Bleach Together Now

Chapitre Deux

Yoruichi tourna dans son lit et contempla la pièce, doucement. Le soleil éclairait la petite chambre dénuée de meubles. Elle possédait seulement un commode pour y enfouir quelques vêtements. Yoruichi observa les murs beiges fait de bambou. Elle se redressa dans le lit et empoigna son verre d'eau. Elle but une gorgée d'eau tiède et s'abstint d'en prendre plus. Yoruichi sentit l'eau couler jusqu'à son estomac qui gargouilla bruyamment. La jeune femme sourit. J'ai faim, songea-t-elle en sortant du lit. Elle alla fouiller dans ses vêtements. Elle décida de prendre un bain. Yoruichi enfila un vieux kimono et rattacha ses cheveux en queue de cheval. La jeune femme prit son savon et des vêtements propres. Elle mit de miniscules mules pour ne pas s'écorcher les pieds. Elle se glissa dans le corridor et referma la porte coulissante de sa chambre. Yoruichi se demanda si Byakuya était toujours dans sa chambre. Elle sentit ses joues brûlées, tellement, elle se sentait confuse. Sa façon de se comporter avec elle la rendait vulnérable. Il avait une façon de la toucher, de la regarder et même de lui parler qui la laissait pantoise. Elle se sentait belle et unique à travers son regard. Yoruichi secoua la tête pour chasser Byakuya Kuchiki de ses pensées et marcha un peu plus vite quand elle vit Ichigo qui sortait d'une pièce. Une serviette de bain lui serrait la taille et son torse luisait de gouttes d'eau. Il sortait de la douche, ses cheveux mouillés plaqués sur sa nuque. Lorsqu'il l'apperçut, il écarquilla les yeux. Que faisait-elle là? S'interrogea-t-il en la fixant, béat. Elle coupa court à ses interrogations en le dépassant et s'enferma dans la pièce en face de la sienne. Elle l'avait ouvert et observer, puis elle s'y était entassé sans un regard derrière elle. Ichigo, estomaqué, n'avait pas bougé d'un centimètre. Il finit par s'obliger à revenir de ce choc et rentra dans sa chambre d'invité. Il s'y enferma et éclata de rire. Yoruichi Shihoin dans la maison de Byakuya Kuchiki! Elle était bien bonne celle-là! Pensa-t-il en continuant de rire jusqu'aux larmes.

Byakuya Kuchiki vêtit son kimono blanc avec une bordure bleue. Il brossa son épaisse chevelure noire et la laissa libre sur ses épaules. Il se demanda si Yoruichi avait bien dormi. Lui, il n'avait jamais aussi bien dormi de toute sa vie! C'était ironique. Il n'aurait jamais cru qu'une femme puisse avoir autant de pouvoir sur lui. Byakuya fixa sa chambre avec amusement. C'était une pièce dénuée de meuble le plus possible. Byakuya aimait l'espace et les meubles réduisaient l'espace. Il prit le bouquet de fleur de cerisier sur sa commode à vêtements et renifla son parfum. Il en prit une et la garda dans sa main. Il alla l'offrir à Yoruichi pour le petit déjeûner. Elle allait apprécier l'intention, il en était certain. Byakuya enfila des mules. Il se dirigea vers la porte coulissante qu'il glissa sur le côté. Il sortit et la referma. Byakuya marcha de son pas calme jusqu'à la salle à manger. Il croisa son majordome et lui demanda de tout installer dans le jardin. Celui-ci obéit aux ordres de son maître. Yoruichi arriva quelques minutes plus tard et sa vue coupa le souffle de Byakuya. Elle portait un kimono fleuri et des ballerines. Sa chevelure négligemment attaché miroitait. Byakuya contempla ses yeux doux et avenants, puis son regard descendit vers sa bouche peinte en rouge. Il la trouva splendide. Yoruichi, elle, ne le quittait pas des yeux. Il semblait paisible. Son regard calme la rassura. Il s'approcha avec un pas rapide. Elle fut surprise qu'il utilise le pas rapide dans sa maison. Byakuya lui effleura la joue de la paume. Il murmura d'un ton égal:

- Nous allons manger dans le jardin.

- Bien, chuchota-t-elle d'une voix faible, hypnotisée par le geste de sa main.

Byakuya la prit par le bras et l'amena avec lui dans les jardins. Elle observa ce paysage féerique. Les gigantesques arbres couvert de bourgeons roses. Byakuya s'immobilisa et se tourna vers elle. Un vent souffla à ce moment-là et l'élastique qui retenait les cheveux de Yoruichi se défit. Byakuya le saisit au vol et lui tendit avec la fleur de cerisier qu'il avait prit pour elle de son vase. Yoruichi caressa la fleur et l'inséra dans ses cheveux. Elle remit l'élastique en place. Byakuya recula une chaise et elle s'assit. Il s'installa en face d'elle. Le majordome vint avec le thé. Il posa les soucoupes avec les tasses en porcelaine, puis il leur versa le thé. Ensuite, il leur donna leur déjeûner. Byakuya déclara avec tendresse:

- Bon appétit.

