Disclaimer

Disclaimer ! On a juste inventé le prénom de Lorcan pour Aphrodite, le reste est à Kurumada.

Rating : +18 ans (scènes de viol)

Résumé : Fic alternative, Un jugement, une prison, un dragon qui fait la loi… Et si tout n'était pas aussi simple ? (comme d'habitude, toujours aussi nulle dans les résumés donc lisez et vous verrez bien) Idée tirée du manga UGH.

Et voilà les vacances sont terminées. Merci à nos fidèles lectrices pour leur assiduité et pour vous récompenser de votre … longue… attente, voici deux nouveaux chapitres avant de reprendre un rythme normal. Bonnes ou mauvaises, laissez nous vos impressions après avoir lu, cela ne peux que nous aider à nous améliorer.

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Kanon avait rejoint Lorcan sous la douche. Sans faire de bruit, il observait le Suédois qui affichait un petit sourire, le regard hagard, il était sous le jet et ne bougeait pas d'un poil.

« Tu as vu Apollon sous ta douche ? » demanda-t-il moqueur en faisant sursauter ce dernier.

« Non, juste la plus belle créature de tout l'univers. » répondit l'autre, encore dans la lune.

Le Dragon rit à gorge déployée devant l'air subjugué du Suédois, le faisant en même temps revenir sur Terre.

« Pourquoi tu te poiles ? » lui demanda Aphrodite soudain énervé.

« Pour rien ! Alors, il te plait le nouveau ? » l'asticota un peu plus Kanon.

« S'il me plait ? Tu veux rire, t'as vu la petite bombe que c'est ! » ne put s'empêcher de répondre l'autre les yeux remplis d'étoiles.

Le Grec, se souvenant brusquement pourquoi il était là, se rapprocha du Suédois et, tout en faisant mine de lui frotter le dos, s'attaqua à lui tirer les vers du nez, tout en vérifiant que personne d'autre ne les entendent.

« Alors comme ça, tu es ici pour le petit blondinet ? » lui murmura t-il à l'oreille.

« Qu'est ce que tu racontes encore ?! » se défendit Lorcan qui n'avait pu s'empêcher de tressaillir en entendant les mots du Dragon.

« J'ai raison alors… » répartit ce dernier à qui la réaction du Suédois n'avait pas échappé.

« Comment l'as-tu su ? » demanda Aphrodite en soupirant.

« Ne me prends pas pour plus bête que je ne suis, tu serais déçu. Dis moi le reste maintenant. Qu'est ce qu'il a fait ? »

Lorcan se tourna vers lui et ils s'affrontèrent du regard quelques secondes avant que le Suédois ne se détourne en soupirant et ne lui révèle les véritables raisons de sa présence entre ces murs.

Le Dragon écoutait silencieusement, jetant régulièrement des regards autour de lui. Il comprenait à présent, tout était parfaitement clair. Un sourire se forma sur ses lèvres alors que son regard revenait sur son compagnon.

« Tu ferais mieux de sortir de là, tu ne voudrais pas qu'il te voit tout fripé ? »

« Fripé ? Où ça ?? »

Lorcan se savonna et se rinça en vitesse avant de se sécher sous l'œil amusé du Grec. Décidément, Lorcan avait beau être l'un meilleurs professionnels, il était toujours cocasse de le voir prendre autant soin de son corps.

A la sortie de la douche, ils furent arrêtés par Eaque, l'autre agresseur de Hyoga.

« Vous avez Archange, mais le nouveau, il est à nous ! » fit-il d'une voix menaçante.

« Puis je savoir de qui vous parlez ? » demanda une voix glaciale venant de derrière.

Le spectre se retourna, surpris et aussitôt un magnifique sourire se dessina sur son visage. Il s'approcha du nouveau venu et posa une main sur son torse avant de lui répondre.

« Mais de toi, bien sur. »

Avec un sourire froid, Camus lui prit la main, la lui retourna et il l'envoya sur le mur violement. Se rapprochant de lui, il le souleva par la gorge et rapprocha dangereusement son visage du sien avec un grand calme

« Recommences une imbécillité de ce genre et t'es un homme mort ! » murmura t-il d'une voix glaciale dans son oreille avant de le lâcher.

Eaque parti sans demander son reste, complètement affolé.

