Bon, un retard d'un misérable jour peut-il être véritablement considéré comme un retard ? Moi je dirais que non... ;)

Soit, je me tais !

ENJOY :D


Chapitre 3

POV Sirius

Le sol acheva de tanguer sous mes pieds quand nous arrivâmes à destination : une petite maison blanche à deux étages située pile en face de la mer. Elle était isolée des autre et il n'y avait pas âme qui vive à je ne savais combien de kilomètres à la ronde. L'extase ! Coincé avec pour seul compagnon l'autre bâtard graisseux ! Un coup d'œil à mon air renfrogné aurait confirmé la joie intense que je ressentais à me trouver ici… Je jetais un coup d'œil à Snape, histoire de voir s'il partageait mon point de vue, mais comme à l'accoutumée, son visage ne laissait rien paraître de son état d'esprit. Néanmoins, je pouvais distinguer la légère onde magique qui courrait sur sa peau, tout comme je remarquais que ses yeux sombres étaient encore plus noir que d'habitude, reflet indéniable de sa colère. Je me rendis compte que je le connaissais encore mieux que je ne connaissais mes propres amis, et cela me fit frissonner : notre haine mutuelle nous liait dans un lien aussi compliqué qu'indestructible…

Il se tourna soudain vers moi et me jeta un regard hautain, un sourcil relevé. Je faillis rougir en songeant qu'il aurait pu croire m'avoir surpris en plein matage de sa personne mais me ravivais directement : je n'étais EN RIEN en train de le mater ! Bien qu'il fallait avouer que ses yeux étincelant de rage avait quelque chose d'assez… excitant.

- Bon et bien Black, tu entres ou tu comptes directement passer par le jardin pour rejoindre la niche ?

Je m'abstins de répondre et me contentais d'un regard écœuré avant d'ouvrir la porte d'un coup de pied, tout de même légèrement impatient de découvrir l'habitation qui allait nous accueillir les deux prochaines semaines…

POV SNAPE

Je ne pus m'empêcher de laisser mon indifférence de côté un instant pour apprécier ce que j'avais sous les yeux : la maison était époustouflante et ressemblait plus à une demeure de vacances qu'à un futur quartier général… Décorée de manière totalement moderne, les meubles d'un noir brillant s'alliaient à la perfection aux murs clairs et les quelques meubles en bois entretenaient un contraste parfait avec le reste. Au rez-de-chaussée, on retrouvait un immense salon équipée d'une télé HD et une cuisine/salle à manger, séparée de la pièce précédente seulement par un long bar en inox et en pierre noire scintillante. Un des murs était juste une bée vitrée et offrait une vue époustouflante sur la plage ses palmiers et, plus loin, sur une mer d'un bleu azur magnifique.

J'entendis un sifflement admiratif :

- BORDEL ! Mais c'est de la bombe atomique cette baraque !

Je soupirais et me tournais vers Black, qui souriait de manière parfaitement abrutie comme un gamin à qui on venait d'offrir le jouet qu'il réclamait depuis des lustres.

- C'est une maison, pas de quoi s'affoler.

- C'est un palace !

Je soupirais en me disant qu'il ne devait pas avoir bien saisi le pourquoi on était là et m'empressais de rafraîchir ses idées. Pour peu qu'il y avait quelque chose à rafraîchir…

- Oui, c'est cela ! Et je ne te dis pas comme cette baie vitrée nous sera utile si nous nous faisons attaquer par des mangemorts ! Franchement, on sera d'une discrétion !

Il renifla avec hargne :

- La ferme Servilus ! Même ta sale face de chauve-souris ne gâchera pas ma bonne humeur !

Hem… On parie ?

- Non, tu as raison, je peux te comprendre. (Il me jeta un regard surpris mais néanmoins méfiant.) Quand on passe le plus clair de son existence terré comme un chien, pas étonnant qu'on soit tout en joie de voir du pays…

Au vu des éclairs quand lançaient ses yeux bleus, j'avais fait mouche… Et je n'eus pas le temps de dire Quidditch qui déjà il avait sorti sa baguette et la pointait sur moi :

- Furuncu

Il fut coupé dans son élan par une force invisible qui le projeta avec violence sur le mur opposé. Je riais intérieurement, me réjouissant de le voir les quatre fers en l'air, quand un morceau de parchemin sorti de nulle part voleta jusqu'à l'endroit où s'était tenu Black quelques instants auparavant. Je m'en saisi et restais bouche bée devant ce que je lus…

POV Sirius

Je me relevais tant bien que mal, ma rencontre avec le mur ayant été plutôt rude et venais tout juste d'achever de me demander ce qu'il venait de m'arriver exactement quand je levais la tête pour découvrir un Snape bouillonnant de rage, un parchemin à la main. Je m'approchais avec précaution, pas vraiment désireux de me retrouver une nouvelle fois les dents dans le mur, et sifflais avec rage :

- Refais moi encore une fois ce coup- là Servillus et je te jure que…

- La ferme. Si tu étais un peu plus dégourdi, tu saurais que ce n'était pas moi.

