Chapitre 3
Disclaime : les personnages ne m'appartiennent pas !
Ce chapitre et plus calme que le précèdent. Merci de continuer à me lire Je ne vous fais pas attendre plus longtemps, donc bonne lecture !
Kentin était abasourdit, il n'aurait jamais pu prévoir cela. Comment est-ce qu'il avait bien pu se mettre dans une situation pareille ? Comment avait-il pu ne serais-ce que penser qu'un jour, il aurait le dessus et serait en mesure manipuler Castiel ? Il n'était un idiot fini. C'était officiel, Kentin était le plus gros idiot de la Terre. Un idiot qui se trouvait assis par terre, essayant d'amoindrir la douleur de ses poignets en les massant, le pantalon encore ouvert, son tee-shirt redressé, des gouttes de son sperme sur son torse et les yeux grands ouvert braqués sur son camarade aux cheveux rouges, qui lui offrait son plus beau sourire carnassier.
- J'espère pour toi que tu as bien compris maintenant. Tu peux jouer au plus fort autant que tu veux, mais la balance pencheras toujours de mon côté. Tu as bien plus à perdre que moi dans cette histoire, et je vais en profiter. J'avais prévu de te laisser tranquille après aujourd'hui, tant que tu ne faisais pas encore des tiennes. Mais maintenant, j'ai trouvé un jeu bien plus amusant.
Castiel s'était penché, et avait prit son visage dans sa main, avant de l'approcher du sien, et de déposer sur ses lèvres un baiser qui en annonçait encore bien d'autres à venir. Ensuite il se redressa, son sourire toujours aux lèvres, se dirigea vers la porte et sortit sans dire un mot de plus.
S'il y avait bien une chose que Kentin pouvait accorder au roux, c'était qui savait réussir ses sorties. Enfin, il y avait deux choses qu'il pouvait lui reconnaitre, mais il n'avait pas envie de penser à la seconde. Lorsqu'il se rendit enfin compte de la position dans laquelle il se trouvait, il se leva en vitesse, remis ses affaires en ordre, et vérifia l'heure. Il lui restait trente minutes avant son prochain cours, et ses mains s'étaient mises à trembler, tout comme les autres extrémités de son corps, ce qui lui fit perdre tout équilibre.
Non, ça ne pouvait pas recommencer… Il avait déjà vécu cela et ne voulait pas que ça se reproduise. Cette sensation d'impuissance… Ce n'était pas la même que celle qui le parcourait lorsqu'il était encore le petit Ken, celui qui n'osait s'en prendre à personne de peur des représailles. Non, ce qui l'envahissait, il l'avait déjà senti auparavant, mais c'était à l'école militaire, et c'était surement le pire souvenir qu'il en avait gardé. Mais au moins, à ce moment il n'était pas seul, il avait eu quelqu'un sur qui il pouvait compter, quelqu'un pour le soutenir.
Il mit quelques minutes à se remettre sur pied, et à calmer ses tremblements. Ils ne devaient pas revenir. Pas ici. Pas maintenant. Il avait décidé de changer, et de ne jamais être le même être faible qu'il avait été avant. Au moins pour lui, il devait tenir cette promesse. Pour cette personne qui avait été à ses côté, et qui ne pourrait plus jamais y être. Pour cet homme qui avait changé sa vie à jamais.
Il entendait la voix d'Helena l'appeler par son prénom complet. Elle le cherchait. Apparemment, même celle qui avait été sa meilleure amie pendant si longtemps ne l'avait pas reconnue, et il ne savait pas comment le prendre. Il allait appuyer sur la poigné de la porte, lorsque deux autres voix vinrent rejoindre celle de la brunette.
- Il n'est pas là non plus. Allons le chercher ailleurs.
Ça, c'était la voix du mec aux cheveux turquoise… C'était quoi son nom déjà ? Il était sûr d'avoir entendu sa professeure le prononcer pendant le cours précédent. Allez Kentin rappel-toi… ça commence pas un A… Al… Alex ? Alexandre ? Non, ce n'est pas ça… Al… Alex… Alexy ! Oui, c'était ça.
- Non, je suis sûre qu'il est dans les parages, affirmait Helena.
- On peut savoir ce qui te rend si confiante ?
Et cette voix était celle de l'autre frère. Ar…Armand ? Armin ! Curieux de la raison pour laquelle sa camarade pouvait bien le chercher, il continua d'écouter à travers la porte. Quoi la curiosité est un vilain défaut ? On n'allait pas lui faire une leçon de morale maintenant quand même ? Il n'était pas en philosophie et à sa connaissance la curiosité n'avait jamais tué personne. Enfin… peut-être que si. Mais les conditions n'étaient pas les mêmes…. Enfin, il n'allait pas tergiverser plus longtemps, il avait une conversation à écouter.