Lorcan n'avait pas perdu une miette de la scène qui s'était déroulé sous ses yeux et était encore plus sous le charme du Français.

« Je sens qu'on va bien s'entendre… » lâcha t-il d'un ai plein de sous entendus.

Camus le détailla quelques secondes.

« J'en suis sûr ! » finit-il par répondre de façon énigmatique avant de tourner les talons dignement.

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Hyoga était sous la douche, il se savonnait, il pouvait encore sentir les mains des autres parcourant son corps sans gêne, il se frotta plus fort. Il laissa brusquement tomber le gant de toilette et commença à se griffer jusqu'au sang, son esprit était assailli par des sensations de doigts visqueux qui martyrisaient sa peau, le touchaient d'une manière qui le dégoûtait, s'insinuaient en lui, le salissant encore et toujours.

Kanon, qui ne voyait pas le blond revenir, était parti à sa recherche, laissant les deux autres seuls. Quand il entra dans les douches communes, le spectacle qui s'offrit à ses yeux l'horrifia, son Ange avait le regard vide et était en train de se mutiler. Ne réfléchissant pas plus, il alla le rejoindre sous le jet et bloqua ses mains. Hyoga le repoussa violemment, mais pas assez pour faire lâcher prise au Dragon.

« Hyoga, c'est moi, Kanon ! » lui cria t-il alors que le blond se débattait toujours plus fort quand il sembla enfin sortir de sa torpeur.

Son regard se remplit de larmes qui coulèrent sur ses joues alors qu'il s'effondrait dans les bras du Dragon tout habillé.

« Je sens encore leurs mains sur moi, j'arrive pas à les faire partir. » sanglotait-il d'une voix tremblante quand il réalisa soudain à qui il avait à faire et se recula contre le mur de la douche en refermant ses bras autour de son corps, comme pour se protéger.

Kanon ne savait pas quoi faire, Hyoga semblait si fragile. Il le prit doucement dans ses bras tandis que le Blond se raidissait mais ne faisait pas mine de vouloir se dégager de son étreinte.

« Je vais t'aider à les faire partir, laisse moi faire. Tu veux bien ? » lui proposa ce dernier d'une voix chaude et rassurante.

Le Russe l'observa d'abord avec méfiance avant de céder, plus par fatigue nerveuse que par réelle conviction de l'innocence des intentions du Dragon.

« Oui ! » répondit-il dans un souffle.

« Je vais commencer par tes bras. » le prévint Kanon.

Il ramassa le gant, tombé à terre, et, lui prenant délicatement le bras, il commença à le laver en douceur, le caressant lentement, tendrement passant sur le torse, sur les épaules, le dos.

Hyoga se demanda un instant comment un être tel que lui pouvait être si doux et si tendre avant de tomber endormi contre le torse puissant du Grec, vaincu par le relâchement nerveux et les vestiges de la drogue dans son organisme.

Kanon l'enroula dans une serviette, cachant bien sa nudité, avant de le soulever dans ses bras et de le conduire dans sa cellule.

oOo

Après le départ de Kanon, le silence s'était établi dans la cellule depuis un petit moment quand Aphrodite et Camus se décidèrent enfin à le rompre.

Le Français observait le Suédois à la dérobée tout en l'écoutant parler. Bien que le physique soit androgyne, il n'en n'était rien de ses manières. Camus se surpris à adorer la façon dont il rejetait ses cheveux en arrière. Ils discutaient d'un bouquin quand ils virent passer Kanon, habillé et mouillé jusqu'à la moelle, portant Hyoga inconscient dans ses bras. Ils se levèrent tous les deux d'un bon et se ruèrent dans la cellule du Russe. Le Dragon les arrêta dans leur élan quand il les vit entrer.

« Du calme, il s'est juste endormi. »

Il déposa délicatement le Russe sur sa couchette, chercha son pyjama et entreprit de le lui mettre. Mais Camus le poussa et le fît lui-même. Cette réaction du Français fît mal à Lorcan qui pensait que le nouveau qui venait à peine d'arriver était lui aussi tombé sous le charme d'Archange. C'est alors que Camus vit les marques et les bleus sur le corps de Hyoga.

