Salve a tutti !
Vous pensiez ne jamais le voir arriver (et vous en étiez plutôt contents dans le fond) mais voici le nouveau chapitre de ce recueil ! Quelqu'un, malheureusement anonyme, a gagné un cornichon nain : oui, ceci est bien un OS sur la mafia italienne qu'on surnomme "piovra", la pieuvre, parce qu'elle étend ses tentacules partout, si vous allez voir sur wikipédia vous devriez trouvé une illustration de cette idée.
C'est la première fois je crois que j'écris un OS un peu "drama", vous avez dû remarquer que d'habitude je préfère l'humour. Vous allez bientôt comprendre pourquoi d'ailleurs : je ne gère pas du tout, mais alors pas du tout les histoires dramatiques xD Mais d'un autre côté, je me voyais mal écrire un truc vraiment drôle sur la mafia qui n'est pas, avouons-le, le sujet le plus hilarant du monde U.U" Malgré tout cet OS me tient à cœur parce que je voulais vraiment écrire quelque chose sur les frères italiens, d'abord parce que je les adore et que Romano a besoin de plus d'amour, et ensuite parce que de temps en temps, j'ai des accès de patriotisme mal placés xD Je suis déçue du résultat mais je ne m'avoue pas vaincu, j'écrirai autre chose sur l'Italie, j'ai d'autre idée de titres, j'ai plus qu'à trouver du contenu... hum... Bref !
Disclaimer: N'étant pas encore reine du monde je ne possède pas encore tous les pays et c'est même pas moi qui ai inventé Hetalia, c'est Hidekaz Himaruya qui s'en est chargé à ma place et du coup il insiste pour les garder, allez comprendre.
Rating: K... allez, soyons fous, disons K+, il y a des gros mots U.U
Spoiler: Cette mention est vraiment idiote par rapport au fandom, non ? Je devrais arrêté de la mettre.
Je remercie très fort ma sœurette Leyounette qui a corrigé cet OS comme les autres et m'a encouragée à me bouger les fesses pour le poster enfin alors qu'il était écrit et corrigé depuis des mois U.U Les seules fautes desquelles elle ne peut pas être responsable sont celles en italien, mais j'ose espérer que je n'en ai pas fait parce que j'aurais vraiment honte xD
Celui qui trouve où se passe l'histoire gagne un plat de pasta à sa sauce préférée :)
La piovra
« Cazzo di merda, jura Romano en shootant dans l'un des innombrables sacs poubelles qui encombraient la rue, je veux pas y aller, fait chier. »
Le sac alla éclater sur la chaussée sans que le jeune n'y prête attention. Le brun monta les quelques marches du perron de l'immeuble face à lui pour atteindre l'interphone. Il sonna.
« Si ? répondit bientôt une voix grave masquée en partie par les grésillements fort peu naturels de l'appareil.
- Sono io, grommela l'Italie du Sud. »
Il ne put s'empêcher de remarquer encore une fois avec fierté qu'aujourd'hui non plus, sa voix n'avait pas tremblé.
« Qui ça « io » ?
- Déconne pas, stronzo ! Tu as la caméra, tu vois très bien qui c'est, ouvre !
Il n'eut pas de réponse mais une sonnerie l'avertit que la porte était ouverte. Il entra et monta deux étages avant de frapper trois coups secs à une porte dont la peinture écaillée laissait à découvert le bois fendu — certainement par des coups de pied — du panneau. Le battant s'ouvrit sans que personne ne se trouve derrière. Romano jeta un œil par-dessus son épaule puis pénétra dans l'appartement et avança d'un pas décidé sans accorder un seul regard à l'homme armé collé au mur près de l'entrée qui vérifiait que le nouvel arrivant n'ait pas été suivi.
…
« Grand-frère, il faut vraiment que tu fasses un effort !
- Pourquoi ce serait à moi de faire un effort ? C'est toi qu'as le fric, fait chier !
- Mais c'est chez toi que sont les problèmes, pleurnicha Feliciano. Je t'ai déjà donné plein d'argent pour t'aider, moi, veee…
- Bah trouve autre chose, s'énerva l'aîné. Je fais de mon mieux !