- Oui, toi aussi, dit-elle en buvant quelques gorgées du thé brûlant.

Byakuya l'imita. Il commença à manger son oeuf et son riz. Il rajouta un peu de piment sur l'oeil amusé de sa compagne. Elle s'exclama en pouffant:

- Tu épices toujours tout!

- Je n'ai pas tant changé que ça, tu sais, lui rappela-t-il en finissant sa bouchée.

Yoruichi pencha la tête sur le côté. Elle eût grand sourire. La jeune femme s'écria, moqueuse:

- Si, tu es plus inexpressif qu'avant.

Byakuya s'adossa à la chaise et prit sa tasse de thé. Il but, la déposa sur sa soucoupe et enchaîna:

- Je suis devenu un homme, c'est tout.

Yoruichi admit d'une voix sarcastique:

- Un homme inexpressif.

Byakuya lui jeta un regard meurtrier et elle décida de le provoquer davantage:

- Cela te manque pas un peu?

Byakuya crut qu'il allait perdre sa façade, mais il tint bon.

- Pas du tout, répondit-il, magnanime.

Yoruichi éclata d'un rire tonitruant et Byakuya la regarda avec affection.

Rukia lissa sa robe et ébourrifa ses cheveux pour leur donner du volume. Elle se tenait devant la porte d'Ichigo. Comme il ne connaissait pas la maison par coeur, elle était venu le chercher pour qu'ils aillent dans la salle à manger prendre leur petit déjeûner. Elle sourit. Rukia mourait de bonheur, elle trépignait littéralement. La jeune fille frappa à la porte où logeait Ichigo Kurosaki. Celui-ci vint lui ouvrir. Il resplendissait dans une paire de jeans noir et un chandail bleu ciel. Ses cheveux oranges en bataille. Il lui sourit de toutes ses dents et la contempla avec douceur. Il déclara d'un ton calme:

- Je suis heureux de te voir!

- Moi aussi, j'espère que tu meures de faim, le déjeûner est servit, lui dit-elle en souriant. Je passe devant, suis-moi, reprit Rukia en ouvrant la marche vers la salle à manger.

Ichigo enfila ses vieux souliers confortables et la suivit. Rukia et Ichigo marchèrent en silence jusqu'à la pièce où ils déjeûneraient. Elle rentra et il la précéda. Ils s'installèrent autour d'une table en forme rectangulaire. On leur servait de multiples plats. Rukia murmura d'un ton conspirateur en dépliant sa serviette:

- Je voulais t'amener dans le jardin, mais Byakuya est là.

Ichigo ne put se retenir de lui parler de ce qu'il lui était arrivé ce matin.

- J'ai croisé Yoruichi.

Rukia s'étouffa bruyamment et dut boire son thé pour faire passer sa bouchée de riz.

- Alors c'est avec elle qu'il est, constata-t-elle, hébétée.

- J'ai été très mal à l'aise, mais maintenant, je trouve cela plutôt comique comme situation, fit-il avec un sourire épanoui.

Rukia s'écria en se tapant le front:

- Je croyais être la seule à vouloir avoir quelqu'un d'autre avec moi que Byakuya, mais lui aussi visiblement. Je ne lui suffis pas, rajouta-t-elle tristement.

Ichigo prit sa main au dessus de la table et leurs doigts s'entrelacèrent.

- C'est compréhensible, lui dit-il en souriant.

Elle lui dédia son plus beau sourire et ensemble, ils recommencèrent à manger tout en parlant de tout et de rien.

Byakuya attendit que Yoruichi finisse son thé pour la dévisager tendrement. Il devait bientôt partir pour faire ses devoirs de capitaine. Il n'en avait pas vraiment envie. Ce qu'il lui plairait serait de rester toute la journée avec son invité, mais il ne pouvait pas. Byakuya se leva de toute sa stature et déposa sa serviette sur la table. Il la contourna et s'approcha de Yoruichi. Elle leva la tête, surprise. Il posa ses lèvres sur son front et appuya avec délicatesse, puis il s'écarta doucement.

- Je dois m'absenter un petit moment, fit-il, simplement.

Yoruichi eût un grand sourire.

- Devoir de capitaine, dit-elle avec taquinerie.

Byakuya lui effleura la joue de la paume de sa main et s'en alla. Elle le regarda partir avec mélancolie.

