Je regarde mon café couler dans la tasse beige tandis que je tiens d'une main le dossier de Lidia Arch, la première victime de A'. J'ai peu dormi cette nuit mais étrangement je ne suis pas du tout fatiguée, c'est peut être parce que je suis pressée de commencer à travailler. Cela fait un bout de temps que ça n'était pas arrivé, je suis habituellement le genre de fille qui s'ennuie facilement.

C'est précisément à ce moment que mon supérieur Erwin Smith décide d'entrer dans la salle collective du bâtiment. C'est une pièce assez lumineuse avec un lavabo, un micro-onde et une machine à café pour que les inspecteurs puissent prendre leur pause. Il y a une table au milieu avec des chaises similaires à la chaise noir en face de mon bureau. Les stores ici sont toujours ouverts ce qui permet à la plante en pot de s'épanouir. Je remarque qu'ils aiment bien les plantes en pot ici. Il y en a une dans presque chacune des pièces, seule mon bureau fait exception. Je suis persuadée que si j'en avais une, elle décédera en quelques jours parce que j'oublierais de l'arroser.

"Bonjour monsieur Smith." lui dis-je automatiquement en quittant à peine mon café des yeux.

"Bonjour, tu es bien matinale Nora." je grince un peu des dents en entendant son tutoiement. Bien que je sais qu'il est extrêmement bienveillant et qu'il me considère à ma juste valeur, je n'aime pas qu'on me tutoie alors que je vouvoie la personne. C'est valable pour n'importe qui. Mais bon Erwin Smith est quelqu'un de très respectable alors je prend sur moi.

"Je pense avoir trouvé une piste sur l'affaire A' donc je voulais commencer vite." me justifiais-je en prenant mon café qui est enfin prêt.

"Ah oui ? Tu veux bien m'en faire part ?" demande mon supérieur en se servant un verre d'eau.

"Si vous voulez mais les dossiers sont dans mon bureau et ce n'est pas une piste très aboutie." je répond en me retenant de boire mon café, j'ai vraiment envie d'en prendre une gorgée mais ce serait mal poli.

"Pas de soucis, allons dans ton bureau." dit-il en sortant de la pièce sans même attendre ma réponse. Je me dépêche de le suivre en prenant tout de même la peine de refermer la porte derrière moi. Il entre dans mon bureau qui n'est pas fermé à clef puisque j'y étais il y quelques minutes. Monsieur Smith se saisit de la chaise habituellement en face du bureau pour la mettre à côté de la mienne. Il s'assoit et je fais de même pour ne pas perdre de temps.

Je fais attention à bien poser mon café sans le renverser. C'est à ce moment que je vois celui d'hier encore posé sur mon bureau. Après avoir vu la mère d'Eren j'ai complètement oublié de le jeter. J'ouvre mes dossiers afin de commencer à étaler mes idées plus facilement.

"En tout il y 62 victimes. Dans ces 62 victimes, toutes ont des caractéristiques communes, sans exception. Elles sont toutes mortes d'une hémorragie due aux nombreuses coupures et incisions dans leur peau. Toutes ont aussi le fameux A' lacéré quelque par sur la peau, la plupart du temps dans le dos ou le torse." dis-je pour poser les bases de mon raisonnement.

"Oui c'est exacte." répond Erwin Smith qui est très attentif. Je sors une feuille vierge du réservoir de mon imprimante pour prendre des notes pendant que je parle.

"Mais il y a aussi des différences notables dans la manière de les torturer et c'est ça qui m'intéresse." dis-je en écrivant d'abord un 62 en haut de la feuille. "Même si cela n'a pas réellement de rapport on remarque déjà qu'il a une préférence pour les femmes puisqu'il en a assassiné 39." je marque ensuite sur la feuille la réparation fille-garçon de ses meurtres. "Ce qui m'intéresse donc principalement c'est de voir comment il a torturé ses victimes. Par exemple il a violé 21 femme, ce n'est donc pas systématique. " je fais donc figurer sur la feuille ce premier détail. "Ensuite 47 de ses victimes ont eu les ongles arrachés et les doigts brisés." j'ajoute ce second nombre à la feuille. "Plus rarement il décide de les torturer en les brûlant avec des objets chauffés à blanc, il l'a fait sur 8 personnes." j'écris ce nombre aussi sur la feuille. "Enfin et c'est ce qui m'intéresse le plus, il a retiré les dents de 12 victimes." je marque le dernier chiffre sur la feuille qui a l'air de faire sens pour moi mais je pense que je suis la seule.

