5 fois où Sherlock refusa l'existence de la magie, et la fois où il fut bien obligé de l'accepter

Disclaimer : L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas et sont à sir ACD, et leurs versions modernes à Mark Gatiss et Steven Moffat. Quant à Harry et au monde magique, ils appartienent à J.K.R.
Je ne touche aucun argent pour mes écrits.

Bonjour !

Merci beaucoup pour toutes vos reviews :) J'espère avoir répondu à tout le monde, mais il y a eu un problème sur le site et il est possible que des reviews m'aie échappées. Toutes mes excuses si c'est le cas !

Enjoy !


3. Faute aux morveux

Harry a 6 ans tout pile.

Aujourd'hui, c'était le 31 juillet. Avant Harry, c'était un jour comme les autre, mais maintenant, c'était jour d'anniversaire. Et les anniversaires, c'était sacré. Du moins, c'était ce que John lui disait à chaque fois qu'il dénigrait (mais pas devant Harry, surtout pas devant Harry) le fait de fêter le temps qui passe, chose extrêmement stupide s'il en est.

Il avait essayé plein d'excuses pour se défiler, avait même supplié Lestrade de lui donner une enquête (même une de niveau trois !), mais John avait été intraitable : il serait là et il ferait semblant de bien s'amuser, et il ne ferait peur ni aux parents, ni aux enfants. Et John n'avait pas besoin de poursuivre par une menace, il savait déjà que lorsque John lui en voulait, il ne le laissait pas avoir accès ni à leur lit ni à son corps. Dieu, depuis quand le petit soldat blond le tenait-il littéralement par les couilles ? Depuis le début, souffla une voix dans sa tête. Il la chassa d'un grognement agacé.

Sherlock lança un regard au réveil : 7 heures.

Bon, quand il faut y aller…

Prenant son courage à deux mains, il se leva, se préparant à affronter cette journée. Il essaya de ne pas penser au fait qu'en plus de devoir supporter sept petits monstres – sans compter Harry - pendant une journée entière, il allait en plus devoir les emmener au zoo à la demande d'Harry… Non, ne pas penser au fait qu'il faudrait tous les surveiller comme du lait sur le feu et ne pas en abandonner un « malencontreusement », et ne surtout pas penser à l'étape obligatoire du métro londonien... Allez Sherlock, pense à un bon petit triple meurtre, et au pancréas qui t'attend bien gentiment dans le frigo…

Ah mais non, c'est vrai que son fourbe de compagnon et leur logeuse démoniaque avait fait un grand ménage dans le frigo – et la cuisine toute entière, en fait - et entreposé tous son matériel scientifique au 221C sous prétexte « que des enfants de 6 ans ne devaient pas être mis en contact avec des produits chimiques dangereux ». Sherlock aurait bien répliqué que c'était complètement illogique et qu'Harry était en contact avec ces mêmes produits chimiques tous les jours et ne s'en portait pas plus mal, mais il avait été trop occupé à essayer de récupérer son matériel en douce pour le mettre dans la chambre d'Harry. Il avait d'ailleurs recruté celui-ci pour distraire John, mais celui-ci n'avait pas été dupe. Il avait fini, exaspéré, par les envoyer dans la chambre d'Harry pour que ce dernier occupe son père et l'empêche de traîner dans ses pattes. (« Et ne dit pas oui à tout ce qu'il te demande nom de dieu ! » avait-il rajouté.)

Le détective s'étira longuement, mis sa robe de chambre bleu et se traîna jusqu'au salon, bien décidé à profiter du calme tant qu'il le pouvait.

En entrant dans la pièce, il sut cependant que ce beau projet tombait à l'eau.

En effet, Harry se tenait debout devant la fenêtre, regardant d'un air joyeux le ciel bleu qui prédisait un très belle journée ensoleillée – et dire que les météorologues étaient persuadés qu'il allait pleuvoir aujourd'hui… décidément, on ne peut plus compter sur personne de nos jours – et il avait l'air surexcité.

Sherlock aimait son fils, vraiment, mais il n'avait présentement pas assez d'énergie pour supporter un petit garçon bondissant absolument partout autour de lui. Il décida donc d'opérer un repli stratégique vers la salle de bain, mais il n'eut même pas le temps de faire un pas en arrière qu'Harry tournait la tête vers lui.

Zut.

« - Bonjour Papa !

- Bonjour Harry. Déjà levé ? » S'étonna-t-il.

En effet, chaque matin, Harry avait pris l'habitude d'attendre que John vienne le réveiller, et ils passaient un moment tous les deux en préparant le petit déjeuner. Si le moment du coucher était entre Harry et lui, le moment du lever était celui de John et Harry.

« - Bah, c'est mon anniversaire ! » dit Harry, comme si ça allait de soi.

Ne sachant que dire et ne voulant pas causer un accident diplomatique, Sherlock hocha la tête et se contenta d'un « Bon anniversaire ».
Après tout, dans l'esprit d'un enfant de 6 ans, ça allait peut être effectivement de soi.

Bon, maintenant il était obligé d'occuper Harry jusqu'à ce que son compagnon se lève.

Ça allait être une longue journée.

oOo

Sherlock s'effondra sur le banc, crevé. Enfin un peu de repos !

