Je voulais faire des ràr aujourd'hui, mais zoo hier (18 hectares... je vous dis pas l'état de mes jambes) plus mes règles qui débarquent aujourd'hui... Je suis trop HS pour ça !

Reprends mon cœur en cage (il est toujours à toi)

Résumé : Deux ans après la Bataille pour Erebor, Dain demande à Thorin de le rencontrer hors des Collines de Fer et d'Erebor. Perplexe, Thorin accepte, et emmène Bilbon, Dwalin, Fili et d'autres avec lui.

Ce qui commence comme une potentielle réunion politique tourne à l'horreur quand Bilbon est enlevé, ainsi que Dwalin, avant qu'ils n'atteignent Dain. Tandis que Thorin fouille le pays, désespérément, pour les retrouver tous les deux, Bilbon se retrouve non seulement au centre d'une terrible demande de rançon, mais aussi le centre de l'attention de l'un des kidnappeurs, dont l'intérêt pour lui est plus admirateur et adorateur que ne le veut Bilbon. Pas quand tout ce qu'il veut, c'est son mari.

Il s'agit juste de tenir bon jusqu'à ce que la rançon soit donnée, et de faire en sorte que Dwalin et lui restent en vie jusque là.

Warning : Un des jeunes kidnappeurs a un comportement envers Bilbon qui rappelle celui d'un stalker. Rien de grave, juste des contacts pas-tout-à-fait platoniques et un béguin pour Bilbon qu'il voit comme son idole. Et Bilbon n'est pas intéressé (qui le serait, quand vous avez Thorin pour mari ?)

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Chapitre 1 : L'enlèvement

« Bougez. Donys, bouge-le.

- Non, insista Bilbon. »

Il poussa et repoussa parce que non, ce n'était pas possible, ce n'était pas réel.

« Non, lâchez-moi ! »

Des mains l'agrippèrent fortement, mais moins durement qu'elles n'auraient pu, et il se moquait de la gentillesse, il s'en moquait, il voulait seulement être libre, rentrer chez lui, aider, oh Eru, aider Dwalin-

Il crut avoir hurlé, effrayé et désespéré, mais ensuite tout devint noir.

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Trois semaines plus tôt

« Rappelle-moi encore pourquoi nous allons ici et pas là-bas ? »

Thorin sentit la veine de son front commencer à battre.

« Tu ne seras séparé de ton frère que quelques semaines, Fili, dit-il enfin. Ainsi que de Dernwyn. On pourrait croire que tu apprécierais d'avoir du calme, loin de tes enfants et de Kili.

- C'est le cas, dit Fili d'un ton grincheux. Mais pourquoi Dain veut nous rencontrer dans les Montagnes Grises et pas dans les Collines de Fer-

- Parce que c'est un terrain neutre, coupa Dwalin. Les Montagnes Grises sont à peu près à mi-chemin entre Dain et nous.

- Pourquoi faut-il que ce soit un terrain neutre ? Demanda Gimli. »

Il semblait plus perplexe que Thorin ne l'avait jamais entendu.

« On n'est pas des armées qui partent en guerre, on est des cousins ! C'est absurde ! »

Thorin poussa un soupir. Le nain avait été tout aussi irrité que Fili, quand il avait appris que Tauriel ne serait pas autorisée à venir. Elle avait compris, au moins, et avait été reconnaissante de rester en arrière avec Dernwyn, Legolas et Kili. Rendre visite à des nains qui n'étaient pas dans le même état d'esprit que les Ereboriens n'était pas sûr pour une elfe.

Non que Thorin ait peur pour elle. Il avait plutôt peur pour les nains qui s'attireraient indubitablement la colère de Tauriel. Ils le mériteraient, il le savait, mais il y avait une chose nommée 'tact' que Thorin avait appris à la dure.

Ils seraient assez courtois envers Thorin et Fili, envers Dwalin et les autres nains les accompagnant. Et ils seraient, bien sûr, absolument polis avec Bilbon. Tout le monde l'était. Il était Bilbon Sacquet, le Porteur de l'Anneau, et douze ans après les faits, les gens le tenaient toujours en haute estime pour ce qu'il avait fait.

Il jeta un regard en arrière au-delà des autres sur leurs chevaux et ne put retenir son sourire. Bilbon était assis confortablement sur son cheval, discutant avec Dril de quelque chose qui lui faisait remuer les mains avec animation dans tous les sens. Dril semblait tout aussi enthousiaste à ce sujet, quel qu'il soit, mais bien qu'il soit lourdement impliqué dans la conversation, il gardait toujours Bilbon juste un peu devant lui, pour mieux le protéger.

