Scènes de sexe ! Je préfère prévenir.

Il plonge sa tête dans sa poitrine, une petite poitrine ferme sans beaucoup de chair mais si attirante. Il lèche délicatement les gouttes de sueur qui glissent sur sa peau crémeuse, juste entre ses deux seins qu'il malaxe doucement de ses mains expertes. Elle laisse échapper un petit soupir de bien-être quand la bouche du jeune homme s'empare de la pointe durcit de son sein droit. Elle glisse ses mains dans ses cheveux bruns, quasi noirs, et pousse sa tête un peu plus sur sa poitrine l'incitant à aller plus loin. Il mordille, il lèche, il caresse. Leurs respirations se font haletantes, leurs salives ont du mal à passer, leurs bouches sont sèches mais le même désir puissant les habite.
Elle descend ses mains dans son dos et plante ses ongles dans la colonne vertébrale du jeune blond. Puis elle se cambre avant de donner un coup de bassin fort et sauvage. Son partenaire lâche le téton qu'il était en train de mordiller pour laisser échapper de sa bouche parfaite un grognement rauque de plaisir.

Il marche dans des rues, sachant où aller; du moins inconsciemment. Ses jambes marchent seules, ne semblant obéir qu'à son subconscient. Les mains dans les poches de son jean, il marche la tête baissée, le regard en perpétuelle contemplation du trottoir crasseux. A vrai dire, à ce moment même, alors que la nuit commence à tomber, il ne fait que penser, penser à la dispute qui avait éclatée entre eux deux ce matin. Sotte dispute ! Il ne pense pas un mot de ce qu'il a pu lui dire. Il le sait, il sait qu'elle est une pute, mais il sait aussi qu'elle est obligée. En lui disant ça ce matin c'était comme si il lui avait dit qu'elle prenait du plaisir à être une prostituée. Mais qu'avait-il fait ? Certes, ils s'étaient promis de ne jamais se juger et elle a commencé mais ce qu'elle dit est vrai. Est-ce pour cette raison qu'il s'est énervé comme ça ?
Dans sa tête résonne encore ses sanglots qu'elle essayait d'étouffer sans y arriver après qu'il ai jeté le vase contre le mur. Qu'avait-il fait ? Qu'avait-il dit ? Que lui avait-il pris ?
Des questions qui restent sans réponse dans sa tête alors qu'il arrive sur une place remplie d'hommes d'affaires, ou autre, sortant de leur bureau.

Il s'empare de ses lèvres. Elles ont un goût subtile, unique. Elles sont douces et humides, expertes et à la fois si innocentes. Il aime les sentir contre les siennes. D'un coup, sans vraiment savoir pourquoi il attrape sa lèvre inférieur entre ses dents et mord. D'abord sensuellement puis plus sauvagement. Le sang de la jeune fille vient bientôt se mêler à ce baiser brûlant de désir inassouvis. Elle laisse échapper un soupir de douleur et de contentement qui meurt contre les lèvres du jeune homme, qui avale le sang de sa compagne pendant que plus bas, son intimité grossie encore plus contre celle de la jeune femme.
Il quitte ses lèvres gonflées et la regarde dans les yeux. Leurs pupilles sont noires de désir. Un léger filet de sang s'échappe de la bouche de sa partenaire glissant sur son menton qui semble parfait. Elle n'en ressort que plus désirable !
Ses mains se trouvent de pars et d'autres de la tête de la jeune fille. Il la regarde, il regarde ce liquide rouge s'éparpiller sur son visage d'ange. Alors, doucement, il se penche et passe sa langue sur son menton, récoltant le sang. Elle agrippe avec force les fesses musclées et fermes du jeune homme. Il étouffe un cri de plaisir.

Un des marchands de la place le salue, bientôt suivit par tous les autres. Apparemment c'est un habitué du lieu. Il leur adresse un petit signe de la main, accompagné d'un sourire qui se veut joyeux mais qui exprime plus de la tristesse.
D'un coup, un jeune homme assis à la terrasse d'un café, se lève et crie son prénom : "Alex !". Le concerné se retourne et eu un sourire de satisfaction à la vue de la personne qui vient de l'interpeler. Il se dirige vers lui d'un pas un peu plus rapide que quelques minutes auparavant.
Des mèches rebelles tombent gracieusement devant ses yeux envoûtants. Oh oui, Alex est terriblement sexy, en toute situation.
Une fois devant l'autre jeune homme, un garçon d'une vingtaine d'années, des cheveux d'un jais noir aux reflets bleutés contrastants parfaitement avec ses yeux bleus clairs, il le prend quelques secondes dans ses bras, étreinte amicale, étreinte fraternelle.

Alex - Comment tu vas mec ?

Le jeune homme se rassoit et tire la chaise à côté de lui, incitant ainsi son ami à faire de même, ce que fit Alex d'une manière habituelle.

