Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JKR
Résumé général : Recueil de One-shot, conversations après coucheries.
Résumé du chapitre : 7éme année de James Potter. Vacances de Noël. Il est avec Lily depuis quelques semaines, mais cette nuit là, il a dormi dans les bras de sa maîtresse, Charity Burbage (la futur prof d'études des moldus).
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« Je t'aime... »
Elle avait murmuré ces quelques mots plus qu'elle ne les avait réellement prononcés. Il ne devait pas l'entendre. Pas que ce soit un secret, bien-sûr, tout le monde savait que Charity était amoureuse de James. Mais il y a des mots qui ne se disent pas quand on est l'autre, la clandestine.
Elle passa sa main dans les cheveux du jeune homme brun endormi. Elle sourit et l'embrassa doucement sur le front. Les baisers aussi étaient proscrits pour elle. Ce devait rester uniquement du sexe, elle le savait.
Depuis sa rupture avec James Potter, Charity Burbage était différente. Pour ceux qui la connaissaient peu, elle était toujours la même. Mais à bien l'observer, on ne pouvait que remarquer le voile de tristesse qui assombrissait son regard. Ses amies les plus proches étaient au courant de sa liaison avec le poursuiveur vedette des Gryffondors, et la désapprouvaient consciencieusement. Elle était parfaitement consciente de passer pour une salope, mais peu lui importait. Elle ne se sentait vivante que dans son regard... Et elle donnerait tout pour se sentir vivante, rien que quelques minutes...
Le jeune homme se réveilla et sourit à la jeune fille à ses cotés.
« Oh c'est toi. J'avais oublié que je dormais avec toi. Ça fait du bien, j'aime être avec toi.
- Dis pas de connerie...
- C'est vrai... J'aime être avec toi...
- Je te sers quelque chose à boire ?
- Je veux bien, merci. »
Elle se leva, enfila la chemise de son amant, et se dirigea vers la cuisine. Ses parents étaient partis en week-end, et elle avait profité de leur absence pour inviter James à passer la soirée chez elle. Bien qu'il habite à seulement quelques minutes à pied, il avait choisi de rester pour la nuit. Pas une seule seconde il avait envisagé le canapé, et s'était installé, en boxer, dans le lit de la jeune fille, avec un naturel presque insultant. Charity ne pouvait s'empêcher de se sentir vexée, il lui paraissait si normal qu'elle l'accepterait qu'il ne faisait pratiquement aucun effort pour la séduire. Il la draguait un peu, évidemment, parce que c'était dans sa nature, mais en étant parfaitement conscient qu'elle était séduite d'avance...
Charity s'approcha du lit, deux grands verres de jus de citrouille dans les mains, tendit le sien à James, et s'assit à coté de lui. Elle but puis plongea son regard dans les grands yeux bleus de son amant. Il avait l'air préoccupé.
« Quelque chose ne va pas ?
- Je ne sais pas... Je regrette...
- Ce n'est pas très flatteur pour moi ça, remarqua-t-elle, tentant de mettre un peu d'humour dans leur échange.
- Ça ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié. Au contraire. Mais bon je suis casé... Si Lily savait ça...
- Mais elle ne le sait pas, alors tout va bien.
- Peut-être. Et puis, je ne veux pas que tu lui en veuilles. Ce n'est pas parce qu'on...
- Couche ensemble ? finit-elle pour lui, fatiguée d'avance de le voir tourner autour du pot.
- Voilà. Ce n'est pas pour ça que tu dois la considérer comme une rivale. Je l'aime tu sais.
- Bien sur, répondit-elle, sceptique.
- C'est vrai, assura-t-il, peut-être un peu trop fort pour être vraiment convainquant.
- Mais je te crois. »
C'était logique. Parfaitement logique. Quand on est amoureux, on trompe sa copine avec son ex. Quand on n'aime pas son ex, on ne parvient pas à se détacher d'elle. Élémentaire, mon cher Watson. Charity chassa ces pensées de sa tête. Elle ne devait pas se remettre à espérer. Ce n'était que du sexe entre eux. Il ne reviendrait jamais avec elle. Elle ne faisait tout simplement pas le poids face à la grande Lily Evans, intelligente, jolie, savant mélange de douceur et d'autorité. Parce qu'elle ne savait pas dire non à cet énergumène aux cheveux en bataille qui était entré dans sa vie quelques années auparavant.
La voix de James la tira de ses rêveries :
« A quoi tu penses, Charity jolie ?
- A rien. Tu fais quoi de ta journée ?
- De mon après-midi tu veux dire ? Il est déjà treize heure vingt...
- Oh ça va, tu m'as comprise ! Qu'est ce que tu peux être lourd quand tu t'y mets. »
Le jeune homme secoua la tête avec indulgence. Il ne pouvait pas lui en vouloir pour cette agressivité qui apparaissait parfois dans ses propos. Elle le cachait très bien, mais il était normal qu'elle lui en veuille pour ce qu'il lui avait fait, pour ce qu'il lui faisait. Il était parfaitement conscient qu'il la faisait souffrir au delà du raisonnable. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de revenir vers elle régulièrement. Il ne l'aimait pas, il en était sûr, mais il ne savait se détacher d'elle pour autant.