- Mais tu te laisses faire ! gémit à nouveau le cadet avant de se faire violemment frapper par son frère. Aie ! Ce n'est pas gentil !
…
« Ah, Romano, te voilà ! lança un homme d'un certain âge, assis dans un luxueux fauteuil qui dénotait avec le reste de l'appartement. »
La pièce était plongée dans l'obscurité : les volets à persiennes étaient tous fermés, comme partout ailleurs dans la ville d'ailleurs, mais dans cet immeuble-ci, contrairement à partout ailleurs, personne ne faisait la sieste.
L'homme était entouré d'autres personnes, pas beaucoup plus jeunes pour la plupart, qui se tenaient respectueusement en retrait. Lovino s'avança jusqu'au chef. Il les détestait, lui et sa bande de lèches-cul, il les détestait et il détestait ce qu'il était obligé de faire. Le vieillard assis tendit sa main à son approche et la Nation s'inclina pour la baiser.
« Padrino, salua-t-il sobrement. »
A peine s'était-il redressé que tous les hommes présents s'étaient rapprochés, certains s'installant dans les fauteuils qui entouraient celui du plus vieux — de celui qui avait du moins l'air d'être le plus vieux, Italie du Sud lui mettait en réalité facilement plusieurs siècles dans la vue. L'aîné Vargas prit place dans le siège qu'il savait lui être réservé, face à celui du personnage principal de cette drôle de scène.
« Romano, Romano, Romano… commença l'homme, provoquant une certaine tension chez son interlocuteur. Tu ne viens jamais nous voir ! Pourquoi donc ? On dirait presque que tu ne nous aimes pas !
- Je n'aime personne, répliqua l'Italie du Sud, donc vous non plus.
- Oh, ce n'est pas très gentil, fit remarquer l'homme avec un sourire que la jeune Nation savait faux. »
…
« Je ne peux pas te donner de l'argent indéfiniment si ça ne fait pas d'effet !
- Pas ma faute !
- Mais enfin où va-t-il cet argent ? Il ne peut pas disparaître !
- Ta gueule ! Si t'es pas content, t'as qu'à arrêter de m'en donner, de l'argent ! »
…
« Bien, signori, vous savez tous pourquoi nous sommes-là, n'est-ce pas ? demanda le vieil homme en faisant signe à un de ses subordonnés qui portait des dossiers de s'avancer. »
Romano frissonna.
« Si seulement ces gens voulaient bien arrêter de mettre leur nez dans nos affaires, soupira le chef, comme à regret. Enfin, heureusement qu'on peut faire bon usage de ces aides. Dites-moi, capitan, à qui dans les carabinieri peut-on donner cet argent sans risque ? »
Les hommes échangèrent des sourires complices tandis que le supérieur des forces armées de police lissait sa moustache avant de répondre. Romano se renfrogna.
…
« Tu sais, grand-frère, commença le plus jeune, un peu hésitant, il y a des gens qui disent que tu les aides, toi…
- QUOI ? QUI a dit ça ?
- Vee, c'est Allemagne mais…
- J'en étais sûr ! Fais chier ! Ce salopard de macho patate va m'entendre !
- Noooon, grand-frère ! geignit Veneziano en s'accrochant aux bottes de son aîné pour tenter de l'empêcher de sortir. »
…
« Ne fais donc pas la tête, Romano, le réprimanda le vieil homme avec le même air dégoulinant de fausse amabilité toujours vissé à son visage. Tu devrais prendre exemple sur ton frère qui sourit tout le temps.
- Qu'est-ce que vous en savez, vous ne le connaissez pas, répliqua l'Italie du Sud avec sa politesse habituelle.
- Mais si, justement, je l'ai rencontré récemment, à une soirée officielle. »
Romano serra les poings.
« Mais ne t'en fais pas, je ne vais pas t'abandonner pour autant, tu es très serviable aussi, sous tes airs revêches.
- C'est faux !
- Ah bon ? Tu fermes les yeux sur la plupart de nos actions, tu nous transmets les informations officielles dont nous avons besoin sur l'économie, en insistant un peu on peut même t'extorquer les dates et les heures des descentes de police prévues chez nous, c'est ce que j'appelle être serviable !
