Hello guys!
I'm here!
Voici la suite des aventure de Pietro chez les Barton, j'espére que vous y trouverez votre compte et que cela vous plait toujours.^^
HAWKSILVER
Comment séduire un oiseau veuf et dépressif
Partie 3
Résumé : depuis la mort de sa femme Clint est contraint de s'occuper de ses enfants, seul. Ils lui permettent ainsi de penser à autre chose qu'aux êtres qu'il a perdu. Sauf que ce n'est décidément pas tenable. Un surmenage arrive bien vite. Et devinez qui le Shield(je sais il a coulé shut up I tell u a story !)appelle pour lui permettre de souffler un bon coup ? Le plus rapide des Avengers ! Quicksilver !
Leçon 2 : ranger le territoire de votre oiseau.
À peine Clint eu t-il fini sa tirade que l'optimisé le sentit plus pesamment contre lui. Sa respiration se fit tout de suite plus lente, tout son corps se détendit de nouveau. Il ne fallu pas plus longtemps à Pietro pour comprendre que le blond venait de tomber de fatigue. Il ne sut pas vraiment comment le prendre. Si c'était juste parce qu'il n'en pouvait plus ou si son oiseau lui faisait assez confiance pour s'abandonner à ses soins. Délicatement il se dégagea de l'archer, le déposant sur le canapé. N'ayant besoin que d'un rapide aller-retour pour mettre le bébé Barton à l'écart, s'étant soudainement promit d'avoir les mêmes égards pour lui que s'il était de sa famille, le speed runner reporta son attention sur le patriarche de la maison.
Ainsi assoupi le blond vénitien lui sembla encore plus fragile. Il voyait à peine sa respiration sous son t-shirt bien trop large pour sa carrure toute frêle. Ses traits avaient prit une expression apaisée. Des mèches encore mouillées commençaient à tremper le canapé. Le regard bleu de l'optimisé fut captivé par ces lèvres, d'un rose pastel sirupeux, aux courbes sensuellement ourlées, dont la partie supérieure était plus fine que celle du dessus, qui s'entre ouvraient dans une invitation tentatrice. Elles semblaient attendre le baiser d'un prince charmant. Pietro inspira difficilement, il ne se voyait pas abuser d'une personne inconsciente. Il avait une morale après tout.
Pas question de brusquer Clint quand à ces envies qu'il produisait en lui, il devait déjà le secouer un bon coup pour le faire de nouveau marcher droit. L'optimisé décoloré prit tendrement son oiseau dans les bras. Faisant tout de suite en sorte d'enfouir le visage du bel endormi contre son torse. Aucune distraction tant la journée ne serait pas fini. Si l'archer ne pouvait pas s'occuper de sa maisonnée, son programme s'annonçait charger. Pour monter dans la chambre du blond, il n'utilisa pas son pouvoir. Il voulait profiter de la sensation de son souffle contre son t-shirt serré, sentir sa cage thoracique se soulever collée à la sienne. Ce besoin se fit soudainement impérieux dans son esprit. Il en vint à se demander comment il avait pu préférer d'autres contactes. Il résista à son désir de le cajoler tout ça parce que l'homme qu'il tenait avait un air de poupée en porcelaine qui pouvait se briser à tout moment. Gravissant les marches quasi religieusement, son instinct le guida jusqu'à la suite parentale de la maison. Une décoration simpliste du plus bon effet l'agrémentait, comme dans le reste de la ferme d'ailleurs.
Ces quelques pièces jointes embaumaient. Cette odeur à fois virile et réconfortante, Pietro la reconnu sans problème. Celle de l'ancien Avengers. Mais tendis qu'il se laissait emporter par le bien être qui venait de le frapper, une senteur indésirable vint couper court son plaisir. Elle était plus florale, plus douce, totalement écœurante, pour son odorat préférant les effluves masculines. Il fit rapidement le rapprochement entre les problèmes de sommeil de l'archer et l'odeur de sa défunte femme. Une certaine Laura. On l'avait rapidement briefé sur elle, Nick avait insisté pour que ce soit fait durant le trajet jusqu'à la gare. Dans la grande ville la plus proche du petit village étaient scolarisés Cooper et Lila, un jour où elle avait voulu faire une surprise à son mari. Dans une ruelle, en sortant d'une boutique, bang. Abattue, d'une balle en pleine tête. Pas un seul super-héro dans le coin. Clint qui pensait que tout était de sa faute. Qu'il aurait dû insister pour l'accompagner. La dure vie d'un super-héro. Une vie complexe, dont l'amour entre humain et super devait être absent. Sous peine de souffrir. Hawkeye en était la preuve. Et pourtant malgré toutes ses réticences et ses connaissances quand à la faiblesse de gens normaux, Pietro était là. Clint n'était pas n'importe qui. Il était la pierre angulaire des Avengers, tout en n'ayant comme seuls pouvoirs un don pour l'archerie et se targuer de mieux voir de loin.