Il se demandait si elle avait parlé de leur relation. Il se doutait bien que oui, mais lui n'en avait parlé à personne. Il avait un peu honte de son comportement. Il n'avait jamais été réellement fidèle, mais là, il vivait vraiment deux relations en parallèle. La vraie, l'officielle, avec Lily Evans. Et l'autre, la clandestine, avec Charity Burbage. Il ne comprenait pas ce qui le retenait vers la seconde. Avec la première tout était simple. Pour la première fois il se disait amoureux, pour la première fois, il parlait de faire sa vie avec une nénette. Pour tout le monde, il s'était rangé. Mais la présence de Charity rendait tout si compliqué... Il savait qu'il n'était pas heureux avec elle. Ils étaient restés ensemble plusieurs mois. Tout était simple, ils ne se disputaient pas, ils se comprenaient. Elle l'aimait réellement. Mais il manquait quelque chose. Ses silences étaient trop lourds à contempler. Et même s'ils se comprenaient sans avoir à parler, cette absence de mot sur leur relation lui faisait peur. Alors il l'avait quitté. Dans les mots. Car dans les faits, il savait très bien que leur relation n'était pas finie. Et qu'il faudrait un jour y mettre un point final, ou la reprendre là où il l'avait laissée. En attendant, il ne la quittait pas des yeux, et paniquait en la voyant lui échapper. Il avait été son premier, et depuis lui, au moins trois garçons avait partagé ses nuits. Au moins trois garçons connaissaient le goût de ses baisers, la chaleur de sa peau, son odeur...
Pourtant, s'il comprenait sa souffrance, s'il essayait de l'atténuer par des petites attentions presque invisibles, il avait du mal à l'accepter. Elle lui renvoyait une mauvaise image de lui. C'est pourquoi il lui répondit avec un peu plus de méchanceté qu'il ne l'aurait voulu :
« Je dois voir Lily. Elle me présente à ma belle-famille demain, et elle veut me préparer psychologiquement. D'ailleurs j'ai pas reçu un hibou ?
- J'en sais rien, t'as qu'à aller voir.
- Tu boudes ? Faut pas bouder, sinon je viens plus moi... déclara-t-il d'un ton tranquille, parfaitement conscient qu'elle le retiendrait.
- Je ne boude pas, j'ai la flemme de me lever. Et puis je suis fatiguée, assura-t-elle avec mauvaise foi, avant d'ajouter avec malice, tu étais particulièrement en forme cette nuit !
- Avec toi toujours... Tu m'as rendu complètement dingue.
- J'ai vu... J'adore...
- Mais c'est pas possible, je t'ai complètement pervertie ! Tu vas bientôt être pire que moi ! s'exclama-t-il, presque choqué.
- Mais non... Bon, tu vas le voir ce hibou, ou tu vas encore m'obliger à me lever ?
- J'y vais, j'y vais... Je te rapporte quelque chose ?
- Un autre verre s'il te plait, j'ai monstrueusement soif. »
Il se leva et entra dans le salon où il vit une chouette paresseusement installé sur le dossier du canapé. Une lettre était accrochée à sa patte gauche. Il reconnut la chouette de Lily, et lui gratouilla la tête avant de prendre le message. Le chat de Charity, qui habituellement adorait les autres animaux, était dans un coin de la pièce et surveillait l'oiseau en faisant le gros dos et en feulant régulièrement. James eut un sourire, ce chat était une véritable éponge vis à vis des sentiments de sa maîtresse. Il eut un sourire en lisant le message de sa petite amie, qui lui demandait d'être à Londres à quinze heure trente exactement, et pas une minute de retard. Il jeta un coup d'œil à sa montre, et décida de s'activer s'il voulait profiter un peu de la présence de Charity avant de partir. Il alla remplir le verre de la jeune fille et le lui apporta dans la chambre, où elle était toujours, installée sur le lit, écoutant un vieux morceau de musique moldu sur sa petite radio.
« Tiens demoiselle, ceci est pour toi. Et je te conseille de bouger tes magnifiques petites fesses si tu veux qu'on ai le temps de se faire une petite partie de quidditch avant que je file.
- Tu pars quand ? questionna-t-elle, une lueur inquiète et légèrement accusatrice dans la voix.
- Quinze heure. Ce qui nous laisse approximativement une heure et demi pour un bon petit déj' et un peu de sport. J'ai une nouvelle tactique pour le match contre Serdaigle, j'ai absolument besoin de ton avis.
- Ça y est, monsieur le grand capitaine de Quidditch nous refait sa crise de « je ne serais rien sans toi »... Ah ben bravo ! le taquina-t-elle
- Tu sais très bien qu'on n'aurait pas fait de telles saisons sans ton jeu et tes conseils. Je ne suis le capitaine que parce que je suis plus doué pour les discours que toi.
- Mouais... Dis... T'aurais pas vu mon soutien-gorge ?
- Par terre, à droite du lit. Si tu ne te souviens plus comment il y a atterrit, je peux toujours te montrer une nouvelle fois... »
Charity rougit à l'évocation de leur nuit et se dépêcha de s'habiller pour rejoindre le salon, où un petit déjeuner les attendait, œuvre de l'elfe de maison, Voltage. Alors qu'elle s'apprêtait à passer la porte, James la retint par le bras, l'embrassa dans le cou, et la poussa sur le lit avant de se mettre à quatre patte au dessus d'elle, et de retirer la chemise blanche qui lui appartenait, mais qui allait beaucoup mieux à la jeune fille qu'à lui-même.
« Tu es sur qu'on à le temps pour ce genre de choses ?
- Tant pis pour le quidditch... Je compte bien abuser de toi comme si c'était la dernière fois... Fais de même... »
Et il l'embrassa avec passion. Elle ferma les yeux, apaisant sa soif d'amour à la source des lèvres de son amant, avant de se laisser aller à l'étreinte qu'il lui proposait...