- La ferme ! Je ne vous aide que parce que ça m'arrange ! »
…
« Grand-frère, arrête de me frapper, je n'ai rien fait moi, veee…
- SI ! C'est faute ! Ta faute !
- Mais je n'ai rien à voir là-dedans, moi, pleura le plus jeune, je veux juste t'aider ! »
…
« Tu devrais faire attention, Romano, si tu n'es pas un peu plus aimable, on va préférer traiter avec ton frère, plaisanta un des hommes que la pénombre rendait impossible à identifier pour Lovino.
- Ca vous servirait à quoi ? Vous êtes tous installés chez moi de toute façon ! cracha l'Italie du Sud.
- Ne soit pas naïf, Romano, dit le chef d'une fausse voix attendrie, presque paternelle. Tu ne croyais quand même pas qu'on allait se cantonner au Sud pour toujours ? Surtout quand le Nord est si riche.
- QUOI ? s'écria l'ancien royaume des deux Siciles en se levant brusquement.
- Oui, reprit son interlocuteur, mais ne t'inquiète pas, ce ne sont que des branches secondaires, nous restons ici, tu comprends, la tradizione…
- M-m-mais vous ne m'avez rien dit ! s'énerva le petit brun.
- Tu ne peux pas me reprocher ça, se défendit l'homme assis en face de lui d'une voix trop calme. Je ne sais pas si je peux te faire confiance après tout, ajouta-t-il en plissant les yeux. Toi-même tu refuses de nous faire confiance : il faut employer le chantage pour que tu parles. En plus tu essayes de te débarrasser de nous dans notre dos.
- Quoi ? Mais non je…
- Inutile de mentir, je le sais, trancha le chef d'une voix trop calme. Ca me rend très triste, après tout ce qu'on a fait pour toi…
- Vous n'avez rien fait pour moi ! cria Romano.
- Tu nous dois la vie de ton frère, dit le vieil homme d'une voix posée. »
…
« La ferme ! Arrête de chouiner ! Fait chier !
- Maieuh… Tu ne m'aimes pas, continua de pleurer Feliciano.
- Nan, j't'aime pas ! Tu sers à rien ! »
…
« Comment ça la vie de mon frère ?
- Eh bien oui, on ne l'a pas encore tué, c'est comme si on l'avait sauvé, non ? lança un énorme type baraqué d'un coin de la pièce.
- N'importe quoi ! Vous ne pouvez pas tuer une Nation ! Et puis qui voudrait tuer mon frère, c'est peut-être un genre d'imbécile heureux mais il n'a jamais fait de mal à personne y'a pas plus gentil que lui ! répliqua Romano, sa voix légèrement aigüe traduisant le stress qui montait en lui.
- Tu n'es vraiment pas coopératif en ce moment, Romano, expliqua l'homme assis, et ton frère donne de l'argent pour t'encourager à nous frapper dans le dos, ça n'est vraiment pas « gentil » de sa part !
- Est-ce que c'est une menace ? demanda la Nation, énervée.
- Une simple remarque, et ne prends pas ce ton avec moi, ce n'est pas comme si tu pouvais faire quoi que ce soit contre nous, fit remarquer l'homme d'une voix mielleuse qui sonnait comme une menace. »
Romano s'en voulut c'était vrai.
« Fait chier ! De toute façon, vous ne pouvez pas tuer une Nation ! lâcha-t-il avec mépris.
- Ah non ? Comment peux-tu en être sûr ? Tu connais quelqu'un qui a déjà essayé ?
- Bien sûr, dans les guerres !
- C'est peut-être juste plus difficile, ça ne veut pas dire impossible.
- Il est impossible qu'un peuple reste sans Nation !
- Peut-être qu'il en apparaîtrait une autre ? Et que se passe-t-il dans le cas d'un peuple qui aurait deux Nations ? Théoriquement il suffirait qu'il en reste une, non ? susurra le chef en guettant la réaction de Romano. »
Ce dernier ouvrit la bouche pour répliquer, mais il resta muet. Le doute venait de s'insinuer dans son esprit. Après tout, il arrivait que les Nations meurent, il n'y avait qu'à regarder son Grand-père, mais son frère…
« Il serait dommage qu'il arrive quelque chose à ton petit frère, n'est-ce pas ?