Dans ses bras son ami se rappela à lui en laissant échapper l'un des gémissement les plus mélodieux et sexy que le Sokovien ait jamais entendu. Il dégluti en sentant le battement de son cœur s'emballer de nouveau. Lui qui avait presque réussi à se calmer. Pourquoi fallait-il que ce maudit archer soit inconsciemment si envoûtant ? L'optimisé frémit en imaginant ce que ce serait quand il arrêterait sa dépression. Avec moultes précautions, il se décida enfin à déposer son oiseau déplumé dans le lit au milieu de la pièce principale, sous la couette à la housse d'un marron châtaignes crémeux qui semblait ne pas avoir été défaite depuis plusieurs jours. Il lui paru tout petit la dessous. Le fait était que cela le rendait improbablement mignon et sans défense lui traversa l'esprit. Pietro s'agenouilla prêt du bord pour que son souffle régulier vienne effleurer son visage.
-Je me charge de tout, t'en fait pas, murmura-t-il pour ne pas le réveiller.
Il lui eu un sourire en coin et du bout de ses lèvres alla effleurer le front du blond, un geste impulsif d'une fugacité toute choupi, certainement pas dans ses habitudes. Ce qu'il lui faisait pas faire cet archer… Il se releva, sortit sur la pointe des pieds aussi silencieusement que ses Docs lui permirent et referma la porte. Il descendit chercher Nathaniel, l'amenant en vitesse grand V à la cuisine. Il le déposa dans son siège bébé pour investiguer dans les tiroirs et les placards et mettre la main sur de la nourriture adaptée. L'horloge marquait une heure. Le SHIELD lui avait aussi fournit d'autres informations importantes. Telles que l'heure de sortit de l'aîné et de la cadette Barton, pour l'école. Il avait trois heures avant de devoir les ramener à la ferme.
Il fini par dénicher quelques pots de compote de pomme au nom bizarre. Ainsi il se retrouva à donner la béquet à un enfant en bas âge avec une cuillère en plastique. La patience n'étant pas vraiment son domaine, ce fut long et énervant. Les bambins étaient décidément des créatures peu engageantes, lui faisant se poser des questions quand au fait d'en pondre un pour finir par le garder. Les mystères de la vie de famille… Mine de rien ce petit être avait hérité de certains traits de son père le rendant plutôt mignon. Cette façon qu'il avait de communiquer, par petits gazouillis terriblement craquant qui lui donnait une ressemblance improbable avec un oisillon en détresse. Le pot fut tout de même rapidement vide et Pietro se mit en tête de faire prendre l'air à Nathaniel. Il nettoya gentiment tout derrière eux en pensant même à mettre le pot au recyclage. Le genre de chose qu'il ne fairait que pour Clint.
Dehors, l'optimisé déchanta sur le champ. Il avait du travail. Mais il avait l'intention de laisser la progéniture de son oiseau sur la terrasse au moins. Le fait était que la propriété de autour de la maison n'avait pas été entretenu lui fit grincer des dents. Il n'était pas réputé pour avoir la main verte. En fait il n'avait jamais vraiment eut envie d'essayer, plus par oublie de cette discipline. Cela ne lui prit pas longtemps pour déblayer toutes les plantes ayant reprit leur droit sur le terrain à l'abandon. Il se servit de ses pouvoirs. Son corps tout entier remplaçait aisément n'importe quel outil. Il ne vit pas le temps passer même s'il allait voir Nathaniel pour s'assurer qu'il ne lui arrivait rien de grave. D'une façon quasi maternelle bien qu'inconsciente qu'il réservait pourtant à Wanda. Comme si malgré sa réticence il appréciait le bambin. L'heure d'aller chercher les enfants approchait sans crier gare. Parce que finalement l'optimisé se rendit compte que ce n'était pas si nul les plantes. Peut-être replanterait-il le potager de la ferme. Mille et une idée quant à l'utilité de ce terrain lui traversèrent la tête. Décidément il prenait sa première mission bien à cœur. Il ne pu s'empêcher d'en être fier.