Byakuya Kuchiki se rendit à son bureau après s'être changé. Il avait revêtit son haori et accrocher son zanpaku-to à sa taillle. Il avait arrangé ses cheveux aussi, changé ses sandales pour d'autres. Byakuya s'assit derrière son bureau et observa les papiers qui ornaient son bureau. Il n'avait pour facilement deux heures. Cela l'ennuyait royalement. Qu'allait faire Yoruichi tout ce temps, seule? Byakuya prit la théière et se versa une tasse. Il but quelques gorgées. Byakuya saisit son crayon et commença à écrire tranquillement. Ce fut Renji Abarai qui l'interrompit. Il rentra, vêtu de son shihakusho et portant son zanpaku-to à la taille. Il parut mal à l'aise. Byakuya lui jeta un regard revêche pour qu'il se presse de cracher le morceau. Renji s'empressa subitement:

- Capitaine Kuchiki, capitaine Ukitake demande à vous voir.

- Dis-lui que je n'ai pas le temps, marmonna-t-il d'une voix froide.

- Il insiste, vous savez.

Byakuya soupira, exaspéré. C'était le bouquet! Il avait de la paperasse à faire et Ukitake pointait le bout de son nez pour lui prendre des minutes précieuses. Il fit un signe de la main à Renji qui sortit pour laisser place à Jushiro Ukitake. Le capitaine de la treizième compagnie resplendissait de beauté et de fraîcheur. Ses cheveux blancs tombaient librement sur son dos et ses épaules. Ses yeux calmes se posèrent sur Byakuya Kuchiki. Il alla s'asseoir en face de lui avec élégance. Il croisa ses longues jambes et lui sourit. Byakuya lui demanda d'une voix froide:

- Qu'y a-t-il?

- Même pas de bonjour, Byakuya? Merci de me demander si je vais bien, fit Ukitake, sarcastique.

- Je suis sûr que tu te portes à merveille. Tu n'es pas venu pour me parler de ta santé, mais pour me parler de Yoruichi, alors venons-en au fait, décréta Byakuya avec sécheresse.

Jushiro sourit de toutes ses dents.

- Tu as réussi à la convaincre de venir faire un tour au Sereitei! S'exclama-t-il, hébété.

Byakuya déposa son crayon et se calla confortablement dans sa chaise.

- Yoruichi n'avait pas besoin d'être convaincu, fit Byakuya d'un ton égal. Tu veux la voir, je présume, rajouta Byakuya délicatement.

- Oui, c'est sûr! Après tant d'années...

Ukitake avait laissé sa phrase en suspend. Il se leva et s'étira. Jushiro fixa Byakuya et demanda doucement:

- Est-ce que cela te dérangerait si je passais chez toi?

Byakuya haussa les épaules avec nonchalance.

- Pas du tout.

- Merci.

Jushiro Ukitake prit congé. Il partit sans un regard derrière lui. Byakuya se remit à la paperasse en se demandant comment Yoruichi allait prendre cette visite surprenante.

Yoruichi, assise au sol, méditait. Elle avait prit le jardin comme endroit de méditation. Il faisait très beau et le paysage l'enchantait. Elle ferma les yeux et prit une grande respiration. Yoruichi se concentra fortement. Elle fut capable d'avoir un aperçu sur ce qui se passait autour d'elle. Elle sourit. Subitement, elle sentit une énergie spirituel. Une main se posa sur son épaule droite, elle l'empoigna et envoya valser la personne contre le mur. Yoruichi ouvrit les yeux et éclata de rire en voyant Ukitake qui se tenait contre le mur. Il sourit et s'exclama en repoussant une mèche argenté qui lui barait le visage:

- Tu n'as pas perdu ta touche.

- Et toi, tu voulais mourrir? S'écria-t-elle en souriant.

Jushiro s'approcha de Yoruichi et épousseta son haori. Elle souriait jusqu'aux oreilles.

- Pas vraiment. Il faut dire que je ne pensais pas que tu me prendrais pour un ennemi!

Elle éclata franchement de rire. Ukitake prit un air faussement outré.

- Alors que me vaut ta visite? Fit-elle en reprenant son sérieux.

- Je voulais te voir, cela fait un petit moment que nous nous sommes vus, lui rappela-t-il, seulement.

Yoruichi hocha positivement de la tête.

- Effectivement, depuis un bon moment.

- Pourquoi es-tu revenue? S'enquit Ukitake, curieux.

- Byakuya m'a invité, lui répondit-elle tout sourire.

Ukitake parut amusé. Ils s'en allèrent ensemble vers la maison de Byakuya. Elle reprit d'un ton doux:

- Je présume que tu n'es pas venu que pour moi.

Ukitake pouffa. Elle le connaissait toujours aussi bien. Il répliqua avec amusement:

- Je viens voir Rukia aussi, j'ai besoin d'une alliée pour ma paperasse.