Dans l'ensemble, ils étaient un groupe fort, pour aller rencontrer Dain. La lettre de son cousin, demandant une réunion, avait été plus une exigence que Thorin ne s'y serait attendu. Il n'avait pas eu de nouvelles de Dain depuis que son cousin avait aidé à garder Erebor sécurisée tandis que Balin, bard, et Tauriel amenaient des forces supplémentaires à Minas Tirith. Ils s'étaient séparés de façon assez amicale. Ils n'avaient jamais eu de contention, avaient toujours été bons amis. Même quand Dain avait voté contre essayer de reprendre Erebor, il avait été désolé à ce sujet. Il devait penser à son peuple, et Thorin avait compris. Et Dain s'était excusé en offrant son aide quand Thorin avait eu besoin de quelqu'un pour aider à protéger la montagne.

Mais ça faisait douze ans. Et Erebor avait prospéré, tandis que les Collines de Fer... non. Elles ne s'en étaient pas mal sorties, mais plusieurs caravanes de nains étaient venues des Collines de Fer ces deux dernières années, se plaignant de surpopulation, d'une politique stricte, de gardes cherchant la moindre raison d'enfermer quelqu'un juste pour prouver qu'ils faisaient leur travail. Aussi la lettre de Dain n'avait-elle pas été une surprise, mais le ton l'avait certainement été.

Thorin compta mentalement leur groupe avant de se retourner vers l'avant. Bilbon et Dril, avec Gimli et Fili un peu plus en avant, Dwalin et Nori juste derrière Thorin. Il y avait quelques autres gardes éparpillés en formation, et Nori restait sur les flancs avec son cheval, les doigts toujours prêts.

Ce n'était pas qu'il pensait que Dain essaierait de les attaquer. Mais Thorin ne prenait pas de risques, pas avec Fili, son fils-sœur, à ses côtés pour cette rencontre importante. Pas quand Bilbon avait suggéré de les accompagner, ne serait-ce que pour rencontrer Dain et éviter que la rencontre ne s'abaisse à « Cogner des crânes ensemble comme des cailloux dans l'espoir que l'un d'eux prenne feu. »

Cela fit sourire Thorin, juste un peu, se souvenant du ton sec sur lequel cela avait été dit. Et le sourcil haussé de Bilbon, qu'il était si doué pour afficher.

« Oh pour l'amour de Mahal, marmonna Dwalin. Va donc là-bas et chevauche avec lui. C'est manifestement ce que tu veux faire.

- Non, si je ne suis pas autorisé à avoir mon autre moitié avec moi, Oncle Thorin ne devrait pas être autorisé à être fleur bleue avec la sienne, dit Fili en roulant des yeux. Et tu sais très bien que ça va très vite devenir exaspérant.

- Exact : c'est moi qui irai chevaucher avec Bilbon, commença Dwalin. »

Mais Thorin reculait déjà dans les rangs. Le voyant, Dril adressa un joyeux signe de la main à Bilbon et chevaucha vers l'avant, tandis que Dwalin retournait derrière les deux. En partie pour les couvrir tous les deux, mais Thorin avait le sentiment que Dwalin les séparerait s'ils devenaient trop 'fleur bleue'.

« Salut, lui dit Bilbon en lui souriant largement. »

Le sourire de Thorin s'agrandit.

« Salut.

- Il y a un problème ?

- Pas vraiment. Je voulais juste revenir et te dire ça. »

Si c'était possible, le sourire de Bilbon s'élargit encore.

« Eh bien je suis content que tu l'aies fait. J'ai l'impression que je ne t'ai pas vu depuis longtemps. Même si nous chevauchons ensemble dans la même compagnie. »

C'était certainement à la limite de ce que son fils-sœur considérerait comme exaspérant. Thorin ne s'en souciait pas beaucoup.

« Alors je vais devoir remédier à cela immédiatement, dit-il à voix basse. »

Les yeux de Bilbon s'assombrirent un petit peu. Thorin se pencha encore plus près, observant le bout de la langue de Bilbon tracer sa lèvre inférieure. Les autres autour d'eux disparurent et il n'y eut que son mari, ses boucles décoiffées par le vent, son nez un peu rougi par le soleil, de petites taches dorées sur le visage que Thorin voulait absolument embrasser. Il adorait les taches de rousseur de Bilbon, adorait les tracer du bout des doigts-

« D'accord, ça suffit, dit Dwalin. »

Il poussa son cheval entre celui de Thorin et celui de Bilbon. Thorin lança un regard noir à son cousin, mais Dwalin ne bougeait pas.

« Retourne à l'avant de la ligne. Je ne vais pas te regarder jouer les séducteurs avec ton mari. Allez.

- Fermez les yeux, alors, dit Bilbon. »

Thorin ricana quand Dwalin reporta son regard noir et insistant vers le hobbit. Bilbon le lui rendit, bien qu'il manque de chaleur.

« Je suis sérieux.

- Je suis sérieux aussi, dit fermement Dwalin. Nous ne sommes qu'à une demi-journée de Dain. Si vous commencez à traîner, tous les deux, nous n'y serons pas avant demain, et franchement, je préférerais y arriver avant la tombée de la nuit. »

Il n'avait pas tort. Cependant, Thorin n'était pas ravi de devoir acquiescer, surtout qu'il éloignait Thorin d'un hobbit à l'air vraiment succulent, qui le regardait encore avec des yeux séducteurs. Il y avait des jours où Thorin se souvenait à quel point son mari était beau et séduisant, et aujourd'hui, Bilbon ressemblait au plus grand trésor sur lequel il avait jamais eu le plaisir de poser les yeux. Cela lui donnait envie de tirer Bilbon de son cheval et dans les bras de Thorin.

