Attention : contient des passages qui peuvent heurter la sensibilité d'entre vous. Âmes sensibles s'abstenir.
FLASHBACK (suite)
Plus tard, lors d'une nuit d'été, sa mère le réveilla brusquement :
- Feitan ! Feitan, vite, il faut que nous partions tout de suite ! Murmura-t-elle affolée.
- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il à moitié endormi.
- Je vais t'expliquer en chemin, mais il faut se dépêcher !
Quand il arriva dans le hall, il vit son père qui tenait sa petite sœur dans les bras. Il ne comprenait pas la raison de tout cette agitation. Mais à en voir l'expression de ses parents, quelque chose de grave était en train de se produire. Ces derniers se regardèrent un instant et acquiescèrent en silence. Puis, toujours en silence, ils quittèrent leur domicile, et s'enfuirent dans la nuit noire.
En chemin, sa mère lui expliqua qu'il étaient suivit par de dangereux bandits, et qu'ils étaient en danger de mort. Elle ne donna pas plus de détails, du moins de ce que se souvenait Feitan...
Ensuite, il y avait un grand trou noir dans ses souvenirs. Il se souvenait juste que, après leur fuite, ils avaient été rattrapé par les bandits et qu'ils les avaient bloqué en les encerclant. Ils avaient séparé les parents des enfants, et avaient imposé des bracelets qui scellaient le nen sur les parents. Il faisait nuit noire, mais Feitan arrivait quand même à distinguer les silhouettes des hommes qui les avaient prit en otage. Quelques uns tenaient des torches de feu. Il essayait de garder de son calme même si son cœur battait la chamade. Il tenait fermement sa petite sœur dans les bras. Les bandits parlaient avec ses parents. Il n'arrivait pas à percevoir ce que disaient les autres.
Soudain, un des hommes se dirigea précipitamment vers lui et lui arracha le bébé des bras, malgré les tentatives de son grand frère pour la retenir. L'homme – qui semblait être le chef – proliféra des menaces à l'adresse de ses parents. Ces derniers semblèrent refuser, puis la panique s'empara d'eux ; sa mère essaya de riposter, mais elle fut tout de suite immobilisée. Elle semblait pleurer.
- Très bien, dit l'homme.
C'est la partie suivante que Feitan avait essayé d'effacer de sa mémoire. Tout se passa très vite.
Ils immolèrent sa sœur, et la jetèrent à terre. Le poupon se tordait de douleur et poussait des cris perçants d'agonie. Il entend encore les cris de sa mère résonner dans la nuit. Lui, gardait les yeux écarquillés sur le corps de sa sœur mangé par les flammes. Aucun son ne sortit de sa bouche. Sa mère s'aperçut qu'il assistait aussi à ce macabre spectacle. Elle cria de désespoir :
- FEITAN ! JE T'EN SUPPLIE ! NE REGARDE PAS !
Mais ses cris étaient vains. Feitan ne les entendaient pas. Il gardait la même expression terrorisée, les flammes dansaient dans ses yeux. Il n'arrivait à ni détourner son regard, ni à réaliser ce qui était en train de se passer. Tout cela n'était qu'un mauvais rêve, il allait bientôt se réveiller, et...
Soudain, l'homme se dirigea cette fois vers ses parents et leur parla une nouvelle fois. Ils semblèrent encore refuser. L'homme secoua la tête et claqua des doigts en direction de ses subalternes. Un d'entre eux apporta un bidon d'essence et le déversa sur le couple. L'enfant regardait la scène sans pouvoir faire un seul geste, pétrifié par la peur. Le corps de sa sœur n'était plus qu'un brasier ardent. Ses cris avaient cessés. Un mauvais pressentiment gagnait petit à petit Feitan, en même temps qu'un sanglot lui grimpait dans la gorge. Qu'avaient-ils l'intention de faire maintenant ?!
Le chef craqua une allumette, posa encore un question aux parents de Feitan. Leur réponse fût, semble t-il encore négative. Juste avant qu'il ne leur jette l'allumette dessus, dans un dernier soupir, la mère de Feitan lui adressa un regard tendre (il lui semblait qu'elle pleurait) et lui murmura :
- Sauve-toi !
Cette fois, c'est comme si toute ses forces lui revenaient d'un coup. Une fois sa mère, lors d'un entraînement, lui avait ordonné de fuir sans se poser aucune question si jamais elle lui disait de le faire. Il analysa avec une extrême rapidité l'environnement dans lequel il se trouvait et aperçut un passage assez large entre les hommes pour qu'il puisse fuir. Il profita d'une seconde d'inattention des « gardes » et fonça.