- Oh, les devoirs de capitaine, ironisa-t-elle très moqueuse.

Ukitake lui donna une bourrade et elle rit davantage. Ils rentrèrent et trouvèrent Rukia entrain de boire son thé avec Ichigo. Ils riaient comme deux enfants. Lorsqu'elle vit son capitaine, Rukia redevint sérieuse et elle se leva. Ukitake salua Ichigo et se tourna vers Rukia.

- J'ai besoin de ton aide.

- Je pars me changer et j'arrive, dit-elle en le fixant intensément.

Ichigo ne cacha pas sa tristesse de la voir le quitter si tôt en matinée. Elle l'embrassa vivement et il rougit. Rukia partit rapidement. Ukitake et Ichigo se dévisagèrent. Ukitake le taquina amicalement:

- Je parie que ce n'est pas Byakuya qui t'a invité!

Yoruichi lui donna une bourrade. Ukitake ne put se retenir de rire. Ichigo sourit. Rukia revint à ce moment-là et partit accompagné d'Ukitake. Yoruichi se retrouva seule avec Ichigo. Elle s'installa à la petite table carrée. Ichigo lui versa du thé dans une tasse propre et la déposa sur sa soucoupe. Yoruichi prit la tasse délicatement et but quelques gorgées. Elle s'exclama sur un ton badin:

- Alors Rukia et toi...

Ichigo sourit grandement.

- Nous évoluons, dit-il d'un ton calme. Et Byakuya et toi...

- Il n'y a strictement rien, se défendit Yoruichi en détournant le regard.

Ichigo éclata franchement de rire.

- Tu te moques de moi? Est-ce que Kisuke est au courant au moins? S'enquit-il d'une voix paisible.

Yoruichi resta muette quelques secondes, puis parla d'un ton ferme:

- Je crois. Je l'ai quitté et je l'ai mis au courant que je venais au Sereitei.

Sur ce, Yoruichi se leva et rajouta:

- Je pars me reposer. Nous nous verrons au dîner...

- C'est ta façon de me dire que la discussion est close? Demanda Ichigo, amusé.

Yoruichi lui lança un regard furibond et le planta là. Elle entendit le rire d'Ichigo résonner dans la pièce. Ichigo finit son thé, puis il s'adossa au mur et contempla le jardin. Il sentit subitement une énergie spirituelle qu'il reconnaîtrait entre mille. Byakuya Kuchiki se positionna devant lui. Il le fixait de son regard perçant. Visiblement, il n'était pas satisfait de le trouver affalé contre le mur entrain de paresser. Il le question de son éternel ton calme:

- Où est passé Rukia?

- Elle s'est enfuie avec Ukitake! Le taquina Ichigo, le sourire aux lèvres.

Byakuya fronça les sourcils, énervé par sa réponse. Il fit d'un ton où perçait un profond ennui:

- Où est Yoruichi?

- Elle est partie se reposer, répondit-il cette fois-ci avec sérieux.

Byakuya lui jeta un dernier regard et se dirigea vers le corridor. Ichigo soupira et s'appuya davantage contre le mur. Il ferma les yeux et s'endormit, calmement.

Byakuya rentra dans sa chambre et ferma la porte. Il enleva précipitament son haori et son shihakusho. Une fois nu, il passa des sous-vêtements et enfila un kimono bleu marine. Il défit les agraffes qui retenaient ses cheveux et remit des sandales plus confortables. Byakuya plia ses vêtements et les rangea dans des tiroirs. Il sortit de sa chambre et se dirigea vers celle de Yoruichi. Il frappa deux coups à la porte et elle ouvrit. Il resta béat. Yoruichi portait un pantalon moulant noir, une camisole beige et par dessus une veste rosée. Son épaisse chevelure rattachée en queue de cheval atteignait tout de même ses épaules. Elle portait des souliers de ballerine. Yoruichi lui sourit et Byakuya se surprit à ne contempler que ses magnifiques lèvres pulpeuses. Byakuya ferma les yeux, puis les rouvrit. Il demanda d'un ton égal:

- Tu as envie de boire du thé?

Yoruichi éclata de rire. Byakuya la regarda, confus.

- J'en ai bu toute l'avant-midi. Allons nous amuser, Byakuya.

Elle l'empoigna par le bras et l'entraîna vers les jardins. Yoruichi se positionna en face de lui et déclara:

- Tes Kidos contre mes talents de maître rapide.

Byakuya la fixa et répliqua avec douceur:

- Tu es sûre que c'est ce que tu veux?

Yoruichi grimpa dans l'arbre et s'assit sur une branche. Elle le taquina tendrement:

- Tu ne me vas pas à la cheville, Byakuya.

