Note : mirki à ceux qui ont lu jusqu'ici même si j'ai pas de review ici. Snorf snorf. J'espère que ce chapitre vous plaira ! La suite viendra dès que possible (je pense )


- Kyo : alors Tohru, comment va ta cheville ?

La jeune fille était assise sur le canapé. Elle sourit lorsqu'elle entendit la voix du chat.

- Tohru : mieux, merci. Mr Hatori m'a bien soignée. Tu sais Kyo, j'aimerais pouvoir remercier cette fille. Je voudrais la retrouver.

Il repensa aux paroles de Shigure.

- Kyo : guéris et ensuite on verra.

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- Akito : vous avez des nouvelles ? Vous l'avez retrouvée ?

- Domestique : non, pas encore. Cependant, certaines personnes affirment avoir vu quelqu'un ressemblant à sa description.

- Akito : pensez à préciser qu'ELLE a seize ans désormais.

- Domestique : oui.

- Akito : dépêchez-vous !

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Hatori venait de s'endormir.

Flash back (rêve)

- Akito : maintenant que tu es médecin, je veux que tu t'occupes d'ELLE. Je te donne la permission de lui parler. Il faudra que tu ailles la voir tous les jours.

La première fois que je lui ai rendue visite, elle lisait dans un coin de son pavillon. Elle fut surprise de me voir car, en général, elle était seule. Pendant les deux mois qui suivirent, elle ne prononça pas un mot. Je me souvins de la petite fille qu'elle était, si curieuse et pleine de vie. Un jour, je finis par entendre le son de sa voix. Elle était douce et envoûtante, digne de celle des sirènes. Et chaque jour, je la voyais grandir dans sa prison. Au fond de moi, je souhaitais qu'un jour elle puisse s'épanouir librement loin d'ici. Elle était dotée d'une beauté indescriptible. Son regard reflétait la pureté et la souffrance. J'aurais voulu la voir sourire. J'aurais voulu l'entendre rire. Mais je n'ai vu que des diamants couler de ses yeux émeraude, c'était des larmes de désespoir que j'ai essuyé sur ses joues diaphanes. Je n'ai fait que la consoler en la serrant dans mes bras alors que j'aurais voulu la sauver. Cette enfant fragile, la plus maudite d'entre nous, a réussi à toucher mon cœur glacé. J'ai commencé à l'aimer, elle, cet ange du chaos. Elle m'a dit « je t'aime » avant de disparaître. Ces mots résonnent encore en moi comme une mélodie sans fin.

Fin flash back.

- Voix : Hatori, Hatori… Réveille-toi !

Le dragon émergea en sursaut de son sommeil. D'où venait cette voix ? Celle-ci l'appelait et l'entraînait à l'extérieur. Il s'habilla et sortit de chez lui. La nuit était tombée et la lune était déjà haute dans le ciel. Il marcha jusqu'à un coin isolé du manoir. Il y avait une fontaine abandonnée en pierres blanches, un banc en fer et de nombreux arbres.

- Hatori : qui êtes-vous ?

Deux bras passèrent autour de sa taille. Il se retourna et tomba sur ce regard vert qu'il aimait tant.

- Hatori : toi ?

ELLE se hissa sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur celles du médecin. Celui- ci n'opposa aucune forme de résistance. Leurs langues, se découvrant pour la première fois, ne se séparèrent à regrets qu'une fois à bout de souffle.

- Hatori : où étais-tu passée ? Comment…

Elle posa un doigt sur sa bouche pour le faire taire.

- ELLE : Hatori, j'ai mis un peu plus de six mois pour me régénérer après l'accident. Comme tout le monde me croyait morte, c'était mon unique chance d'être libre et de découvrir le monde. Tu comprends ?

- Hatori : oui.

Il resserra son étreinte.

- Hatori : pourquoi être revenue alors ? Pourquoi ?

- ELLE : je suis maudite moi aussi. Ce lieu m'attire. Puis, il y a toi…

- Hatori : K….

Elle l'empêcha de prononcer son prénom par un baiser.

- Hatori : et maintenant ?

- ELLE : ne dis rien à personne, s'il te plaît. Juste que tu m'as aperçue dans la ville. Nous nous reverrons.

Elle l'embrassa furtivement et disparut dans une pluie de plumes. Le médecin rentra chez lui, le cœur dans les nuages.

Et si ELLE et Tohru se rencontraient ?

Par quoi ELLE est-elle maudite ?

Pourquoi Akito tient-il tant à l'enfermer ?

Et Hatori dans tout ça ?