« Qu'as-tu fait à mon frère ?? » demanda-t-il à Kanon, une aura meurtrière autour de lui, prêt au combat selon la réponse qu'il allait lui donner.

« Ton frère ? » releva Lorcan surpris.

« Oui, mon frère, ma chair et mon sang. Alors que lui as-tu fait ? » répéta t-il en se retournant de nouveau vers le Dragon.

« Rien. » répondit simplement Kanon.

« Explique moi ça, alors ! » fit Camus en pointant du doigt les marques.

« Ni-san, calme toi, ils n'y sont pour rien. Ils m'on sauvé. Sans eux je serais dans un pire état… » expliqua alors Hyoga, plus ou moins réveillé par l'éclat qu'avait fait son frère, tentant gauchement de mettre son pyjama.

Camus s'était instantanément calmé et aida son frère à s'habiller avant de lui demander des explications.

« Pas maintenant, j'ai sommeil. Tu veux bien rester avec moi jusqu'à ce que je m'endorme ? » lui demanda t-il d'une petite voix, rappelant à Gabriel quand ils étaient enfants.

Il ne fallut pas longtemps pour qu'il se laisse emporter par Morphée. Camus sortit alors de la cellule de Hyoga, dans laquelle il avait été convenu que Kanon s'installerait jusqu'au retour de Masque, et se rendit dans celle d'Aphrodite où les deux hommes attendaient assis à même le sol.

« Comment va t-il ? » s'enquit Aphrodite.

« Il s'est endormi. Vous pouvez m'expliquer maintenant ? » questionna le Français en s'asseyant à son tour.

« Ce matin, des prisonniers l'ont drogué pour qu'il ne puisse pas se défendre alors qu'ils tentaient d'abuser de lui, on est arrivé à temps, mais pas assez tôt pour qu'il n'ai pas toutes ses marques. » raconta le Suédois sans détour.

« Quand je suis sorti tout à l'heure, il était sous la douche en train de se griffer. J'ai eut du mal à l'arrêter et puis il s'est endormi dans mes bras. » rajouta Kanon en serrant les poings à ce souvenir, maudissant Rhadamanthe et sa bande pour le mal qu'ils avaient fait au jeune Russe.

« Qui ? Qui a osé le toucher ? » demanda le Français d'une voix coupante.

La colère de Camus montait en flèche. Lorcan se plaça derrière lui et entreprit de lui masser les épaules.

« On leur a déjà réglé leur compte, ils resteront calme pour un bon moment. » le rassura t-il.

« Je retourne dans sa cellule, c'est bientôt l'extinction des feux. Je prendrais soin de Hyoga ! » assura Kanon en se levant pour rejoindre la cellule de Masque.

« Bonne nuit ! » lança Lorcan toujours occupé avec les épaules du Français qui lui adressa un hochement de tête en signe de remerciement.

Quand Kanon entra dans la cellule, il trouva le jeune homme en train de s'agiter dans son sommeil. Il posa une main sur son front et Hyoga ouvrit des yeux brumeux.

« Tu veux bien dormir avec moi ? » supplia Hyoga d'une petite voix, ne réalisant pas tout à fait à qui il s'adressait, encore à moitié endormi.

Kanon se déshabilla rapidement et enfila un bas de pyjama avant de se glisser à côté du jeune Russe et de le prendre dans ses bras pour le rassurer, tel un enfant. Ce dernier ne tarda pas à se rendormir, apaisé.

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Dans la cellule qu'il partageait avec Minos, Rhadamanthe ne décolérait pas. Assis sur son lit, il ressassait sa rage, méditant sur sa vengeance.

« Laisses tomber, Rhada, on a aucune chance face à Aphro et au Dragon. » tenta de le calmer le Norvégien.

« D'une manière ou d'une autre, je trouverai le moyen de les faire payer. Il suffirait juste d'isoler Archange et d'occuper les deux autres. » continuait malgré tout de planifier l'Anglais.

Poussant un soupir de lassitude, Minos se tourna sur sa couchette, laissant Rhadamanthe à ses plans.

Pendant ce temps, Aphrodite et Camus s'étaient couchés chacun dans leur lit.

Le Suédois avait du mal à trouver le sommeil, la présence de son voisin du dessus l'obnubilait. Il était fasciné par sa beauté froide et distante mais sentait un tempérament passionné se cacher sous cette attitude inexpressive et ne rêvait que de le faire apparaître au grand jour et tant qu'à faire, dans ses bras.