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Aujourd'hui rien n'avait encore réellement changé. Lila avait subit sans broncher les moqueries de ses camarades de classes par rapport à la dépression de son père. Elle ne disait pas un mot. Notant telles paroles de tels enfants. Pour plus tard. À la sortit, elle leur montrerait qu'il ne faut pas manquer de respect à un Barton. Encore moins de manière détourné, voir lâche. C'était bas de la taxer sur l'état de son seul parent encore en vie. Ils ne comprenaient pas eux, ce que la mort d'un proche peut produire. Les rumeurs allaient bon train au village. Fut un temps où tous savaient que Hawkeye les avait tous sauvé des plans de l'abominable Loki. Maintenant l'on se murmurait qu'il se négligerait, ainsi que ses enfants. Combien de fois avait-elle dû montrer à l'assistance sociale de l'école que non ce n'était pas le cas et que non ce n'était pas la peine de les envoyer en foyer d'accueil le temps que Monsieur Barton aille mieux. Bien au contraire. Les éloigner de lui l'aurait achevé. Il avait été un héro, certes, mais il était avant tout un homme à qui il ne restait que ses enfants.
Lila calma les battements de son cœur qui pulsait à l'approche de l'heure fatidique. L'impatience faisait bouillir ses veines. Elle était la plus impulsive de la fratrie Barton. Cooper étant bien plus calme et taciturne qu'elle. Sa préférence allait aux mots acerbes et bien trouvés. Il tenait ça de leur mère. De son côté Lila affectionnait plus l'action. Aucunes provocations ne se devaient de rester impunies. Leurs semblables s'étant révélés être une bande de gamin immatures totalement détestables. Les enfants Barton faisaient les frais depuis l'incident de cette stupidité. Ce n'était que trop d'inactivité pour Lila. Fini de subir. Du haut de ses 9 ans elle s'était déjà battue plusieurs fois. Toujours pour défendre son frère stoïque. Cooper se bornait à croire que la violence ne résolve rien. Il fallait bien quelqu'un pour le préserver. C'était elle qui en avait prit la responsabilité. Après tout sa maturité supplantait celle de son frère.
-Mademoiselle Barton !la sortit de ses pensées sa maîtresse. Rappelez nous l'année où les Britanniques prennent les États-Unis à la France.
Lila resta muette, complètement figée. Elle n'avait une fois de plus rien suivit. Au premier rang la miss je sais tout de la classe levait le bras comme une forcenée pour avoir le plaisir de répondre à sa place. Mais Madame Bevell faisait semblant de ne pas la voir gesticuler sous son nez. Bien sûr, quoi de mieux que d'interroger un élève dans la lune. Un plaisir de prof, à ne point en douter.
-Allez, insista Mme Bevell fixant toujours plus fort la jeune fille dissipée. Éclairez nous puisque vous semblez pouvoir vous dispensez de la leçon du jour.
Silence pesant dans la salle. La cadette Barton laissa son regard alterner entre la maîtresse et la chouchoute de celle-ci. Tout envoyer balader lui paru une solution tentante. Mais pas à l'école. Après tout au mieux. Lila inspira un grand coup avant de s'arrêter sur l'adulte.
-Demandez plutôt à Naomi, ça crève les yeux qu'elle en a plus envie que moi, lança-t-elle d'un ton provocateur tout la fixant avec défiance.