Byakuya tendit les mains et s'écria d'un ton froid:

- Hado 33 Sokatsui.

Une flamme bleue apparut se dirigeant droit sur Yoruichi. Elle l'évita sans difficulté et fonça droit sur lui. Yoruichi le frappa et il bloqua son pied avec sa main. Il repositionna ses mains et lança avec fermeté:

- Bakudo 61 Rikujo koro .

Yoruichi se baissa à temps, mais ce fut limite. Elle vit Ichigo sortir sur le pallier pour voir ce qui se passait. Byakuya nota sa présence. Ce moment de distraction lui fut presque fatal. Yoruichi l'empoigna par le bras et l'envoya valser contre l'arbre. Subitement, le Zanpaku-to de Byakuya apparut au sol. Yoruichi tourna la tête et vit Rukia qui se tenait près d'Ichigo, un sourire moqueur sur les lèvres. Yoruichi s'insurgea avec force:

- C'est de la triche!

Byakuya déclara, ironique:

- Il me semblait que je ne t'allais pas à la cheville. ( Il prit une pause puis s'écria): Bankai senbonzakura kageyoshi!

Yoruichi fonça droit sur lui. Elle bondit et enroula ses cuisses autour de sa nuque. Elle le mit au sol et s'assit sur lui. Byakuya était étendu sur le sol et Yoruichi sagement assise sur lui. Il la dévisagea, épaté. Elle dit d'un ton moqueur:

- C'est ça quand on veut tricher!

Byakuya sourit. Elle le dégagea sous les yeux ébahis et les mines béates d'Ichigo et Rukia. Le majordome toussota avec plus de force qu'il ne le voulut. Tous les visages se tournèrent vers lui. Il déclara d'un ton aimable:

- Le souper est prêt.

Byakuya se leva dans toute sa splendeur et épousseta ses vêtements. Yoruichi ne pouvait s'empêcher de sourire. Elle trouvait cela très drôle. Rukia contemplait Byakuya avec surprise. Ichigo avait de la misère à comprendre ce qui venait de se passer. Byakuya rentra dans la salle à manger et s'installa sur un coussin tel un pacha. Rukia s'assit à sa droite, Ichigo à sa gauche et Yoruichi en face de lui. On leur servit leur plats sur la table avec des baguettes pour qu'ils puissent se servir à leur guise. Byakuya prit du riz et du poisson pendant que Yoruichi se servait des légumes avec Rukia. Ichigo, lui, se contentait de boire de l'eau. Yoruichi se tourna vers Rukia et lui demanda d'un ton taquin:

- Comment a été ta paperasse?

Rukia pouffa et prit une bouchée avant d'enchaîner d'un ton calme:

- Capitaine Ukitake a perdu un pari contre le capitaine Kyoraku et cela veut dire qu'on doit faire sa paperasse à lui aussi. Heureusement, on ne l'a pas encore reçu. Capitaine Kyoraku est supposé la donner au capitaine Ukitake, ce soir.

Yoruichi éclata franchement de rire.

- Je présume qu'ils ont pariés sur ton arrivée, dit Byakuya d'un ton paisible.

Yoruichi hocha positivement de la tête.

- Aucun doute! Fit-elle en avalant quatre bouchées de riz à une vitesse ahurissante.

- Ils ne savent pas à quel point je peux me montrer convaincant.

- D'après moi, c'était pas toi qu'il sous-estimait, mais il surestimait Kisuke, fit Kurosaki en se servant du poisson.

Rukia ferma les yeux. Elle pouvait sentir la force spirituelle de Byakuya grandir tellement il bouillait à la seule mention du nom de Kisuke Urahara. Elle les rouvrit lorsqu'il reprit d'un ton froid:

- Ce n'était pas à lui de choisir.

Yoruichi baissa les yeux sous le regard intense de Byakuya. Celui-ci ne détourne pas les yeux. Il la contemple avec douceur et tendresse. Yoruichi se sert une deuxième fois et s'étire tel un chat repu.

- Tu as bien mangé? S'enquit Byakuya, tendrement.

- Oui.

- Si tu es fatiguée, tu peux te retirer, lui proposa-t-il, simplement.

Yoruichi le remercia d'un signe de la tête, se leva et partit sous le regard doux de Byakuya. Rukia et Ichigo s'observèrent, amusés. Byakuya revint à eux et ils discutèrent tous comme s'ils avaient toujours été ensemble.