Les hommes n'eurent le temps d'apercevoir qu'une ombre se glissant entre eux. Puis soudain l'un deux cria : « Le gamin se fait la malle ! ».
Feitan entendit ses parents hurler, mais refusa de se retourner. Il courait à en perdre haleine. Il était rapide, mais pas autant qu'il le voulait. Tout à coup, quelqu'un apparut devant lui, sans qu'il ne se rende compte de rien. Trop tard, on l'avait rattrapé, c'était fichu. L'homme le saisit par le bras et le souleva du sol. Il essaya de se débattre, en vain.
- Et bien, et bien... On ne veut pas rester aux côtés de ses parents ? Ou du moins, ce qu'il en reste..., il partit d'un rire terrible et effrayant, qui glaça le sang de Feitan. Ça y est, son heure était arrivée. Il allait mourir.
o.O.o
Il se réveilla dans un endroit sombre et sale. Il essaya de bouger, mais il se rendit vite compte qu'il avait été enchaîné. Après l'avoir assommé, ils l'avaient traîné dans cet immonde pièce. Pourquoi ? Aucune idée. Tout bien réfléchit, ils auraient dû le tuer, ça aurait mieux valut. De toute façon, plus rien ne le retenait dans ce monde ; il n'avait désormais plus de famille, et il n'avait aucun ami... Il repensa à ses parents et sa sœur...pourquoi s'en étaient-ils prit à eux ? Qu'est-ce qu'ils avaient bien pu faire pour qu'il mérite leur colère ? Les seules personnes qui lui avait apporté du bonheur, mais aussi une raison de vivre, n'étaient plus de ce monde. Le visage de sa mère lui apparut, souriante. C'était la personne qu'il aimait le plus, sur laquelle il pouvait compter, qui l'avait protégé quoi qu'il arrive. Maintenant, il était seul, tout seul. Personne ne pourra plus jamais lui donner l'amour que sa mère lui avait porté.
Ses pensées furent bientôt interrompues par l'homme qui l'avait emmené ici.
- Bon, puisque que tes parents ne sont plus là pour payer, je crois que tu vas devoir le faire à leur place... Quel chouette cadeau ils te laissent à leur mort !
Il partit d'un rire dément qui résonna dans les oreilles de Feitan comme le rire du diable en personne. La simple évocation du mot « mort » lié à ses parents, le plongeait dans la plus profonde colère qui soit. Il baissa la tête. Une aura qu'il n'avait senti auparavant se dégagea se son corps. Elle était plus noire, plus maléfique. L'homme l'aperçut aussitôt.
- Qu'est-ce que tu fais là, gamin ? Tu sais te servir du nen aussi on dirait. On a bien fait de t'enchaîner à ces chaînes. Elles ne retiennent pas vraiment le nen, mais son assez résistantes pour retenir l'homme le plus fort du monde. Jamais tu ne pourra les briser !
Il avait au moins raison sur un point : il était impossible pour lui de casser les chaînes. Il avait beau avoir acquis beaucoup de force, il n'en avait toujours pas assez pour casser ses chaînes. Il promena désespérément son regard dans chaque recoin de la pièce dans laquelle il se trouvait. Enfin, « pièce », c'était un bien un petit mot pour désigner l'endroit dans lequel il se trouvait. Il était plutôt dans une sorte de grand hangar d'usine désinfectée. Et des issues d'échappatoires possibles...il n'y en avait aucune.
- Tu peux toujours chercher à t'enfuir, commença l'homme vêtu de noir qui était à côté de lui. Mais quand bien même tu trouverais une issue, il te serait incapable de faire le moindre mouvement. D'une part à cause de tes chaînes, mais aussi parce que nous serons là pour te ramener à nous.
Il s'accroupit à sa hauteur et le regarda droit dans les yeux d'un regard neutre. Seul le ton de sa voix montrait qu'il ne plaisantait pas.
- Nous avons rendu service à tes défunts parents dans le passé. Ils nous devaient une chose qu'il n'ont pas accepté de nous donner. Et puisque tu es le seul survivant de cette famille, tu va devoir payer à leur place. Tu saisis ?
Il ne répondit pas à sa question. Il essayait de garder la tête froide en dépit de tous les évènements qui se passés. Mais au fond de ses yeux, on pouvait néanmoins discerner un mélange de peur et de haine. Après un temps, il se décida à prendre la parole. Il n'avait plus rien à perdre maintenant, alors autant tenter le tout pour le tout.
