la même équipe que les dernières fois. C'était quoi ? ... Le cinquième cas en quelques mois ? Au moins. Le blond savait, avant même d'avoir essayé d'enquêter, qu'ils ne trouverait rien. Pas la moindre trace. Ces voleurs là étaient trop méticuleux, trop malicieux. Et cela agaçait profondément le jeune homme. Il ne rêvait que de les coincer, et de leur faire avaler leur foutu triangle de malheur. Oui, c'était une bonne idée, ça.
Blasé, il laissa tout de même son équipe prendre la relève, et il fit balader son regard sur la luxueuse décoration de la famille.
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Tout était richement décoré. Allant des tapis jusqu'aux tapisseries, la maison pouvait semblait très vieille époque pour quelqu'un de l'âge du jeune homme. Les lustres aux plafonds, scintillant d'or et de diamants, illuminaient magnifiquement les couloirs nacrés. Pendant un court instant, il glissa même ses doigts le long du marbre blanc, époustouflé par la prestance de cette demeure, qui malgré le viol qu'elle venait de subir, ne se tarissait de beauté.
Attendant que ces collègues règlent les derniers détails, et inspectent tout une dernière fois, Drago s'était adossé au mur, et réfléchissait rapidement. Il n'avait qu'une hâte, rentrer et se couler un bon bain chaud. Mais il savait qu'il avait encore une tonne de choses à faire, sans oublier la soirée à venir, et il soupira de dépit.
Ce ne fut qu'une trentaine de minutes plus tard que les autres le rejoignit, et ils purent repartir tranquillement, promettant aux Hamilton qu'une autre équipe prendrait en charge la suite des opérations. Drago, heureux de s'être enfin débarrassé de cette corvée, était presque prêt à offrir le déjeuner à ses collègues, mais il se ravisa au dernier moment. Il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin, non plus.
Un sandwich et quelques heures plus tard, le blond transmettait son rapport à son chef, et confiait la suite des opérations à une équipe plus spécialisée que la sienne. Bon débarras.
Retournant, satisfait dans son bureau, il sortit de son petit sac un smartphone qu'il ne consultait presque jamais, et y lut les messages qu'il avait reçu. Pansy ne l'avait pas épargné, son répertoire était désormais rempli des dix-sept derniers messages de la brune. Il fut d'ailleurs amusé d'en voir un solitaire, de Théo, qui se faisait malmener et enterrer par ceux de son amie.
Il ne prit même pas la peine de les lire – de toute façon, ils parlaient tous de cette stupide fête – et il rangea le petit appareil tout au fond de son sac, à l'abri de tous regards et toutes tentations. Puis, il passa une main baladeuse dans ses cheveux, et quitta sans regret le bureau.
Il avait vraiment besoin d'un bon bain bouillant, en espérant que l'eau chaude soit revenue.
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Rapidement, sans prendre le temps de réfléchir ou de songer, laissant les mots couler sous ses doigts, elle écrivait, à toute vitesse. Parfois, elle en oubliait presque de respirer, et elle se mordillait avidement la lèvre, comme à chaque fois que l'inspiration prenait possession de ses doigts.
Hermione venait de retrouver toute sa créativité et elle laissait son art s'exprimer sous l'aspect de phrases et sarcasmes. Satisfaite, sans même prendre le temps de se relire, elle mit un point final à son article, et poussa un long soupir.
Maintenant que l'adrénaline retombait, et que les battements alarmés de son cœur se faisaient plus calme, son éminente migraine revenait en force, et elle grimaça, se massant lentement les tempes. Pire encore, elle avait oublié ses cachets préférés chez elle, et la fatigue venait s'ajouter à la longue liste de ces préoccupations.
Bien sûr, ce fut à ce moment-là que Ginny Weasley – bientôt Potter – choisit pour entrer en trombe dans le bureau de la brune, et lui adressait un grand sourire énigmatique … Hermione n'était pas au bout de ses surprises.
— Oh, Ginny ! Qu'est ce que tu fais là ?
La rousse prit place sur la chaise faisant face à son amie, et elle ne savait se défaire de son sourire amusé.
— Je suis venue te chercher ! Pansy m'a fait promettre que je devais m'occuper de toi, et te préparer pour ce soir … Et comme je suis en congé maternité depuis peu, et bien je profite pour te rendre visite !
Ginny caressa doucement son ventre rebondi pour appuyer ces propos. Elle se montrait redoutablement convaincante, et Hermione n'avait pas vraiment de quoi lui résister. De toute manière, si Pansy l'avait décidé, alors il en serait ainsi. Cependant, la brune n'allait pas se laisser faire du premier coup.
— Me préparer pour ce soir ? Tu sais très bien que je peux m'en charger toute seule …
La jeune femme leva les yeux au ciel, en gloussant.