Capitaine Jushiro Ukitake marchait dans le jardin du capitaine Shunsui Kyoraku d'un pas calme. Il portait encore son haori et son shihakusho. Il n'avait pas eu le temps de se changer. Premièrement, il venait de finir sa paperasse, deuxièmement, il n'était pas allé chez lui. Jushiro frappa à la porte et on vint lui ouvrir. Le vieil homme qui lui ouvrit, se courba par signe de politesse et le fit entrer. Il lui indiqua poliment le bureau de Shunsui Kyoraku. Une lumière pâle éclairait le corridor qui menait à cet endroit. Ukitake se dirigea facilement. La porte glissa subitement et Shunsui Kyoraku apparut. Il avait enlevé son chapeau, détaché ses cheveux qui s'éparpillaient sur ses épaules et son dos. Il avait vêtu un kimono blanc sans aucune décoration. Il sourit de toutes ses dents à son meilleur ami. Il déclara avec paisibilité:

- Tu es venu pour la paperasse!

Ukitake lui lança un regard furibond.

- Je n'aurais jamais dû parier avec toi!

Kyoraku passa une main dans son épaisse chevelure brune foncée. Il s'amusait comme un petit fou. Shunsui retourna dans son bureau et revint les bras chargés de papier. Ukitake jura. Il n'en revenait pas! Il allait être confiné dans son bureau pendant des heures. Il voulut prendre la paperasse, mais Shunsui l'arrêta.

- Jushiro, veux-tu rester à souper?

Jushiro Ukitake éclata d'un rire détendu. Il répondit d'un ton tendre:

- Avec plaisir, très cher ami.

Tous deux gagnèrent la salle à manger en riant et en plaisantant.

Shuhei attrappa son blouson de cuir et l'enfila avec rapidité. Il arrêta sa chaîne stéréo qui hurlait du rock. Il mit ses souliers et ouvrit la porte de son appartement après avoir prit son zanpaku-to au cas où il y aurait un problème. Il lempoigna vivement et se mit à courir dans les allées du Sereitei. Il comptait se rendre chez Rangiku Matsumoto pour s'excuser. Elle le méritait. Il s'était conduit comme un abruti. Il s'arrêta devant sa maison et frappa à la porte. Celle-ci s'entrouvit sur Rangiku Matsumoto. Elle portait un t-shirt ample et un jeans ajusté. Ses cheveux blonds roux tombaient sur ses épaules et son dos. Elle lui sourit, bienveillante. Shuhei murmura d'un ton doux:

- Je m'excuse, Rangiku.

Elle éclata de rire. Un rire mélodieuse et emplit de douceur.

- Ne te fais pas prier et rentre, fit-elle avec tendresse.

Shuhei obéit. Il rentra et observa sa maison avec stupéfaction. Il y avait de magnifiques pots de fleurs de cerisier un peu partout. Sa cuisine au mur beige, son salon qui lui servait visiblement aussi de salle à manger possédait une petite table carrée avec des coussins bleu ciel. Une étagère remplie de livres, une vieille lampe et une commode meublaient le reste du salon. Le hall donnait sur un petit escalier qui menait à sa chambre. Lorsque Shuhei eût fini son inspection, il se tourna vers elle et la trouva resplendissante. Il saisit son visage et lui vola un baiser. Rangiku passa ses bras autour de sa nuque. Elle lui rendit son baiser avec force. Shuhei dévora sa bouche ne faisant aucun quartier. Il la serra davantage contre lui. Rangiku dut le repousser. La tête lui tournait. Elle s'exclama d'un ton badin en le fixant droit dans les yeux:

- J'espère que cette fois-ci, tu vas accepter de monter.

Shuhei rit, réellement moqueur.

- Allons-y, répliqua-t-il, seulement.

Rangiku Matsumoto prit la main de Shuhei Hisagi et elle l'entraîna dans sa chambre.

Ikkaku Madarame et Yumichika Ayasegawa observaient le Sereitei du toit de leur maison. Ikkaku, torse nu, se prélassait sur le dos. Yumichika, lui, préférait être assis. Ils portaient tous deux leur shihakusho. Yumichika passa une main dans sa chevelure noire coupé au carrée. Ikkaku s'étira et s'assit en indien. Il déclara d'un ton taquin:

- J'ai faim.

Yumichika éclata de rire. Il questionna d'un ton rieur:

- C'est ta façon de me dire d'aller me mettre aux fourneaux?

Ikkaku sourit à son tour et rapprocha son visage de celui de Yumichika.

- Un peu.

Un grand sourire apparut sur le visage de Yumichika. Celui-ci empoigna Ikkaku et l'embrassa vivement sur les lèvres. Il fit cela si vite qu'Ikkaku n'eût même pas le temps de réagir. Il resta immobile et béat. Yumichika se leva ensuite comme si de rien, épousseta son habit et rentra par la fenêtre qui donnait sur leur chambre à coucher. Ikkaku mit quelques minutes, puis il le suivit. Il se devait de le questionner. Qu'est-ce qui lui avait prit de l'embrasser aussi subitement? Songea Ikkaku en tombant à genoux dans leur chambre. Il entendait Yumichika qui chantonnait dans la cuisine. Il descendit l'escalier et explosa une fois dans la petite pièce beige étroite:

- Qu'est-ce qui t'a pris?