Peut-être Dwalin avait-il plus raison qu'il ne l'avait d'abord pensé.

« Plus tôt on arrivera chez Dain, plus tôt tu pourras l'avoir, dit directement Dwalin. »

Bilbon roula des yeux, bien trop habitué à Dwalin depuis le temps pour être gêné. Cependant, ses joues rosirent un peu, et Thorin sourit largement.

« Un point valide, dit Thorin. »

Il retourna vers l'avant. Fili secoua la tête mais eut un rapide sourire. Même Gimli ne se plaignait pas, disant quelque chose comme 'plus qu'une demi-journée'. Thorin avait envie de le dire avec lui. Plus qu'une demi-journée, et il pourrait avoir Bilbon pour lui.

Même si ça voulait dire grimper dans les montagnes, comme ils le faisaient maintenant. Le chemin était raide et rempli de cailloux partout, et leurs chevaux agiles et rapides avaient eux-mêmes du mal de temps en temps.

« Tout doux, murmura Thorin. »

Il flatta le flanc de son cheval. Ils retrouveraient des pierres dans leurs barbes, tellement les objets volaient sous les coups de pied. Enfin, mieux valait une pierre dans une barbe qu'une pierre dans un sabot. C'était la dernière chose dont ils avaient besoin.

Il jeta un regard à Bilbon quand il fut près du sommet, juste pour vérifier qu'il gérait la pente ardue, et fronça les sourcils. Bilbon était à l'arrière, avec Dwalin ralentissant rapidement son cheval pour le rejoindre. Aucun des deux n'avait l'air content.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? Leur demanda Nori. »

Cela fit s'arrêter tous les autres.

« Vous avez entendu ça ? Demanda Bilbon. On aurait dit- »

L'éboulement fut soudain. Le cheval de Bilbon se cabra face aux rochers, manquant de l'éjecter.

« Bilbon ! Cria Thorin. »

Mais sa voix fut perdue dans le grondement de la terre et le terrible son des rochers en train de tomber, de s'écraser, bloquant le chemin. De la poussière s'éleva partout, et Fili toussa, essayant de respirer. Thorin lutta pour voir à travers le brouillard, cherchant désespérément à entendre une réponse par-dessus le bruit.

Enfin ça s'arrêta, seuls de petits cailloux rebondissaient sur les rochers en cliquetant comme les pièces d'or sur une pile de trésor. Thorin incita son cheval à redescendre le chemin avant même qu'il ne puisse voir correctement. Son cœur battait un staccato, tambourinant dans sa poitrine. Bilbon, Bilbon, Bilbon...

Il atteignit le mur de pierre, et cria à nouveau :

« Bilbon ! »

Le mur était trop grand pour voir par-dessus, bien trop grand pour le franchir d'un saut avec le cheval. Ils allaient devoir escalader, c'était certain.

« Bilbon !

- Nous sommes là ! Cria une voix. »

Thorin laissa échapper un soupir tremblant.

« Nous sommes là ! Est-ce que tout le monde va bien ?

- Mieux, maintenant que tu réponds, dit Fili à côté de Thorin. Vous allez bien, tous les deux ?

- A part les rochers sur notre route, on va bien, grogna Dwalin. Pas certain qu'on puisse les bouger, maintenant que je vois combien il y en a. »

Ils étaient assez nombreux pour désespérer davantage Thorin à chaque minute. Trop pour les bouger, même avec le nombre de nains présents. Il y avait aussi la peur supplémentaire que s'ils les bougeaient, ils risquaient de démarrer un nouvel éboulement au passage. Il grinça des dents, sa joie de tout à l'heure entièrement disparue.

« Est-ce qu'on a croisé d'autres chemins à travers la montagne ? Appela-t-il. Dwalin, est-ce que tu en as vus ?

- Pas que je me souvienne. Mais il doit y avoir un autre chemin pour monter.

- Je peux faire le tour rapidement et en trouver un, offrit Nori. Ce ne sera pas long.

- Emmenez l'un des autres gardes avec vous-

- Qu'est-ce que c'est que ça ? »

Thorin tourna immédiatement la tête vers le mur de pierres en entendant la voix de Bilbon.

« Qu'est-ce que c'est que quoi ? Demanda Fili. Mon Oncle ? »

Le silence lui répondit.

« Bilbon ? Appela Thorin. »

Un malaise grandissait dans ses entrailles.

Il reçut une réponse, mais ce n'était pas celle qu'il attendait. Ni celle qu'il voulait.

« Dégagez de- !