Elle avait soudainement eu envie de bousculer son institutrice, tout simplement parce que sa froideur l'échauffait encore plus que l'attente de la sonnerie. La mâchoire de la fonctionnaire se contracta tendis que ses molaires durent s'entre choquer. Cooper serait sans aucun doute fier de son fait d'arme pacifique, pour une fois qu'elle l'était. Elle le voyait déjà lui adresser un de ces grands sourires glorieux qui illuminaient ses traits. Tous ses camarades se tournèrent vers sa table, surprit qu'elle ne fulmine pas en silence. Le courroux de Madame Bevell, qui ne supportait pas que l'on lui manque de respect, ne fit malheureusement pas attendre. Elle se planta devant Lila et se plia pour être à la hauteur du regard défiant de la petite fille.
-Très bien, nous verrons si vous continuez à être insolente dans le bureau du directeur, gronda-t-elle presque avec un sourire de requin. Naomi accompagnez la je vous prie.
Lila devait accepter sa propre reddition. Que pouvait-elle faire contre l'autorité d'un adulte en pleine possession de ses moyens… La miss je sais tout se leva avec un grand sourire trop heureux pour qu'elle n'ait pas l'air de prendre un malin plaisir à se faire bien voir. Lila se promit de lui faire sa fête à elle aussi. Là maintenant il valait temporiser. Reprendre son calme. Obéir était primordial, comme tout autant frustrant. Ce fut dans cet esprit qu'elle suivit son insupportable accompagnatrice jusqu'au bureau de Monsieur Shurley, dont le bureau se trouvait dans un coin reculé de l'ancien hôpital de campagne reconvertit en école par les bonnes sœurs du village. L'homme n'avait pourtant pas le moins du monde une tête de directeur d'école, avec ses cheveux éternellement en bataille, sa barbe négligée et ses tenues peu appropriées à un poste aux si hautes responsabilités. Il insistait même pour que tout le monde l'appelle par son prénom, parents et élèves compris.
-Tu devrais être reconnaissante que je te sauve de Madame Bevell, se vanta Naomi avec cette intonation pompeuse qui aurait pu donner des envies de meurtre sur sa personne à un militant contre la peine de mort.
Lila leva les yeux au ciel sans plus faire attention à sa camarade d'un orgueil ennuyeux. Les couloirs déserts ayant autres fois étaient le centre administratif de l'établissement se profilèrent devant elles. Naomi ne tarissait plus ses paroles auto-gratifiantes. Lila fit abstraction des bruits qu'elle produisait en bougeant les lévres, en venant un bref instant à oublier sa présence inutile. Tous les couloirs menant au bureau de Chuck Shurley dans le bâtiment.
-Tempi pour toi, acheva miss je suis une horripilante narcissique dont la bouche apprécie de débiter moultes idioties sur elle-même.
Le bureau du directeur était juste à côté d'elles. Décidée à ne pas lui faire le plaisir de placer un seul mot la cadette Barton s'engouffra dans le repaire de l'hurluberlu qui gérait l'école primaire du village depuis l'abandon de la bâtisse par les sœurs. La pièce, qu'elle savait circulaire, était plongée dans une semi obscurité qui reposait les yeux. En son centre trônait un imposant secrétaire étrangement circulaire. Une forme se trouvait recroquevillée derrière un ordinateur portable. L'écran projetait la seule source de lumière du bureau sur le visage concentré et barbu de Monsieur Shurley. Lila remarqua qu'il portait un peignoir en coton rendu rêche par le temps. Il tapait activement sur son outil de travail. Des feuilles, des dossiers, des stylos et des boîtes de nourriture livrée étaient éparpillés autour de lui en un joyeux bordel. Il leva la tête en grommelant à la vue de la porte entre ouverte qui laissait entrer les lueurs agressives de la journée. Lila se dépêcha de la faire claquer rendant à l'endroit toute sa sombre tranquillité. Elle se rapprocha de l'homme qui n'affectionnait pas beaucoup être dérangé.
-Chuck, c'est Madame Bevell qui m'envoie, l'informa la fillette.
Chuck stoppa son martelage de clavier et se pencha sur le côté pour savoir qui venait troubler la quiétude de son labeur. Voyant la jeune Barton un sourire vint orner son visage. Celui ci de sourire n'était en rien menacent ou hypocrite. Ce n'était pas son genre. Chuck désapprouvait toute sorte de méchanceté. Même en vers les éléments perturbateurs, comme Lila. Des fois elle se demandait si cette n'était pas trop dur à porter comme responsabilité, si comme elle, il n'avait pas envie de tout arrêter et mettre le souk pour se passer les nerfs. Il était toujours gentil. Malgré ses extravagances il faisait un travail impeccable, aussi bien les tâches administratives que de régler les problèmes sociaux entre ses ''employés'' et les élèves.