Il ne leva pas même ses yeux de la missive et je haussais un sourcil surpris :

- Ha non ? Et c'était qui alors ?

- Dumbledore.

- HEIN ?

Il me tendit le parchemin, dardant deux onyx luisant de colère dans mes yeux.

- Lis ça.

Je commençais à m'inquiéter quand je vis sa rage se traduire par des étincelles de magie aux bouts de ses doigts et lui arrachais le manuscrit des mains avant de m'éloigner imperceptiblement de la bombe à retardement que qu'il était à cet instant. J'écarquillais les yeux en prenant connaissance de la lettre :

Sirius, Séverus,

J'espère que la maison vous plait et que vous vous y sentirez à l'aise ses deux prochaines semaines.

Si cette lettre vous est parvenue, c'est que vous avez déjà ouvert les hostilités. Et bien sachez que j'ai décidé de mettre un point finale à ces querelles d'adolescents !

Je vous apprendrai tout d'abord qu'il n'y a aucune base de Tom Jedusor dans cette partie de l'Italie (du moins pas à ma connaissance) et que donc tout ce qu'il vous reste à faire est de profiter du soleil et des joies de la plage ! Ensuite, apprenez qu'il vous sera impossible de vous faire tout mal physique, au risque de faire quelques rencontres avec le mobilier…

J'ose espérer que ce séjour sera bénéfique à chacun d'entre nous.

Amicalement,

Albus Dumbledore

Je restais la bouche ouverte. On venait de se faire berner comme des bleus.

- Mais… Mais il lui manque une case !

- Merci pour cette observation suintant d'intelligence Black. Il t'en a fallu du temps pour le remarquer.

- Rho, tais-toi espèce de crasseux ou je te…

Il esquissa une de ses sourires sarcastiques :

- Ou tu quoi ? A moins que ton cerveau ne puisse retenir ce flot IMMENSE d'informations, tu viens de lire qu'il nous est impossible de nous faire du mal sans en subir les conséquences. Dommage d'ailleurs.

- Je ne te le fais pas dire !

Il embrassa la maison d'un regard dédaigneux avant de déclarer catégoriquement :

- Je m'en vais.

Il était vraiment drôle lui ! Et comment il comptait faire monsieur je –suis-le-plus-malin ?

- Si tu te crois plus rusé que Dumbledore, tu te fous le doigt dans l'œil ! Et jusqu'au coude !

Il me jeta un regard Freezer avant de transplaner.

POV Snape

Je sentis mon corps littéralement prendre feu alors que je transplanais. J'eus l'impression que l'intégralité des particules de mon corps se déchirait et je ne fus que douleur avant de perdre connaissance.

Je me réveillais dans la pièce lumineuse qu'était le salon et fit face à un Black hilare :

- Je te l'avais bien dit !

Un autre morceau de parchemin voleta nonchalamment avant de m'atterrir dans les mains :

PS : Oh, bien évidemment, il vous sera impossible de quitter la maison avant les deux semaines. Toutes les ressources de l'endroit se renouvelleront magiquement quelles qu'elles soient et vous avez bien entendu accès à la plage privée. Ne tentez pas de vous aventurez au-delà, je vous le dis comme conseil d'ami.

- Nous sommes en cage le cabot… Note que ça ne devrait pas beaucoup te changer.

Je me délectais de son air rageur quand il pâlit et souris de satisfaction personnelle et voyant ses articulations blanchir quand il sera les poings avec hargne.

- Terrible sentiment que la frustration n'est-ce pas Black ?

- La ferme…

Je le laissais là et décidais de visiter l'étage, dans lequel on retrouvait une immense salle de bain contenant une douche énorme et un jacuzzi. A ma grande surprise (et, accessoirement, à mon grand désespoir), je découvris qu'il n'y avait qu'un seule chambre, qui contenait un lit gargantuesque.

Je restais à regarder la pièce avec trouble quand je sentis la présence de Black dans mon dos avant même qu'il n'ouvre la bouche :

- Ouais… Il a dut zapper qu'on était deux le vieux siphonné… Tu vas devoir te trouver un autre lit.

Je me tendis d'irritation : s'il pensait qu'il allait s'approprier la chambre, il pouvait se mettre cette idée bien profondément là où je pensais !

- Tu n'as qu'à te trouver une carpette confortable sac à puces !

- C'est cela ! Et toi, en tant que chauve-souris de renom, tu peux aller te trouver une branche solide !

Je m'apprêtais à sortie ma baguette quand je me souvins du vol plané du cabot. Ne pas pouvoir dégainer sans crainte des représailles était un supplice !

- Et oui ! Terrible sentiment que la frustration n'est-ce pas ?

Il me jeta un regard narquois :

- Finalement, je vais prendre le divan, il est plus proche du frigo !

Il fit volte-face et descendit les marches d'un pas nonchalant. Ces deux semaines allaient être très longues…


Z'auriez pas une p'tite review S'iou plait M'dame, M'onsieur ? ...