- Lâchez-moi ! »

Les bruits d'une bagarre atteignirent ses oreilles, et Thorin réalisa soudain que non seulement il se passait quelque chose, quelque chose qui n'impliquait pas seulement Dwalin et Bilbon, mais qu'il n'y avait rien qu'il puisse faire.

Ce qui ne voulait pas dire qu'il n'allait pas essayer.

« Bilbon ! Cria-t-il. Bilbon ! »

Il déplaça son cheval plus près du mur de pierres, préparé à l'escalader quoi qu'il en coûte. Bilbon était de l'autre côté, sous attaque, et il n'y avait personne d'autre à plusieurs mètres à la ronde. Il n'y avait eu que leur petit groupe depuis deux jours, et maintenant quelqu'un se battait avec Dwalin et Bilbon, et il devait être de l'autre côté des rochers. Il devait y être tout de suite.

Un cri étouffé, immédiatement suivi par une exclamation.

« Dwalin ! »

Ce fut tout ce dont il avait besoin pour se hisser sur le mur. Fili cria son nom, mais Thorin avait déjà les doigts enfoncés dans les pierres. L'une d'entre elles glissa, menaçant d'écraser ses doigts et sa tête. Il ne voulait pas être prudent, il ne voulait pas aller aussi lentement qu'il le faudrait, il devait franchir le mur immédiatement.

« Thorin !

- Là, il y a un chemin qui fait le tour ! Cria Nori depuis le sommet. »

Au même instant, le cri de terreur de Bilbon envoya un frisson de peur dans le cœur de Thorin. Thorin retomba sur son cheval et s'élança à la suite de Nori tandis qu'il les menait en haut de la colline afin de redescendre par un plus petit chemin. Son cheval glissa plusieurs fois mais ne se laissa pas décourager, sentant son urgence, sa peur grandissante. Tiens bon, Bilbon. J'arrive.

Enfin, ils arrivèrent au bout du petit chemin et se retrouvèrent à quelques pas seulement de la base de leur chemin d'origine.

« Bilbon ! Cria Thorin. »

Il monta le chemin au galop avec son cheval.

Il avait disparu. Dwalin, aussi. Personne d'autre n'était là.

Fili passa le tournant avec son cheval, ses yeux se portant partout.

« Où sont-ils ? Demanda-t-il. Nous n'avons pas mis plus de quelques secondes ! »

Thorin ne pouvait parler, la peur resserrant sa gorge jusqu'à ce qu'il puisse à peine parler. Était-ce seulement quelques minutes plus tôt qu'il avait légèrement taquiné Bilbon, et que la promesse de ce soir était tout ce qu'il voulait ? Et maintenant son mari s'était volatilisé, et son cousin, aussi. Leurs chevaux, leurs affaires, tout avait disparu.

Il y avait des signes de lutte, maintenant que Thorin regardait. Le sol était retourné, et il y avait des taches qui étaient sombres dans la poussière. Du sang. Il déglutit et lutta pour rester calme. Bilbon avait besoin qu'il reste calme.

« Je les écorcherai, quand je trouverai qui a fait ça, gronda Gimli. Ils ne peuvent pas être loin.

- Beaucoup de vallées entre les rochers, dit Dril d'un ton de regret. Ils auraient pu nous échapper.

- Pour quoi ? Demanda Fili, éberlué. Qui pouvait savoir que nous serions là ? À moins que vous ne pensiez que c'était un groupe de voleurs. »

Non, ce n'étaient pas des voleurs. Maintenant que Thorin regardait vraiment le nombre massif de pierres éparpillées sur le chemin, il voyait l'intention derrière. Cet éboulement n'avait pas été naturel. Il aurait parié sa couronne qu'il avait été démarré par quelqu'un plus haut, quelqu'un qui n'était plus là, mais il leva quand même les yeux pour vérifier. Quelqu'un avait voulu diviser le groupe, les séparer afin de les attaquer et les enlever.

« Ils n'ont pas de vallées et de montagnes comme ça dans les Collines de Fer, dit sombrement Nori. »

Thorin s'arrêta. Exiger qu'ils viennent aux Montagnes Grises. Insister pour les voir le plus tôt possible. Tout ça pour enlever le mari et le cousin de Thorin et les utiliser comme monnaie d'échange pour ce que voulait Dain.

« Il ne ferait pas ça, dit Fili. »

Mais il n'avait pas l'air sûr de lui.

« N'est-ce pas, mon Oncle ?

- Autrefois, il ne l'aurait pas fait, dit Thorin. »

Ses doigts se resserrèrent sur les rênes jusqu'à ce que le cuir lui morde la peau.

« Maintenant je n'ai aucune idée de ce qui passe dans la tête de mon cousin. »

Il le découvrirait bien assez tôt, cependant.

« Étalez-vous rapidement, essayez de voir si vous apercevez du mouvement, dit-il. Puis nous chevaucherons vers Dain. »

Si Dain était derrière tout ça, il allait le regretter. Personne ne prenait Bilbon, ne prenait Dwalin, et ne pouvait s'attendre à vivre. Personne ne mettait la main sur son mari et gardait ledit appendice.

