Bonjour, tout le monde !
J'espère que vous allez bien et que la rentrée n'a pas été trop difficile pour celles qui ont repris le boulot ou les cours !
Un énorme merci à celles qui m'ont reviewé et aussi pour les alertes et mises en favoris.
J'ai cru comprendre que dans le chapitre précédent vous avez pour la plupart trouver notre docteur Edward Cullen très étrange, voire même bizarre ! ^^
J'espère que vous trouverez des réponses à toutes vos questions dans ce chapitre !
Je ne vous retiens pas plus longtemps et je vous laisse à la lecture…
Bon dimanche !
Bella POV
_ Attendez ! M'écriai-je au moment où il ouvrait la porte qui menait aux escaliers.
Edward s'immobilisa avant de se retourner doucement vers moi.
_ Oui ? Demanda-t-il.
J'ouvris la bouche mais aucun son n'en sortit.
Abrège, Bella, il attend !
_ Hum, vous déjà avez dîné ?
Il fronça légèrement les sourcils.
_ Non, répondit-il. Je viens tout juste de finir mon service.
_ Oh, d'accord. Ça vous dirait de…vous joindre à moi ? Proposai-je.
Il me gratifia de son magnifique sourire en coin et s'avança vers moi.
_ Pourquoi pas.
Je souris à mon tour et m'écartai de l'entrée pour le laisser entrer.
Euh, ça ne faisait pas vraiment partie du plan, ça, Bella. Tu étais juste sensée lui demander pourquoi il venait à chaque fois, et non l'inviter à dîner !
Pourquoi ne pas lier l'utile à l'agréable ?
Mais tu penses à tout le reste ? Si ça se trouve, ce mec a une femme. Et même des enfants ! Tu imagines ?
Ça va ! Je l'invite juste à manger, je ne prévois pas de le violer !
Je mis fin à ma dispute intérieur et fis signe à Edward de s'asseoir sur le canapé tandis que je me rendais en cuisine.
_ Je n'en ai pas pour longtemps, lui dis-je.
Je préférais d'abord préparer le repas avant de passer à mon interrogatoire. Enfin…« préparer » était un bien grand mot, je devais juste réchauffer la lasagne que j'avais fait à midi. Pendant que je mettais la table, Edward était resté silencieux.
Je vis du coin de l'œil qu'il m'observait depuis la salon. Je m'arrêtai un instant pour m'observer. Je rougis et pestai contre moi-même pour m'être habillée comme une Cosette.
En même temps, comment j'aurais pu savoir que j'allais manger en tête à tête avec le dieu vivant qui me servait de gynécologue ?
Lorsque tout fût prêt, je l'invitai à venir se mettre à table. Nous mangeâmes pendant de longues minutes dans le silence. Silence qui fût uniquement troublé lorsqu'il me complimenta sur ma lasagne.
_ Alors vous êtes venu prendre de mes nouvelles, c'est ça ? Dis-je pour lancer la conversation.
Il acquiesça tout en portant sa fourchette à sa bouche. Lorsque ses lèvres se refermèrent sur la fourchette, mon cœur rata un battement.
_ Et…et, bafouillai-je. Vous avez le droit de faire ça ? Je veux dire…de vous rendre, comme ça, au domicile de vos patientes…
Il fronça à nouveau les sourcils puis posa sa fourchette sur la table. Il s'éclaircit la gorge et fit reculer sa chaise.
_ Non. A vrai dire, je ne l'ai jamais fait auparavant. Et je m'excuse de vous avoir importunée, je n'aurais jamais du faire ça.
Sur ce, il se leva et se dirigea vers la porte d'entrée.
Alors là, non ! Je n'avais pas enfin réussi à lui mettre le grappin dessus pour qu'il s'échappe encore une fois !
_ Hey, attendez ! Où allez-vous ?
Il s'arrêta mais ne se retourna pas.
_ Je suis désolée si je vous ai mis mal à l'aise, ce n'était pas mon intention, repris-je. C'était juste…une question comme une autre. Si ça peut vous rassurer, ça ne me dérange absolument pas que vous veniez me rendre visite…bien au contraire, avouai-je en sentant mes joues rougir.
Il se retourna enfin, un sourire timide aux lèvres.
_ Ce qu'il y a, ajoutai-je en débarrassant la table. C'est que je voudrais savoir…pourquoi moi ?
Edward me suivi dans la cuisine avec le plat de lasagne dans les mains, avant de s'adosser au mur. Il soupira.
_ Je…je ne sais pas, souffla-t-il. Depuis ce jour où je vous ai examiné, je n'ai pas cessé de penser à vous.
Je ne pus m'empêcher de légèrement sourire à ses paroles. Il reprit la parole.
_ Vous m'aviez l'air tellement bouleversée par l'annonce de votre grossesse et avec ce que vous m'avez raconté en plus…comme quoi votre compagnon vous avait quitté le jour même. Je me suis fait un sang d'encre en me demandant comment vous surmontiez tout cela, toute seule. Je me suis d'autant plus inquiété en ne vous voyant pas revenir alors que je vous avez dit de reprendre un rendez-vous au plus vite.