- Vaffa, grogna l'Italie du Sud entre ses dents.
- Tu as dit quelque chose ?
- Rien ! nia le brun avec mauvaise humeur.
- Bien, réglons donc le sort de ces aides, annonça le chef en prenant le dossier des mains de son bras droit. »
Lovino serra les dents et laissa faire.
…
Feliciano était parti depuis quelques heures pour aller rendre visite à Allemagne. Affalé dans son canapé, Romano observait le plafond d'un air absent. Il repensait à sa relation avec son cadet. Son frère avait fait l'unité, son frère le soutenait face aux courants indépendantistes qui se développaient dans le Nord, son frère essayait de l'aider à se développer… et lui, qu'est-ce qu'il avait fait pour Veneziano ? Il s'était retourné contre lui pendant la guerre, il abritait les maffiosi et traitait avec eux, il l'insultait à tout bout de champ, il le laissait faire toute les tâches ménagères… Normal que l'Italie du Nord croit qu'il ne l'aimait pas.
Oui mais voilà, il s'était retourné contre lui pour le libérer, il traitait avec les mafieux parce que ces derniers l'avaient aider à accueillir les Américains lors du débarquement et qu'il n'avait jamais réussi à s'en débarrasser depuis, il l'insultait parce qu'il ne savait pas s'exprimer autrement et qu'il était incapable de montrer son affection et il refusait de faire des efforts dans ce domaine pour continuer à protéger son petit frère des éventuelles attaques des habitants les plus dangereux du Mezzogiorno. Quant aux tâches ménagères… non, ça s'était juste parce qu'il avait la flemme. N'empêche, pourquoi il passait toujours pour le méchant même quand il essayait d'aider ? « Tu n'es pas gentil, grand frère », « tu ne m'aimes pas, grand frère », « tu ne fais pas d'efforts » c'est ce que son cadet répétait tout le temps, mais c'était faux, merde !
Feliciano continuerait sûrement de le prendre pour un ingrat qui aidait la Mafia quand il avait le dos tourné alors que s'il aidait cette foutue mafia, c'était justequ'il ne voulait pas qu'il arrive quelque chose à son frère. Il était un bon samaritain méconnu… méconnu et seul pour le dîner en plus, vu que Veneziano lui avait préféré la compagnie de ces Teutons de malheur. Eh bien soit ! Puisque c'était comme ça, il allait appeler Espagne, na ! De toute façon, il avait besoin de se défouler sur quelqu'un ! Et puis il n'y avait plus de tomates pour mettre sur sa pizza.
Oui, j'ai trop regardé le Parrain et j'assume ! xD
Je ne sais pas trop s'il est nécessaire de donner les traductions des passages en italien mais à tout hasard:
"Sono io": C'est moi (oui, les Italiens disent "je suis moi" juste au cas où on aurait un doute xD)
"Stronzo": vraiment, je dois traduire ? Parce que c'est un vilain mot U.U
"Padrino": Parrain, le titre donner à un chef de famille mafieuse
Les "carabinieri" sont les gendarmes italiens.
"Vaffa": très vilain aussi xD C'est l'abréviation de (et c'est légèrement moins insultant que) "vaffanculo" qui veut dire "va te faire foutre"
Je regrette de ne pas connaitre d'expression typiques du Sud pour faire parler Romano, ça m'aurait bien amuser ^^ Sur ce je retourne dans mon trou avec mes biscottes suédoises et mes devoirs de vacances, je signale juste :
1. pour Sasuke77 que je suis présentement en train d'écrire un OS sur les Asiatiques parce qu'ils manquent vraiment sur le fandom français
2. que le prochain OS à être publié s'intitule "Aussie" et que celui ou celle qui trouve le sujet gagne une pizza
3. que j'aime les reviews comme tous les auteurs bien sûr mais peut-être que vous êtes déjà partis donc je n'insiste pas ^^