-Qu'as tu encore fais à cette chère Antonia ?s'enquit-il un éclat rieur faisant pétiller ses yeux clairs.
-Je l'ai juste un peu provoquée, éluda Lila une esquisse de sourire pointant du coin de ses lèvres. Elle m'à chercher. L'occasion était trop belle pour ne pas en profiter.
Chuck poussa nonchalamment son ordinateur pour mieux la voir. Un petit rire lui échappant.
-Pour une fois que tu ne frappe personne, conclut-il ces mots sonnant comme des félicitations de sa part. Enfin nous réglerons cette querelle demain. J'avais justement quelque chose à te dire. À propos de cette après-midi.
-Cela concerne mon père ?demanda Lila. Ce n'est pas lui qui va venir nous chercher mon frère et moi ? Tante Nat vous à prévenu de son arrivée ?
Le directeur reprit un air plus grave tout en se raclant la gorge. Il lui fit signe de prendre place sur le pouf devant son bureau. Dire qu'elle avait hâte de revoir sa tante serait un euphémisme. Elle ne se fit pas prier deux fois pour s'y affaler. D'un confort que son aspect plutôt vétuste ne laissait pas supposé, le siège incongru l'accueillit en se vidant de son air.
-J'ai reçu un mail de ton père qui donnait une dérogation spécial à un certain Pietro Maximoff, annonça Chuck de la façon la plus sérieuse que Lila ne lui ait jamais vu.
La fillette resta coïte d'incompréhension. Elle voulait que ce soit sa tante qui vienne à la ferme familiale. Pas le premier agent disponible ! Apprendre cela ne fit que l'énerver plus encore.
-Mais c'est pas possible, souffla-t-elle en se mettant à bouder. On avait demandé que ce soit Natacha qui s'occupe de papa.
Chuck lui adressa toute sa compassion du regard même s'il ne semblait pas vouloir quitter son siège.
-Il ne faut pas juger les gens sans les… commença Monsieur Shurley sans que la sonnerie ne le laisse terminer.
Il se tut. Sa pensée avait été comprise. Ne pas imposer plus de désagrément à Lila lui fut évident. Surtout qu'elle avait son sac à prendre.
-À demain, Lila, la salua-t-il simplement.
Celle-ci parvint à s'extirper du pouf et lui adressa un hochement de tête.
-À demain, Chuck, murmura presque Lila en passant la porte.
Il lui fallait se dépêcher de récupérer son sac sachant qu'il était encore dans la salle de Madame Bevell. Heureusement son institutrice n'avait pas eut envie de s'attarder. Son sac, d'une banalité sans nom, avait été posé contre le mur, non loin de la porte. Tout en le passant sur ses épaules elle remercia l'impatience de sa maîtresse. La croiser aurait ouvert les vannes de sa colère. Une fois dehors, ses yeux rencontrèrent ceux de Cooper. Il avait laissé partir les camarades que sa sœur avait voulu défier. Si les prunelles de la cadette Barton avaient été des armes, son grand frère ne serait plus de ce monde depuis belle lurette. Mais c'était son frère et elle l'aimait quand même.
-Lila et Cooper, c'est ça ?entendit-elle alors dans son dos.
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-C'est toi qui as protégé notre papa de la mort ?lâcha Lila de but en blanc.
Pietro manqua de les envoyer tous les quatre dans le décor. Il pu compter sur ses réflexes d'optimisé ainsi que la lenteur du pick-up des Barton pour empêcher le désastre. Un agent du SHIELD l'avait briefé quand aux oisillons de Clint. Ils les surveillaient dans le dos de leur père. Ainsi le blond décoloré savait que Lila avait les capacités pour devenir une combattante, à la manière de Black Widow et que Cooper fairait un brillant agent tactique. Bien évidemment il ne s'était pas attendu à ce que les enfants lui posent soudainement des questions quand à ses relations avec Hawkeye. Il leur parla plutôt franchement, une certaine affection à leur égard prenant possession de ses pensées. Tout particulièrement pour la fillette dont l'impatience lui rappelait la sienne. Elle le faisait se souvenir de son enfance perdue. Leur complicité se fit évidente.