- Vous voulez me faire payer, c'est ça ? Alors allez-y, tuez-moi ! Je n'ai plus rien à faire dans ce monde, alors autant qu'on en finisse rapidement.
L'homme en noir ne s'attendait pas à cette réponse. Il parut surprit, en l'espace d'une seconde. Mais reprit son masque neutre habituel.
- Quel âge as-tu, petit ?
Il hésita à lui répondre. Pourquoi lui posait-il cette question subitement ?
- N...Neuf ans...
- Neuf ans ? Tu es bien jeune. Crois-tu que c'est à neuf ans que l'on peut décider de vivre ou de mourir ?
- Faut croire qu'il y a des cas exceptionnels.
L'homme rit légèrement.
- Hu hu... Tu es un garçon bien mature pour ton âge, petit. Mais malheureusement, tu m'envoie navré. Je ne peux pas te tuer. Et ce n'est pas une question d'âge...
Il regarda le visage de Feitan.
- Hum... Tu ne semble pas comprendre alors je vais t'expliquer : Si tu meures, c'est comme si je t'envoyais rejoindre ta famille, dans un sens. Ça serait vraiment trop facile. Je ne peux pas vous réunir, ça ne serait plus dans mon intérêt... Non, on va te garder avec nous, et on va t'en faire baver jusqu'à ce que tu n'en puisse plus. Mais, rassure-toi, on fera tout pour éviter de te tuer.
Un sourire machiavélique se dessina sur son visage.
- Et tu sais quoi ? Avec un peu de chance, ils te regardent tous depuis là-haut ! Ils n'ont même pas idée de tout ce qu'on va te faire subir !
Le visage de Feitan se crispa par la colère. Il baissa la tête. Il avait les larmes au bord des yeux. Ils ne savait pas ce qui le terrifiait le plus : Le fait que ses parents puissent le regarder, impuissants, ou alors ce que lui réservaient ces hommes en noir.
o.O.o
La suite se passa très vite. Il perdit rapidement la notion du temps. Depuis combien de temps était-il prisonnier ? Plusieurs jours ? Plusieurs semaines ? Ou plusieurs mois ? Il souffrait tous les jours. Il était sûrement passé par tous les instruments de tortures inimaginables. En plus de le torturer, les hommes en noirs le soignaient aussi. Combien d'os avaient été brisés ? Combien de fractures ouvertes avait-il eu ? Et ce sang...tout ce sang...Combien de litres en avait-il perdu ?
Deux des hommes étaient spécialisés dans la guérison. Ils le soignaient avec leur nen tous les soirs. Ils lui avaient promis qu'ils ne le tueraient pas, eh bien, ils gardaient bien leur promesse. Cela allait-il durer éternellement ? Bientôt, quand il n'en pourra plus, il le remarqueront et se débarrasseront de lui. Comment ? Ils trouveront bien quelque chose ! Mais c'était le cadet des soucis de Feitan. Ce qui lui faisait le plus peur, c'était quel partie de son corps ils allaient abîmer ensuite, et comment.
Il en avait développé une véritable phobie. Si bien que dès que l'un de ces hommes s'approchait de lui, même sans armes ou objets, il se mettait à tremblait sans pouvoir se contrôler. Même si son visage restait calme, son corps le trahissait à chaque fois. Et bien sûr, à chaque fois, les hommes en noirs prenaient encore plus de plaisir à le torturer.
Tous ces souvenirs étaient vagues, il ne lui en restaient pus que des sensations. Mais il y a un passage qu'il n'allait jamais oublier. Cela s'est passé juste avant qu'ils se « débarrasse » de lui.
Ce jour-là, ils s'étaient tous réuni autour de lui. Ils étaient environ une soixantaine. Leur chef, celui qui avait mit le feu à ses parents, s'approcha avec un tisonnier brûlant dont le bout était rouge-orangé. Il lui parla de sa grosse voix menaçante :
- Avec les gars on s'est dis que, puisque ça fait un ptit bout de temps que tu était avec nous, on pouvait quand même te laisser un souvenir de nous pour tu ne nous oublie pas plus tard. C'est aussi un moyen de te faire comprendre que tu nous appartiens...
Il approcha le tisonnier encore bouillant de son dos nu, le posa sur peau et commença a dessiner lentement avec. Feitan sera les dents. Puis, sentant sa chair fondre à chaque mouvement de ce pieu rouge, il se mit à hurler. Une fois de plus. Depuis qu'il était là, il n'avait pas dit grand chose à part des cris. Quand avait-il parlé pour la dernière fois ?
