Titre : Shattered wings
Rating : M (histoire d'être original, quoi)
Personnages : Ecosse (Allistor) et France (Francis)
Réumé : Allistor n'aime pas les humains. Et pourtant, pas le choix, il allait bien devoir supporter celui-ci chez lui pendant quelques temps...
Note de l'auteur : Et voilà le chapitre 3, je file ! Bonne lecture !
Allistor observa son bras où venait de s'accrocher la main de Francis. Comme le blond ne semblait pas vouloir répondre à son explication, le vampire avait voulu partir. Visiblement, l'humain ne considérait pas cette discussion terminée.
- Donc, tu nous mets tous dans le même panier ?
- J'ai vu assez d'exemples pour me faire mon idée.
- Il y a des vampires fous, non ? Des vampires qui mordent jusqu'à exsanguination les humains, non ?
- On en revient à l'histoire des requins. Certes, il arrive que des vampires deviennent fous et ne tuent des humains. C'est très rare, cependant. Contrairement aux massacres de vampires par les humains…Comme les requins. On dit que le requin est le prédateur, parce qu'il a de grandes dents. Mais une attaque de requin est assez rare…Surtout comparée aux millions de requins tuées pour les industries humaines.
Francis ne put rien répondre à cela tant c'était vrai. Les humains n'ayant ni force extraordinaire, ni immortalité, ni longues dents, se complaisaient dans le rôle des faibles victimes.
- Tu as fini, à présent ?
- Allistor…Et si tu me laissais te montrer que je suis une exception ?
- Oh, je me méfierais sûrement toujours. Vous les humains, vous ne vivez pas longtemps, mais vous changez vite. Il suffit d'un évènement, et vous n'êtes plus les même. Même si je vois que tu as absolument adorable avec les enfants, que tu es serviables et gentil, ça ne m'empêchera pas de penser qu'un jour quelqu'un pourrait te faire une…Mauvaise proposition. Et je tiens à ma fratrie, merci.
L'humain soupira, voyant bien qu'il n'arriverait pas à convaincre l'autre.
- Tu es vraiment un vieux vampire aigri, hein.
- Je ne suis ni vieux, ni aigri !
- Mais si, petit mouton !
- Pe…Petit mouton ?!
- Le surnom complet c'est « Adorable petit mouton vampire vieux et aigri portant des kilt ».
- …Je préfère petit mouton tout simple.
Francis sourit et lui tapota le crâne, voulant balayer la discussion précédente de leurs esprits. Allistor se surprit à lui sourire en réponse et préféra tourner les talons pour aller dans sa chambre. L'humain le laissa partir en secouant la tête. S'il avait bien compris, peu importait le temps qu'il resterait aux côtés de ce vieux schnock râleur, il se méfierait de lui. Cette situation ne lui plaisait pas. Il se savait honnête, ni menteur, ni voleur. Et il savait que jamais il ne ferait du mal à Stefan ou Nolwenn, il les aimait bien trop pour ça, ces deux garnements. Il ne considérait donc pas mériter de tels sentiments à son égard.
Mais il allait voir ce trop mignon grand-père ronchon! Il allait lui montrer qu'on ne se moque pas impunément de Francis Bonnefoy !
Hélas, toute la bonne volonté du monde n'aurait suffi à effacer des années et des années à se méfier du genre humain. Et malgré tous ses efforts, le blond continuait de sentir le regard brûlant du vampire sur son dos dès qu'il se retrouvait « seul » avec les enfants. Le pire était qu'à force de vivre aux côtés d'Allistor, il avait découvert plusieurs choses à son propos.
Premièrement, il ne méprisait pas les humains. Francis en avait connu, des créatures paranormales considérant les humains comme des casse-croûtes ou comme des êtres inférieurs. Mais le vieux vampire ne le regardait pas avec mépris et ne lui avait jamais fait de remarques à propos de sa condition humaine.
Deuxièmement, il se méfiait de TOUS les humains. On aurait pu penser qu'il ne se méfiait que de ceux étant dans la fleur de l'âge, c'est-à-dire ayant encore une microscopique chance de vaincre un vampire, mais non. Du nouveau-né à la grand-mère paralysée, tous les êtres humains semblaient lui hérisser les poils et le poussait dans ses derniers retranchements.
Francis en arrivait donc rapidement à la conclusion qu'Allistor était une victime. Un jour, dans ses six siècles de vie, il avait dû vivre une très mauvaise expérience à cause d'un ou de plusieurs êtres humains.
En comprenant cela, le blond s'était résigné. Dur de convaincre quelqu'un s'étant fait mordre la main par un chien d'en acheter un. Triste, mais que pouvait-il y faire?
Voilà bien trois semaines qu'ils vivaient tous les quatre dans ce château au fin fond des Highland et le vampire ne s'était jamais aussi bien entendu avec quelqu'un qu'avec Francis. D'après Arthur « Votre stupidité commune vous a liée ». Par stupidité, le petit blond entendait un esprit tellement tordu que même une armée de nains équipés de solides marteaux et d'enclumes ne pourrait le redresser, un humour douteux et un gagatisme pour les enfants presque effrayant. Et c'était vrai, l'humain lui ressemblait énormément. Tellement que parfois, il se demandait s'ils n'étaient pas frères dans une autre vie, ou quelque chose comme ça. Bah, de toute manière, le pire de tout ça restait qu'il lui arrivait de relâcher se méfiance avec cet idiot de blond…Francis n'avait pas l'air de s'en rendre compte –il faut dire que ce n'était arrivé que deux ou trois fois- mais quelques fois, l'écossais s'était surpris à se dire « Bon, vu que les enfants sont occupés avec Francis, je vais aller faire autre chose, moi… ». Evidemment, sitôt cette pensée avait-elle atteint ses trois neurones, il la chassait loin. Mais tout de même.