Le jeune homme - Moi ça va, mais toi si t'es là, c'est qu'il s'est passé quelque chose, je me trompe ?
Alex - Question rhétorique mon cher Billy, question rhétorique.

Le dénommé Billy ne peut empêcher un rictus de se former face à cette réponse. Bien sûr qu'il sait le pourquoi de la venue de son ami, mais il veut simplement engager la conversation; sauf qu'Alex n'a pas l'air du même avis.
Billy lâche un soupir sonore, signe qu'il a comprit. Il passe sa main dans ses cheveux nerveusement, faisant glousser les jeunes filles autour d'eux.

Il descend petit à petit vers son intimité en déposant des millions de baisers papillons sur son ventre plat, procurant ainsi des frissons à la jeune fille. Il entre un doigt en elle. Elle ne peut retenir un cri de surprise. Un second doigt, elle se cambre accrochant avec force le drap sous elle. Un troisième doigt, tous ses muscles se tendent et ses hanches commencent à onduler, comme par automatisme.
Il sourit, faisant des vas et viens avec ses doigts, il l'observe. Qu'est ce qu'il peut aimer la regarder faisant ça, avec ses gouttes de sueur qui coulent le long de son corps qu'il aimerait lécher rien que pour le goût de sa peau laiteuse. Il en est fou, il en est dingue; et son intimité commence à lui faire savoir, elle en devient douloureuse à cause l'attente, mais il ne cède pas, il veut qu'elle prenne du plaisir.

Billy - Non Alex ! Tu m'as très bien compris, il n'est pas question que je te fasse une nouvelle fois une ordonnance
Alex - Billy, juste une dernière !
Billy - Tu dis ça à chaque fois

Les deux jeunes hommes sont maintenant dans un cabinet médical. Fermé, bien évidemment, vu l'heure qui commence à se faire tardive.
Sur la plaque accrochée à la porte de ce bureau est écrit un nom "Docteur Billy Johns".
Billy se trouve derrière son bureau, assis dans sa chaise en cuir. Devant lui, se trouve Alex les poings posés sur le bureau, la tête penchée au dessus, l'air furieux.

Billy - Non Alex, il n'en est pas question.

Son ton est calme et ferme, ce qui a pour effet d'augmenter considérablement l'agacement de son meilleur ami, dont les pupilles ce sont rétrécies et son devenues d'un noir effrayant. Billy ne l'a presque jamais vu aussi en colère mais pourtant il ne doit pas céder, il lui en a fait la promesse.
Alex envoie valser le pot à crayons posé sur le bureau. Les stylos s'envolent, retombant durement sur le sol, roulant jusqu'à percuter le mur. La scène du vase de ce matin lui revint en mémoire et il donne un coup de point rageur contre le plan de travail de son ami.
Mais celui-ci ne se laisse pas impressionné aussi facilement. Alors, il continue sur sa lancée.

Billy - Écoute mec, je risque ma carrière avec tes conneries tu t'en rends compte au moins !
Alex - Ta carrière ! P`tin à croire que le fric passe avant ton meilleur ami !!
Billy - Non mais merde Alex, mes parents ne sont pas aussi friqués que les tiens, je dois faire mes preuves Moi !

Il venait de perdre son calme légendaire. Que lui a t-il prit de dire ça ?
Il n'a pas le temps de voir le poing d'Alex partir pour finir dans sa figure d'ange. Il le sait, il l'a mérité. Sa lèvre se fait douloureuse, instinctivement il met sa main sur l'endroit douloureux. C'est chaud, c'est liquide; il saigne.

Elle le retourne et s'assoit sur lui. Elle domine. Elle presse sont intimité sur celle de son partenaire qui se fait de plus en plus douloureuse. Puis, elle s'allonge sur lui et commence à le lécher, le mordiller, comme il l'avait fait avec elle auparavant. A l'aide de sa langue elle dessine ses muscles, les creux de sa peau, le faisant vibrer de plaisir, pendant que lui la caresse, de ses fesses à son cuir chevelu en passant pas son dos. Qu'est ce qu'il aime la chaleur de son corps contre le sien.
Elle descend, à son tour, vers l'intimité de son compagnon, elle veut lui faire ressentir le supplice, délicieux certes, mais le supplice qu'il lui a fait subir. Elle est de nature rancunière.
Elle le lèche doucement, sensuellement. Il soupir, il cri. Cette fille le rend fou. La voir la tête dans son entre-jambe se concentrant sur ses mouvements ne la rend que plus désirante.
Oh oui doux supplice. L'enfer si près du paradis. Oh oui doux supplice.
Sans crier gare, elle le prend complètement dans sa bouche, sauvagement. Il prend un coussin et étouffe un cri de jouissance à l'intérieur. Elle sourit tout en faisant avec sa bouche des vas et viens de plus en plus torride, de plus en plus intense.
Putin qu'est ce que cette fille sait si prendre !!

Alex se laisse tomber dans un fauteuil. Son beau visage est ravagé de larmes, larmes de tristesses, de détresses. Pourquoi avait-il dit ça ?