Yumichika se tourna et fonça droit vers sa chambre. Il s'y enferma sans un mot de plus. Ikkaku le suivit de nouveau. Il poussa la porte avec force et saisit Yumichika par la taille, celui-ci se débattit. Ils tombèrent à la renverse sur le lit moelleux. Ikkaku dévisagea longuement Yumichika et chuchota d'une voix rauque les yeux mi-clos:

- La prochaine fois, laisse-moi le temps de réagir.

Sur ce, il ferma la lumière, les plongeant tous les deux dans le noir. La dernière chose que Yumichika sentit fut les lèvres d'Ikkaku sur les siennes.

Ikkaku Madarame se réveilla le premier. Il se rendit vite compte qu'il n'était pas dans sa chambre. Le lit était plus moelleux que sa paillasse dure habituelle. L'air était plus chaud aussi et les draps sentaient terriblement bon. Il y a avait aussi le soleil qui reflétait sur des mirroirs accrochés au mur. Il réalisa vite sa nudité et cela le fit sourire. C'était la seule chose naturelle. Il sentit subitement un corps roulé contre lui. Il tourna la tête avec lenteur et trouva Yumichika ramasser en petite boule contre lui. Ses cheuveux noirs humides lui collaient à la nuque et au visage. Ikkaku les repoussa avec douceur. Yumichika ouvrit ses grands yeux. Il sourit à Ikkaku avec paisibilité. Ikkaku l'embrassa sur le front et sortit du lit sous le regard surpris de Yumichika. Il paraissait déboussolé.

- Où vas-tu?

- Te préparer à déjeûner. Cela fera changement, lui annonça-t-il en partant.

Il referma la porte sur le rire tonitruant de Yumichika.

Rangiku Matsumoto roula dans son lit et repoussa son épaisse chevelure. Elle trouva Shuhei Hisagi endormit sur le dos à ses côtés. Il dormait profondément. Son souffle lent et ses yeux clos lui conférait une certaine innocence. Rangiku sentit une présence forte dans le jardin qui menait à sa porte d'entrée. Elle bondit hors du lit et alla voir. Le capitaine de la 10 compagnie marchait dans l'allée. Toshiro Hitsugaya semblait ennuyé. Rangiku fixa son cadran et jura. Elle était en retard de plus de deux heures. Il allait lui passer tout un savon. Elle se rua vers sa commode pour passer son shihakusho. Elle s'habilla en quatrième vitesse. Enfilant ses sandales, Rangiku attrapa son calepin et un crayon. La jeune femme écrivit une note rapide à Shuhei lui spécifiant qu'il y avait de quoi déjeûner dans le réfrigérateur. Le lieutenant Matsumoto déposa la note et fila dans l'escalier après avoir jeté un dernier regard à Shuhei qui sommeillait. Elle dévala l'escalier et arriva devant la porte d'entrée. Elle l'ouvrit devant le capitaine Toshiro Hitsugaya, celui-ci la toisa durement. Il était hors de lui et cela se voyait malgré sa facade froide et détaché. Elle lui dédia son plus beau sourire.

- Capitaine, je suis prête!

- Alors ne reste pas planté là! S'énerva-t-il avec force.

Il tourna les talons et elle le suivit. Rangiku Matsumoto ferma la porte de sa maison et gambada derrière son capitaine.

Byakuya Kuchiki se leva de son lit tel un automate. Il s'étira langoureusement. L'homme roula les épaules et alla vers sa commode. Il tira les tiroirs du haut pour s'emparer d'un kimono beige. Il mit son sous-vêtement et enfila son kimono. Byakuya glissa ses pieds dans ses sandales. Il marcha tranquillement vers la porte et jeta un regard distrait à son jardin. Il faisait merveilleusement beau cette journée-là. Il décida de prendre son déjeûner à l'extérieur. Il sortit de sa chambre et fit coulisser la porte. Il se promena le plus silencieusement possible dans les corridors. Il était encore très tôt et il ne voulait réveiller personne. Le capitaine de la sixième division s'arrêta devant la porte de Yoruichi Shihoin. Il observa la forme étendue sur le lit. Yoruichi dormait sur le dos. Elle portait une culotte blanche et une camisole noire. Découverte, il pouvait apercevoir ses jambes de déesse et sa poitrine qui tirait le tissu. Les yeux de Byakuya remontèrent jusqu'à ses lèvres entrouvertes qu'il fixa ostensiblement. Il jura intérieurement et recula. Il partit, furibond.