Monsieur Smith reste songeur quelques secondes avant de prendre la parole. "Pourquoi les dents vous intéressent-elle particulièrement ?" demande-t-il.

"J'avoue que c'est plus de l'instinct qu'autre chose, c'est pour ça que je ne néglige pas les autres particularités." je me justifie un peu gêné, je ne trouve pas cela très professionnel de se fier à ses instincts mais je n'y peu rien je suppose.

"Je t'en pris continus Nora."

"Cela nous fais donc quatre groupes de particularité, je pense que quelque chose doit relier les personnes de chaque groupes ou du moins qu'il y a un sens à cela." je soupire en regardant ma feuille, cela me fait réaliser le nombre de victime impressionnant qu'il a fait.

62

23H - 39F

21 47 8 12

"Tu as commencé à chercher les points communs ?" demande ensuite monsieur Smith.

"Pas encore, je viens d'arriver." je répond un peu surprise. À quoi s'attendait-il ? Je ne peux pas avoir déjà fais tout ça.

"Oui c'est vrai excuse moi. Je vais te laisser travailler alors." dit-il en se levant. Au moment de franchir la porte il se retourne une dernière fois. "Ça me fait plaisir de voir quelqu'un qui essaye de résoudre cette affaire." dit-il en me souriant. "Continus comme ça Nora."

Il quitte la pièce en fermant la porte et c'est à mon tour de sourire. Ce qu'il m'a dit m'a réellement touché, je suis déterminée à creuser cette piste jusqu'au bout.

Je pense m'organiser et commencer dans l'ordre. Je commence donc à lister précisément les femmes victimes de viole. Je me rend compte qu'il ne s'intéresse pour ça qu'aux femmes qui ne dépassent pas la trentaine. Je remarque aussi qu'il n'a également pas violé une jeune fille de 22 ans pourtant très jolie sur les photos que je dispose. Qu'est-ce qui le fait choisir alors ? Est-ce que c'est simplement par pur instinct ou il choisit réellement à l'avance ?

Plus j'avance dans les recherches j'en conclu que cela doit être surement du à des pulsions ou quelque chose comme ça puisque qu'aucun lien ne semble exister entre les jeunes filles. Je soupire un peu déçue en quittant mon écrans des yeux. Je commence à avoir mal à la tête à force d'avoir les yeux collés à ce truc. Je me demande si je ne devrai pas prendre rendez-vous chez un ophtalmologue juste pour être sûre.

Mon café est déjà vide et je me lève pour aller jeter celui d'hier ainsi que mon gobelet vide. J'ai vraiment envie de faire une pause cela fait quatre heures que je travaille et je ne trouve rien de concluant.

Il y a aussi quelque chose de presque effrayant que j'ai remarqué. Son premier crime date de neuf ans oui, mais cette année là il n'a tué "que" deux personnes, l'année suivante trois et l'année d'encore après six. Ça augmente de manière exponentielle jusqu'à cette année où nous somme à 23, c'est énorme. Cela veut aussi dire une chose, il y a pris goût. En réalité je trouve ça carrément effrayant étant donné que nous ne sommes qu'en octobre et que l'année n'est pas finie.

Je commence à comprendre les autres enquêteurs qui ne se mêlent plus du dossier. En plus d'être un véritable casse tête, il est à vous donner des cauchemars terrifiants.

Je décide de prendre une petite pause et de sortir pour manger quelque chose. Je ne sais pas encore où je vais aller mais j'ai vraiment besoin d'arrêter quelques minutes de me torturer l'esprit.