Le bâton continuer son parcours d'agonie, sous les rires et encouragements des autres hommes, dans un brouhaha monstre. Il avait l'impression d'être une de ces bêtes de foire que les visiteurs prenaient un malin plaisir à faire hurler. Parfois, Feitan le sentait quitter son dos et y revenir plus bas. Pourquoi ne pas le transpercer directement en plein cœur ? Il n'avait plus qu'une envie : mourir. A chaque nouvel épisode de torture, il souhaitait que les hommes aient changé d'avis, et mettent fin à ses souffrances.
- Voilà ! C'est fini ! J'espère que tu sera content ! Hahaha !
Ils apportèrent deux miroirs pour que leur proie puisse voir le résultat de son agonie. Ils y avaient tracé un mot, en majuscules. Ça, pour ne pas l'oublier, il n'allait pas l'oublier. Il résumait tout à fait sa situation, dans quoi il nageait en ce moment même, mais aussi dans quoi il nagerait plus tard. Ce mot, duquel les lettres dégoulinaient encore de sang frais et étaient remplies de chaire encore fumante : DEATH. Il avait été écrit à la verticale et lui traversait le dos de tout son long.
Il baissa la tête, comme il avait l'habitude de faire et aborda un regard sombre. Et, pour la première fois depuis des mois, il dit :
- Un jour..., commença-t-il calmement sur un ton qui en fit frémir de peur certains, un jour...je vous tuerai...tous...jusqu'au dernier.
Il releva brusquement la tête vers eux et ils constatèrent avec effroi que le voile qui s'était posé sur ses yeux au fil des semaines et qu'ils avaient l'habitude de voir, avait laissé place à un regard brûlant rempli de haine. La même aura noire qu'il avait émit le premier jour de sa captivité, était revenue mais cette fois, elle était plus vaste et plus menaçante que la première fois. Quelques hommes reculèrent, mais leur chef ne se laissa pas impressionner.
- Ah bon ? Eh bien, nous t'accueillerons à bras ouverts ! Hahaha !
Il parti d'un rire démoniaque que le caractérisait si bien et murmura quelque chose à l'oreille de son second. Ce dernier hocha la tête et s'approcha de Feitan.
Tout ce qui se passa ensuite, lui était totalement flou. Il se rappelle juste s'être jeté sur les hommes en noirs, pendant un moment où ils l'avaient détaché. Il s'était enfui et avait atterrit (par je-ne-sais-quel moyen) dans les poubelles tout sanguinolent, et couvert d'autres blessures que celles qui lui avaient été infligées au tisonnier. Puis se fut le noir total...
o.O.o
Il se réveilla dans un lieu qu'il ne connaissait pas. Il ouvrit lentement les yeux. Tout était flou autour de lui. Puis il se rappela de tout de la mort de ses parents à la marque indélébile que les hommes en noirs lui avaient gravé dans son dos.
Quand sa vue s'accommoda, il s'aperçut qu'il était dans une sorte de petite maisonnette en tôles et autre matériaux, comme ceux que l'on pouvait trouver dans les poubelles. Un bruit lui parut et il se redressa brusquement. Il grimaça de douleur. C'était comme si tout son corps était traversé par plusieurs pics instantanément. Il baissa le regard en direction de son corps il était recouvert de bandes et de pansements. Qui l'avait soigné ? Et où était-il bon sang ? Puis une voix brisa le silence et le tira de ses réflexions :
- Je vois que tu es réveillé, dit-elle. Comment te sens-tu ?
Il tourna brusquement la tête en direction de cette voix. Il aperçut un jeune fille, un peu plus âgée que lui avancer vers lui. Il recula contre le mur qui longeait le lit dans lequel il était et se mis en position de défense.
- Qui es-tu ? Demanda t-il.
- Ne t'en fais pas, tu n'as rien à craindre de moi...
- Tu es une alliée des hommes en noir, c'est ça ? Ils m'ont retrouvé, et ils veulent me ramener ?!
- Non, il n'y a aucun « homme en noir » ici, je peux te l'assurer. Je suis de ton côté, ne t'inquiète pas. Je m'appelle Pakunoda, mais ici, tout le monde m'appelle juste « Paku ». Et toi quel est ton nom ?
Il la regarda d'un air incertain. Mais voyant qu'elle souriait et l'aura de confiance qu'elle dégageait, il se dit finalement qu'il pouvait se sentir en sécurité avec elle.