Foutu humain. Il préférait ceux qui avaient peur de lui parce qu'il était un drôle de type vivant seul plutôt que ceux qui lui collaient le kilt pour avoir sa confiance. Aucun humain n'aurait jamais sa confiance. Aucune autre bestiole non plus d'ailleurs. Bon, à part sa famille, mais c'était bien tout.
- D'accord, Mattie, je suis sûr que les monstres voudront bien, mais je dois convaincre le nounours grincheux !
Francis gagatisa quelques minutes encore sur son fils adoptif à l'autre bout du fil avant de raccrocher en prenant une profonde inspiration. Convaincre le nounours grincheux en question risquait d'être une très fastidieuse tâche. Il le savait dans le salon à jouer avec Stefan et Nolwenn ;
- Mon petit moutoooooooooon ~ ?
Les poils du vampire aux cheveux rouges s'hérissèrent au surnom. C'était quoi cette manie ? Il appelait Arthur « mon lapin », Dylan « mon petit dragon »…Toujours des bestioles ! Et puis franchement, est-ce qu'il ressemblait à un petit mouton ? Il était plus grand que l'humain, n'était pas frisé, n'avait pas les cheveux blancs…Mais non, d'après Francis, son regard lui faisait penser à celui d'une petit mouton égaré cherchant son troupeau. Il ne trouvait pas ça très flatteur. Non, vraiment pas en fait.
Enfin bon.
Il se redressa sur ses jambes et s'approcha de Francis, se demandant ce qu'il pouvait bien lui vouloir.
L'humain lui exposa longuement le fait que les enfants devaient s'ennuyer, seuls dans ce château perdu au fin fond de l'Ecosse où il n'y avait ni parc, ni zoo, ni rien en fait, et qu'un voyage leur ferait du bien. Il expliqua qu'il connaissait la personne, que Dylan la connaissait aussi car ils, les enfants, Francis et lui, étaient déjà venus au Canada. Il acheva enfin son discours par le fait que sortir ne ferait pas de mal non plus au vampire qui était plus pâle « qu'un cul de laitier » (selon lui).
- Francis, je brûle au soleil.
- Menteur, je sais qu'à partir d'un certain âge, avec un chapeau, des lunettes et une protection solaire, vous ne risquez rien.
Et merde. Pourquoi était-il si calé, hein ?
- J'ai le mal des transports.
- Tiens, on voit d'où Stefan tient ça alors…Mais c'est pas grave, j'ai des cachets contre ça !
Et si prévoyant ?
- Les canadiens me font peur.
Ceci était le pire argument qu'il avait jamais donné de sa vie. Et il fit rire Francis plutôt qu'autre chose. Mais cet idiot de blond le désarmait, à lui donner des surnoms stupides alors qu'il se voulait intimidant, à essayer de le faire sortir plutôt que de faire en sorte qu'il reste dans sa tanière et le croise le moins possible…A être aussi naturellement gentil et…Et…Et lui-même quoi !
Finalement, Allistor accepta que les enfants, Francis et lui-même, aillent passer une semaine au Canada, chez le fils adoptif de l'humain.
Pourquoi ?
Alors que le blond annonçait la nouvelle aux enfants, leur expliquant bien qu'ils allaient faire un long trajet, le vampire ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi avait-il accepté. Lui, Allistor Kirkland, le vampire asocial, tellement asocial qu'il ne participait même pas aux grande réunions de l'été, allait partir dans un autre pays ? Il allait quitter son château ? Sa chère demeure écossaise ? Si un de ses frères avaient essayé de le sortir de là, jamais il n'aurait accepté. Jamais.
Alors quoi ? La bonne humeur naturelle de cet idiot d'humain déteindrait-elle sur lui ? Après tout, c'était tout à fait possible. Il avait beau être asocial et vivre seul…La plus grande peur d'Allistor restait la solitude…Il détestait être seul. Ca le rongeait et ça le rendait fou. Mais il détestait les humains, se méfiait des autres races, et ne se sentait pas à l'aise avec les vampires.
Avec Francis, au final, il se sentait bien. Bien sûr, il se méfiait de lui, comme il se méfiait de tout le monde mis à part sa famille, mais sa compagnie ne lui était pas désagréable, les silences entre eux n'étaient pas gênants. Et puis, il s'était demandé s'il avait bon goût. C'était un signe. D'habitude, il se fichait du goût du sang de ses victimes, sauf quand il les appréciait. Il y avait aussi cette grand-mère, au bourg, qui lui apportait gentiment des gâteaux, qu'il appréciait, mais ce n'était pas comme Francis. Francis avait des fesses de Dieu, pas la grand-mère.
- Francis ? Viens par ici.
- Hum ?
L'humain s'approcha, étonné que l'autre réclame sa présence. Le vampire l'attrapa d'un coup par les hanches et coula sa tête dans sa nuque, plantant ses dents dedans. Il profita d'ailleurs de la surprise du blond pour glisser ses mains sur son fessiers –Ben quoi ? Tant qu'à faire, autant en profiter-. Passé l'instant de surprise, Francis pencha sa tête pour faciliter l'accès à l'autre, habitué à ce genre de choses. Quoique Allistor avait le mérite de le faire en face, alors que certains ne s'étaient pas gênés pour arriver dans son dos et lui empaler leurs canines dans la chair comme des barbares.
Je ne sais plus qui m'avait demandé si la première morsure prendrait 11 chapitres, en comparaison avec Sweet Smell de Dragonna, la réponse est donc non XD Car dans Sweet Smell, une morsure signifiait beaucoup, alors que là...Allistor se demandait quel goût avait Francis, il l'a mordu, bonne fin de journée XD
Review ? :3