Ichigo se rendit dans la salle à manger et y trouva Rukia qui était en train de boire du thé. Lorsqu'elle le vit, son regard s'illumina. D'une élégance même, elle portait une robe longue bleue marine. Ses pieds chaussés de souliers ronds semblaient miniscules. De son côté, Ichigo était extrêmement décontracté. Vêtu d'un jeans bleu et d'une camisole noir, il paraissait très relax. Il s'assit et lui sourit. Rukia avec politesse lui versa du thé. Ils se servirent en silence le déjeûner. Rukia lui demanda avec douceur:

- Tu as bien dormi?

- Comme un bébé, lui répondit Ichigo tendrement. Et toi?

- Très bien, je dors bien lorsque je suis ici. Je me sens en sécurité avec Byakuya...

- Même s'il est moins agile que Yoruichi? Ironisa Ichigo d'un ton badin.

Rukia éclata de rire. Elle n'avait jamais autant ri. Rukia déclara d'un ton moqueur:

- S'il t'entendait, il aurait ta peau.

- Ça, je n'en doute pas! S'écria Ichigo en avalant une bouchée de riz.

Rukia finit son assiette quand la porte coulissa. Le capitaine Jushiro Ukitake apparut dans l'entrée. Vêtu de son haori et de son shihakusho, il était venu en devoir. Rukia fit un brief signe de tête et s'enquit respectueusement:

- Que puis-je faire pour vous, capitaine Ukitake?

Le capitaine eût un grand sourire. Il repoussa l'épaisse mèche blanche qui lui barrait le front. Il répliqua d'un ton paisible:

- De la paperasse. J'ai besoin d'aide.

Rukia se redressa et se mit debout. Elle s'étira. La jeune femme embrassa Ichigo et lui promit d'un ton calme:

- Nous nous verrons, ce soir.

Rukia s'enfuit avec le capitaine Ukitake. Ichigo finit son déjeûner seul. Dès qu'il eût terminé, il se leva et époussota son pantalon. Il décida d'aller se promener. Ichigo marcha à travers le jardin quand il tomba sur Byakuya qui caressait une fleur de cerisier. Il portait un kimono beige et non, son shihakusho et son haori de capitaine. Ichigo se détendit. Byakuya, se sentant épié, se retourna. Ichigo tenta de sourire, mais il ne vit pas la moindre trace de sourire sur le visage impassible de Byakuya. Il s'approcha et s'exclama d'un ton doux:

- Bonjour.

- Bonjour.

Ichigo pria le ciel pour que quelqu'un les sauve des platitudes. Yoruichi, sortant de nul part, arriva. Vêtu d'une camisole moulante et d'un jeans taille basse, elle était sexy en diable. Sa chevelure abondante trainait sur ses épaules, elle n'avait pas prit la peine de les attacher. Yoruichi sourit aux deux hommes et leur lança:

- Si on allait déjeûner? Je meurs de fin.

Le majordomme installait le déjeûner à la table du jardin. Ichigo s'excusa platement:

- J'ai déjà déjeûner avec Rukia. Je vais retourner au lit. À plus tard.

Ichigo partit sans regard derrière lui. Lorsqu'il eût disparu, Yoruichi taquina Byakuya, réellement moqueuse:

- Tu l'as fait fuir!

Byakuya eût un sourire timide. Mais c'était déjà ça. Yoruichi le prit par le bras et l'entraîna vers la petite table. Ils s'installèrent et Byakuya fit le service. Ils commencèrent à manger. Yoruichi doté de son appétit monstre finit le bol de riz et demanda au majordome de lui en ramener un autre. Il obéit sous le regard amusé de son maître. Elle termina son deuxième bol en quatrième vitesse et s'étira dans tous les sens. Yoruichi regarda Byakuya finir son assiette et repousser son assiette. Byakuya la questionna avec douceur:

- As-tu bien dormi?

Yoruichi hésita à lui faire part de ses inquiètudes à propos de Kisuke.

- Très bien, mentit-elle, chamboulée.

- Tu ne sais pas mentir, lui dit-il d'un ton froid.

- Si tu me raccompagnais à la place de dire des sotises, badina-t-elle simplement.

Byakuya se leva et contourna la table. Il dégagea sa chaise et l'aida à se lever. Byakuya la soutint par le bras. Ensemble, ils regagnèrent la maison. Une fois à l'intérieur, ils se dirigèrent vers la chambre qu'occupait Yoruichi. Elle fit coulisser la porte et pénétra à l'intérieur. Elle pivota sur elle-même et empoigna Byakuya par ses revers de kimono. La jeune femme posa ses lèvres sur les siennes avec impétuosité. Byakuya répondit à son baiser avec ardeur et rentra dans sa chambre. Il refit coulisser la porte, les coupant de tout sauf l'essentiel, eux.

Fin Chapitre Deux