- Feitan...juste Feitan...
- Eh bien enchanté Feitan, lui dit-elle en souriant encore plus. Je pense que tu veux des explications concernant ton arrivée ici. Nous sommes dans la ville de l'étoile filante, c'est comme ça qu'on l'appelle. Et cette ville, elle n'est pas comme les autres : Elle est faite presque entièrement de déchets. Dit comme ça, ça n'a pas l'air génial, c'est vrai. La vie n'est pas très facile ici. On y trouve n'importe quoi : ça va d'une simple vis, à un être humain. La plupart d'entre nous on été jeté ici. Je vis avec d'autres enfants qui n'ont plus de parents et ont été abandonnés dans cet endroit. Il y environ cinq jours, on t'as repéré gisant inconscient sur le sol. Comme tu respirais encore, on t'a amené ici, et on t'a soigné.
Ça faisait beaucoup à avaler d'un coup. Donc il avait été trouvé par une bande de gamin et amené ici. Et maintenant une fille qui venait à peine de rencontrer...
- Feitan..., elle l'interrompit brusquement dans ses pensées (encore une fois). Quand...quand on t'as soigné, on a remarqué que ton corps présentait certaines blessures... dont une qui... Dans ton dos... Comment...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il fondit soudain en larmes. L'évocation de cette blessure lui fit rappeler l'enfer qu'il venait de vivre ces derniers mois (semblait-il). C'est comme si tout lui défilait dans la tête en accéléré depuis la mort de ses parents et de sa sœur jusqu'au moment où il s'était enfuit. C'en était trop pour lui. Il n'était qu'un enfant de huit-neuf ans et il venait de vivre ce qu'aucun autre homme ne vivrait jamais.
Il couvrit sa tête de ses mains. C'était la première fois qu'il pleurait vraiment. Devant ses parents, il se retenait, pour leur montrer et leur prouver qu'il possédait un certain courage. Même lorsque les hommes en noirs le torturait à longueur de journée, et lui cassaient des os, jamais une fois il n'avait pleuré. Mais cette fois était différente. C'était comme pour relâcher et évacuer la pression qui s'était accumulée en lui au fur et à mesure. Et ça faisait du bien, il n'avait jamais été aussi bien depuis longtemps. Paku s'assit à ses côtés et lui entoura les épaules de ses bras.
- Tu n'as plus à t'en faire, quoique ces personnes t'ont fait, tu es désormais en sécurité ici avec nous.
Par la suite, il rencontra d'autres enfants qui étaient un peu plus âgés que lui. Machi, Franklin, Sharnalk, Kuroro et Phinx avec qui il entretenu dès le début de bonnes relations.
Ils s'étaient entraînés, avaient façonné leur propres pouvoirs et avaient fini par former la Brigade Fantôme, dirigée par Kuroro. Au fil des années, il s'était efforcé de faire disparaître sa vie avant l'arrivée sur l'étoile. Et il avait réussi, finalement.
FIN FLASH-BACK
C'était comme ça que ça s'était à peu près passé. Il avait des comptes à rendre à ces « hommes en noir ». Il en avait promit qu'un jour il reviendrait tous les tuer. Ce jour était arrivé. Comment avait-il pu oublier que le repère de ces criminels (n.d.a : oui...il faut aussi revoir la définition de « criminels »...) se situait ici à York Shin City ! Ce nom lui avait tilté à l'oreille lorsqu'il avait apprit le point de rendez-vous de la brigade complète, mais il ne voyait pas pourquoi. Maintenant, tout était clair. Il se souvenait de tout, ou du moins, toute les grandes lignes. La colère était montée en lui à une vitesse vertigineuse. Jamais personne ne l'avait connu ainsi.
L'heure de sa revanche avait sonnée et il n'allait laisser aucun survivants.
Voilà, fin du chapitre number 3 ! j'espère que les « âmes sensibles » qui auraient lu n'ont pas été choquée ou quoique ce soit. Mais la présence de ce côté morbide est essentielle à cette fiction, et elle continuera dans les chapitres suivants. Et puis, étant une grande fan de torture, j'aurai du mal à ne faire souffrir aucun des personnages dans mes fictions ^^.
Je ne sais pas quand sortira le prochain chapitre. Ça dépend de moi, de ce que je fais à côté, bref, de plein de facteurs. Je vais quand même essayer de le poster avant la fin des vacances, parce qu'après, vous n'aurez pas le suivant avant un bon petit bout de temps ^^' !