- Tu devrais le savoir aussi bien que moi Armin… Tu as bien vu Castiel descendre tout sourire toi aussi. Je commence à le connaitre, et cette expression n'augure rien de bon. Il avait quelque chose derrière la tête ou bien avait déjà fait ce qu'il mijotait. Si ce n'est les deux. Si on rajoute à cela le fait que Ken l'ai énerv…
- KENTIN. Mon prénom, c'est Kentin. Et je te prie de ne plus jamais utiliser ce diminutif dégradant.
Il avait ouvert la porte violement, criant son prénom sur un ton des plus exaspéré. Helena elle, avait eu la peur de sa vie, sursautant comme elle ne l'avait encore jamais fait, et tombant au passage dans les bras d'Armin en poussant un cri suraigüe, les yeux exorbités.
- Non mais ça ne va pas la tête ? Qu'est ce qui te prend de me faire une peur pareille, espèce d'idiot. Ne répond pas ce n'est pas la peine, ajouta-t-elle en voyant le principale concerné ouvrir la bouche.
- Depuis combien de temps le sais-tu ?
- Depuis le début. Ça fait des années qu'on se connait, tu croyais vraiment que je ne pouvais pas reconnaitre mon meilleure ami en le voyant, quelque soit le point auquel il ait changé ? Tu me déçois.
- Helena. Justement, on se connait depuis des années, et je suis presque sûr de pouvoir affirmer que je suis la personne qui te connait le mieux. Tu ne m'as pas reconnue ce matin quand on s'est croisé. On pouvait lire l'incompréhension dans tes yeux lorsque je t'ais appelé par ton prénom, alors dis-moi la vérité.
Touché, ce sursaut imperceptible, retenant momentanément sa respiration et ce regard sur le côté. Il avait vu juste, et continuait de la regarder droit dans les yeux, insistant pour qu'elle avoue enfin.
- Ok… tu as gagné… J'ai commencé à avoir des doutes en voyant tes yeux, mais je n'y croyais pas. Ne me regarde pas comme ça imbécile, tes yeux ont une couleur unique, je pourrais les reconnaitre partout. Un vert émeraude comme le tien, tu crois vraiment que c'est courant ? Ensuite j'ai entendu la prof t'appeler par ton prénom complet et c'est à ce moment que j'ai compris que c'était bien toi. Je m'étonne d'être la seule d'ailleurs. En sortant de la salle je peux t'assurer que j'ai entendue toutes les filles perler du : « petit nouveau super mignon, avec un répondant du tonnerre envers le « Caide » ». Je t'assure que si Castiel avait été de la Mafia, et que tu faisais partie des services secret, l'effet aurais été le même. Je pense même qu'il aurait été moindre.
- Et pourquoi toi et tes amis me cherchiez ?
- Je voulais m'en assurer. Et puis Alexy voulais que je te présente le plus vite possible.
Le concerné le regardait avec un grand sourire alors que Kentin, qui avait fini par s'adosser au mur derrière lui les bras croisés, le regardait en haussant un sourcil interrogateur.
- J'ai bien essayé de lui faire comprendre que tu n'étais pas gay, mais il ne veut rien entendre. Il a dit je cite « ça ne sert à rien de renoncer, il faut toujours essayer pour ne jamais rien regretter. ». Ça ne te rappel personne ?
- C'est ce que je t'ai dit avant de partir, et de t'offrir ton petit cadeau, quand tu m'as demandé pourquoi je ne cessais pas de m'attacher à toi. Je vois que tu as toujours une aussi bonne mémoire.
- Exactement. Et merci du compliment. Bon, maintenant tu vas me dire ce qui s'est passé avec Castiel à l'instant. Vu son sourire, il avait une idée en tête, et je doute qu'elle soit en ta faveur.
- En parlant de faveur, tu pourrais m'en faire une ? Ne dis à personne qui je suis. Je n'ai pas envie que tout le monde me prenne pour un moins que rien une fois encore. J'ai changé, je ne suis plus le même qu'avant, donc ça ne sert à rien de ressasser le passé.
- Tu sais très bien que je déteste mentir…
- Je le sais, c'est pour ça que je te demande de simplement rien dire. Cacher la vérité et éluder les questions, ce n'est pas mentir, juste jouer sur les mots.
- Pour toi… D'accord… Tu as toujours été quelqu'un sur qui je pouvais compter lorsque j'avais besoin d'aide, je te dois bien cela. Les garçons, je compte sur vous pour garder le secret vous aussi.
- Pas de soucis, répondit Armin. Je m'occuperais de faire taire Alexy au besoin.
- Mais j'ais pas besoin de toi ! Je sais tenir ma langue, qu'est-ce que tu insinues ?
- Parce que tout faire pour que les profs remarquent que je joue en cour, c'est censé nous donner confiance en toi ?
