Je ne possède aucun des personnages des films ou des comics.

Les passants qui traversaient la rue en courant pour se protéger de la pluie n'avaient aucune idée que l'homme qui était là, debout, seul, sans bouger et sans parapluie pouvait lire dans leurs âmes et les damner pour l'éternité d'un seul regard

Voilà ! Première mini fic écrite sur ce fandom dans le cadre des Nuits, il fallait bien que ça arrive ;)

Ce texte a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF sur le thème "Toxique"

(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


LA VALSE DES PASSANTS

Chapitre 3

Sa tête martelait comme si un fou l'avait frappé avec un marteau en la prenant pour une enclume. Elle sentait le sang couler de son crâne sur sa tempe et sa joue, collant ses cheveux à son visage et cela lui donna un haut-le-cœur. La jeune femme espéra que cela venait bien de ce dégoût et non pas du coup en lui-même sinon la nausée n'était pas bon signe. Il y avait aussi une étrange odeur autour d'elle, quelque chose de chimique et de répugnant qui aggravait son envie de vomir.

Chloé aurait bien aimé ouvrir les yeux pour mieux comprendre sa situation, mais la douleur lancinante irradiant de ses tempes ne l'encourageait pas à le faire. Elle sentait déjà les vertiges essayer de nouveau de l'attirer dans l'inconscience. Elle devait procéder par étape et ne pas agir trop brutalement.

Sa situation était précaire, elle le ressentait dans la tension et la douleur qu'elle ressentait dans ses bras. Des bras levés au-dessus de sa tête, retenus par des menottes qui lui sciaient les poignets et accrochés à une chaine placée de manière à ce que ses pieds ne touchent pas terre. Tout son poids reposait sur ses épaules et au vue de la douleur, elle devait être pendue ici depuis un petit moment.

Malgré toutes les souffrances qui l'assaillaient, Chloé tenta de rassembler ses idées. Elle devait se souvenir pour comprendre comment elle avait bien pu en arriver là. Un nom s'imposa à son esprit… Lucifer ?

Est-ce que c'était de sa faute ? … Non… Ce n'était pas à cause de lui, mais à cause d'une discussion qu'ils avaient eu sur un trottoir, sous la pluie battante dont elle percevait toujours le bruit contre le toit en tôle au-dessus de sa tête. Elle n'avait pas cessé. C'était surement un signe qu'il ne s'était pas passé autant de temps qu'elle le pensait…

Elle avait eu des choses à dire à son… ex-partenaire. Oui, c'était ça. Trop de mensonges sur tout, trop de coupures au canif dans le contrat qu'ils avaient passé ensemble. Chloé n'en pouvait plus et elle lui avait fait savoir que tout était fini avant… de s'engouffrer dans le premier taxi venu, mais le taxi n'était pas vide. Elle se rappelait du sourire du passager sur la banquette et d'un coup. D'un coup violent à la tête et elle se retrouvait là, pendue et immobile dans un hangar aux effluves nocives. Est-ce que sa situation pouvait être pire ? Non, sans doute pas.

- Alors ? Vous êtes réveillé ou pas ?

La voix était menaçante et emplie de folie. Aussitôt, elle rectifia sa pensée. Sa situation pouvait être pire et cette fois, elle se força à ouvrir les yeux. La première chose qu'elle discerna à travers ses paupières collaient en partie par le sang furent des barils bleus portant une tête de mort et la mention « Toxique ». C'était de là que venait donc l'odeur… Charmant endroit !

Puis, un visage se dessina devant ses yeux, celui d'un homme à la peau marquée par les tâches de rousseurs et les cicatrices. Ses cheveux roux étaient taillés en brosse. Il devait avoir la petite quarantaine et il se rapprocha en brandissant un long couteau.

- Oui… Je suis heureux de vous voir enfin éveillé inspectrice. J'ai presque cru que j'avais frappé trop fort, cela n'aurait pas été aussi amusant.

Inspectrice ? C'était son statut de policier qui l'avait mené entre les griffes de ce type ? Et pourquoi elle avait l'impression de le reconnaître ? Si seulement elle n'avait pas aussi mal, elle aurait pu mieux réfléchir.

Le type se rapprocha d'elle tout en jouant avec son couteau, un sourire fou ne quittant pas ses lèvres.

- Hum… J'ai l'impression que vous avez du mal à me remettre, je vais un peu vous aider…

Tout en ricanant, il leva sa lame et la fit courir sur le corps de Chloé qu'il sentit frémir de peur incontrôlée. Son sourire se fit plus grand et il pressa sa lame un peu plus fort en passant à sa taille, déchirant sa chemise et entaillant sa peau avec une fine estafilade qui suinta de sang rouge et frais. La jeune femme laissa échapper un cri de douleur et de surprise pendant que l'homme se rapprochait d'elle pour lui murmurer à l'oreille.

- Vous vous souvenez maintenant ? J'aime prendre mon temps, tout mon temps…

Un nom jaillit brutalement dans son esprit.

- Hoover ?

L'homme ricana et se recula d'un pas.

- Ah ! Je savais que vous finiriez par vous rappelez, après tout, c'est à vous que je dois ces jolis cicatrices, dit-il en passant un doigt sur sa joue droite mutilée.

Chloé frémit. Oh oui ! Elle se rappelait ! Cet homme était un fou qui aimait jouer avec ses victimes. Il les torturait pendant des jours et des jours avant de les achever dans des actes d'une barbarie insoutenable. Il était l'une de ses premières grosses affaires. Dans les derniers instants de la traque, le motel avait pris feu, s'écroulant sur lui. Il avait été sorti à peine vivant des décombres, mais surtout…

- Vous aviez été condamné à mort !

- Oui ! Dit-il avec un grand sourire… Mais que voulez-vous, la roue tourne pour tout le monde inspectrice !