Personne.

Il ne leur fallut pas plus de vingt minutes pour déterminer que ceux qui avaient pris Bilbon et Dwalin s'étaient volatilisés. Cela ne fit qu'encourager Thorin. Il ne pouvait maintenant se baser que sur le comportement suspect de son cousin et la soudaine perte planifiée de son mari et de son cousin.

« Nous chevauchons, ordonna-t-il. »

La fureur brûlait dans ses veines. Il les retrouverait. Il le ferait.

Si Dain touchait à un cheveu de leur tête, s'il osait seulement toucher Bilbon, il tuerait son cousin sans hésitation.Tandis qu'ils se préparaient à escalader de nouveau la montagne, Gimli demanda :

« Vous croyez qu'on arrivera avant la tombée de la nuit ? »

Ils arriveraient bien avant que le ciel ne s'assombrisse, s'il avait son mot à dire. Thorin se contenta de ramener son cheval sur le plus petit chemin et franchit la crête. Bien que la brise et l'air plus froid de la montagne le tiraillent, sa rage lui tenait assez chaud pour qu'il continue toute la journée.

Il avait un époux à retrouver.

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A peine le sommet du sac fut-il relâché que Bilbon se débattait, griffant et donnant des coups de poing et de pied de son mieux. Une main le saisit par la nuque pour le calmer, et Bilbon réussit à tirer le bras en avant afin d'enfoncer profondément ses dents dans la peau. Avec un cri de surprise le propriétaire de la main le lâcha, seulement pour lui donner une gifle avec le dos de la main qui le fit sortir du sac. Bilbon marqua à peine une pause pour s'ébrouer avant de se lever et de courir, son esprit enregistrant les petits détails : des pierres, du feu, la nuit, plus d'une personne dans la petite zone.

Et l'une d'elles était juste derrière lui.

« Oh non, sûrement pas, dit une voix acérée. »

Et Bilbon trouva une main enroulée dans ses cheveux quelques secondes avant d'être tiré vers l'arrière. Il poussa un cri et atterrit sur le dos, la main refusant sans pitié de se relâcher. Avant qu'il ne s'en rende compte, il se faisait tirer en arrière par ses boucles, et la douleur était tellement énorme que des larmes brûlèrent dans ses yeux, et son désespoir de se libérer était en guerre contre l'envie de suivre la main afin de diminuer la douleur.

Au final, cela n'eut pas d'importance.

« La prochaine fois, quand je te dirai d'ouvrir le sac dans la cage, essaye d'écouter, dit d'un ton mordant la voix assortie à la main. »

Bilbon se retrouva soudain jeté en arrière sur une surface froide et plate. Quelque chose de bruyant se déclencha près de son oreille, et il s'en éloigna instinctivement. Il frappa quelque chose de large et humide, et il fit volte-face, son cœur battant dans sa gorge.

Dwalin. Dwalin, qui saignait fortement de la tête, les yeux toujours fermés. Bilbon remarqua à peine les barreaux autour d'eux et tira plutôt le nain vers lui.

« Dwalin, réveillez-vous, dit-il d'une voix urgente en le secouant. »

Dwalin n'émit pas un son.

« Dwalin !

- A quel point tu l'as frappé fort, Arius ? Demanda la voix de la main. »

Une nouvelle voix répondit, basse et détendue.

« Assez fort. Il n'arrêtait pas de viser ma gorge. Il n'était pas censé y avoir un garde du corps. C'était censé être le roi et la petite chose ici. »

Thorin. Bilbon se força à maintenir son attention sur Dwalin, mais ses oreilles étaient concentrées sur la discussion derrière lui. Dwalin respirait, au moins, comme une personne endormie. Il irait bien. Une migraine monstrueuse, supposa-t-il, mais Dwalin irait bien. Bilbon poussa un soupir de soulagement silencieux.

« Cette 'petite chose' est Bilbon Sacquet, dit une voix qui semblait endolorie. Et il a des dents. »

Bilbon se figea en entendant son nom.

« Et il est intelligent, dit la voix de la main. N'est-ce pas, Monsieur Sacquet ? »

Lentement Bilbon se retourna pour faire face à ses kidnappeurs, car c'est ce qu'ils étaient. Il avait eu beaucoup de temps pour s'asseoir et réfléchir à ce qui s'était passé, car ils avaient chevauché pendant des heures et des heures tandis qu'il rebondissait dans le sac où ils l'avaient fourré. Et maintenant il allait pouvoir voir par lui-même de qui il s'agissait.

Trois hommes se tenaient au-delà des barreaux de la cage de fer, illuminés par le feu de camp derrière eux. L'un d'eux l'observait avec des yeux cruels et calculateurs, et Bilbon songea qu'il avait l'air vaguement familier. Ses cheveux noirs étaient plus courts que Bilbon ne s'y était attendu, étant donné son âge, juste assez longs pour les mettre derrière ses oreilles. Il était grand et il était mince, élancé, et probablement très rapide. Cette information fut mise de côté tandis que Bilbon se tournait vers les autres.