Gabriel souriait dans la pénombre de leur cellule, il entendait Lorcan remuer dans son lit et pensait bien en connaître la cause. Il n'avait pas manqué de remarquer l'intérêt qu'il lui portait et, n'étant pas lui non plus insensible aux charmes du même sexe, il admettait pour lui-même que le Suédois n'en était pas dénué, bien au contraire, mais il devait se méfier de tout monde après ce qui lui était arrivé. Si ILS avaient été capables de le retrouver une première fois, il était tout à fait possible qu'ILS aient aussi des hommes à eux ici. Cette éventualité le terrifiait, pas tant pour lui-même que pour son petit frère, car nuls doutes qu'il serait le premier visé. Il frissonna à cette pensée et ne put retenir un petit cri d'effroi.

Aussitôt, une tête ébouriffée apparut à sa hauteur.

« Camus ? Ca ne va pas ? »

Le Français masqua aussitôt la peur qui avait commencé à l'envahir et se composa un visage sur lequel nulle émotion ne transparaissait.

« Ca va, je suis désolé si je t'ai réveillé. » répondit-il d'une voix impersonnelle à Lorcan.

Celui-ci n'était pas dupe et, qui plus est très observateur, il avait eu le temps de voir l'angoisse sur ses traits et se doutait de ce qui pouvait éveiller un tel sentiment ; cependant, il ne pouvait pas lui dire qu'il était là aussi pour lui. Il ne regrettait pas finalement que Kanon ait tout découvert par lui-même, il avait toujours eu du flair pour ce genre de chose, il pourrait ainsi compter sur un professionnel pour l'aider à mener à bien sa mission.

Depuis son arrivée en prison, Lorcan n'avait pas eu l'occasion d'approcher le Dragon pour lui demander son aide et quand il avait su pour Camus, il s'était inquiété de devoir s'occuper des deux frères à lui tout seul. Heureusement, maintenant ils étaient deux, sans compter Masque qui avait pris d'emblé le Russe sous sa protection.

Mais en attendant, rien ne l'empêchait de mêler le plaisir au travail et le Français lui avait vraiment tapé dans l'œil.

« Non, tu ne m'as pas réveillé, je n'arrivais pas à dormir de toute façon. Tu veux qu'on parle un peu ? A moins que tu ne préfères faire autre chose… » suggéra Aphrodite avec un regard gourmand glissant sur le corps de son co-détenu.

Gabriel capta le sous entendu et lui adressa un coup d'œil digne des plus grands froids polaires avant de lui tourner le dos et de s'enfouir sous sa couverture.

Lorcan ne se découragea pas pour autant et, se hissant sur la couchette du Français, se glissa près de lui en l'entourant de ses bras, le bloquant contre le mur, ne lui laissant aucune échappatoire.

« Mais qu'est-ce que tu fous ?! » s'irrita Camus, qui n'avait pu réprimer un frisson en sentant le corps du Suédois se coller contre son dos.

« J'ai un peu froid dans mon lit… tu veux bien me tenir chaud… je serai sage… » lui murmura ce dernier.

« Prends toi une couverture supplémentaire dans ce cas, je ne suis pas une bouillotte. » rétorqua le Français en essayant de se dégager inutilement.

« Je voudrais bien mais je doute que les mâtons veuillent bien se déranger pour m'en apporter une autre. » contra Aphrodite en se serrant un peu plus contre le corps chaud.

Camus réfléchit rapidement, il n'avait pas assez d'amplitude pour éjecter son invité inopportun.

« OK, mais pousses toi un peu, je n'arrive même plus à respirer. » lui dit-il.

Lorcan resta un instant surpris de ne pas rencontrer plus de résistance mais se recula légèrement afin de permettre au Français de s'installer plus confortablement. A peine s'était-il écarté que ce dernier remontait rapidement ses jambes contre le mur et, poussant fortement dessus, envoya le Suédois à terre.

« Ne tentes plus jamais ce genre de chose avec moi ! » lâcha Camus d'un ton glacial dans lequel perçait une menace bien réelle.