Alex - Alors tu ne comprends rien. Tu n'en as rien à foutre de moi, en fait. Ne parle plus jamais de mes parents ! Tu m'entends plus jamais !

Ces premières paroles ont été dites sur un ton calme mais effrayant, quelque peu accusateur, mais les dernières...sa colère l'a regagné, il les avait presque criées.
Un calme pesant s'est installé dans la pièce. Un silence de mort. Comme si les poissons de l'aquarium avait cessé de bouger pour connaitre la suite, comme si les voitures s'étaient arrêtée pour respecter ces deux jeunes.
Les stylos jonchent toujours le sol, les larmes ruissellent toujours sur les joues rougies du jeune brun et la main de son meilleur ami est toujours plaquée contre sa lèvre saignante. Il le regarde, il regarde ses larmes c'est si rare de voir ses faiblesses. Qu'a-t-il fait ? L'a t'il autant blessé ? Bien sûr quelle question !

Billy - Je...je excuse-moi !

Il ne réagit pas. Il ne le regarde même pas. Seules les larmes trahissent une des humeurs qui l'habite à ce moment même.

Billy - Je suis minable hein !? Oui, bien sûr. Tu seras toujours important pour moi, mais en effet je ne comprends rien à rien. Toujours à faire connerie sur connerie. Je ne voulais pas dire ça, mais ... mais tu m'agaçais. Tu comprends ce ne sont pas ces putains de médicaments qui arrangeront la dispute. Ils vont te détruire. Oui, je sais, je n'ai pas de quoi te faire la morale mais ... mais je m'inquiète pour toi et ...

Il abandonne, prend une de ses feuilles de consultation, un stylo, le plus proche sur le sol, et écrit. Quelques mots, de son écriture de médecins, donc illisibles pour les patients, et en gros, en travers de la page : "Amphétamines". Il a gagné, une nouvelle fois il l'a fait craquer. Son meilleur ami vient de lui donner sa drogue.
Il lui tend le morceaux de papier avec un air désolé. Il en fait pas ça pour se faire pardonné. Mais il a compris, il a compris que pour l'instant s'opposer ne servirait à rien. Pour l'instant.
Alex se saisit de la feuille, essuie les larmes sur ses joues.

Alex - Tu sais je ne t'en veux pas, tu es humain, tu as craqué. Mais ne recommence jamais !

Il rentre doucement en elle. Ou plutôt c'est elle qui le fait rentrer dans son corps. Assise sur lui, l'objet précieux de son partenaire en elle, elle ondule du bassin. Il malaxe ses seins tout en suivant les mouvements de la jeune fille. Elle bascule sa tête en arrière, ses cheveux volant derrière elle et sa frange collée à son front trempé de sueur. Le jeune homme a du mal à déglutir devant cette vision. Il descend ses mains jusqu'à ses reins et la retourne toujours en elle. Il reprend le dessus.
Il fait des vas et viens de plus en plus intense, il devient sauvage. Elle aime, elle crie; lui aussi. Il l'embrasse partout. Sa bouche, son nez, ses yeux clos, son front. Des baisers rapides mais tellement plaisants.
Ils arrivent enfin à la jouissance. Ils crient, ils gueulent à en perdre la voix.
Après quelques vas et viens supplémentaires, histoire de faire durer le plaisir quelques minutes encore, il sort d'en elle et s'effondre, la tête dans sa poitrine. Il s'endort vite fait.
Elle le regarde un instant, attrape le paquet de clopes posé sur la table de nuit, en prend une, l'allume et tire une longue bouffée, recrachant la fumée vers le plafond.
Ca y est, à peine finit, qu'elle repense déjà à lui, à la dispute. Une larme coule sur sa joue, elle l'essuie rageusement et tire une nouvelle fois sur sa clope. Elle caresse distraitement les cheveux bruns de son compagnon de chambre, mais, en vérité, un seul homme occupe ses pensées à ce moment même...

"Alex ..."

Allongé sur le canapé rouge du salon, il prend pour la quatrième fois depuis une demi-heure trois comprimés. Il sent son esprit s'embrouiller, du brouillard apparaître l'empêchant de penser correctement. Mais pourtant son visage et toujours visible dans sa tête. Son sourire ne le lâche pas, son rire retentit s'en cesse mais ses larmes aussi.
Une goutte coule doucement sur son visage, il l'essuie rageusement et reprend un cachet.
Il le sait, cette nuit quand elle rentrera, elle le retrouvera là, complètement drogué, ronflant comme un vieux et elle souffrira encore plus.
Il joue avec la boîte d'amphétamine en la passant d'une main à l'autre, sans la lâcher du regard, mais à vrai dire, une seule fille monopolise son esprit à ce moment même ...

"Jess ..."

Le monde devait à tous nous convenir, l'amour espacer, nos silences de nos soupirs. Quelqu'un ici a-t-il vu nos sourirs ?

Ecoute : Nos sourires__ Louise Attaque