Le quartier d'affaire de Trost est vraiment animé, il a été complètement rénové il y a cinq ans par un couple de deux grands architectes, les Arlert je crois. Je ne m'intéresse pas beaucoup à ce genre de choses mais le résultat est vraiment réussi. C'est très agréable de se balader ici. Je décide de m'arrêter à un petit restaurant qui sert des plats végétariens ce qui est une condition indispensable pour que je puisse y manger. Je prend un gratin d'aubergines que j'essaye de savourer du mieux que je peux. La décoration ici est tout de bois, de vert et d'orange. C'est un peu cliché pour un restaurant végétarien mais cela ne me dérange pas. Ce que je trouve en revanche de mauvais goût ce sont les petites affiches où des carottes et des salades parlent comme si elles étaient vivantes. Je pense que c'était dispensable, vraiment.

Lorsque j'ai finis mon plat je ne m'embête pas à prendre un dessert, je n'ai vraiment pas le temps. Je me lève et rentre au bureau pour continuer l'enquête. Sortir m'a fait un peu de bien et je suis déjà plus motivée que si j'étais restée manger dans mon bureau.

Lorsque je me rassois sur mon siège en cuire je décide de m'attaquer au groupe des personnes aux ongles arrachés même si je pense qu'il sont trop nombreux pour que cela veulent vraiment dire quelque chose. C'est une technique de torture très répondue d'arracher les ongles ainsi que de briser les doigts. Je ne suis pas très surprise qu'il le fasse souvent.

Les victimes sont souvent retrouvée dans des endroits au hasard dans la région, des parcs, des rues, des jardins... Il n'y a en revanche aucune trace de sang et rarement de trace de lutte chez la victime. Chez Eren par exemple c'est comme s'il n'était jamais rentré chez lui, enfin si il y a son sac de cours ce qui montre qu'il est bien passé chez lui et que c'est là que tout a démarré. La question que je me pose aussi c'est comment le tueur fait-il pour rentrer chez les victimes sans se faire voir ?

Il n'y a jamais aucun témoin des effractions, pourtant les personnes sont enlevées à des heures où il y a du monde dans les rues. C'est encore une zone d'ombre dans l'affaire mais je compte bien l'éclaircir.

Pour revenir au groupe de victimes aux ongles arrachés je ne vois rien de significatif, franchement ils sont tellement nombreux que je pense que ça ne sert à rien de creuser dans ce sens là. J'ai déjà perdu pas mal d'heure sur ça et je pense m'intéresser maintenant aux traces de brûlures.

Je suis également beaucoup intriguée par ces traces, surtout qu'il n'y en a que huit. Mais ce sont simplement des brûlures laissées par des tiges de fer, rien qui ai de la signification. Hanji a noté qu'il ont surement été fait avec un tournevis chauffé à blanc. Les endroits brûlés aussi sont quelconques, les bras, les jambes ou le ventre.

Ça me déprime un peu de voir que je ne trouve rien. On dirait vraiment qu'il se balade dans la rue et qu'il choisit une personne au hasard à chaque fois...

Un bruit à ma porte me sort de mes pensés et je pense que cela ne peut que me faire que le plus grand bien. La porte s'ouvre avant que j'ai répondu et je m'énerve intérieurement de ce manque cruel de politesse.

"Nora, tu vas bien ?" c'est monsieur Smith qui s'est permis d'entrer donc je ne peux pas réellement m'énerver contre lui.

"Oui oui, pourquoi ?" je demande en tournant ma chaise roulante vers lui.

"Parce qu'il est tard, tu devrais vraiment rentrer chez toi." dit-il et je jette un coup d'œil à l'heure sur mon ordinateur, 20:34, effectivement j'ai peut-être un peu abusé au niveau du temps de travail.

"Vous avez raison, je finis ce que je j'étais en train de faire et je rentre." il me fait un sourire chaleureux que je lui rend.

"Tu as trouvé quelque chose ?"

"Non rien." ça me déprime rien que d'y penser. Il me souhaite une bonne soirée avant de partir et je me remet au travail pour pouvoir vite rentrer chez moi.

Je veux juste faire une chose avant de partir, c'est dresser la liste des victimes qui se sont faites arracher les dents. Je ne lâcherai pas cette piste, je sens qu'il y a quelque chose d'important derrière.