Pietro fut d'une grande patience pour leur devoir et semblait avoir un don pour s'occuper d'enfants, bien qu'il ne voyait toujours pas en quoi en avoir pouvait être utile. Lila lui fit faire des crêpes. Son frère participa tendis que Nathaniel manifestait toute la joie du monde à les voir s'amuser pour la première fois depuis deux semaines. Le rez-de-chaussé de la maison Barton résonnait de rire. La fratrie semblait avoir adopté l'optimisé. Le soir tomba sans que aucun d'entre eux ne s'en aperçoive. Le décoloré faillit en oublier le patriarche qui dormait à l'étage.
D'un coup d'œil il fit comprendre aux enfants qu'il montait. Prenant une assiette où se trouvait quelques crêpes pour aller les déposer sur la table de nuit tristement impersonnelle de Clint. À nouveau l'odeur de son oiseau lui fit tourner la tête. Pire cela fut-il quand son regard vint s'échouer sur la forme endormi dans le lit. La vision de son oiseau faillit lui couper la respiration, elle se fit même bien plus difficile. Calme et tranquille, sa beauté ne faisait aucun doute. Sa respiration était délicate. Un léger sourire inconscient ornait ses douces lévres que Pietro aimait tant observer. Il resta penché au dessus de lui, laissant les effluves du léthargique envoûter ses sens. Cette chaleur monta en lui, comme la mousse d'une bouteille de champagne à son ouverture. Un long frisson le parcouru en entier quand un gémissement passa la barrière rosée. L'étroitesse de son treillis se fit tout de suite ressentir. Il serra les dents.
Invoquant la totalité de ses forces pour se retourner, échapper à ses appétences peu catholiques, ne pas faire de connerie qu'il regretterait. C'était d'une complexité effroyable. Tellement frustrante. En face de lui, le dressing de Clint apparu presque comme la résolution bénie. Ses jambes se murent de leur propre chef pour s'y engager. Il écarta les bras, l'espace sembla alors fait pour que ses paumes touchent entièrement les vêtements sagement pendus de chaque côté. Ses muscles s'enflammèrent alors qu'il frissonna encore plus fort que la fois précédente. Il s'avança vers le fond, pénétrer l'endroit le fit se raidir tout entier. Ses paupières virent occulter sa vue, cèdent la place à son odorat et son toucher. Ses doigts passèrent sur les différents tissus rangés. Son choix s'arrêta sur un grand t-shirt qui exhalait l'empyreume que Clint laissait sans doute sur ses pyjamas. Sa main l'empoigna avec la force du désespoir. Il le tira de son cintre contre lui. Se laissant choir au milieu du dressing, Pietro porta le col à son nez, pour sentir pleinement l'effluve qui en émanait. Son souffle se fit court, il se mit à suffoquer, ses poumons se serrant sous le coup. Il plaqua le tissu sur son visage d'une main, faisant se poser sa tête sur le rebord d'une étagère à sa hauteur, l'autre alla effleurer sa virilité douloureusement compressée. Un hoquet s'évada de sa bouche à cette sensation.
Tout en faisant sauter le bouton de son treillis ses yeux semèrent des larmes de concupiscence bien vite absorbée par le coton. Sa main libre se glissa dans son boxer, libérant et empoignant son membre gorgé de désir. Se mettant à souffler le nom de l'archer contre le t-shirt. Il commença doucettement, pour ne pas se brusquer mais son organisme totalement grisé se cambra sous ce délicieux soulagement. Tout son corps brulant ne fut pas long à venir. Peut-être la retenue l'avait-il enhardit car ce soir là Pietro n'eu jamais goûté plus foudroyante et enivrante jouissance de toute la vie. Ce fut ce qu'il pensa, une fois soulagé, encore tremblant la tête lui tournant, le fruit de son orgasme fulgurant jusque dans sa crinière. Tout ça avec un putain de bout de tissus.
A vous de me donner votre avis sur ce chapitre. J'ai dû faire un choix. Mais à moi ça me convient parfaitement.
Your dear Archangel.