Il s'arrêta et jeta un coup d'œil rapide dans ma direction. J'étais littéralement en train de fondre. Il avait l'air sincèrement inquiet. Mon cœur se serra et je dus réfréner mon envie de lui sauter dessus et de le serrer dans mes bras tellement j'étais touchée par le fait qu'il s'inquiète ainsi pour moi.
_ Alors c'est pour ça que vous veniez à chaque fois frapper à ma porte ?
Il acquiesça. Je m'approchai doucement de lui jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que centimètres qui nous séparaient. Hésitante, je levai lentement ma main et la portai à son visage. Mes doigts se posèrent légèrement sur sa joue et je passai mon pouce entre ses sourcils pour tenter la petite ridule qui s'était formée, traduisant son inquiétude.
_ C'est vraiment très gentil de vous en faire pour moi. Mais rassurez-vous, tout va bien. Je me sens bien et je ne suis pas seule, on s'occupe très bien de moi. Et j'ai même pris un rendez-vous avec vous pour jeudi !
Son sourire en coin apparut sur ses lèvres.
_ D'accord. Eh bien…tant mieux, dit-il en se redressant.
J'eus soudainement un pincement au cœur. J'avais l'impression que ses paroles sonnaient comme un au revoir. Que maintenant qu'il savait que j'allais bien et qu'on s'occupait de moi, il allait partir et je n'aurais plus le droit à ses visites nocturnes.
Mais je voulais qu'il reste…et qu'il revienne encore.
Alors avant qu'il ne décide de partir, je pris Edward par la main et le guidai à ma suite, dans le salon. Il s'installa sur le canapé et je pris place en face de lui. Je voulais que nous discutions. De tout. De n'importe quoi. De quelque chose, pour que je puisse le retenir un peu plus longtemps.
_ Vous vivez depuis longtemps à Seattle ? Demandai-je.
C'était la seule chose qui m'était passée par la tête. Et puis, il fallait bien commencer par quelque chose de toute façon, non ?
Ce sujet de conversation fut d'ailleurs la source de tas d'autres sujet. Pour mon plus grand plaisir, nous étions resté à parler une bonne partie de la soirée, de tout et de rien.
C'était comme si nous avions oublié qui nous étions. Il n'y avait plus de docteur Cullen, ni de mademoiselle Swan. Nous étions juste Edward et Bella, deux personnes qui venaient de se rencontrer et qui apprenaient à se connaître.
Durant tout ce temps, je n'avais pu décoller mes yeux de lui. Plonger mon regard dans le sien yeux, le voir sourire et l'entendre rire, sentir son odeur…C'était un véritable régal mais en même temps un véritable supplice.
J'aurais voulu nicher mon visage dans son cou pour mieux sentir son odeur, ou encore poser mes lèvres sur les siennes pour sentir leur douceur.
Je crus même défaillir lorsque je le vis se lécher les lèvres tandis qu'il m'écoutait parler. J'en avais presque perdu le fil de ce que je disais. J'avais du mal à décoller mes yeux de ses lèvres. Délicieuses lèvres.
Si ça continue comme ça, je ne répondrais plus de rien.
Du calme, Bella, du calme ! Je crois que tes hormones te jouent des tours.
Peut-être, mais ce n'était pas entièrement leur faute. C'est inhumain d'être aussi beau et sexy. Ce mec est un véritable appel à la luxure.
_ Bella ? Vous m'écoutez ?
_ Euh, oui ! Oui…désolée, je…
Je fantasmais sur vous.
_ Je réfléchissais, me repris-je.
Il sourit puis regarda sa montre, avant de relever le yeux vers moi. Cette fois, je savais qu'il allait vraiment partir. En même temps, je ne pouvais pas le retenir indéfiniment.
_ Bon…je crois qu'il est temps que j'y aille, dit-il.
Il se leva et je suivis le mouvement.
_ Merci d'être venu me voir, lui dis-je.
_ Et merci à vous pour ce délicieux dîner et cette excellente soirée, répondit-il.
Je souris timidement tout en tentant de cacher tant bien que mal ma déception de le voir partir. Mais il dût s'en apercevoir car il me sourit tendrement et me rappela qu'on se revoyait jeudi pour mon rendez-vous.
Je l'accompagnai à la porte. Juste avant de sortir, il s'arrêta et se tourna vers moi, nos regards s'accrochèrent. Il me sourit - son fameux sourire en coin - et posa sa main sur mon bras. Ce simple geste me fit frissonner, mais le second de désarçonna. Il se pencha vers moi et posa ses douces lèvres sur ma joue.
Instinctivement, je penchai mon visage vers lui pour accentuer son doux baiser. Et puis comme à son habitude, la seconde suivante il avait disparu. Je portai ma main à ma joue et souris bêtement. Je soupirai et retournai chez moi.
J'étais sur un petit nuage. Puis je repensai à mon rendez-vous du jeudi. Pour la première fois de toute ma vie, j'étais pressée et excitée à l'idée de me rendre à un rendez-vous gynécologique.