Il y en avait un habillé dans une tunique rouge avec un pantalon noir et étroit, ses cheveux noirs de jais et pendant en tresse dans son dos. Il regardait Bilbon comme s'il n'en avait rien à faire, et en travers de son dos se trouvaient un arc et un carquois. Archer. Probablement très doué. Mieux valait supposer le pire dans une situation pareille. Il semblait avoir à peu près le même âge que l'autre.

Le dernier, agrippant encore son bras en sang que Bilbon avait mordu, avait l'air beaucoup plus jeune, peut-être l'âge d'Éomund. Ses cheveux bruns étaient emmêlés et sales, et il fixait Bilbon comme s'il n'avait jamais vu un hobbit auparavant. C'était presque un regard admiratif, et Bilbon recula, son attention étant peut-être la plus dérangeante de toutes.

« Si tu portais ta veste, Donys, tu n'aurais pas été mordu, dit celui en rouge. »

Bilbon reconnut la voix comme appartenant au nommé Arius. Ça faisait deux noms, au moins. Rien pour celui avec la voix acérée qui était manifestement le chef.

Comme s'il entendait les pensées de Bilbon, l'aîné fit un pas en avant et offrit une révérence moqueuse.

« Pardonnez-moi, votre majesté, pour notre impertinence. Je suis Caledon, l'aîné des trois frères. »

Il étira le 'e' de son nom dans un 'eh' qui semblait presque dédaigneux. Ça lui allait bien.

« Voici Arius, et voici Adidonys, notre cadet. Vos dents le connaissent bien, je crois.

- C'est juste 'Donys', marmonna Donys. Et oui, je connaistrès bien ses dents.

- Si vous ne m'aviez pas agrippé d'une façon si terrible, je ne vous aurais pas mordu, ne put s'empêcher de répliquer Bilbon. Mais vous devrez me pardonner je ne suis pas certain de quelles sont les bonnes manières quand quelqu'un vous kidnappe.

- Oh, mais le hobbit a des griffes, s'émerveilla Caledon avec un sourire jusqu'aux oreilles. J'avais entendu des rumeurs, mais c'est très différent de l'apprendre en personne. Je me demande si nous entendrons certaines de vos remarques pleines de répartie également, ou vos pensées intelligentes. Il serait plaisant d'avoir un adversaire égal pour une fois. »

Bilbon se contenta de le fusiller du regard. Caledon déplaça enfin paresseusement son regard vers Arius.

« Si le hobbit est plus gracieux et fait preuve de bonnes manières, tu peux le nourrir. Sinon, il ferait bien de rester silencieux cette nuit. Nous avons une distance à couvrir demain. »

Arius se contenta de hocher la tête et partit chercher un sac. Donys continua de fixer Bilbon jusqu'à ce que Caledon lefrappe à l'arrière de la tête.

« Bouge, gronda Caledon. »

Le soudain passage d'humoristique à dangereux poussa Bilbon à s'éloigner lentement des barreaux de la cage. Il n'était pas quelqu'un à contrarier, c'était certain. Non, il était un homme qui promettait quelque chose et le faisait ensuite.

Peu de temps après ça, Arius revint et lança deux morceaux de pain plat entre les barreaux.

« Mangez ça, dit-il. »

Bilbon les saisit rapidement avant qu'Arius n'ait le temps de les reprendre. L'homme ne dit pas un mot après cela, il se contenta de se lever et de partir.

Après s'être assuré qu'ils n'étaient pas pourris et n'avaient pas une odeur étrange, Bilbon retourna rapidement auprès de Dwalin. Le nain n'était toujours pas réveillé, et Bilbon redoutait la force avec laquelle il avait été frappé.

« On va bien, murmura-t-il. »

Dwalin n'apprécierait pas le mensonge, mais ici et maintenant, c'était autant pour Bilbon que pour lui.

« J'ai du pain, si vous vous réveillez. Sinon, je suis certain que mon appétit de hobbit va prendre le dessus et que je vais manger les deux morceaux. Alors vous feriez mieux de vous réveiller. »

Dwalin ne dit pas un mot. Bilbon se remit lentement à genoux, l'adrénaline quittant brusquement son corps jusqu'à ce qu'il ne veuille rien d'autre que s'endormir ici et maintenant. La cage n'était pas grande, juste assez pour qu'il puisse s'asseoir sur ses pieds et se mettre à genoux et ramper de façon presque confortable. Dwalin aurait plus de problèmes, mais au moins ils pouvaient bouger. C'était un avantage, aussi petit soit-il.

Le pain s'avéra être sec, si sec qu'il faillit se casser les dents sur la première bouchée. Cependant, c'était de la nourriture, et l'estomac de Bilbon fut reconnaissant de la maigre offrande après des heures sans rien. Il avait un peu de viande sèche dans sa bourse qu'il avait eu l'intention d'échanger avec Fili contre les fruits secs qu'il savait que Dernwyn avait emballés pour lui. Ils auraient festoyé ce soir, il en était certain, peu importe à quel point Dain aurait pu détester Thorin pour une raison quelconque.