Aphrodite se massa le fessier tout en remontant dans son propre lit et s'abstint de répondre. Il souriait. Ca promettait d'être mouvementé. Tant mieux, il s'ennuyait ferme dans cette prison et un peu de sport n'était pas pour lui déplaire.

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Masque débarqua aux aurores dans sa cellule et quand il vit Hyoga endormi dans les bras de Kanon, son sang ne fit qu'un tour.

Sans plus attendre, il le tira hors du lit, prêt à se jeter sur lui, mais il se retint juste à temps car dans sa chute, le Dragon entraîna Hyoga, signifiant qu'ils avaient dormis étroitement liés.

« Masque qu'est-ce que tu fous bordel ?! » hurla Kanon parfaitement réveillé et de très mauvais poil.

« Masque ! Tu es revenu ? » dit Hyoga en se levant et en se frottant les yeux.

Angelo pouvait voir qu'ils étaient tous les deux en pyjama, donc il ne s'était rien passé de ce coté là. Mais que faisait Hyoga dans les bras de Kanon ?

« Et toi ? Que fais tu dans le lit de Hyoga ?! »

Le Russe lui raconta ce qu'il lui était arrivé jusqu'à la perte de connaissance puis, Kanon entreprit de relater la suite, en évitant toutefois le passage de la douche, ce dont Hyoga lui fut gré. Masque était en rogne, il planta son poing dans le mur.

« J'vais les buter ! » grogna t-il.

« Arrêtes, ils ont eu leur compte pour l'instant. » le calma Hyoga.

Les portes s'ouvrirent et les détenus commençaient à sortir. Camus arriva, la mine sombre, suivi de près par Aphrodite qui arborait un grand sourire. Masque et le nouveau se regardèrent de haut en bas puis, se tournèrent vers Hyoga.

« C'est qui lui ? » lui demandèrent-ils en cœur en se pointant mutuellement du doigt.

Hyoga riait toujours quand ils arrivèrent à table, Aphro, lui, souriait de toutes ses dents et les 3 autres étaient mornes. Tous les détenus regardaient ahuri, mais le rire du Blond s'arrêta quand Rhadamanthe and Co se plantèrent devant eux.

« Je t'aurais ! » fit l'Anglais, menaçant, à l'encontre de Hyoga.

Hyoga se leva lentement et se planta devant lui, plus glacial que jamais, alors que Gabriel, qui avait fait mine de l'imiter, se voyait rassis par la main de Lorcan sur son épaule.

« Vas y essaye ! » le défia le Russe, le regard mauvais.

Rhadamanthe fit mine de partir, mais se retourna brusquement et envoya son poing dans l'estomac du blond qui se plia légèrement sous la douleur avant de se reprendre rapidement et de riposter d'un crochet du droit. Une bagarre débuta. Masque avait empêcher Kanon de se lever à son tour et surveillait l'affrontement, prêt à intervenir.

Le Russe fut un instant déstabilisé par une prise de l'Anglais qui lui faucha les jambes, se retrouvant à terre. Les détenus hurlaient, encourageaient leurs favoris, pariaient même. Un violent coup au visage manqua le sonner mais il se reprit et, d'un mouvement rapide du bassin, réussit à reprendre le dessus et à bloquer le corps de Rhadamanthe sous le sien, lui assénant coup de poing sur coup de poing jusqu'à ce que l'Anglais ne réagisse plus. Il finit par se relever, les mains en sang et, jetant un dernier regard assassin vers l'Anglais étendu pour le compte, se dirigea d'un pas chancelant vers sa place.

Aussitôt, Kanon vint le soutenir pour l'aider.

« Archange ! Archange ! Archange » hurlait la foule en délire.

« Tu me payeras cet affront ! » cracha Rhada quand il revint enfin à lui.

« Tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même ! Tu l'as cherché, tu l'as trouvé et tu as perdu. Sois beau joueur. » lui conseilla Eaque en l'aidant à se relever.

« Grrr »

Ils s'en allèrent sans plus attendre. Hyoga s'était rassis et continuait de petit déjeuner.

« C'est quoi ce surnom ? » demanda Camus.

« C'est quoi cette tête ? » répliqua Hyoga, taquin.

Flash back

Aphro regardait toujours le matelas au dessus de lui.