-Arch Lidia

-Caderou Vanessa

-Winslet Mejio

-Furtosse Isabelle

-Salerau Katia

-Valetienne Antoine

-Donaton Andres

-Declora Ivan

-Martin Rita

-Zandili Arthur

-Rose Camille

-Yaeger Eren

Je les ai notés dans l'ordre chronologique de leur mort. Je ne sais pas si c'est comme ça je trouverai quelque chose mais bon. Le fait que leurs dents ai été arrachées me donne l'impression que c'est leur identité qu'il faut regarder. Je me concentre sur leur nom et prénom mais je ne vois pas vraiment quelque chose de flagrant. Enfin je fais ça depuis ce matin je devrai peut-être réessayer demain et peut-être que j'y arriverai mieux.

J'hésite à prendre la liste de prénom chez moi mais j'y renonce pour m'obliger à prendre une vraie pose avec tout ça. Je me lève de ma chaise et enfile ma veste en laine rouge, mon manteau gris d'hier était trempé quand j'ai voulu le mettre ce matin donc j'ai du mettre quelque chose d'autre. J'espère juste qu'il ne va pas pleuvoir non plus. S'il pleut, je pense que vais surement prendre un taxis, je ne veux plus revivre le calvaire d'hier.

Même si les stores de mon bureau sont fermés je peux voir qu'il fait nuit dehors, en revanche je ne peux pas voir s'il pleut. Je récupère mon téléphone sur le bureau, vérifie si j'ai bien mes clés et sors en verrouillant bien la porte. En sortant je vais prévenir le gardien que je part et il m'informe que je suis la dernière du bâtiment. Si seulement mes heures supplémentaires étaient payées...

Je marche jusqu'à l'arrêt de bus soulagé que l'air soit seulement humide sans averses. Mon bus arrive vite et c'est l'avantage de travailler dans une ville animée comme Trost. Ma maison se trouve à la périphérie de Trost, de l'autre côté de ce mur dont on a jamais compris la raison. Les légendes urbaines racontent que c'était pour nous protéger de bêtes mangeuses d'humains il y deux milles ans. Enfin bon au moins la régions est célèbre dans le monde entier pour ses murs impressionnant et cela nous fait pas mal de tourisme. Je trouve personnellement qu'il font juste un peu trop d'ombre mais ce n'est que mon avis. Le trajet en bus est rapide et je descend dans la rue adjacente à la mienne. Même si ce n'est plus dans Trost c'est tout de même très urbanisé.

Je pousse enfin la porte de ma maison en étant accueillie par la chaleur. C'est une toute petite maison, elle fait l'angle de la rue dont elle est mitoyenne que d'un côté, la moitié de mon salaire passe dans le loyer. Mais je l'aime bien, le salon est la cuisine sont ouvert l'un sur l'autre avec des toilettes dans le fond de la pièce cachés par l'escalier. C'est très petit, seulement la place de mettre un canapé et une télé, je suis obligée de manger au bar de ma cuisine. Lorsqu'on monte il y a un tout petit palier sans fenêtre, à gauche la porte de la chambre, à droite celle de la salle de bain. C'est simple, étriqué mais agréable. Je pose mon ma veste rouge sur le canapé avant d'aller dans la cuisine manger quelque chose, je meurs de faim.

Je sens quelque chose de doux me frotter la jambe je devine que je ne suis pas la seule à avoir faim. Mon chat est un gros gourmand, je pense que ça se devine au vu de sa corpulence. Il s'appelle Sina, ce n'est pas moi qui ai choisit le nom, c'est l'élevage dans lequel je l'ai acheté il y'a cinq ans. Je me dépêche de lui donner des croquette m'en voulant d'être rentrée aussi tard, il doit mourir de faim le pauvre. Je suis tellement épuisée que tout ce que je réussis à me faire ce sont des pâtes, j'ai l'impression d'être retournée à ma vie d'étudiante.

Après avoir manger je vais me doucher, j'ai toujours rêvé d'avoir une baignoire mais je dois me contenter de ma douche, c'est déjà ça. J'enfile un pull trop grand qui se trouve dans la commode plutôt imposante de ma chambre. Ma chambre est vraiment quelconque, j'ai une fenêtre encadrée par des rideaux marrons, une commode en bois qui appartenait à ma grand-mère et un lit double qui ne connaît malheureusement que moi depuis quelque années. Si je ne l'avais pas recouvert de nombreux coussins colorés ma chambre aurait été légèrement déprimante.