Thorin. Ses yeux brûlèrent pour une nouvelle raison, et il agrippa le pain comme si c'était sa dernière corde de sécurité. Il pouvait entendre la peur dans la voix de Thorin tandis que son mari criait son nom, pendant que Bilbon luttait pour se libérer. Il avait vu Dwalin tomber, avait crié son nom, puis avait vu le sac venir vers lui tandis qu'il était maintenu. Il avait crié le nom de Thorin une dernière fois, puis tout avait été noir et restrictif et contenait à peine assez d'air. Ils avaient relâché le sommet du sac un peu plus tard, juste assez pour que l'air passe. Mais c'était tout.

Et maintenant il était là, sans Thorin, Dwalin blessé, à manger du pain sec avec ses trois kidnappeurs rassemblés autour du feu. Bilbon était reconnaissant, supposa-t-il, que le temps soit chaud, qu'on soit presque en été.

Un léger bruit le fit se retourner. C'était Donys, le bras enveloppé dans un linge, et il déposait une tasse près du bord de la cage.

« C'est juste de l'eau, dit-il. J'ai pensé que vous pourriez avoir soif. »

C'était plus de gentillesse que Bilbon n'en avait attendue, étant donné qu'il avait mordu l'homme assez fort.

« Merci, dit-il doucement. Um, désolé pour. Eh bien. »

Est-ce qu'il présentait vraiment ses excuses à son kidnappeur ?

Donys haussa les épaules.

« Ce n'est pas grave. Je n'arrive juste pas à y croire. Le grand Bilbon Sacquet, juste ici. C'est... c'est formidable. Vous êtes tellement plus beau que je ne le croyais. Pas du tout comme les nains ou les hommes. »

Il y avait de nouveau cet air d'admiration sur son visage, mettant Bilbon assez mal à l'aise pour lui donner envie de se cacher derrière Dwalin.

« Oui, eh bien, merci encore, dit-il rapidement. »

Donys se mordit la lèvre et tendit la main vers la cage, ses doigts se tendant gentiment vers lui, et le cœur de Bilbon commença à tambouriner.

« Donys ! Va chercher du bois pour le feu ! »

Donys recula sa main et se leva, retournant vers le feu avec une pile de bâtons sous le bras. Bilbon ne réalisa pas qu'il haletait jusqu'à ce que le monde commence à tourner sous l'effet du manque d'oxygène. Il n'avait pas la moindre idée de ce que Donys aurait fait, mais l'idée que quiconque en-dehors de sa famille et ses amis le touche à ce moment était plus qu'il ne pouvait supporter.

« 'lbon ? »

Bilbon tourna brusquement la tête vers Dwalin, dont les yeux commençaient lentement à s'ouvrir.

« Du calme, murmura Bilbon. Tout va bien, vous allez bien. »

Il reprit conscience bien que plus vite que Bilbon n'avait cru qu'il le ferait. Il ne lui fallut que quelques secondes pour mesurer ce qui se passait avant de se tourner vers Bilbon.

« Z'êtes blessé ? Demanda-t-il.

- Ils nous ont laissé du pain- »

Dwalin le saisit par le bras, et au lieu de la peur qu'il avait ressentie quand Donys avait tendu la main vers lui, Bilbon se sentit seulement réconforté.

« Êtes-vous blessé ? Répéta-t-il. »

Bilbon se mordit la lèvre.

« Pas gravement, admit-il enfin. Je n'ai pas été assommé. »

Il avait encore l'impression que sa tête était en feu, cependant, et ses bras étaient douloureux d'avoir été épinglés si durement quelques heures plus tôt. Cependant, il était à peu près certain que Dwalin avait subi le pire.

Ce n'était pas l'avis du nain, à en juger par son regard étréci. Il passa la main sur le visage de Bilbon, cherchant rapidement des blessures, et Bilbon grimaça quand ses doigts passèrent sur son oreille.

« Pas gravement, hein ? Dit Dwalin, pince-sans-rire.

- C'est une égratignure, dit Bilbon. J'ai connu pire.

- Ne me le rappelez pas. »

Dwalin le laissa enfin tranquille, cependant, et s'assit autant qu'il le pouvait. Ce n'était pas beaucoup, mais après un peu d'aide de Bilbon, ils réussirent à mettre Dwalin sur le flanc, les pieds vers le fond de la cage. Il y avait encore assez de place pour Bilbon quand ils eurent terminé. De plus, s'ils ouvraient la porte de la cage, Dwalin aurait une meilleure chance de se pousser dehors rapidement.

Non que Bilbon pense à s'échapper pour le moment. Non, il pensait plus à survivre. S'échapper pourrait venir plus tard, quand il connaîtrait les motivations. Quand il saurait jusqu'où iraient les kidnappeurs pour les garder, ou s'ils seraient prêts à les blesser pour prouver un argument.