- Ce n'est pas la même chose. Toi je veux simplement que tu arrêtes tes jeux. Tu passes tout ton temps dessus, et tu ne t'occupe même plus de ton frère chéri, c'est pour attirer ton attention, il n'y a que cela qui marche. Avec lui, la différence c'est que ça ne me dérangerais pas de le mettre dans mon lit. Vu son physique il doit être un vrai Dieu, et j'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne me suis pas envoyé en l'air d'une façon digne de ce nom. Alors tu crois vraiment que j'irais tout raconter ?
- ALEXY ! s'écrièrent Armin et Helena d'une même voix.
Kentin avait levé les yeux au ciel, décidant de lasser couler pendant qu'Helena essayait désespérément de calmer les ardeurs que son ami.
- Laisse le Helena, ce n'est pas grave. Après tout l'espoir fait vivre, je suis bien placé pour le dire. Il finira par s'y faire, tout comme moi. Et si on descendait au foyer plutôt ? Ce n'est pas comme si le couloir de cet étage était étroit et qu'il y avait assez de place pour nous quatre.
Il avait pris les devants, et commençait à descendre les escaliers lorsque son amie l'arrêta.
- Si tu penses pouvoir changer de sujet aussi facilement, détrompe-toi. Tu es sûrement plus doué à cela qu'avant, mais je ne suis pas né de la dernière pluie, et ce n'est pas à moi que tu arriveras à la faire. Donc maintenant dis-moi la vérité, et n'élude pas la question. Qu'est-ce qui s'est passé avec Castiel ?
- Ne t'inquiète pas pour moi, ce n'est rien.
- Kentin, je sais quand tu mens. Tu peux changer autant que tu veux, te le jouer à la dure en faisant croire à tout le monde que tu es une autre personne, mais s'il y a bien une chose qui ne changera jamais, c'est que je sais quand tu me mens. Et là c'est le cas, donc dis-moi la vérité. Tout de suite !
Son regard prouvait qu'elle ne changerait pas d'avis de si tôt. Il allait devoir lui dire toute la vérité. Mais comment pouvait-il ? C'était impossible à avouer. Mais s'il ne pouvait pas compter sur elle, à présent sur qui le pouvait-il ?
- Je te promets de te raconter toute l'histoire plus tard. Mais pas ici, pas maintenant, lui répondit-il en lançant un regard vers ses deux nouveaux amis. J'ai entièrement confidence en tes amis. Si tu es avec eux, c'est qu'on peut compter dessus. Mais il y a des choses que même à toi j'aurais du mal à dire. On en parlera plus tard ? Tu veux bien ?
- Quand ? Plus tard ce soir, demain, dans une semaine ou dans un an.
- Personnellement l'année me tente bien, lui sourit-il. Mais ça ne fonctionneras pas, j'ai tords ? Je ne sais pas quand on aura l'occasion d'en reparler, mais ça implique beaucoup de chose. Laisse-moi mettre tout cela en ordre avant s'il te plait. J'ai des choses à régler.
- Tu sais que je serais toujours là si tu as besoin d'aide. N'est-ce pas ?
- Bien sûr. Tu as toujours été mon ange gardien, comment est-ce que je pourrais l'oublier ? Mais maintenant, il faut que j'agisse seul, tu ne peux pas le faire ma place. C'est à mon tour d'assumer mes responsabilités, tu ne seras pas toujours là. Et ça aurait toujours dû être à moi de te protéger, ça a été ma première erreur. Si j'ai vraiment besoin de toi, je t'appellerais, mais là c'est seul que je dois régler mes affaires.
- Fait quand même attention à Castiel. Pendant ton départ, quelque chose s'est passé chez lui. Personne ne sait quoi, mais il n'est plus le même depuis. Il est pire. Bien pire.
Il déposa un baiser sur son front, pris sa main et entreprit de descendre les escaliers, suivit de sa meilleure amie et des deux nouveaux amis qu'elle venait de lui apporter. Maintenant, il fallait qu'il mette les choses en ordre avec ce Castiel. Mais il ne savait pas comment.
Il ne pourrait pas cacher l'histoire à Helena très longtemps. La connaissant, elle était d'ores et déjà en train de préparer des plans pour découvrir la vérité. Mais elle ne pourrait jamais tout connaitre d'elle-même. Il y avait une partie qu'il était le seul à connaitre à présent. Dylan était parti, ils ne se reverraient jamais plus et Kentin commençait tout juste à se faire à cette idée. Helena ne pourrait jamais trouver toute l'histoire, elle allait se faire des idées, et Kentin était persuadé que lui dire la vérité vaudrait cent fois mieux que les scénarios tordus dont son esprit était capable. Cependant, il se demandait s'il en été réellement capable à l'heure actuelle…