« Camus ? »

« Oui ? »

« C'est quoi ton signe astro ? »

« Verseau. »

« Camus ? »

« Oui ? »

« C'est un surnom ? »

« Oui »

« C'est quoi ton vrai nom ? »

Camus en avait déjà marre, il n'était pas habitué à tout ce raffut autour de lui et l'agression de Hyoga l'avait mis sur les nerfs. Et maintenant, Aphro n'allait pas lui laisser une minute de répit, vu son refus de tout à l'heure. Il sentait qu'il allait le regretter.

« Et toi Aphro, c'est quoi ton vrai nom ? »

« Lorcan » répondit-il sans la moindre hésitation. « A toi ! »

Camus sauta hors du lit et se plaça au dessus du Suédois et approcha son visage du sien. Ses lèvres étaient à quelques millimètres des siennes.

« Connaître mon prénom, c'est quelque chose qui se mérite, Lorcan. »

Camus était heureux du petit effet qu'il avait produit sur Aphrodite. Il remonta sur son lit.

« Camus ? »

« Oui ? »

« C'est quoi ta couleur préférée ? »

Il avait passé toute la nuit à répondre aux questions de son co-détenu pour enfin finir par l'ignorer en espérant qu'à un moment ou un autre il abandonnerait, mais il s'était lourdement trompé.

Fin flash back

« 'préfère pas répondre » éluda finalement Camus.

« Pareil ! »

« Archange, tu ne m'as toujours pas dit qui c'était… » lui rappela Angelo en pointant le Français du menton.

« Masque je te présente Camus, mon frère. Camus je te présente Masque, mon co-détenu. » répondit le jeune Russe en préférant utiliser les surnoms des deux hommes plutôt que leurs prénoms.

Le regard que Hyoga avait pour Camus disait qu'il y avait un lien très fort qui les unissait tous les deux et quand il se tourna vers Masque, son expression ne changea pas de beaucoup. Angelo en avait presque la larme à l'œil, en fait, il la refoulait tant bien que mal.

Personne ne prêta attention à l'amant de Kanon qui s'approcha dans le dos de celui-ci.

« Ca fait longtemps que tu n'es pas venu me voir Dragon. » se plaignit Siegfried d'un ton presque suppliant.

« Je t'ai dit que c'était terminé ! » répliqua l'intéressé abruptement.

« Et moi je ne veux pas ! »

Et avant que personne ne puisse réagir, il s'élançait sur lui avec une fourchette, mais il n'arriva pas à l'atteindre, Kanon para le coup et le maîtrisant sans difficulté, l'emmena aux gardes qui s'empressèrent de l'isoler au cachot.

La mauvaise humeur du Dragon reprit ses droits, il se rassit à la table et massacra son petit pain en l'émiettant avec rage entre ses doigts.

« Salut le nouveau ! Je suis Hagen et tu me plais beaucoup… »

« Mais c'est pas vrai ! C'est la journée portes ouvertes ou quoi ?! » râla l'Italien alors que le Suédois réagissait au quart de tour en passant un bras possessif autour des épaules du Français.

« Bas les pattes, il est avec moi ! »

« Oh excuse moi Aphrodite, je ne savais pas,… mais apparemment, lui non plus… » répondit Hagen, sans se démonter, en fixant le Français qui avait envoyé un coup d'œil furibond au Suédois en réponse à son geste possessif.

C'en fût trop pour Camus, sa patience était à bout, il devait trouver un moment pour méditer, mais pour ça il lui fallait la paix ! Il attrapa Lorcan par la taille, le fît asseoir sur ses jambes et l'embrassa devant tout le monde.

Masque arborait un sourire amusé tandis que Kanon en laissait tomber le pain sur lequel il était en train de passer ses nerfs. Hyoga lui, observait la scène, les yeux ronds.

Lorcan, quant à lui, passé l'instant de surprise, en profitait pour tenter d'approfondir le baiser et se frayer son chemin dans la chaude cavité du Français, qui prit sur lui pour ne pas resserrer les dents.

Hagen lâcha un juron bien senti et fit demi tour sous les rires des autres prisonniers qui se disaient, que décidément, il y avait beaucoup d'animation depuis l'arrivée du blondinet et de Mister freeze. Mais ils n'allaient pas s'en plaindre.

A suivre…