« Là, dit Bilbon. »

Il tendit à Dwalin le second morceau de pain.

« Il y a de l'eau ici, aussi, si le pain est trop dur.

- C'est une gentillesse que je n'attendais pas, dit Dwalin. »

Cela rappela Donys à Bilbon. Il ne put retenir le frisson à temps, et Dwalin le fixa immédiatement.

« Que s'est-il passé ? Demanda-t-il. Et je n'arrêterai pas de demander, alors n'essayez même pas. »

Non, il le harcèlerait jusqu'à ce que Bilbon lui dise. Aussi obstiné que l'était Thorin, la plupart du temps, et penser à son époux lui fit mal à l'intérieur. Il parla donc rapidement à Dwalin des trois kidnappeurs, leurs noms et leurs attributs, comment ils travaillaient ensemble, et enfin, de Donys et son étrange fascination pour Bilbon.

Dwalin devint plus sombre à chaque élément qu'il entendit, jusqu'à ce qu'il fasse enfin signe à Bilbon de se taire.

« Je n'aime pas ça. Pas du tout. Vous restez derrière moi et vous me laissez parler, d'accord ? J'ai assez d'expérience militaire avec les négociations. Surtout parce qu'ils vous connaissent tous, et qu'au moins l'un d'eux a l'œil sur vous, pour quelque fichue raison que ce soit. »

Bilbon hocha une tête tremblante.

« Mais je serai juste derrière vous. Je ne les laisserai pas s'en prendre à vous, non plus. »

Lentement Dwalin commença à sourire.

« Si vous n'aviez pas fini Mari du Roi, je vous aurais recruté pour la Garde. Vous et votre cœur de mithril.

- J'aurais été horrible. Je ne peux pas prendre une vie. »

Pas à moins que son mari ne soit menacé. Là, Bilbon prenait apparemment des vies très facilement. Cela le secouait encore, certains soirs, de se souvenir d'avoir plongé l'épée dans la poitrine de Rutar, d'avoir poignardé Caila de toutes ses forces. Même si c'était Dis qui avait pris la tête de la femme, il avait quand même enfoncé Orcrist avec l'intention de tuer.

« Je sais ça. Je vous aurais quand même voulu dans la Garde. »

Bilbon sourit enfin.

« ç'aurait été un honneur, dit-il. »

Et il s'inclina de son mieux. Dwalin roula des yeux et le repoussa gentiment, et Bilbon eut un léger rire. Des voix acérées derrière eux les firent se figer, mais personne ne vint vers la cage. C'était juste Caledon, qui criait sur Donys pour une raison quelconque.

« Frères, hein ? Demanda Dwalin. »

Bilbon hocha la tête.

« Il y a une hiérarchie évidente, c'est certain. Même si vous ne m'aviez pas dit à quoi il ressemblait, j'aurais pu désigner Caledon quand même. Et je ne l'aime pas, pas du tout.

- Il est dangereux, acquiesça Bilbon. Il me fait penser à... à Caila. »

Ses yeux vifs et son rire maniaque, sa détermination, ses tentatives désespérées de tuer Thorin-

Dwalin le poussa de la jambe, presque tendrement, et ce fut assez pour tirer Bilbon de ses souvenirs.

« Si vous lui faisiez la même chose qu'à Caila, je ne serais pas contre. »

Autant pour la tendresse.

« Et je vais devoir vous rediriger vers le fait que je ne prends pas vraiment de vies.

- Fallait essayer. »

Dwalin s'interrompit pour prendre une bouchée du pain. Il fit la grimace en sentant à quel point il était dur, mais continua de manger.

« D'ailleurs, Thorin ne vous laissera pas faire. Pas quand il a une chance de le faire d'abord. »

Oh, voilà une bien belle image. Thorin, chevauchant à la rescousse, habillé dans sa tenue de combat. Il trancherait à travers eux comme s'ils étaient du papier, et ensuite il serait là, tirant Bilbon hors de la cage et s'accrochant fermement à lui. Ce fut assez pour lui donner l'impression que sa poitrine avait été enfoncée, tant il voulait désespérément que Thorin soit juste là.

« Il nous retrouvera, dit Dwalin. »

Bilbon hocha fermement la tête.

« Il le fera. Et Mahal leur vienne en aide quand mon mari sera là.

- Je n'aurais pas pu mieux dire, dit sombrement Dwalin. »

Puis il poussa Bilbon à finir son pain, et à eux deux ils finirent le pain et la tasse d'eau. Dwalin insista pour que Bilbon essaye au moins de dormir, et ils se recroquevillèrent ensemble, Dwalin gardant un bras sur Bilbon. Cela donna à Bilbon l'impression d'être un petit frère, bien protégé et hors de danger.

Cela lui permit de glisser dans le sommeil pour la nuit.

(-)

Voilà ! Vous avez les débuts du crush de Donys sur Bilbon, et un peu de bromance Bilbon/Dwalin. Et du suspense. Et de l'angst. Et un peu de romance et d'humour au début. Que demande le peuple ?