C'est peut-être parce que je suis une personne déprimée que je trouve tout déprimant. C'est ce que Hanji m'a dit un jour et ça me trotte dans la tête; je pense que je le saurais si j'étais déprimée mais elle a raison, j'ai une tendance à tout trouver fade et désintéressant.

Je me met dans mon lit en jurant parce que une fois de plus je me suis cognée la tête contre la tête de lit en fer. J'ai jamais vu une connerie pareil, pourquoi mettre un truc super dur près de sa tête quand on dort ? Enfin je suis celle qui l'a acheté parce que c'était en solde alors je ne peux m'en prendre qu'à moi.

Le lendemain je suis déjà plus motivée que la veille, je vais très bien et pour une fois Sina n'est pas venu me lécher le visage à des heures improbables de la nuit. J'ai l'impression que c'est sa passion parfois mais je n'arrive pas à lui en vouloir. J'enfile mon manteau gris qui est enfin sec à mon grand bonheur.

Sur le chemin jusqu'au bureau je décide de prendre un grand café au Starbucks d'à côté parce que les gobelets de la salle de pause sont trop petit et ça m'énerve de devoir toujours les remplir. Une fois dans le bâtiment j'ai vais directement dans mon bureau sans prendre le temps d'aller saluer mes collègues. Ils ne le font pas avec moi donc je devrai arrêter d'être la seule à être polie ici.

Je repose les yeux sur la feuille d'hier et j'ai réellement l'impression que c'est sur cette feuille que réside la clé de toute cette histoire.

-Arch Lidia

-Caderou Vanessa

-Winslet Mejio

-Furtosse Isabelle

-Salerau Katia

-Valetienne Antoine

-Donaton Andres

-Declora Ivan

-Martin Rita

-Zandili Arthur

-Rose Camille

-Yaeger Eren

Je suis persuadée qu'il y a un lien entre toutes ces personnes, quelque chose qui fais sens.

Je regarde si les premières lettres des nom de familles semble former un mot mais rien, en fait il n'y a pas assez de voyelles pour que cela puisse former quelque chose de cohérent.

Si je regarde les prénoms il y a bien assez de voyelles pour former un ou des mots mais dans cet ordre je ne comprend rien.

L

V

M

I

K

A

A

I

R

A

Dans l'ordre de mort ça donne ça, mais ça ne veut rien dire. J'essaye donc classer les personnes par âge, cela donne :

A

K

A

M

R

V

A

I

C

I

E

L

Cela ne veut rien dire non plus. Je n'arrête pas d'essayer d'autre combinaison, leur date de naissance, la distance entre les lieu où on les a trouvé, plein de chose comme ça mais à chaque fois rien. Le pire c'est que cet enchaînement de lettre me dit vraiment quelque chose. C'est comme si je les avait déjà vu tout collées les unes à côté des autres. J'essaye en marquant les lettres du début mais à l'horizontale.

LVMIKAAIRACE

C'est incroyable j'ai vraiment l'impression que c'est un mot que je connais... J'essaye de réfléchir à quelle combinaison je n'ai pas pensé. Il y en a une mais elle n'est pas souvent utilisé, en fait en formation on nous dit souvent que ça ne sert presque à rien de l'essayer. C'est classé les victimes par date de naissance sans prendre en compte leur année de naissance. Si je fais ça, ça me donne :

AMREKCAIAVIL

Je fixe l'enchaînement de lettre quelques seconde et tout à coup je crois avoir trouvé. Non je dois être folle. C'est pas possible. C'est vraiment pas possible que ce soit ça. Mais ça ne peut pas être une coïncidence. C'est complètement fou je dois rêver.

J'inverse toute les lettres et je plonge ma main dans mon manteau pour en sortir toute tremblante la serviette du bar de Farlan.

LIVAIACKERMA

Livaï Ackerman - 06 12 34 56 78

À ce moment là, j'étais persuadée d'avoir gagné. Mais en réalité je venais de faire exactement ce qu'il voulait.