Cela faisait 5 heures qu'ils avaient quitté Baker Street. Dans ce laps de temps, morveux-nez-qui-coule était descendu au mauvais arrêt lors du voyage en métro – heureusement, John s'en était rendu compte à temps et avait pu le faire remonter dans le train – morveux-manteau-couleur-pisse avait été coincé dans les toilettes du restaurant, morveux-pose-beaucoup-trop-de-questions s'était échappé pour aller voir les paresseux et s'était bien sûr perdu, et morveux-je-contredis-tous-le-monde-donc-je-vais-bientôt-me-prendre-un-pied-au-cul – un spécimen particulièrement agaçant – avait pris peur devant l'enclos des ours et il avait fallu toute la patience de John pour le faire sortir de derrière les buissons.

Les autres gamins avaient passé leur temps à se chamailler, se frapper pour certains, parler à toute vitesse, rire trop fort. Seul Harry avait été calme toute la journée (normal, Harry était parfait).

Maintenant ils étaient au vivarium, c'est-à-dire une pièce fermée avec une seule entrée et un banc juste à côté de celle-ci – banc sur lequel il était présentement affalé – ce qui lui permettait de veiller à ce qu'aucun des gosses ne s'échappent tout en reprenant des forces.

Cerise sur le gâteau, ils quittaient le zoo juste après, et ils n'auraient même pas à refaire le chemin inverse en métro avec les mioches, puisque les parents venaient récupérer leurs progénitures à la sortie.

Il jeta un regard aux alentours, ne voulant pas en perdre un si près du but. Son regard tomba sur Harry, qui se tenait un peu à l'écart devant un vivarium, et semblant discourir de choses et d'autres avec le serpent. Celui-ci semblait d'ailleurs l'écouter, mais c'était bien sûr un excès d'imagination. Curieux malgré tout, Sherlock tendit l'oreille. Harry n'était d'habitude pas du genre à parler avec des objets ou des amis imaginaires comme les autres enfants de son âge, probablement à cause du traitement des Dursley. Alors s'il parlait à un serpent, il devait vraiment avoir des choses à dire.

Comme il n'entendait rien, il se leva pour aller voir – qui a dit espionner ? – mais plus il se rapprochait, plus il fronçait les sourcils. Ce qu'il entendait, ce n'était pas des mots, mais… des sifflements ? Il secoua la tête. Cette journée devait l'avoir plus fatigué qu'il ne le pensait.

Soudain, Harry se tût et tourna la tête vers lui. Merde, il n'avait pas été assez discret.

Bon, tant pis. Faisant mine de rien, il changea sa trajectoire pour aller voir un autre serpent.

oOo

Canapé, doux canapé, ô mon canapé, ton odeur me dit « maison », ta chaleur me dit « repos », ô mon canapé mon doux ca…

« - Tu ne voudrais pas venir m'aider pour une fois ? »

Sherlock releva la tête depuis le canapé, coupé en plein élan lyrique, et jeta un regard noir à John qui se tenait debout devant lui, essayant de tenir en même temps le sac plein des cadeaux offerts par les amis d'Harry, et le dit Harry, qui s'était endormi dans le taxi pendant le trajet du retour, après leur avoir relaté sa conversation avec un des serpent qui s'appelait Silas et qui venait du Brésil – le tout ponctué par les regards d'avertissements de John envers Sherlock. Il savait que la période où les enfants s'inventaient des discussions avec des animaux / peluche / ami imaginaire était normale et qu'il ne fallait pas brider leurs imagination, mais apparemment John semblait penser qu'il allait quand même interrompre Harry – il se demandait bien pourquoi.

Il se releva de mauvaise grâce, prenant Harry contre lui, se retrouvant avec un petit koala s'accrochant à son torse.

« - Tu vas le coucher pendant que je range un peu ?

- D'accord. »

Il récupéra le doudou d'Harry – un ours blanc, cadeau de madame Hudson – abandonné sur le fauteuil de John le matin même, puis monta dans la chambre d'Harry, son koala personnel toujours crocheté à lui.

Il dût batailler un peu pour décrocher Harry et le mettre dans son lit, puis il le déshabilla sommairement et l'embrassa sur le front avant de redescendre, bien décidé à se recoucher sur le canapé et à y rester les 3 prochains jours. Ah il était beau le détective consultant, mis KO par une bande de 8 enfants qui ne lui arrivaient même pas à la taille !

Il retrouva John affalé dans son fauteuil, lui aussi manifestement crevé.

Un silence bienvenu s'installa, finalement brisé par John.

« Oublie pas qu'il faut que tu ailles chercher son cadeau. »

Sherlock poussa un gémissement de désespoir.

L'année prochaine, il s'enfermerait dans sa chambre et n'en ressortirait que le premier août !


Et voilà ! Review ?

Juste une petite remarque sur le timing de la journée, vu qu'on m'a fait remarquer que ce n'était pas très clair : ils rentrent à Baker Street vers 18h, et Sherlock va chercher le cadeau. Puis ils réveillent Harry pour le dîner, où ils lui offrent le cadeau en question.

D'ailleurs à votre avis, quel est ce cadeau mystère ? Et Harry n'a pas que parlé fourchelangue dans ce chapitre, il a aussi fait un autre tour de magie. L'avez-vous trouvé ? Si oui, vous aurez droit à un cookie !

(Et oui mon doudou était un ours blanc en peluche :) J'ai dormi avec jusqu'à mes treize ans. Et vous, c'était quoi votre doudou ?)

Prochain chapitre le 08/12 (Eh oui je vais publier tous les deux jours maintenant !)