— Ne discute pas Hermione Jean Granger. On va aller faire du shopping ! Je suis une femme enceinte de 7 mois, on ne discute pas les dires d'une femme enceinte !
Son éclat de rire fut très vite rejoint par celui de la journaliste, et elle baissa les épaules. De toute façon, si elle n'y allait pas volontairement, la rousse était bien capable de la tirer par les oreilles.
— Je crois que je n'ai pas le choix …
Ginny se leva en sautillant, criant et claquant dans les mains, enchantée. La première partie du petit plan que Pansy et elle avait élaboré venait de se réaliser. Ne restait plus qu'à se charger de l'étape deux, et de l'étape trois, et le reste se ferait sûrement tout seul …
— Heureusement qu'on est vendredi, et que j'ai des heures à prendre, parce que je te jure que je n'aurais pas levé le fessier de mon bureau dans le cas contraire, bougonna Hermione.
La jeune femme gloussa doucement, et se rassit tranquillement, laissant son amie régler les derniers détails et boucler ces travaux. Très vite, la brune rassembla ses affaires, mettant son article à peine ébauché dans un coin de son bureau. Il attendrait lundi. Maintenant, il était temps de se consacrer à un week-end qui se présentait plutôt mouvementé, et dont elle n'échapperait pas. Peut-être, que, pour une fois, elle arriverait à se détendre et à se laisser aller … Comme si elle en avait envie !
Comme elle s'y était attendue, Ginny la traina bel et bien par les oreilles pour l'amener dans des boutiques plus grandes les unes que les autres. Hermione fut forcée d'essayer multiples habits, la plupart ne lui plaisant même pas à elle-même.
— Ne fais pas la tête, Mione ! Il faut profiter un peu !
La reporter se retint de lui cingler qu'elle préférait aller à la bibliothèque que dans les magasins pour s'amuser, mais son amie avait l'air si heureuse d'être là, et de sortir un peu de sa morne routine, qu'elle finit par s'abstenir. Elle savait bien que la grossesse de Ginny ne se passait pas très bien … Il fallait bien qu'elle la ménage un peu.
Alors, sans acquis de conscience et sans remord, elle acheta consciencieusement tout ce qui lui passait sur le corps et qui lui seyait bien. Frisant parfois l'indécence et la vulgarité avec des jupes rivalisant de longueur, des débardeurs cachant à peine son nombril ou ces pantalons qui la serraient tellement qu'elle n'arrivait à peine à plier les genoux, elle ne faisait aucune distinction. Elle achetait tout, simplement, pour le plus grand bonheur de Ginny.
Dans un énième – et dernier, comme lui avait promis la rousse – magasin, celle-ci arriva vers la cabine d'essayage avec un déshabillé vert foncé. Hermione leva les yeux au ciel.
— Je ne vais pas essayer ça ! Déjà, parce que je ne le mettrai jamais, mais aussi parce que c'est vert ! Tu sais bien que je préfère les couleurs chaudes …
— Hermione…, menaça la femme enceinte, plissant les yeux. Tu l'essayes tout de suite, et tu ne discutes pas.
La brune soupira et se résigna. Attrapant la lingerie, elle l'essaya. Sans pudeur, Ginny passa la tête dans la cabine et contempla tour à tour le reflet et Hermione.
— Olala, c'est magnifique ! C'est décidé ! Je te l'offre ! Et ne fais pas cette tête-là, ce sera pour ton anniversaire ! C'est dans deux semaines, alors ce sera un cadeau en avance …
Levant simplement les yeux au ciel, la jeune femme ne sut quoi dire. Elles réglèrent leurs derniers achats, puis prirent le chemin du retour. L'heure était déjà passablement avancée, mais elles avaient encore le temps avant la soirée. Elles se hâtèrent tout de même, désireuses de se mettre au chaud.
Maintenant, il ne restait que le plus dur à faire.
Relooker Hermione et la rendre méconnaissable à cette maudite soirée. Les heures à venir s'annonçaient pénibles.
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Et voilà pour aujourd'hui ! Alors, content, pas content ?
Le prochain chapitre sera la fête, et autant vous dire qu'on va pas les épargner, nos cocos. D'ailleurs, prochain chapitre, c'est aussi la première rencontre entre Hermione et Drago. c: Faites moi part de vos avis, de vos attentes et de ce que vous pensez que Pansy va concocter ...
Bon, je ne m'éternise pas ! Je dois encore ranger ma chambre avant l'arrivée de ma famille, rip.
Chapitre 3 le 29 Octobre !
Une petite review et vous pouvez prendre un bain chaud avec Drago. Ou acheter des sous-vêtements avec Hermione. Comme vous voulez.
Bisous ! A bientôt !
